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 Boite à one shots

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MessageSujet: Boite à one shots   Mar 20 Avr - 21:00

Enfer sur terre

Du feu et du sang, des ruines.... Elle ne voyait que des cadavres jonchant le sol près d'elle. Retenant un hurlement de terreur la brune se glissa dérrière un mur à demi tombé sous les assauts.
Où diable était son frère? Ses parents et ses amis? Que s'était il passé pourquoi eux?
Razzia, grand frère..... Rien il n'y avait rien! ni personne. Les seuls bruits troublant le silence macabre étaient le souffle du vent, le craquement des flammes dévorant le reste des bâtiments.
Un lourd bloc se détacha d'une façade, n'ayant que le temps de rouler sur le coté, elle sentit quelque chose de tiède sur son épaule et une sensation de brulure se propageait. Le bloc l'avait blessée.
"Tu dis touzours que tu rêves d'aventures alors pourquoi tu me conteztes quand ze lis les aventures de Korbo? Mais combien de fois je vais devoir te le dire?! il n'existe pas, il a jamais existé!!! moi je te parle de réaliser de vrais exploits: de défendre aussi otre ville ou de survivre aux situations les plus dangereuses. Faudra un jour que tu grandisses!!! "
Combien elle s'en voulait à présent d'avoir prononcé ces mots. Elle était autant à mépriser que son aîné, elle qui prétendait vivre un jour de formidables aventures. Maintenant tout cela n'était que des cendres: la ville était complétement ravagée, des entrepots dévastés annonçiateurs de famine; des enfants ou des vieillards blessés mutilés, des plaies commençant à s'infecter et des gémissements.
L'apocalypse était bel et bien là....

Risquant un coup d'oeil puis un autre, elle sortit de sa cachette dans le but de trouver de la nourriture: trois dèjà sans avoir pu ingéré ou bu quelque chose; son estomac la torturait. Tout était une torture: la perte de ses proches, de la ville, ce massacre.
En haut d'une tour flottait au vent un étendard; de couleur écarlate représentant une gueule de loup. L'armée des mille loup, leurs ennemis de toujours! Mais comment avaient ils pu s'abaisser à un acte aussi vil? D'après ce qu'en rapportaient les dirigeants de l'armée, ils avaient un minimum de droiture. Elle n'y comprenait plus rien.
"Oh mon dieu mais ce sont.... " Les golden skulls et d'autres étudiants prostrès à terre terrifiés par la présences des dragonites, les sous fifres du sorcier noir.
Et elle les vit, elle vit de ses yeux le massacre, la mutilation sanglante de ses douze ans entendant les supplications vaines des victimes. Aux portes du désespoir et de la terreur, souhaitant que tout s'arrête, elle se mordit le poing jusqu'au sang pour ne pas hurler et signaler sa présence.
Combien de temps s'était il écoulé? une minute deux heures ou une journée? impossible à dire. quand une voix la sortit de sa torpeur.
-Nous y avons peut être été un peu fort....
-Allons allons Ixion, est ce toi qui parle ainsi? Ces fous nous avaient causé suffisamment de tracas, répondit une voix glaciale, cruelle. Ils ne sont plus un obstacle et bien malin qui pourrait croire qui sont les véritables responsables.
-Certes seigneur Darkhell, c'était une stratégie remarquable; et ainsi si et je dis bien SI des survivants se cachaient par là ils croiraient que c'est l'armée des mille loups la reposnable. Un coup de maitre!
-Je sais, maintenant partons, il vaut mieux s'assurer que toute la vermine est décimée.
Les sihlouettes disparurent dans les flammes. Et elle laissa enfin cours à sa douleur, explosant en larmes. Elle avait survécu seulement pour ça! Pour la première fois malgré tous les enseignements reçus elle en vint à vouloir se suicider; de toutes façons elle quitterait seulement l'enfer terrestre pour l'enfer religieux c'est tout.

Fin
Proposez moi des thèmes et j'éssaierais aussi d'écrire dessus!

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Hiro
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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Jeu 22 Avr - 11:15

Réponse au défi numéro 2 de Dragonna, Enjoy!

Quand le désespoir vous gagne.....

Une sensation de mal être flottait en lui entremélée à de la colère, du remords. Comment était ce possible, comment avaient ils donc pu en arriver là? Jamais au grand jamais il avait vraiment soutenu les actions du groupe de son frère même si c'était grace à eux qu'ils avaient recouvré une apparence humaine. Mais le devoir passait avant tout.

La salle des trésors s'illumina à l'aide de torchières, des sentinelles surgissant de toutes parts. Une voix exprimant l'inquiétude "zut on est tombés dans un piège!"
¨"Piège dans lequel je n'aurais jamais voulu vous voir tomber.... Tant il me fait mal au coeur de voir mon propre frère et les légendaires faire alliance avec la pire des criminelles... Moment de pause dans le but de pouvoir affirmer de manière indiscutable ce qu'il se passait et qui était les fautifs. ....Pour Piller les trésors de Larbos!!!
Malgré toute la force mise dans ce discours, le roux ne voulait pas y croir, pas lui pas son frère! Quoiqu'il en soit, il suivrait le code de l'honneur, les légendaires avaient toujours combattu pour des causes justes alors autant leur laisser une chance. -Vous avez trente secondes pour baisser les armes et vous expliquer. Pas plus.
La nausée s'emparait de plus en plus de lui; devoiir faire se sacrifice ultime, briser les liens famliaux définitivement était pire que tout. Mais il ne pouvait pas hésiter, les faits et le récit de la criminelle montraient que trop bien le danger imminent.
-Ne te méprends pas sur nos intentions Ikaël. Si il est vrai que la présence de Ténébris à nos cotés est plus que déroutante, elle n'est que temporaire et nous avons l'intention d'en finir avec elles une fois pour toutes. Un regard appuyé de Shimy confirma ses dires regard que perçut la brune lui renvoyant un ragard haineux. Mais si nous sommes venus jusqu'ici c'est dans le but de consulter l'alystory!
L'alystory? de mieux en mieux, drole d'excuse et pour quelle raison avaient ils donc choisi CE livre, le plus sacré d'entre tous?
-Quand j'ai découvert la porte des égouts brisée, j'ai tout de suite compris votre destination. Mais.... L'alystory? alors celle là je ne m'y attendais pas, ajouta le roux en riant d'un ton mi amusé mi consterné. Je suis un faucon d'argent Danaël!! Comment peux tu penser une seule seconde que je laisserais des héros déchus s'emparer de cette relique?!
-Arrêtez de le traiter de cette manière! intervînt la magicienne en pointant vers lui son baton aigle. Nous ne sommes pas des voleurs ni des traitres!
La tension devenait de plus en plus palpable, chaque garde demeurait dans une parfaite immobilité; personnne n'osait prononcer en geste ou la parole en trop....
Avec l'énergie du désespoir, le blond laissa tomber sur le sol son épée. Le bruit retentit dans un silence de mort. Se pouvait il qu'il capitule enfin? dieu merci il ne tenait pas à courir à une catastrphe. mais il ne fit pas ce qu'il avait prévu; il leur fit volte face en ouvrant un piédestal de marbre lançant cette titrade d'une voix plus qu'étouffée:
-Si tu cherches des coupables, alors mon frère, tu n'en trouveras qu'un seul: moi! Je sais ce qui m'attend mais trop de choses dépendent de ce qui est écrit dans ce livre. Et le monde aura encore besoin des légendaires, de tous les alysiens ou elfes!
Une corde se tendit presque silencieusement, un sifflement violent perçant le silence. Et une flèche meurtrière lancée en direction du fou.
Le visage du chevalier fût figé par la douleur, la peur. S'éffondrant à terre le souffle court et la respiration saccadée, une tache de sang s'agrandissait sur sa poitrine; le tir s'était planté en pleine poitrine provoquant une hémorragie externe. Mais pourquoi? Pourquoi avait il fait ça?! Meurtrier! jadian était prostrée aux pieds de danaël ne cessant de sangloter, Shimy avait enlevé son foulard pour tenter de comprimer l'hémorragie..... Gryf était resté debout le visage figé par la douleur tremblant de rage.
Sortant d'un état second, conscient de ce qui se passait, de la tentative d'homicide et de la détermination exacerbée de son cadet, il tendit une main tremblante tentant de réprimer ses larmes.

-Danaël non.... pas toi...
-Dégages! Une main chargée de tout la haine et rancoeur possible se dressait devant ses yeux prête à le frapper une nouvelle fois. Gryf était entièrement sorti de ses gonds.
Mais quel monstre est tu hein dis moi... Quel monstre es tu pour te conduire de la sorte avec ton frère, ta seule famille?
-Tu ne peux pas dire ça même si ça semble plausible, protesta le commandant en s'outrant. Mais il n'avait pas d'excuse après ce qui venait de se passer, son frère avait tout pris sur lui et lui grand adorateur imbécile du devoir qu'il était il n'avait rien fait. Alors qu'il s'agissait de son unique frère, qu'ils pouvaient encore continuer espérer à être de nouveau en bons termes...
-Commment ça je peux pas? Mais bordel, sais tu donc ce qu'il ressent en ce moment? Il n'en ressent pas la moindre fierté de ce qu'il a fait, il aurait mille fois préféré mourir que de commettre ce crime. Tout ça à cause du retour imminent d'un dieu maléfique parmi les vivants décidé à en finir avec nous tous! Et toi tu penses que garder ce trèsor bien au chaud, faire l'autruche et de trouver un coupable tout prêt ca simplifiera les choses?!
-Il est vrai que que certains dvins ont prédit quelque choses dans ce genre là. Alors, c'est donc vrai, murmura il d'une voix plus que tendue.
-On se tue à le dire crétin, siffla la fille du sorcier noir.
Un long silence se fit les gardes continuant de rester immobiles, surtout celui qui avait décoché la flêche, visiblement il aurait sans aucun doute des problèmes, de très gros problèmes.
-Ne faites pas le moindre gete faucons d'argent! Gryf, prenez le.
-Pardon? Le jaguarian n'en croyait pas ses oreilles; c'était bien Ikaël le grand frère adepete et de la loi et de la politique qui parlait ainsi?
-Prends le j'e t'ai dit, répéta il d'une voix étranglée, fou de culpabilité de douleur et de fureur contre lui même. Vous en avez vraiment besoin donc....
-Mais pourquoi, demanda une voix trahissant une faiblesse. Danaël! dieu merci il était encore vivant et debout en plus?! Razzia et jadina avait du faire des miracles.
S'avançant vers son cadet, il lui posa une main sur l'épaule et lui dit d'une voix grave:
-Parceque vous êtes les seuls à savoir comment retrouver et arrêter Anathos et surtout, parceque j'ai confiance en toi. Mon frère. Je ne pourrais pas vous aider, il va falloir que j'organise une stratégie de défense et que nous prévenions tous les alliés: Rymar, Koléana.... Nous avons tous notre role à jouer, je ne pense pas qu'on s'en tirera vivants mais si cen'était pas le cas... Je souhaite piuvoir te revioir Danaël.
-Ikaël tu....
Le blond ne pouvant y croire manquant de tomber de stupeur, juste une étreinte brêve et fraternelle comme il y avait si longtemps. Puis une déflagration Darkhell et Elysio.
-Danaël! On doit mettre les voiles, intima Shimy en courant vers la gigantesque bréche du mur, en s'apprcohant de lui pour l'aider à marcher.
Maintenant peu importe quel serait son sort et son châtiment, il l'accepeterait en temps et en heure mais il était à présent certain de quelque chose: son frère et ses amis n'étaient pas tombés dans la déchéance.

Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Sam 24 Avr - 19:56

Un nouveau one shot humouristique AU (alternative universe) avec en vedette Gryf et Danaël!
Je précise que l'inspiration de cette fic me vient d'un épisode de DBZ.
Sur ce marrez vous bien enlisant ce OS!

Cours de conduite et conséquences

-Tu peux me redire ce que je viens faire dans cette galère, Gryf ? Soupira une voix où on notait de l’abattement.
-Hé bien passer le permis, et je ne vois pas en quoi ça te met dans un tel état….
-le blond eût un mal fou à réprimer une réplique mordante. Si son meilleur ami ne l’avait pas une fois de plus embarqué dans ses ennuis rien de tout ça ne serait arrivé. Passer le permis de conduire, non mais vraiment c’était une plaisanterie ou quoi ? Le ciel fasse que jamais au grand jamais son frère n’en entende parler, il ne le lâcherait plus jamais avec ça. Qui plus est qu’il avait réussi à passer sans la moindre difficulté le permis B quoique le permis A lui avait donné un peu plus de fil à retordre. Et dire qu’à présent il envisageait sérieusement de rester quelques mois en Grande Bretagne pour acquérir une « bonne maîtrise de sa voiture » Non mais là il fallait avouer que le vase était rempli aux deux tiers si on ajoutait en plus la scène d’hier soir.

Flash back

-Tu es vraiment exaspérant mon pauvre Gryf, hurla Shimy sur le point de passer son petit ami à tabac. J’imagine que tu dois être fier d’être le seul type à ne pas avoir passé son permis de conduire !
-Ben, Danaël non plus ne l’a pas donc tu vois, répondit la concerné en sorte d’excuse.
-Parce que tu t’imagines sérieusement que j’en ai besoin à l’instant ?! S’insurgea le blond en se levant de sa chaise comme frappé par la foudre.
-Il faut avouer que ce ne serait pas une mauvaise chose que tu le passes, admit Jadina d’un ton pensif. Je songeai à acheter une voiture tu sais les nouvelles mégane…
-Tu tu as dis QUOI ?! Encore une nouvelle de ce genre et ce serait vraiment la totale.
-Shimy, mon cœur, je dois vraiment m’y mettre ?
-On vous demande d’apprendre à conduire, ce n’est pas comme si vous deviez sauver le monde sans armes des griffes d’un dieu déchu.
Les deux concernés échangèrent un regard catastrophé : entre les deux choix, le second était préférable.
-Bon, je veux que vous me rameniez un annuaire afin de trouver une bonne école de conduite. A mois que vous ne préfériez que je me charge de cous inscrire et vous y amener par la peau des fesses, ajouta Shimy sur un ton menaçant.

Retour au présent.


-C’est juste vingt petites heures de conduite et un examen de code. C’est rien du tout, tu en as vu de pires détends toi, tout va très bien se passer… -Dan hou hou ca va pas ? Tu m’as l’air un chouïa nerveux. Relax, ca va passer comme une lettre à la poste et nous revendrons triomphants. Qui plus est, tu auras moins à supporter…
-Gryf ? Tais toi. Répondit le concerné d’un ton sec plus crispé que jamais. Bon, je ne te dis pas bonne chance pour le code, ça porte malheur.
-Pessimiste va, ca sera du gâteau.
Alors là, jamais il ne se serait attendu à ça, les examinateurs non plus visiblement : trente fautes sur quarante, un record à l’examen ! D’accord, certaines étaient ardues comme celles sur le PTAC, les pneus, la législation. Mais se planter sur des thèmes comme le dépassement ou la signalisation, l’usage des feux…
Jetant un coup d’œil à son meilleur ami, il en vînt à lui souhaiter de rater l’examen pour ne pas crever de honte.
Vingt minutes plus tard.
-Alors, quels sont les résultats ?
-Une faute concernant l’élimination de l’alcool, une sur la priorité en montagne, une autre sur ce qu’on doit faire en cas d’accident…. Au total, cinq fautes, j’ai vraiment eu du pot !
Hein ?! Mais comment il s’y était pris pour avoir le code au premier coup, c’est pas possible il avait triché ou alors il y avait un truc. Comme pour répondre à sa question, Danaël sortit un livre de code.
-Razzia a eu la gentillesse de me le passer, je l’ai lu pendant une bonne partie de la nuit…
-DE QUOI ? Et t’as même pas pensé à ton grand copain de toujours ? Ton petit Gryf qui t’a toujours aidé que tu connais depuis toujours ! Donne moi ça ! se plaignit le roux.
-T’avais qu’à pas me mêler à toute cette histoire, répliqua le blond en mettant le livre hors de sa portée. Et je te garantis que si tu en touches UN MOT à mon frère….
Qu’il se débrouille tout seul comme un grand pour une fois, ça lui ferait les pieds. Maintenant le plus dur restait à faire.


La visite médicale ayant donné un avis positif : pas d’insuffisance visuelle ou autre handicap, la pratique pouvait être à présent entamée. Sur circuit, en ville et évidemment sur des routes départementales ou nationales.
-Bonjour, alors vous avez obtenu votre code de la route tous les deux, c’est très bien. Nous allons donc mettre en pratique tout ce que vous avez appris et je serais là pour vous corriger en cas d’erreur. Danaël c’est ça, ajouta la jeune monitrice d’une voix chantante et le dévorant littéralement des yeux.
-Et je suis censé apprendre à conduire avec un moulin à paroles pareil ? Maudissant Gryf et Shimy de tout son être, heu non la ceinture de sécurité aussi après avoir pris la boucle sur la joue, il semblait résigné à son sort.
Alors là, les choses empiraient vraiment : Pourquoi entre tous les moniteurs avait il fallu qu’il se récupère le plus grognon ? Sans parler de la voiture : Une C220 une C5 ou à la rigueur une gentille petite Escort auraient fait l’affaire mais non, il fallait qu’il se retrouve avec une Golf !
Déconfit, il enclencha le contact, appuya sur la pédale puis….
-Mais qu’est ce que vous avez fabriqué ? Vous ne devez pas embrayer aussi brusquement, pas étonnant que vous ayez calé ! Et vérifier que la voie est libre, vous y pensez ? J’espère que c’est la première et unique erreur d’inattention !
Ca commençait bien tiens ! Au moins les filles n’étaient pas là pour voir ça, cette pensée le réconforta.

6 heures de conduites plus tard.

-Mais détends toi Danaël, tout se passe parfaitement bien, j’ai rien pour le moment à te reprocher alors zen !
-Désolé mais je ne peux pas, répondit la concerné. Je dois vérifier que je suis bien à 80 Km/h, bien aborder la priorité qui est ponctuelle. Sans oublier :Le rond point à 300M où je devrais marquer l’arrêt et céder le passage à gauche.
-C’est tout à fait exact, approuva la monitrice. Je n’ai jamais eu d’élèves aussi sérieux que toi et je dois dire que si tu suis cette voie il ne devrait pas y avoir de problèmes. Toi, si tu ne te décides pas mon gars je vais te proposer de venir boire un verre. Laisser filer un beau gosse comme lui, hors de question !
-Tu le fais exprès ce n’est PAS POSSIBLE !!!
-Mais je vous jure que non, protesta Gryf en se bouchant les oreilles.
-En trente ans de métiers je n’ai jamais vu ça ! Après SIX heures, cent douze rappels il ne s’en souvient pas ! A droite c’est l’accélérateur, au centre le freine et à gauche l’embrayage ; tu vas t’en souvenir pour une fois ?
-Je vais essayer, promit il d’un ton penaud.
-Il va essayer, marmonna le moniteur. Il n’était jamais tombé sur quelqu’un d’aussi peu vigilant : chevauchement de ligne blanches, passage aux feux oranges, absence de feux en tunnel…. Sans parler de la voiture qui en était aussi pour ses frais quand il s’agissait de se garer.


14 heures de conduite plus tard.

Cours commun sur circuit. Pour le moment tout semblait calme, un peu trop calme.
-Donc tu passes la première et tu embraies lentement….
-Génial, s’extasia Gryf, je n’ai pas calé pour une fois, j’ai vérifié, y a du progrès !
-Je t’avais dit d’y aller doucement imbécile ! 60 Km/h d’emblée, ça ne s’arrangeait pas.
De son côté Danaël finissait son parcours toujours fidèle à son style de conduite : calme et mesurée. Pas de conduite nerveuse où on consommait trop de carburant, pas d’excès sur la route et une vigilance constante sur la signalisation. Pour le moment, il s’agissait d’une voie à double sens protégée par un terre plein donc possibilité de rouler à 100grand maximum pour un jeune conducteur, ce fût à ce moment que Gryf effectua un magistral dépassement avant de se rabattre avec une maîtrise parfaite.
-Gryf !!! Tu cherches à prouver quoi, s’indigna il. C’est parfait, je ne vais pas me laisser faire ! Si c’est des preuves de conduite exemplaire que tu veux, tu les auras ! Appuyant avec colère sur l’accélérateur, la vitesse passa de 90 à 120 KM/h.
-Je suis ravie de voir que tu commences enfin à adopter une conduite plus assurée, complimenta la monitrice avec un sourire jusqu’aux oreilles.
Du côté spectateur, le public observait les deux étudiants avec stupeur, ils avaient confondu école avec circuit de formule 1 ou quoi ?
ATTENTION AU FEU ! VOUS ALLEZ NOUS TUER !!!!
Tiré de son euphorie, le roux pila avec une telle brusquerie, que la ceinture lui rentra dans le cou. Du côté de Danaël, la situation n’était pas meilleure : le véhicule ayant fait un écart sur la droite, manquant d’envoyer la voiture dans le décor, et c’était une chance que la route ne soit pas mouillée sinon ça aurait été pire, bien pire.

20 heures de conduite, quota atteint, possibilité de se présenter ?

Conduite sur Route à nouveau et cette fois par temps de pluie et mauvaises conditions météo : Fortes averses et rafales violentes de vent.
Pour une fois Gryf avait pensé à allumer les feux de croisement et à respecter la limitation de vitesse. Et ce fût à ce moment là qu’ils virent l’horreur sous leurs yeux.
Un poids lourd chevauchant la ligne blanche klaxonnant trop tard, une voiture glissant sur le bas côté et tombant dans le fossé.
Immédiatement il sût quoi faire : se diriger vers la droite, freiner et sortir de la voiture.
Son ami avait eu la même idée en tête : déjà sorti du véhicule, il tenait un triangle.
-Va tout de suite voir l’état, moi je me charge de protéger !
-Si tu me confies ton portable, il y a pas de borne, fit observer ce dernier.
Une demi heure plus tard après les déclarations faites à la police, le transport des blessés aux urgences les plus proches ; les amis échangèrent un regard inquiet.
-Félicitations : c’était tout à fait remarquable, vraiment impressionnant.
-Mais enfin, commença le blond gêné.
-Vous avez su ce qu’il fallait faire sans qu’on vous le dise, en un temps digne de celui des secours. Je dois dire que ça pourra vous être utile lors de l’examen.
-Mon collègue a plus que raison, soutînt la monitrice, vous avez agi comme de véritables héros ! A mon avis vous allez pouvoir vous présenter dès demain.


Jadina Shimy et Razzia guettaient avec impatience le retour de leurs amis ; le récit serait plutôt riche en rebondissement sans le moindre doute.
Mais leur joie fût de courte durée et Jadina reta déconcertée en voyant Danaël d’humeur semblable à celle de Shimy dans ces mauvais jours. Gryf aussi semblait maussade ; mais que diable s’était il passé ?
-Je veux rien entendre, commença le blond en se servant un grand verre de coca.
-Moi non plus.
-Doit on conclure que vous l’avez raté ? Mais comment vous avez fait votre compte, c’est pourtant pas sorcier ! Shimy semblait ne pas en croire ses oreilles et fusillait du regard Gryf comme si tout était de sa faute.
-Vous voulez vraiment tout savoir ? S’énerva le blond. Très bien ! Tout s’est parfaitement bien passé : priorité, arrêts, on a suivi les instructions à la lettre. Mais le lieu était en plein centre ville avec trois voies dont une pour les bus, celle de droite était plus qu’encombrée donc pas le choix.
Et vous avez ce qu’ils m’ont dit ? Vous tenez à le savoir ?!
-On est pas devins, donc si tu continuais ton récit…. Fit observer Razzia.
-Que je pourrais avoir mon permis sans le moindre problème, si je me présentais à Tokyo, Brisbane ou Londres !!! Mais je pouvais pas l’utiliser la voie de droite, se défendit il avec véhémence.
-Oh te plains pas, moi, j’ai eu droit à toute une série de critique car je me suis pas précisément arrêté à hauteur du panneau, ensuite à cause de la façon dont je me suis garé, ronchonna Gryf. On y était à deux doigts, ajouta il d’un air affligé.
-En tout cas, termina Danaël ; si vraiment vous tenez à avoir une voiture : débrouillez vous, moi je ne veux plus jamais en entendre parler ! Ni surprendre quelque chose au cours d’une conversation. Sur ces mots, il se leva pour aller dans sa chambre en claquant la porte du salon. Gryf ne semblait pas décidé à dire un mot de plus non plus.
Les filles échangèrent un regard affolé, comment donc des types aussi talentueux pouvaient échouer à quelque chose de bête comme chou : un simple permis de conduire ?


Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Lun 26 Avr - 23:14

Petite faiblesse….

Il y a des jours et des jours sans dans la vie. Et visiblement aujourd’hui, il y avait quelque chose qui n’allait pas : il faisait chaud, un peu trop même, très fatigué. Et dire que ça tombait deux jours après le début des vacances. Incapable d’entendre quoi que ce soit, il distingua à peine la silhouette féline entrant dans la pièce.
Si c’est pas mignon, tu fais la grasse matinée ! Niaf niaf, j’aurais pas cru ça venant de toi, bon tu amènes tes fesses ?
-Quelle heure est il demanda le chevalier d’une voix pâteuse en se frottant les yeux.
-Bientôt dix heures, et je te rappelle au passage que si tu veux profiter des pistes c’est maintenant qu’il faudra partir.
Visiblement le jaguarian avait joué la bonne carte. Avec un amusement non dissimulé, il regarda son ami se débattre avec la couette, chercher ses affaires jetées péle mêle dans la chambre.
-Je suis prêt, haleta le blond en dévalant les marches. T’aurais quand même pu me prévenir avant tout de même…
-Il semblerait que la marmotte ait finalement émergé de son sommeil, nota une elfe en haussant un sourcil sarcastique.
S’abstenant de tous commentaires eet adressant un signe de la main aux autres occupants de la pièce, il prit une tasse de café ; à ce moment jadina vînt se planter devant lui.
-Tu es bien sur que tu te sens bien ? Tu as une mine un peu tirée tu sais…
-Je vais très bien jadina, protesta il en reposant la main de son ami sur la table. Je suis juste mal réveillé, c’est tout.
-Très franchement, tu devrais te ménager aujourd’hui, ajouta son ainé d’une voix calme. Mais qu’est ce qu’ils avaient tous aujourd’hui ? On allait pas faire tout un plat d’un petit coup de fatigue tout de même ! Il était suffisamment grand pour savoir ce qu’il faisait non ? Il dirigeait un groupe, avait une foule de responsabilités… Ikaël et Jadina l’exaspéraient parfois mais, il l’adoraient et étaient juste un peu inquiets.
-Promis, je resterais prudent, promit il avec un sourire.

Ca allait de moins en moins. Au départ, il avait apprécié la fraîcheur du vent et de la poudreuse, le pique nique pris en haut de montagne…. Les descentes interminables mais là, c’était tout à fait différent.
-Hum, tu sais que c’est la seconde bouteille que tu vides en une heure, fit observer Toopie.
-Je sais bien mais j’ai chaud, trop chaud. Et en plus, je commence à avoir mal à la tête…
-Depuis combien de temps ? questionna Razzia en détournant les yeux de son livre.
-Je crois que c’est depuis…. Une petite heure.
-Attends une seconde, nota la rousse en posant sa main sur son front. Non mais, mais tu es bouillant ! Tu couves un truc et tu fais comme si de rien n’était ?!
-Je ne couve rien du tout, j’ai seulement une petite migraine ca va passer.
-Il vaudrait tout de même mieux prendre ta température, remarqua Michi gan. Pour un peu plus de sureté. Miséricoorde, qu’avait il encore était dire ?! il détestait être malade, ca lui rappelait de mauvais souvenirs d’enfance.
-39.2, nota la rousse, ben mon vieux tu tiens quelque chose de costaud là….
-Je ne pensais pas en être à ce point lààà….tcha ! désolé, Toopie, ajouta il d’un ton confus en sortant de sa poche un mouchoir. Mouchoir qu’il dût replaquer deux secondes plus tard contre son nez.
-Tu devrais aller te mettre au lit, conseilla l’elfe.
-Mais c’est juste un petit éternuement, je vais pas m’aliter pour ça !
-Comment ça t’aliter ? Jadina venait d’entrer dans le salon et observait son ami d’un œil soupçonneux.
-Oh non, se plaignit elle en posant à son tour sa main sur le front du blond, logiquement un cataplasme à la moutarde ça devrait faire l’affaire contre la fièvre…
-ah non pardon mais contre la fièvre, ce qu’il faut c’est un bain chaud, protesta Toopie.
-Excuse moi la petite mais je te rappelle que : Un je suis magicienne et j’ai fait plus d’études que toi, deux quand j’étais petite c’est ce qu’on me donnait et c’était efficace ! Alors je ne vois pas pourquoi ca ne marcherait pas….
Le blond s’assit sur une chaise en avalant sa salive avec difficulté et une sensation de brûlure dans la gorge. Impossible de pouvoir manger quelque chose il avait mal et le plat n’avait pas de goût….
-Mais j’y pense, ajouta la brune avec un air nerveux tu dois avoir mal à la gorge n’est ce pas Danaël ?
-Oui, soupira il incapable de dire autre chose. Il ne se sentait pas en position de commencer à se défendre et autant accepter de jouer les patients obéissants.
-Je suis sure que c’est une angine, ca débute toujours par de la fièvre et de s maux de gorges épouvantables…. Espérons que tu n’aies pas demain les amygdales qui vont enfler.
-Mais non, vous avez rien compris, les coupa Razzia, ze qu’il a c’est une bonne grippe. Fièvre, courbatures. Loziquement la fièvre devrait redezcendre et remonter ensuite.
Non mais c’est pas vrai, il s’étaient tous donné le mot ou quoi ? Et comme pour compléter le tableau….
-Mais je peux savoir de quoi vous parlez ? questionna Ikaël en promenant son regard de son frère baissant les yeux au petit groupe.
-On pensait que ton frère devait faire une grippe ou quelque chose dans ce genre là, répondit Toopie d’un air embarassé.
Comment ça une grippe, ou une pneumonie ? le blond était pris d’une quinte de toux suivie d’un nouvel éternuement. Ca semblait être tout simplement une crève carabinée oui ! Rien de bien grave en somme.
-Tu ferais mieux de prendre un grand verre de jus d’orange et d’aller te mettre au lit.
-Ikaël, ne t’y mets pas aussi pitié…. Soupira le blond ; soudain pris d’une nausée et le teint virant au verdâtre. Je reviens une petite seconde !
-Ben visiblement, ce n’est pas seulement qu’une petit refroidissement, nota Gryf en percevant un bruit particulier. Comment diable avait il pu faire son compte pour récupérer une crève ou un truc dans ce goût là et en plus une gastro entérite ? En tout cas c’était sa fête, il plaignait sincèrement son leader.

Une heure s’était écoulée, et impossible de dormir ; pas avec le nez plus que bouché, une envie aléatoire de vomir, la toux chargée qui le prenait de temps à autre… Mais pourquoi n’avait il pas écouté Jadina et Ikaël ? Il n’en serait pas là où il en était, quel idiot tiens !
La porte s’ouvrit sans préambule alors qu’il repensait à tout ce qui s’était passé, laissant place à Shimy.
-Je t’entendais tousser, ben dis donc c’est pas fameux du tout. Mais j’ai la solution à ton problème : un petit massage et tu iras beaucoup mieux.
Un massage ? Non mais elle était tombée sur la tête ou quoi et d’abord il ne souffrait pas d’un mal de dos ou de courbatures mais d’une belle bronchite.
-Allez montre toi raisonnable et enlève moi ces couvertures et ton haut si tu veux que je t’aide…
-Tu es sure de ce que tu fais, demanda il d’un ton hésitant ; les idées de shimy ne donnaient pas toujours le résultat escompté.
-Evidemment sinon, je te le proposerais pas, maintenant ôte moi tout ça, allez hop !
C’était une mauvaise idée, il le savait bien. Sentant les mains de l’elfe appuyer fortement sur son torse il se sentit encore plus mal à l’aise que tout à l’heure. C’était ça un massage respiratoire et censé libérer les voies encombrés ? ça donnait pas grand-chose et il commençait à avoir mal, Shimy ayant peu de délicatesse.
-Ecoute Shimy, j’apprécie vraiment ce que tu fais pour moi. Non je suis sérieux mais je dois être un cas plus que désespéré, ca ne m’aide pas plus, compléta il sur un ton blasé en tendant la main pour attraper un paquet de kleenex.
-Ah bon, ben tant pis, repose toi bien jusqu’à ce soir ; hoo gryf toi aussi tu viens aux nouvelles ?
-Héhé pas vraiment se défendit le félin, en fait je lui apportais quelque chose pour remonter la pente. Si c’était une idée venant de Gryf, la situation risquait sans doute d’empirer, qui plus est qu’il brandissait un grand verre d’alcool devant le nez de l’elfe.
-Tu tiens à lui coller une gueule de bois en plus ?
-Mais nooon, que t’es bête ! C’est juste une petit remontant. Allez dan avale moi ça, tu m’en diras des nouvelles !
-Je peux savoir ce que c’est avant d’être empoisonné ironisa le blond d’un ton exaspéré.
-Pas question, bois le d’abord ensuite tu sauras ; tout ce que je peux dire c’est que ça te fera beaucoup de bien tu peux me croire ! Allez, ajouta il avec un sourire espiègle, me dis pas que tu n’as plus confiance en moi ?
Bien sur que non ce n’était pas le cas, après un moment d’hésitation, il porta le verre à ses lèvres. Le goût n’était pas vraiment désagréable, légèrement sucré et fort avec un petit peu d’orange et de cannelle….
-Alors, qu’en penses tu ? Avoue le un bon verre de Bourgogne chaud avec du sucre de la cannelle et de l’orange y a que ça pour remettre quelqu’un d’aplomb d’une bonne crève !
-Dis moi, tu l’as bien fait chauffer avant de me le servir ?
-Heeu non désolé, je l’ai juste chauffé trois minutes pourquoi, fallait pas ?
-Gryf, sors d’ici tout de suite ! Tenta vainement de hurler le blond ; du Bourgogne toujours alcoolisé, et pourquoi pas de la Vodka ? Le pire était qu’il n’y avait rien contre la gueule de bois un mauvais moment de plus à passer.
Le dîner servi n’avait rien d’appétissant il semblait plutôt inquiétant : de la charcuterie, des fromages et des aliments sortis de conserves, ils tenaient à être en aussi mauvais état que lui ou quoi ?
-Force toi un peu, conseilla Jadina, de toutes façons ce n’est pas ce que je t’ai préparé…
Elle lui avait cuisiné quelque chose, de ses propres mains ? Elle devait vraiment inquiète alors. En rougissant, elle lui tendit une assiette de soupe, précisant que c’était mieux si il mangeait léger. Pour la première fois, il avait l’impression que quelqu’un la comprenait.
Alors que les conversations allaient bon train sur la journée, Michi gan semblait en grande conversation avec Shaki.
« Je pense très sincèrement que rien de tout ça ne peut vraiment être efficace. Il vaudrait meiux faire une petite séance d’acupuncture, tu sais l’utilisation des aiguilles…. Pour plusieurs problémes quand on choisit de traiter la bonne zone la guérison est spectaculaire, mais c’est plus conseillé en cas de tendinites ou entorses. Dommage. Par contre je me replongerais bien dans mes connaissances d’herboriste, je crois que je connais une infusion efficace…. »
Ha non surtout pas d’infusion insolite, il était déjà suffisamment nauséeux comme ça sans parler des diarhées chroniques, inutile d’aggraver le cas !
-Qu’en penses tu danaël, questionna l’asiatique, hé ho, mais réponds moi !
Et pour dire quoi, refuser ou l’envoyer sur les roses à cause de son idée plus que tordue ?

Observant les flammes crépiter devant la cheminée et levant les yeux vers ses amis en pleine discussion, le moral revenait un peu. Bon ce n’était vraiment pas un plaisir mais il avait connu pire, il avait vu pire, ca aurait pu tourner à quelque chose attaquant les poumons comme une pneumonie par exemple… Si il se soignait rapidement tout devrait rentrer dans l’ordre non ?
-Tu te sens un peu mieux, questionna son aîné.
Silence, il se contenta d’approuver d’un signe de tête.
-Si j’étais toi, je ferais régulièrement des inhalations, c’est radical pour bien dormir, et pour ta gorge aussi on devrait pouvoir faire quelque chose.
-Ne t’en fais pas grand frère ça ne me fait pas si mal que ça.
-Pour l’instant mais si tu tiens à avoir encore plus mal que ce soir, reste donc en l’état commenta le roux d’un ton indifférent.
-De toutes façons, quand une maladie a bien pris alors que pour le moment ça semble en phase d’incubation tu en baves plus. Ce serait dommage que tu restes coincé là parce que tu es si sur de toi comme à ton habitude…. Pris par les sentiments, il savait mieux que personne comment s’y prendre avec le blond qui vira au cramoisi.
-Très bien, dis moi donc ce qui est parfait selon toi, enragea le chevalier. Je vais essayer qu’on en finisse et que tu me laisses en paix !
Le roux eût un sourire satisfait, ce n’était pas plus compliqué que ça.
Quelques minutes plus tard, Danaël semblait effectivement avoir moins de problèmes au niveau de sa gorge mais son nez était toujours aussi bouché. Et il semblait quelque peu grincheux. Son frangin avait du trouver quelque chose de radical et désagréable à en juger par son expression.
De son coté le blond se remettait du traitement, comme si sa gorge n’avait pas assez souffert comme ça… Faire un badigeonnage au bleu de méthyléne, non mais quelle horreur… et en plus ça lui avait collé un nouveau haut le cœur. Qui plus est Ikaël avait eu envie de se marrer en le voyant faire diverses grimaces sous l’effet du produit.

Rien n’avait semblé vraiment efficace, fasse qu’il guérisse le plus vite possible. Et il aurait sa revanche au moment ou Shimy et son frère profiteraient du soleil.
Ils riraient beaucoup moins avec un coup de soleil sur le visage et là il ne les lâcherait pas.

Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Ven 30 Avr - 11:46

Vague à l'âme

La guerre semblait être en fin terminée; Anathos vaincu tout semblait prendre une bonne direction. Vraiment tout? En apercevant l'îlot qu'amenait l'elfe aveugle à terre, il nota que quelque chose n'allait pas. Pas du tout même, une ombre sur le tableau se dessinait.
Dans les bras de Gryf, gisait un corps inerte sans vie. Quelque chose de si familier.... Son frère! mais comment diable? Lors de son récit, Jadina et Ténébris lui avaient pourtant affirmé qu'elles avaient vu son corps se décomposer alors comment?! Mais il avit d'autres préoccupations en tête.
Danaël, non ce n'est pas possible, mais tu ne peux pas.... je n'y crois pas. Une voix à peine audible, la main posée sur le coeur de son cadet; aucune pulsation cardiaque ou de respiration, le corps était tiède commençant à se rigidifier non, c'était impossible, il ne pouvait se résoudre à cette idée! Et pourtant...
-C'était l'unique moyen, expliqua la princesse déchue en ne prêtant pas la moindre attention aux larmes coulant sur son visage, gardant les yeux rivés sur le sol en mettant pied à terre.
-Comment ça je ne comprends pas. Jadina, serait il possible de... d'avoir des explications plus détaillées?De quel unique moyen, de quoi parlait elle bon sang?
-Quelqu'un nous a apportés une aide providentielle en immobilisant Anathos. Elle a " remodelé" son corps, m'a confié l'épée d'or. L'unique moyen de tuer Anathos était d'utiliser une arme forgée avec son sang. Il m'a supplié, m'a regardé... J'avais tant espéré, rêvé ce moment mais ce n'était pas lui. Tu connais ton frère aussi bien que moi, il m'aurait demandé de le tuer sans la moindre hésitation et non pas de le laisser en vie comme je l'ai entendu. A ces mots, elle tomba à terre tremblant de tous ses membres, ce bref récit lui avait fait du bien mais c'est comme si elle endurait une fois de plus cette atrocité. Tout ceci semblait être l'exacte vérité.... Les autres membres restaient toujours autour du corps inerte de leur ancien leader pleurant leur douleur plus qu'intense. Une retrouvaille éphémère telle un papillon.
Oh mon dieu, je n'y aurais jamais cru. c'est c'est vraiment trop injuste, trop dur. Pour moi et pour les autres.
S'approchant d'un pas lourd vers ses alliés, ne voulant pas fuir la vérité et constater la tragédie, il s'agenouilla devant le corps de son frére. Sa seule famille! celui avec qui il avait pendant longtemps partagé une grande complicité.
Il s'était déjà posé la question maintes fois: comment en étaient ils arrivés là?
Le sang gouttait lentement sur la joue de son cadet, son visage était couvert de poussière. Sans prononcer un mot, il sortit un mouchoir blanc, enlevant le sang et les saletés. Tous les soldats elfes humain ou piranhis, alliés les observaient avec intrigue mais ni lui ni Jadina n'en avait cure.

Des coups résonnérent à la porte de la cabine. La destination fixée était l'île d'Erghyr, là où s'était déroulé le début de ce drame.
-Je peux entrer? J'avais pensé que...
-Oui bien sur, entre Jadina, répondit il en lui ouvrant la porte. Visiblement elle n'était guère en meilleur état que lui, les traits creusés, les yeux cernés et les mains portant des traces d'ongles. Reposant son verre sur la table il attendit sans un mot. Le silence s'installait jusqu'à ce qu'elle le rompe.
-J'espère que nous tiendrons le coup, visiblement gryf et les autres semblent s'en remettre. mais moi, je je...
-Dans ce cas on est deux si ça peut te consoler, ajouta le roux d'une voix étranglée en posant une main sur sa bouche, ses yeux couleur océan rivés vers le sol. Si il n'avait pas eu ce différent avec Danaël à cette époque ou s'était montré plus compréhensif au cours de l'affrontement dans la salle des joyaux. Tout était de sa faute, c'était indéniable; d'eux deux la mort c'est lui qui la méritait!
Pourquoi mais pourquoi? J'ai été plus que stupide, jamais je ne pourrais me pardonner ce qui est...
La magicienne nota son flot de paroles plus accéléré, la culpabilité surgir.
-Ne dis pas n'importe quoi, tu ne pouvais pas, personne ne pouvait savoir, l'interrompit elle.
-Je ne parle pas de ça Jadina! il s'était levé d'un bond faisant les cent pas. Décidément, elle ne reconnaissait plus du tout l'aîné de celui qu'elle avait aimé. J'étais aveugle, j'ai posé la politique au dessus de la famille! Je n'ai jamais approuvé réellement ce qu'il a fait et... Regarde où ça nous a menés! je l'ai traqué comme un criminel, failli le tuer, tout ça simplement pour l'honneur et le sens du devoir! je suis le dernier des imbéciles non, c'est une certitude, ajouta il devant l'air dubitatif de la magicienne.
-Tu n'es pas le seul à tout avoir perdu, hurla elle en renversant la table dans un accès de colère. je l'aimais autant que toi! Depuis le premier jour où on s'est rencontrés! Moi j'aurais voulu, j'aurais voulu l'épouser et construire mon bonheur avec lui!!!
Le roux cligna des yeux étonné par la révélation, allons bon qu'est ce que ça aurait bien pu donner dan le futur? Mais il était trop tard pour espérer une réponse à cette question.
-Jadina, je je regrette ce qui t'es ce qui nous est arrivé. Des souvenirs tourbillonnaien, les plus anciens comme les plus récents. leurs disputes, les bêtises et les engueulades subies, les bagarres et les confidences... Tout cela appartenait au passé et pourtant il avait l'impression qu'il pourrait encore démarrer une chamaillerie ou voir le blond devant lui. Son frére qu'il adorait....
C'était lourd, trop lourd à porter. Ses yeux le brûlaient, il tremblait de tous ses membres. Jadina était dans le même état. D'un seul geste dont il ne se serait jamais cru capable auparavant; tous les deux pleuraient de tout leur coeur et âme la disparition de l'être le plus cher à leur yeux.
C'éatit une amputation à vif, quelque chose qu'on ne pourrait jamais retrouver et auquel on ne pouvait s'habituer.
En ce moment, pleurons les pertes subies débarassons nous de tout ce que nous avons du endurer et subir, ce qui nous a contraints à survivre.
Et surtout merci, merci de pleurer, de partager ma douleur et de ne pas me blâmer. Telles étaient les pensées de la magicienne et du commandant d'une des plus grandes armées.


C'était une belle journée ensoleillée, clémente pour ceux qui les quittaient. Jadina avait prononcé le discours mortuaire telle une professionnelle. Un enterrement où tous les survivants et acteurs de cette guerre se souviendraient. Etrangement ni elle ni lui ne se sentaient l'envie de tout étaler. c'était sans doute du au fait que durant toute la nuit ils avaient longuement parlé se comprenant enfin.

De reour à Oroban, il aperçut la vieille toile représenttant la famille au grand complet. L'envie de s'éffondrer le reprenait. C'était normal; il se sentait écrasé par la culpabilité. Mais en lui même, un murmure naquit. Danaël n'aurait jamais souhaité qu'il se laisse aller. Si il était en vie, qu'il en profite, qu'il apprenne à corriger ses erreurs du passé une fois pour toutes!
Il avait beaucoup compris en ces deux ans; de nouvelles idées et pensées l'envahissaient.
C'était terminé l'adorateur de la politique, le devoir avant tout, il deviendrait quelqu'un dont par delà la mort son frére deviendrait fier. Un soldat toujours certes, mais plus ouvert à ce qu'il se passait. Peu importe les difficultés, il le ferait; il pouvait montrer le même courage que Danaël.

Il avait entendu dire qu'ils repartaient tous, si c'était le cas il aurait aimé les voir. Coup de chance il les aperçût aux trois licornes. Etrange que personne ne lui en veuille, qu'il aient accepté ses erreurs et ne lui en tiennent pas rigueur. Mais peut être pensaient il qu'il s'était rattrapé? Et c'était peut être le cas, étant donné tout le mal qu'il s'était donné pour organiser la résistance, combattre les vulturs soutenir les survivants.
-je suis heureuse de te voir Ikaël, admit Jadina. Ca a l'air d'aller un peu mieux; en tout cas tu ne ressembles plus à celui que je connaissai, ajouta elle en le détaillant du regard.
-Alors tu as fini par tourner la page questionna Gryf.
Il le faut, on ne peut pas se laisser abattre, répondit il. La vie continuait pour tous et elle était faite de joies de douleurs. Pour tous sans exceptions.


Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Mar 11 Mai - 20:23

Nouveau One shot sur Danaël, bonne lecture!

Le prix de l'arme

La nuit était tombée depuis à peine deux heures. Tout était silencieux, seul le crépitement des flammes troublait la sérénité. Danaël tout en montan la garde repensait au jour où il avait acquis son épée d'or. Cette arme forgée par les elfes qui lui avait permis de réaliser de véritables prodiges dont il aurait été incapable avec son ancienne arme. Les elfes étaient plein de surprises, jamais un peuple résidant sur Alysia n'avait rassemblé autant de connaissances, de savoir technique...
Certes, il avait eu des doutes mais quand il repensait à tout ce qu'il avait accompli.

Flash back, Monde elfique.

A koleana la siuation était devenue vraiment grave, semblant échapper à tout contrôle. Shimy, l'elfe élémentaire de cette génération avait disparue dans le monde des humains. Pour être plus précis elle semblait avoir été kidnappée en raison de ses aptitudes magiques. Des espions avaient rejoint le monde décadent des humains mais rien ne semblait donner de résultat concluant...
Mais l'inquiétude que ressentaient les proches de Shimy n'était rien face à l'angoisse et le désarroi que ressentait un chevalier blond ne semblant pas avoir plus de vingt ans.
"Je n'en peux plus de rester là! je dois faire quelque chose, il le faut!"
-Mais quoi, questionna une magicienne au sceptre à tête de faucon. Même avec la clé que t'a offerte Shimy, tu ne pourrais pas la trouver précisément.
-Je le sais parfaitement Jadina ! coupa le blond en lui jetant un regard courroucé.Mais je dois faire quelque chose, c'est mon devoir. Je suis responsable de vous car j'ai crée ce groupe... Et pour vous tous, je serais même prêt à doner ma vie si il le fallait!
-Cesse donc de dire n'importe quoi, fit observer Gryfenfer un homme bête à l'aspect menaçant. De toutes façons, ma vie c'est moi qui la gère pas toi.
-Gryfenfer! Comment peux tu rester aussi indifférent, s'indigna Danaël.
-Arrêtez tous, les deux! coupa la magicienne en s'interposant, bâton aigle à la main. Nous devons être plus unis que d'habitude si nous voulons parvenir à quelque chose!
Les elfes observaient avec curiosité les trois héros en pleine dispute; comment pouvaient ils s'inquiéter pour une de leurs semblables? Ils différaient de ce que les précédentes générations avaient connu.
Un vieil elfe s'avança vers le chef des héros appelés "légendaires"
-Ecoute moi, Danaël de larbos. Au premier mot, tous se turent ne sachant que dire. Tu as bien dit que tu étais prêt à tous les sacrifices pour sauver ton amie?
-Oui, c'est ce que j'ai dit. Je ne peux pas la laisser en danger...
-Jures tu devant nous tous présents que ce n'est pas la gloire ou l'égoïsme qui te motive?
-Je le jure.
-Soit, nous allons t'accorder une chance. D'après les dires de Shimy, tu n'es pas comme les
autres. Il semblerait que ce soit également le cas de tes compagnons.
-Attendez, de quelle chance voulez vous parler? demanda Jadina.
-Nous pouvons lui offrir une arme, susceptible de l'aider à atteindre son but, princesse Jadina. Mais dans ce cas, il devra accepter de la payer... De sa propre vie.
-Comment ça, expliquez vous plus clairement! Les elfes sont ils devenus des meurtriers? Gryf semblait hors de ses gonds prêt à défendre son compagnon.
-Bien sur que non. Je me suis mal exprimé, mais pour parvenir à créér cette arme... Il devra verser un tiers de son sang ; c'est ce qui permettra de la créer. Et c'est assez risqué étant donné qu'en perdant un tiers du sang qui parcourt notre corps, la mort est plus que probable. Chevalier, que choisissez vous?
-Je prends le risque bien sur! peu m'importe si je perds la vie,elle n'a que peu d'importanace face à celle de mes amis!
La tirade fût acompagnée de murmures d'incrédulité, qui donc était cet homme pour accepter ce pacte dangereux?

-Tu es bien sur de ton choix? je te le répéte encore une fois: une fois ton sang au contact du métal, tu ne pourras plus reculer. Le forgeron, un elfe aux longs cheveux couleur lavande et attachés en queue de cheval, le regardait avec crainte. Mais c'était son choix.
-Ma réponse reste la même, je suis prêt, répondit simplement le blond. Une seconde après, il saisit un poignard s'entaillant les veines des poignets. Seul le bruit du sang coulant sur le métal se faisait entendre, l'humain pâlissant petit à petit. Au moment où il allait s'évanouir, l'elfe le rattrappa.
-Il est prêt à donner sa vie pour celle deses amis... Voilà un garçon dont la foi en l'amitié est grande. Quel dommage ce serait si il devait mourir.... Le sang scintillait sur la barre de métal. il semblait que tout était prêt, restait à stopper l'hémorragie.
A présent il s'agissait d'utiliser les métaux sacrés: l'orichalque, l'acier et un peu d'or.
"Je ne le ferais pas uniquement parce que c'est un ordre. Même si je ne peux m'y soustraire, non, je créerais cette épée pour respect pour son sens de l'amitié." Saisissant les pinces et la lame peu travaillée, il abaissa le marteau sur la lame incandescente.
Autre part, Danaël luttait entre la vie et la mort. Incapable pour le moment de pouvoir parvenir à la porte d'un des deux mondes. Il errait dans le temps et l'espace percevant des voix hurlant son nom avec une note de désespoir. Comment pourrait il revenir ou trouver une issue?

Une semaine s'était écoulée. Bien qu'encore très faible, il regardait avec appréhension Elbereth, le forgeron capable de créer des armes ou des armures surpassant l'entendement.
-Alors?
-Tu n'as pas perdu en vain ton sang. Je l'ai termié hier, jeune humain. Tout en parlant, il tendit au blond une épée encore dans sa garde.
Avec des gestes lents et précautionneux, Danaël la prit des mains de son créateur. Elle semblait plus légère que celle qu'il avait depuis toujours. Et sa couleur... Au lieu d'être argentée, elle avait un aspect d'or uniforme remarquable.
-C'est, c'est vraiment une épée d'or pur? questionna Jadina.
-Non pas tout à fait, l'or est bien trop fragile. Mais effectivement elle en contient. Danaël, cette épée est particulière. Non seulement, elle est pratiquement indestructible, mais elle n'obeira qu'à toi et toi seul. Quand bien même tu la perdrais à plusieurs lieues de toi, elle reviendrait vers toi. C'est l'appel du sang.
-Je n'aurais jamais cru que le savoir des elfes serait si étendu, commenta le blond en essayant son épée. A l'instant où il en donna un coup sur un vieux roc, ce dernier se retrouva marqué d'une large entaille, qui aurait pu le croire?
-Il est sans doute temps pour toi et tes compagnons de partir. Tu dois tenir ta promesse, rappela Elbereth d'un ton grave.
-Je le sais. Merci pour tout ce que vous avez fait, je ne l'oublierai jamais. Bien mes amis, Casthell nous attend! Nous devons sauver Shimy du sorcier noir!
"Adieu Danaël de Larbos. Puisses tu assumer le choix que tu as fait. Car même si perdais la vie, le pacte de sang te forcerait à combattre pour la justice. De toutes façons, les armes d'or n'obéissent plus à leur possesseur si celui ci bascule du mauvais côté.... et elle se retournerait contre lui."[/i]

Retour au présent.

Il avait pu délivrer Shimy avec l'aide de ses amis, gagner définitivement son amitié... Et avait pu faire un pas en avant dans sa lutte contre Darkhell.
Cette épée était sans doute le bien le plus précieux qu'il avait jamais possédé. Et vu les prouesses qu'elle lui avait permis d'accomplir, il ne regrettait pas l'importante quantité de sang versée.


Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Ven 14 Mai - 17:25

Première fois....


Depuis tout ce temps ou il avait souffert, pris des coups, privé de nourriture... Il y était finalement dans ce lieu maudit: l'arène.
Le sable crissant sous les pieds, les gradins plein de spectateurs enivrés à en crever scandant encore le nom d'un outsider. Peu lui importait, jamais, il n'aurait voulu se trouver là? Pourquoi le destin lui avait joué ce sort?
Au moment ou la porte de l'aréne s'était refermée, il avait eu un court moment d'hésitation, suivi par une pulsion d'angoisse. Face à lui se dressait un adversaire faisant le double de sa taille arme au poing et visiblement décidé à le tuer. Ni plus ni moins.

Le jaguarian recula prudemment, observant attentivement son adversaire. Pourquoi avoir recours à toute cette violence? il y en avait suffisamment comme ça, pas la peine d'en ajouter.
Mais, il n'eût pas le temps de continuer ses réflexions. Quelque chose de dur et d'humide lui avait heurté le crâne: une bouteille d'alcool frelaté. et d'autres commencaient à pleuvoir sur lui.
"Alors il fout quoi? il attend le dégel?" "Menthos s'est trompé de monslavve, il a pris une lavette, regarde le pas foutu d'attaquer!!! " "Le chaton craint les coups? Mais c'est mignon, tu veux que moman soit là?" Et les huées ne s'arrêtaient pas, faisant de plus en plus mal. Plus que l'entraînement en lui même. Il voulait s'échapper, fuir, prendre la clef des champs et laisser ces fous d'humains hors d'ici.
Mais c'était sans compter son adversaire, profitant d'un battement, il l'avait attaqué par derrière. Un coup placé dns les genoux, destiné à le faire tomber à terre et à ce qu'il ne se relève pas. Définitivement.
Il vit la lame fondre sur lui, encore étourdi par le choc, il l'évita de justesse mais elle lui entailla l'épaule. Du sang jaillit de l'égratignure, mais ça risquait de n'être que le début de l'horreur.
Si il ne faisait rien, il n'aurait jamais plus la moindre chance de respirer voir, ou sentir son coeur battre.
Les huéées et les "Bute le lentement!" Tu pourrais lui crever les yeux!" ou autres phrases dans ce genre finirent par réveiller quelque chose de très profondément enfoui en lui... Quelque chose qu'il croyait ne pas posséder jusqu'à maintenant.
Au moment où il vit le coup fatal fondre sur lui, il l'esquiva d'un bond avec toute la souplesse caractérisant les grands fauves. Et il fit son choix. La rage s'infiltrant en lui comme un venin, le goût du sang et la haine. Dégainant ses griffes il se rua sur son adversaire ; le jeu s'inversait.
Un premier coup de griffe entaillant la protection de cuir, puis un second. Il ne puvait être touché, il était bien trop rapide pour ce nul cet imbécile. Et il allait payer pour tous les autres. Au troisième coup de griffes il sentit le sang sur son poing; marquant un temps d'arrêt il porta sa main à sa bouche, savourant avec volupté le liquide chaud et salé sur ses doigts.
Les acclamations reprirent de plus belles mais cette fois pas contre lui.
Encouragé par ces cris, voulant encore plus de sang et de souffrance il se rua à nouveau sur son adveraisre le rouant de coup de poing griffes ou de pied. Il avait tout oublié, tout lui indifférait. Il ne prêtait pas la moindre attention à la main suppliante de son adversaire, il espérait qu'il ne serait pas si... cruel, peine perdue.

Gisnt à terre, le corps agité de spasmes, un dilmenne le tourmentait:faire durer le plaisir ou en finir tout de suite? Un court moment, il fit ce qu'il aurait aimé que fasse l'ennemi pour lui: l'achever.
Fermant les yeux, il plongea ses griffes là où se trouvait le coeur, le sentit et... le broya lacéra.
Son ennemi eût un dernier tremblement, ses yeux était ouverts puis plus rien
"J'ai jamais vu ça." "le combat n'a même pas duré cinq minutes!" "Il a des griffes en fer..." Cette dernière tirade suicita l'hilarité puis l'approbation générale. Une seconde plus tard, la foule euphorique scandait "gryfenfer, gryfenfer!"
De son coté, le roux revenait à la réalité lentement. faisant un gros effort pour se souvenir de ce qui l'avait pris. Et il le vit; ce cadavre inerte, le sang teintant le sable et d'autres choses s'ajoutaient: un semblant de suplliques désespérées.
Mais qu'avait il fait???
Il ne pût encore pas une fois donner libre court à sa réflexion. Un gourdin solide lui assena un coup encore plus douloureux que celui de tout à l'heure sur l'occiput. dans un état de demi conscience, se sentant seulment étranglé par le collier de cuir attaché autour de son cou.

Cette nuit, il ne parvînt pas à dormir, trop éffondré par le crime inommable qu'il avait commis. Et il ne le voulait pas non il ne la voulait pas.... Ses larmes coulaient sans bruit, il ne pouvait rien avaler et aurait voulu se suicider pour expier ce qu'il avait fait. C'était la première fois qu'il était devenu un tueur. Il aurait du y penser plus tôt vu son passé et la pourriture qu'il avait pour maître... Mais bon, une cible, ca n'a rien à voir avec une vraie vie. Pourtant, on finit par s'habituer à tout, même au xpires horreurs et par la suite, on apprendra sans doute aux autres à en faire autant.


FIN

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Mar 18 Mai - 11:48

Déchiré


Cette fois, je ne sais vraiment plus où j’en suis. C’est la vérité. Tout ce qui se passe actuellement, est arrivé rapidement, trop rapidement à mon goût.

D’abord les dieux nous prenant pour leurs larbins et nous forçant à satisfaire leurs caprices sous peine de voir notre monde détruit. Puis cette quête dans laquelle je m’étais déjà lancé et qui n’avait donnée aucun résulta. Pas l’ombre d’une piste, seulement une profonde amertume et un sentiment de solitude bien plus intense.
Ensuite, l’arrivée d’une petite nouvelle, plutôt intéressante, marrante et tout… Ces migraines qui me font souffrir et ces pulsions bestiales; que je ressens depuis que nous nous sommes engagés dans les montagnes de Lovinah....

Je suis devenu fou dangereux, manquant de tuer une de mes meilleures amies.
Mais ce n’est pas ça le plus scotchant, non croyez moi y a autre chose. Quelque chose que je ne me souvenais avoir jamais connu ou posséder dans ma vie: une famille, un frère dont j’avais entièrement oublié l’existence et que miraculeusement je retrouve!
Nous sommes à nouveau réunis: mes amis et moi, dans ma patrie, celle que j’ai tant cherché. Mais l’ambiance n’est pas vraiment celle que j’aurais espéré.
Enfin y a rien d’étonnant à ça, vu comment les rapports entre humains et jaguarians sont tendus… Oui, je vais remettre encore sur le tapis! Oui, et je le ferais jusque à ce que quelque un pige. Personne n’a été foutu de comprendre ce que j’ai pu éprouver à l’entrée du village. On a été traqués assassinés des siècles durant par les humains, battus comme du gibier!
C’est fait, on peut pas revenir en arrière. Mais c’est une bonne raison pour que l’ambiance sente le pourri en ce moment et semble s’aggraver. Si seulement ça pouvait se détendre un peu, qu’on cesse de se fusiller du regard. C’est pénible, ça me force à réfléchir davantage et bon, je n’en ai pas vraiment l’habitude moi…

On dit toujours qu’il faut rester optimiste tu parles! Vu ce qu’il vient de se passer, il manquerait pus u’on repasse par la case départ sans toucher 20 000 kishus!
Le pire est là: la corne permet de protéger ma patrie, ma cité et tout ce que j’ai d’important. Hormis mes amis mais là encre il ne peuvent pas comprendre… Ils n’ont jamais vécu ce que j’ai connu mon angoisse, mon désespoir.
Non mais qu’est ce que tu fous Danaël? T’as vraiment pété un plomb ma parole!
Comment peux tu oser menacer mon frère? Pour obtenir la corne de Sygma et remplir ta mission?
Jamais je n’ai vu ça, si je m’écoutais, je t’en collerais une, direct. Mais je ne suis pas un animal, je ne m’abaisserai pas à faire ça. Je préfère qu’on trouve une solution…
« Danaël, je t’en prie il doit y avoir un autre moyen! Prendre la corne de Sygma reviendrait à condamner son… mon peuple! » Je me rattrape au dernier moment, je n’arrive toujours pas à me faire à ces retrouvailles inespérées. Et on semble s’engluer encore plus quand j’entends ces mots prononcés sèchement.
« Tu crois que ça ne me fait rien? Alysia vit ses derniers moments, et si il faut sacrifier des milliers de personnes pour en sauver des millions, j’ai d’ores ét déj fait mon choix! A toi de faire le tien Gryf!! Soit tu es un jaguarian, soit tu es un légend… »
Il ne peut achever sa phrase car une explosion retentit.
Dès qu tout sera fini, je sens qu’il faudra qu’on ait une discussion. Qui sera peut être mouvementée si besoin est.
Mais il faut u’il comprenne. Qu’il sache que son comportement est indigne d’un héros et lamentable. Comment peut il me demander de faire un choix comme ça? Je suis les deux réunis bordel! Il ne l’a pas pigé et se montre blessant, insensible! Mais je crois pas qu’il réagirait de la même manière si ce truc lui arrivait à lui! Ses airs de chef m’ont souvent agacé mais là la coupe est pleine. Et le pire c’est que je n’arrive pas à faire mon choix. Finalement cette explosion tombe à pic. Enfin façon de parler…Malgré mon optimisme, je ne peux m’empêcher d’avoir un très mauvais pressentiment...


Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Mer 9 Juin - 12:40

Fiançailles, disputes et choix.


-Tu comptes vraiment tirer cette tête toute la journée? Non mais vraiment, tu me surprends sur ce coup!
-Je t'en pose des questions?!
-Si j'avais su que ça se passerait ainsi, ricana un blond d'à peine quinze ans qui observait son aîné. Ce dernier lui jeta un regard noir, comment arrivait il encore à se contenir? Avec ce qui se passerait dans peu de temps même si c'était prévu depuis longtemps.
-Je comprends pas, elle est pourtant gentille, jolie... Alors pourquoi réagis tu comme ça?
-Ce ne sont pas tes affaires petit frère, répliqua il sèchement. Au fait, qu'as tu prévu pour cet après midi? j'ose espére que ce ne sera pas le même four que la dernière fois. A ces mots, Danaël déglutit avec peine. Le score: égalité avec avantage du coté d'Ikaël.
-Effectivement, mais je ne pouvais pas tout prévoir, je ne suis pas parfait comme toi par exemple.
Le roux leva les yeux au ciel, quand il avait décidé de faire tourner son monde en bourrique, le blond le faisait avec brio. Jetant un dernier coup d'oeil à sa tenue, il soupira. Bon sang pourquoi on ne pouvait pas supprimer certaines coutumes? la liberté de choix devrait avoir plus d'importance dans certains domaines.

huit ans auparavant.

la fillette aux longs cheveux couleur miel le regardait avec curiosité et amusement. C'était la première fois que ses parents l'emmenaient avec elle hors de sa ville natale. tout différait, semblait plein de surprises... le petit roux eût un sourire gêné, il avait rarement eu l'occasion de jopuer ou parler avec des jeunes filles et ignorait entièrement comment faire le premier pas. mais ce qu'il redoutait par dessus tout, c'était de faire un faux pas, et ainsi ridiculisant sa famille en plus de lui. Une chance encore que la tornade blonde qu'était son petit frère soit en cours sinon ça pourrait être pire. Les adultes observaient avec attendrissement la scène, visiblement ça ne se passait pas trop mal, pour le moment.
Assis dans le canapé, tasse de chocolat à la main, dans un maintien parfait, il tendit le plateau de gâteaux à la fillette.
-Merci, c'est gentil Ikaël. Tu permets que je t'appelle par ton prénom j'espère ajouta elle avec espoir. Il n'y avait rien à dire, elle n'était pas timide et ça lui plaisait.
Tu sais, tu peux aussi m'appeler par mon prénom, maintenant on est amis! Mais comment voulait elle qu'il y réussisse? Enfin, il ferait un effort.
-Je vais essayer mais... c'est dur, je ne te connais pas suffisamment pour ça, Bérylia.
En entendant ce mot, la fille, battit des yeux avec plaisir. mais pour quelle raison leurs parents les avaient ils laissés seuls dans le jardin?
malgré tout, le soir, il sentit comme un pincement au coeur en la voyant s'éloigner et lui dire "j'espère qu'on se reverra vite, tu es vraiment très gentil tu sais?"
Danaêl qui avait assisté à cette scène pas loin de son père chercha à comprendre la raison de la présence de cette inconnue. pourquoi avait elle passé tant de temps avec son frère? Elle avait pas le droit de le monopoliser, et puis, il aurait bien aimé la connaître un peu plus.
Assis en tailleur sur le lit, il engagea la conversation.
-Elle a vraiment trouvé que tu étais gentil?
-Oui. C'est normal non? Père ne serait pas content si je n'étais pas à la hauteur de ses espérances.
-En tout cas elle est vraiment mignonne. En plus tu semblais content de la rencontrer...
-Ce qui signifie?
-Que tu es amoureux d'elle, acheva le petit blond de sept ans. Ce qui eût pour effet de faire virer le teint du plus âgé au rose clair à la couleur pivoine en deux minutes.
-C'est pas possible, mais comment tu peux dire de telles bêtises? Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler!
-ha ha , j'avais raison, tu l'aimes! Mon frère est amoureux! alors, quand est ce que tu voudras te fiancer?
sa seule réponse fût un oreiller expédié avec précision et perdant au passage des plumes. La riposte ne se fit pas attendre du coté de l'adversaire. devant ce spectacle, la gouvernante eût un regard blasé; c'était persque tous les jours la même chose.

Trois ans avaient passé. Une nouvelle invitation, mais hors du manoir cette fois ci, dansune autre ville. Danaël semblait mal à l'aise dans ses vêtements flambants neufs et quelque peu inconfortables. le roux soupçonnait quelque chose dans cette "visite de courtoisie".
Face à la gamine aux mèches violet foncés, noués en queue de cheval et aux yeux d'un bleu bien plus soutenu, le courant ne tarda pas à passer rapidement. Si bien que le blondinet de dix ans avait immédiatement tutoyé et appelé par son prénom la fille de leurs hôtes.
Tous deux étaient en grande conversation, échangeant impressions sur les sujets de leur âge: les précepteurs, leurs loisirs, la famille.
Avec un intérêt mélangé de timidité, la dénommée Mythril écoutait son nouvel ami. Elle semblait bien que très enjouée timide et réservée. A moins que ce soit le résultat de l'éducation prodigué pars ses parents. Perdu dans ses pensées, il fût surpris par la main qui venait de se poser sur son épaule.
-Père? que se passe il?
-Rien de grave, je suis simplement ravi de voir que mes fils arrivent à lier si aisément connaissance avec d'autres enfants de mes amis. C'est une bonne chose. Mais dis moi, tu n'as pas l'intention d'écrire à Bérylia? une lettre leui ferait surement plaisir. De plus elle a beucoup d'affection pour toi, ne sois pas dur envers elle.
-Bien sur que non père. Lui écrire? mais il l'avait déjà fait il n'y a pas trois semaines! Son père semblait de plus en plus insister pour qu'ils se voient plus souvent. Certes ce n'était pas déplaisant mais il préférait de loin la compagnie de Ganja ou d'Argos. Les filles avaient par moments des sujets de conversation qui ne le captivaient pas.
Mais le passage de deux tornades de dix ans lui firent oublier tout ça en un clin d'oeil. Et il aurait sans doute l'occasion de rendre la monnaie de sa pièce à son frère.

-Tu, tu veux dire que plus tard on?
-Devra se marier avec elles, oui tu as tout compris, acheva le roux de quinze ans.
-Père et mère auraient sans doute été heureux si ils étaient encore en vie. En plus Mythril est vraiment merveilleuse, j'aimerais bien pouvoir assister à nouveau à un bal, tu te souviens?
-Oui, vous n'aviez pas arrêté de danser, se remémora Ikaël. et lui aussi, mais il en gardait de bons souvenirs: sa cavalière était éblouissante dans sa robe de bal. pourtant il manquait quelque chose. un quelque chose capital.
-En plus on a pas d'inquétude à se faire, on les connait depuis longtemps. C'est pas comme si on rencontrait des inconnues!
-Oui, mais admets tout de même qu'on ne les connait peut être pas autant que tu le prétends.



Retour au présent.

Dire que dans quelques jours ses fiançailles seraient rendues officielles et pas la moindre porte de sortie! Mais où donc allait il s'engager?
Il n'était pas le seul à connaître ce sort, ses amis aussi ou d'autres personnes des inconnus, avaient fait des mariages arrangés. tout ça pour en majorité des histoires de dot, de niveau social.... Certes il avait de la chance, ses parents auraient pu lui choisir une fille anthipathique ou avec qui il ne se serait jamais entendu mais... Bérylia avait beau être belle gentille drôle remplie de qualités, il ne se sentait pas amoureux d'elle. il ne la voyait pas avec un regard passionné ou plein de désir comme il l'avait éprouvé en rencontrant une de ses camarades de lycées. Elle n 'avait rien à voir avec elle, son caractère était complétement différent et il ne lui avait jamais adressé la parole et pourtant. il lui trouvait mille fois plus de charme de charisme par son coté franc et direct. C'était resté secret, il n'en avait parlé à personne.
Comment avaient ils pu en arriver à ce point? Pourquoi fallait il que leurs chemin soient tracés d'avance?
-Grand frère, tu devrais te réjouir! ça fait longtemps que tu n'as pas eu l'occasion d'avoir une permission.
-Toi aussi, file, tu es en retard, répliqua il avec neutralité. Et ne fais pas comme la dernière fois.
La dernière fois.... ¨Danaël avait omis d'offrir à sa fiancée un bouquet de fleurs à la fin de leur rendez vous. il n'y avait que lui pour faire ça.
-Je suis assez grand pour savoir ce que j'ai à faire frangin, rétorqua il en se précipitant à l'extérieur.
En l'observant partir, il eût un sourire amusé, peut être LUI serait heureux avec sa fiancée. quelques minutes plus tard, on frappait à la porte. Mon dieu, si seulement il aurait pu donner son opinion, il n'en serait pas arrivé là. quitte à se quereller avec son père.
mais certaines choses comme l'amour ou le mariage n'avaient pas le droit d'être contrôlées par autrui. C'était du moins son point de vue.


Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Mar 15 Juin - 16:52

Un moment de liberté


La petite fille aux longs cheveux noirs sauta de son lit en un éclair après s’être réveillée. Et poussa la porte de sa chambre pour courir dans le couloir éclairé par les torchiéres.
Dire que tous les jours c’était la même chose. Et non contente de n’en faire qu’à sa tête la gamine adorait se glisser dans des endroits interdits.
Par moments, elle regrettait profondément que son père n’ait pas plus de temps à lui consacrer mais il lui avait expliqué qu’il oeuvrait pour unir tous les peuples d’Alysia. Devant ce discours, elle avait compris qu’il faudrait moins souvent demander à son père de s’occuper d’elle.
Heureusement que sa chambre était remplie de jouets de livres et spacieuse. Sans parler d’un homme aux traits creusés la surveillant régulièrement. Il la connaissait depuis son enfance et semblait mieux que quiconque après son père connaître Casthell.
Eaque le mage déchu avait perdu face au tout puissant Darkhell. Et ce dernier plutôt que de le supprimer l’avait réduit à l’état d’esclave privé de pouvoirs le conduisant ainsi à une vie sans honneur.
Si seulement il avait pu être fidèle au code et se suicider. Mais c’était le passé, à présent quand il voyait la gamine avec ses grands yeux de biches il se disait qu’il aurait été stupide.

« C’était délicieux ! je n’ai plus du tout faim mais maintenant, j’ai envie de m’amuser » Sur ces mots, la petite Ténébris reposa son bol de chocolat ne prêtant pas la moindre attention aux larges moustaches sur sa frimousse.
Bon, que pouvait elle faire ? Pour une fois qu’Eaque n’était pas dans ses pattes pour lui interdire quoi que ce soit, elle allait en profiter. Il avait trop de choses à faire avec l’interrogatoire de prisonniers.
Attrapant son dragon en peluche elle glissa un dernier gâteau a sa bouche avant de pousser la porte.
« Viens Dante, on va se promener ! En plus tu me disais que tu en avais assez d’être tout le temps enfermé ! »

La porte avec l’écriteau « Défense d’entrée » lui était familière. Elle voyait souvent son père y pénétrer et il s’en échappait des fumées diverses et colorées des bruits ou des parfums variés.
Une telle salle ne pouvait qu’être fascinante et sans danger non ? Puisqu’il n’arrivait jamais rien à son papa.
Dans un sens la gamine de cinq ans savait que c’était mal de désobéir, dans un autre elle savait ce qu’elle faisait et il n’ y avait pas de danger. Pourtant, les colères de son père étaient souvent… Impressionnantes. Bon tant pis, elle avait trop envie de voir ce que contenait cette pièce, elle y resterait juste deux minutes ! Pas de quoi en faire tout un fromage !
Elle attrapa la poignée et la tourna sans faire de bruit. Puis elle promena son regard un peu partout dans la grande salle et commença à être éblouie. Des armoires à moitié ouvertes où s’étalaient divers flacons, des pots avec des poudres de couleurs multiples… au plafond pendaient des assortiments variés de plantes. Elle ouvrit un tiroir à sa portée : des fioles et des herbes, des minces ficelles très particulières et des trucs brillants.
Encore un autre : des drôles de petits récipients en verre (des éprouvettes) et des pailles dans la même matière surmonté d’un ballon rouge qu’on pouvait presser (des pipettes avec des poires)
Mais le plus fascinant, c’était le grand instrument en cuivre avec l’étrange tuyau biscornu et en dessous le grand récipient en verre abritant un liquide verdâtre.
Et en voyant tout ce matériel, elle eût une très bonne idée : elle allait aider son père !
En quelques minutes, les trois quarts des ingrédients avaient disparus des étagères, les éprouvettes étaient remplies de différentes couleurs.
Pour le moment, elle touillait avec une cuiller un liquide violet et une poudre bleu qui virèrent à l’orangé lentement en décrivant des dégradés dans le récipient.
Des poudres et du liquide étaient renversés un peu par ci par là sur le plan de travail.
Après une longue heure d’amusement, Ténébris jeta un dernier regard satisfait à son œuvre « papa sera sans doute très content de vois ce que j’ai fait. Mais maintenant il faudrait que je fasse autre chose tu ne crois pas ? » Bien entendu son dragon ne lui proposerait rien, mais ce n’est pas comme ça qu’elle avait interprété son silence.


Les gigantesques créatures blanches et ailées agitaient furieusement la queue, visiblement en colère de ne pas pouvoir se promener librement. Un darkhellion était bien l’animal le plus utile contre les ennemis mais le plus incontrôlable également.
Dans un rugissement inquiétant, l’un d’eux projeta un dard qui se figea dans le mur. A la vue de ce spectacle, beaucoup d’enfants auraient pleurés ou fuis dans les jambes de leurs parents mais pas la fille unique du plus grand sorcier de tous les temps.
Au contraire, elle se dirigea vers l’animal enchaîné dans l’intention de le découvrir un peu plus.
Elle appréciait la puissance de l’animal, sa jolie couleur. Pourquoi était on aussi méchant avec lui et l’enfermait on ? Elle se plaindrait à son père.
Mais après avoir essayé, la brunette reprit sa peluche et le mit devant le museau de l’animal.
« Regarde, je t’ai amené mon meilleur ami, il s’appelle Dante et il veut bien jouer avec toi. Alors a quoi vous voulez jouer ? Hé maiis ! Méchant, tu n’as as le droit de vouloir lui faire du mal ! » Effectivement, la peluche avait survécu de justesse a la gueule de la créature. Tout bien réfléchi, il faudrait peut être reculer un peu. Et puis, elle sentait ses jambes se dérober sous elle, ses yeux s’ouvraient et se fermaient…


« Je l’avais pourtant prévenu ! je veux qu’il ne la quitte pas des yeux et voilà le résultat ! Quand je pense que dès que je reviens à Casthell elle n’est pas là. Eaque… tu vas subir mon mécontement ! »
A peine arrivé et déjà des problèmes en perspective, Darkell se massa les tempes avant de pousser la porte du laboratoire et de réprimer une bordée de jurons. Ce n’était quand même pas possible ? Elle n’avait pas osé ? Oh mais si ! Par les dieux qu’avait il donc fait au ciel pour avoir une gamine pareille !
« Ténébris ! tu as intérêt à être bien cachée !! Car si je te retrouve, tu vas recevoir la fessé de ta vie ! »
Et… se pouvait il qu’en plus elle soit allée voir les darkhellions ? C’est improbable mais mieux vaut vérifier


Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Lun 9 Aoû - 18:53

Inversion



Le groupe de héros avait commencé à recouvrir n peu de son prestige. Lentement mais surement, même si pour certains êtres dédaignés était douloureux.
Une petite bourde comme l’accident jovénia, ca restait mémorable. Mais avoir ramené une grande partie des faucons d’argent jusque là présumés morts, ca l’était autant.
Et en un sens cet événement amenait des bonnes choses : les rapports commençant à se détendre pour certains, une remontée d’estime pour les autres… Actuellement, les légendaires se trouvaient à Oroban avant de repartir pour d’autres aventures et surtout chercher à inverser l’effet jovénia.
Le petit groupe se tenait en ce moment dans un des plus beaux quartiers de la capitale, devant un portail richement sculpté.
-Tu comptes nous faire poireauter là encore longtemps ? C’est à croire que ton frangin te fait plus peur que Darkhell !
-Gryf, laisse le un peu tranquille. Je le comprends : avec les choix qu’il a fait, rien d’étonnant à ce qu’il appréhende. La magicienne était décidèment toujours aussi gentille et compréhensive.
« Il ne doit quand même pas être SI terrifiant que ça. Ma mère aurait sans doute fait pire. Surtout quand elle a des choses importantes à me dire. »
-Allez, vas y frappe. Aux pire des cas ze ne zera qu’un mauvais moment à pazzer. Ou peut être qu’il sera ravi de te revoir. Après tout tu les as libérés de ce sort atroce. Le colosse de Rymar avait raison, son frère n’était pas irréfléchi. Il était plutôt sensé et un savon magistral, ca n’avait tué personne non ? De plus dans peu de temps ils repartiraient, ce serait stupide de ne pas profiter un eu de lui et de se rappeler le bon vieux temps. Saisissant le heurtoir, trois coups sonores retentirent. Quelques minutes plus tard, un domestique leur ouvrait le portail.
-Vous avez enfin fini par venir. Mon dieu merci. Je ne vous cache pas que notre maître semblait quelque peu inquiet ces derniers temps… Votre présence le réconfortera sans doute, ajouta il à l’encontre du leader.

Le salon décoré avec goût dans lequel ils patientaient avait tout pour être accueillant : un feu ronflant qui crépitait, un plateau où six verres et une bonne bouteille de vin trônait, des fauteuils et des canapés convenables. Il avait oublié combien la demeure était luxueuse… Témoin de toutes les courses poursuites pendant son enfance, de son éducation de chevalier.
Au moment où une bûche tombait dans la cheminée, la porte qui donnait accès au bureau principal s’entrouvrit à la volée.
Un chevalier en armure bleue et aux reflets chatoyants, aux longs cheveux l’air exaspéré leur faisait face.
-Je ne vous ai pas trop fait attendre ? Désolé mais je suis submergé par la paperasse depuis que je suis revenu. Alors grand frère, tu te décides enfin à revenir me voir ? C’est gentil à toi.
Malgré le ton chaleureux et le sourire, la rancune et la colère restaient perceptibles. Le roux, ne sembla pas s’offusquer de ce comportement, il avait fait son choix depuis fort longtemps.
Mais pas le moins du monde, assura Jadina. Commandant Danaël, n’avez vous jamais fait la suggestion de créer un secrétariat ? Vous seriez moins débordé.
-C’est une bonne idée Jadina, je vous l’accorde. Mais on a jamais vu jusqu’à maintenant des femmes travailler au sein de l’armée. Je ne sais pas comment cela serait reçu. Mais je soumettrais cette idée, j’y penserais.
-Sans doute parce que le célibat te pèse sérieusement pas vrai ? Allez, je te comprend, c’est pas évident de gérer tout un régiment, former les recrues… Pour toutes réponse, Gryf flanqua une petite tape à son ami. Il faudrait songer à ne pas faire trop monter la pression. Car la dernière fois qu'ils s'étaient vus, les retrouvailles n'avaient pas été des plus cordiales.
Mais pour le moment, tout semblait bien se passer, Danaël semblait détenu et souriant, racontant des anecdotes sur leur passé commun de faucons d'argent. Tout le monde profitait de l'instant présent jusqu'à leur départ d'Oroban.


Les chambres à coucher n'étaient pas au même étage que les appartements privés. Et il avait quelque chose à dire, enfin plutôt une mise au point.
-Je peux entrer?
-Bien sur. Je ne m'attendais pas à ta visite petit frère.
-Elle n'a rien de très cordial, je te dis tout de suite.
-Ne me dis pas que tu comptes ENCORE remettre cette vieille histoire sur le tapis. Le roux sentit le désespoir le gagner: il lui avait déjà donné mille fois ses raisons. Son choix était médité depuis longtemps.
-Oh que si je vais la remettre au goût du jour. Tu veux savoir ce que je trouve le plus cocasse? Que quelqu'un qui ait un tel talent de leader s'en serve de cette façon. Et surtout parte vadrouiller aux quatre vents faire justice comme il le pense.
-Parce que tu trouves que ce qui se passe au sein de l'armée ca peut vraiment être considéré comme juste selon toi?
-Pas vraiment, approuva Danaël en fermant les yeux pour mieux s'assener la vérité. Mais il dérivait de son point de départ, là. Il fallait lui rappeler ce qu'il avait vraiment abandonné.
-De toutes façons, la question n'est pas là! Tu sais ce que tu s fait? Et sciemment en plus: tu as amené la honte sur la famille! Tu as fui tes responsabilité d'aîné! C'est le déshonneur total!
L'honneur, une conception différente selon eux deux. Les temps avaient tout de même évolué! On en était plus à l'époque féodale tout de même! Bon sang qu'est ce qu'il cherchait? En tout cas si il voulait l'énerver, il avait réussi!
-J'en ai par dessus la tête! Quand est ce que tu te mettras une fois pour toutes dans le crâne que l'honneur a de l'importance pour moi? La chaise tomba par terre sous le choc.
-Pas celui de la famille en tout cas! Sinon tu te serais décidé à rester même si ça t'en coûtait!!
-Il serait temps que tu sortes de ta crise d'adolescence, Danaël. Et que tu cesses d'idolâtrer un peu les anciennes doctrines. Il y a longtemps que le bushidô a disparu. Ikaël le dévisagea d'un regard froid; se battre ne servirait pas à faire avancer les choses bien loin de là. Pourtant, il avait du mal à se retenir de lui en coller une.
Je veux bien croire que tu aies de TRES BONNES raisons pour m'en vouloir: la pierre de jovénia, le sort que vous a lancé le gardien... Mais si tu regardes un peu plus, tu t'apercevras que j'ai tenté avec mon groupe de prendre nos responsabilités en main. On a tenté de s'emparer de la pierre de crescia il me semble?
Un silence pesant s'abattit. Il avait raison, sur toute la ligne. Le pire c'est qu'il ne pouvait pas vraiment blâmer son aîné car les mêmes idées, les mêmes tentations lui revenaient souvent en tête.
Il était jaloux tout simplement, et depuis toujours. Son frère était l'aîné, il avait eu souvent plus de responsabilités, le droit de sortir raisonnablement, c'était lui qu'on remarquait souvent.. Y compris son père.
-Tu as toujours eu tous les honneurs, tout ce que tu faisais était SI Remarquable grand frère, marmonna Danaël à voix basse. Quand j'ai du accepter le poste de commandant, tu sais ce que disaient les autres derrière mon dos, tu veux vraiment le savoir? « Il n'y arrivera sans doute pas tout seul. Encore heureux que ce brave homme ait eu deux héritiers, au moins le cadet sait rester à sa place. Commandant, voyez vous ca. Il l'est devenu tout bonnement grâce au statut de son père. » Et j'en passe, des trucs comme ça j'en ai essuyé, je peux te le dire. Et personne pour me soutenir. A part Shad et Aaron mais tu t'es posé la question de savoir si j'allais bien? Si j'aurais besoin de toi?
Visiblement tout ce qu'il avait sur le coeur, sa rancune, étaient sortis comme si un abcès avait été crevé. C'est vrai que son insupportable mais adorable frère avait enduré des choses pas très plaisantes. Mais il ne pensait pas lui non plus à ce qu'il avait traversé. Pour Danaële, il n'était pas tenu de réussir dans tous les domaines avec brio. De devoir tout accepter sans broncher et de montrer en permanence l'exemple. Mais pour le moment, il se garderait d'en parler. Les choses devaient suivre leur cours sans qu'on les force. Cet aveu était déjà un grand pas en avant. Attendons un peu.
La discussion continua encore durant une bonne partie de la nuit alors que les autres dormaient du sommeil du juste.

-Dites donc, vous avez une de ces têtes! On dirait que vous n'avez pas dormi de la nuit!
-Oui et alors Gryf?
-ca doit bien t'arriver aussi, tu n'arrêtais pas de bouger, le lit grinçait atrocement. Je suis bien placé pour le savoir ma chambre est en dessous de la tienne, ajouta le blond du tac au tac en adressant un clin d'oeil complice à son frère.
-De toutes façons, on tentera de récupérer un peu plus ce soir. N e t'en fais pas Jadina, tout va très bien, le rassura Ikaël.
-Ah bon tant mieux. « car hier soir, l'ambiance n'était pas complétement détendue. Pauvre Ikaël, j'espère que ses problèmes s'arrangeront. »

Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Dim 10 Oct - 19:47

Pas comme les autres

On dit arriver par ce lieu grâce à une entrée dans un volcan ou alors par celle située dans le désert de glace. Quoi qu’il en soit, une fois la porte franchie dans un sens, on ne s’échappe plus de ce territoire.
Un lieu où se côtoient démons et créatures dangereuses. L’équivalent de Klafooty, et comme Jaguarys, ce lieu demeure inconnu des humains.

En cette journée d’affluence, personne ne prêtait d’attention à la petite silhouette encapuchonnée qui se frayait un chemin entre les rues. Il évitait avec souplesse les étals et autres obstacles, surtout les gamins de son âge ; la rue débouchait sur une cour déserte : pas la moindre âme qui y vive.
Retirant avec soulagement sa cape, le petit garçon de cinq ans s’assit lentement. Il détestait plus que tout son apparence synonyme de railleries ou rejet.
Sa mère appartenait aux mondes des démons, elle disposait de grands pouvoirs, crainte et respectée par tout le monde. Mais son père, son père c’était autre chose. Un méprisable humain qui appartenait au monde d’alysia, doté d’aucun pouvoir notoire…
C’était à cause de lui qu’il avait cet aspect, de sa faute si il ressemblait autant à un être humain. Il tenait son teint mât, ses cheveux d’un noir profond et ses yeux de lui.
Personne ne le croyait quand il parlait de ses origines et pourtant… Il ne mentait pas, il disait la vérité. Pourtant malgré les calomnies, sa mère gardait la tête haute ; par affection sincère pour lui ou par obligation ? Il n’aurait su le dire, tout ce qu’il savait c’est qu’il se méprisait d’être comme ça, de ne pas se fondre dans la masse discrètement comme les autres. Pourtant, il n’y était pour rien dans cette histoire.
« Je me déteste. Et je n’ai aucune qualité. Si seulement, je pouvais réussir à faire quelque chose de concret, qui prouve que je vaux autant que tous les gamins…. »
Au fur et à mesure que sa colère augmentait, un changement s’opérait progressivement en lui : ses mains commençaient à s’entourer de flammes dansantes. A un moment il ouvrit les yeux frappé par la chaleur et contempla son exploit : pour la première fois de sa vie, il venait de faire quelque chose qui lui venait de sa mère hormis la marque en forme d’amande qu’il avait sur le front.

-Encore une fois !
-Je t’attends de pied de ferme. L’entraînement ne tarderait pas à se terminer mais pour le moment, le duel se poursuivait encore. D’un geste assuré, Sheïtan para le coup suivant et renvoya à son adversaire un coup aussi meurtrier le projetant à terre.
-Il semblerait que j’ai gagné, constata il sobrement. L’autre le toisait avec un mélange de crainte et de colère. Comment ce bâtard pouvait il avoir acquis une telle puissance ? Il ne pratiquait pas depuis longtemps, à dire vrai, ils avaient commencé au même âge. Et pourtant il ne lui arrivait pas à la cheville, pas encore du moins.
-La prochaine fois, je tenterais de prendre ma revanche, avoua le démon en se relevant.
-Encore faudra il que je t’y autorise, rétorqua le brun avec amusement. Depuis la découverte de ses pouvoirs, sa mère avait redoublé de fierté mais aussi d’embarras. Et ça il en était parfaitement conscient ; c’était pour cette raison qu’il se donnait à fond dans ses entraînements : pour prouver qu’il était digne de sa mère et ne pas lui faire honte. De l’avis de ses professeur, il était sérieux assidu et courageux. Mais aussi un peu trop curieux à vouloir connaître les humains.
Il n’y avait pour ce peuple qu’un ennemi à abattre : les humains. Ils les avaient condamnés à vivre ici et ne les sollicitaient que pour des pactes ou pour les tirer de leur embarras. En échange de leur âme.
Ils ne semblaient pas avoir de fierté et haïr la différence entre leurs deux ethnies.
Mais ce n’était qu’un point de détail parmi d’autres. Le gamin avait fini par s’intégrer de manière convenable aux autres.
Pour lui, il n’ y avait pas à se plaindre : les autres le laissaient aller en paix et le respectaient mais il n’ y avait pas la moindre trace d’amitié entre eux. Impossible pas après ce qui s’était passé des années auparavant. Une simple tolérance rien de plus.

Tout avait si bien commencé, comment en être arrivé là ? Il était trop tard pour refaire marche arrière.
Le sang continuer de s’étendre sur le dallage, l’hémorragie était trop importante pour qu’on puisse l’arrêter. Son compagnon n’en avait plus que pour quelques minutes tout au plus. La respiration sifflante, les halètements et les suppliques le dérangeaient. Mais pas dans le sens habituel : voir un de ses semblables agoniser à cause d’un échec. Un simple incident à la frontière sans gravité ; et voilà : un châtiment qui avait engendré ce résultat.
Sheïtan sentit le mourant tirer avec difficulté sur son haut, le regard suppliant.
-Tu… Ne me laisse pas... Mourir seul. J’étais sans doute faible mais… j’ai peur. C’est pitoyable non ? ricana il en crachant un peu de sang. Non ca ne l’était pas, même en étant des démons la peur et les sentiments de rejet existaient. J’aurais voulu… te ressembler. Puis plus rien le néant.
Attendant qu’il soit définitivement mort, il saisit le corps avec précautions ; la confusion s’emparant de lui.
Ce soir il retînt une leçon : quand on avait un but ou un objectif, quitte à souffrir on devait s’y tenir.


-Où comptes tu partir ?
-Ca ne te concerne pas Argol.
-Ah oui vraiment, rétorqua le garde avec un rictus sur le visage. Je doute que ta mère pense la même chose que toi.
Sans doute vrai quelque part mais plus faux que vrai. Au fur et à mesure du temps, il s’était rendu compte qu’elle ne l’appréciait guère, ses exploits passant dans l’ombre. Un figurant ou un faire valoir voilà ce qu’il était. Et en quinze ans il en avait assez vu dans ce monde. Suffisamment d’horreurs ou de regards en coins de la solitude mais aussi des entraînements des découvertes.
-Tu es plus fou que ce que je ne croyais Sheïtan.
-Qui te permet de dire ça ? menaça le brun en portant à vif l’arme du garde. De douleur celui-ci la laissa tomber dans un sursaut.
Après tout, vous devriez être contents de vous débarrasser d’un bâtard comme moi non ?
Eberlué, le garde cligna des yeux. Non pas tout à fait, il n’avait pas eu d’à priori contre lui, mais comment le lui dire.
Tout ce qu’il risquait en partant c’était d’être encore plus rejeté qu’ici.
-Tu n’auras sans doute pas ta place dans leur monde.
-Si c’est le cas, alors… je m’en forgerais une moi-même. Et puis, je suis aussi humain. Même si je le suis partiellement je le suis quand même.
Et je verrais, oui ne te fais pas d’illusions. Si tout ce qu’on disait était la vérité. Tant pis si je meure. Tout ce que je souhaite c’est découvrir autre chose et ce n’est pas des abrutis comme toi qui me retiendront ni l’honneur ou ce qui me sert de famille. Sur ces mots, il resserra sa cape abattant son capuchon sur ses cheveux. La frontière était maintenant proche ; juste avant de la franchir, il jeta un dernier regard vers le lieu où il avait vu le jour et grandi… La rupture était définitive. Et si il faisait vraiment l’erreur de sa vie ? Puis en un éclair ses pensées se fixèrent sur le monde des humains. Fermant les yeux, il se sentit fondre dans de l’eau.
Quelques minutes plus tard, il rouvrit les yeux et fût stupéfait par la diversité des plantes des animaux qu’abritaient le littoral.
« Alors j’ai réussi ; je suis dans le monde des humains… »

Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Dim 10 Oct - 19:49

Une famille, déchirement.

Le soleil n’était pas encore levé. De toutes façons en hiver, les journées étaient toujours aussi courtes. Une main lui ébouriffa les cheveux, déjà l’heure de se lever ? Oh nooon, c’était injuste !
-Rigel, tu dois te lever. N’oublie pas que nous recevons du monde aujourd’hui et que ton cousin ne tardera pas, ajouta avec malice sa mère.
Son cousin,son oncle et sa tante comment avait il pu les oublier ? Il y avait longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus et il avait une foule de chose à leur raconter. Son oncle était fantastique ; c’était lui qui lui avait enseigné la base de certains arts martiaux. Il avait formé de nombreux élèves dans son école et tous étaient ressortis avec le sens de l’honneur et de la justice.
Mais Rigel adorait ses parents plus que tout. Fils d’un ingénieur et d’une guerisseuse, il tenait de ses deux parents le goût de la science et des découvertes.
Sa mère qui l’avait si souvent soigné et réconforté quand il avait été malade, son père qui lui avait expliqué les principales lois physiques.
Il avait adoré la démonstration de son père quand il lui avait parlé de la loi de la gravité, notamment de l’expression de sa mère quand elle avait vu un de ses livres préférés contre le sol…
Encore pelotonné sous sa couverture, il fit un effort pour enlever de son lit les livres et les couvertures pour rejoindre la salle à manger.

Au plus profond du jardin pas loin des serres, les deux gamins se reposaient de leur petite bagarre. Y avait rien à faire, Deneb était meilleur que lui, mais il aurait sa revanche aux cartes ou aux échecs.
-Ton père t’a encore appris de nouveaux coups géniaux !
-Merci Rigel mais si tu savais… Il dit que malgré tout j’ai beaucoup de progrés à faire soupira le petit brun en enlevant les brindilles de ses mèches noires. Pourtant je trouve que je suis devenu plus fort.
-Ah bon vraiment ? j’en avais pas pris conscience. Je plaisante vieux, répliqua il en riant devant la moue de Deneb.
A l’intérieur de la serre des échos de voix se faisaient entendre. Trop curieux, le garçons aux mèches bleues se cacha derrière une fenêtre.
-Mais enfin, tu n’as pas le droit de faire ça, c’est défendu ! tu risques de te faire punir. Il vaut mieux qu’on demande si on peut écouter ce qu’ils ont à se dire.
-Tu rigoles ?Père ne me donnerait pas la permission, il dirait que ce sont des discussions de grands répliqua avec indifférence Rigel.
-Fais comme tu veux mais je peux te dire que tu vas la sentir passer l’engueulade d’oncle Ganymède si tu te fais pinçer ! faudra pas venir pleurer ensuite hein. Et il resta silencieux devant l’ordre tactile de son cousin et plus grand complice. Les voix s’élevaient hautes et claires.
« -Vous devez pourtant vous rendre bien compte que ce n’est qu’une question de temps, il vous retrouvera.
-Je sais, je lui ai volé la femme qu’il aimait mais c’est elle qui m’a choisi et il le sait.
-Ca ne suffira pas à ces yeux tu as piétiné son honneur et je sais que ce n’est pas le type d’homme qui laisse passer cet affront.
-J’ai pourtant réussi à les dissuader de se battre et de quitter le royaume d’Orchydia, intervînt la voix d’Eurydice.
-Tu ne pourras malheureusement pas les empêcher de s’affronter. Kuroda est dangereux. Ce n’est as non plus un hasard si je me suis installé pas loin de chez vous.
-Eaque, tu t’en fais trop, ce n’est pas parce que j’ai reçu des menaces à certaines reprises que je dois te demander d’assurer ma protection. Et maintenant, parlons d’autre choses si tu veux bien.
-C’est une simple mise en garde tu en fais ce que tu veux. »
Rigel eût le visage figé par ce qu’il venait d’apprendre. Devant la nervosité quasi palpable de son cousin Deneb le releva doucement.
-Viens, on va essayer de faire une partie de cartes dans le jardin, comme ça, ca t’évitera un savon ajouta il avec malice.

Ses parents avaient discuté longtemps et très bruyamment ce soir là. Il n’avait pas tout entendu à cause de la porte fermée même si sa chambre communiquait. Il y avait un an qu’il avait surpris la discussion et n’y avait plus prêté d’intérêt. A huit ans, il y avait des choses plus gaies à penser…

Devant sa copie, l’inspiration ne venait pas. Pourtant il connaissait sa leçon par cœur, il n’avait récitée à son père la veille. Ce n’était pas un problème de mémoire, il avait un mauvais préssentiment depuis ce matin. Et les nuages obscurcissaient le ciel annonciateurs d’un orage. La journée n’avait rien d’attirant. Pour se donner l’air de travailler, il attrapa sa plume et commença à rédiger son brouillon. A l’inverse de d’autres enfants issus de familles aisées, il suivait une scolarité complète à l’école.
Le sentiment de mal être se renforça quand il fût temps de rentrer chez lui. Il avait peur, quelque chose avait dû se produire à la maison. De toutes la force de ses jambes il se mit à courir vers la demeure familiale.
Vitres brisées, portes défoncées. Rien n’était à sa place. Et des bruits de bataille se faisainet entendre du coté du bureau. La porte ne s’ouvrait pas facilement ; donnant un solide coup de pied dedans il entraperçût son père aux prises avec un inconnu qui semblait encore plus fort que son oncle. Il eût envie de hurler, mais il n’y arrivait pas.
Son père tomba sur le sol, raide mort quelques minutes plus tard. Etrange, il semblait en bonne santé et non gravement blessé. Il ignorait que le coup avait été porté avec une lâme empoisonnée et le saurait des années plus tard.
Les larmes vinrent spontanément, fou de douleur de hargne, il se jeta sur l’assassin de son père le dénommé Kuroda.
Saisissant la dague d’ornement qui était au mur il tenta de lui assener un coup mais ne parvînt qu’à lui laisser une longue estafilade sur la joue. Qui plus est son adversaire plus expérimenté lui assena un violent coup en plein dos le plongeant dans l’inconscience.

Quand il revînt à lui, il se trouvait dans un lit avec son oncle et sa tante au chevet le veillant avec inquiétude. Ses parents étaient morts. Il était presque seul au monde, tout était triste et gris il n’y avait plus de saveur dans la vie.
Les plateaux repas portés étaient à peine entamés. Il n’avait qu’un souhait, revoir ses parents même si pour cela il devait laisser ses proches derrière lui.
Sa tante inquiète pour le petit monta à sa chambre.
-Il faut qu’on parle Rigel, commença elle d’une voix douce. Le petit se retourna vers le mur le regard braqué contre la tapisserie, il ne voulait pas parler.
-Je sais ce que tu ressens, ce n’est pas quelque chose que les enfants e ton âge devraient voir. C’était horrible, Kuroda est un criminel nous sommes bien d’accord là-dessus. Mais tu ne dois surtout pas te laisser dépérir, pas à cause de lui.
-Mais ils me manquent trop ! il a tué mes parents ! j’en ai assez d’être là et surtout… de ne pas avoir pu les protéger.
-Il était trop fort pour toi, tu as bien vu que même ton père ne faisait pas le poids.
-Ta tante a tout à fait raison. Oncle Eaque depuis quand était il là ? La mort vient pour chacun de nous c’est indéniable. Et un jour tôt ou tard la sienne viendra, il est consumé par le désir de puissance et de meurtres.
-Si il doit mourir… Alors je le tuerais ! Ce n’était que justice, il pourrait venger ses parents et faire qu’ils reposent en paix.
-Non Rigel ne fais surtout pas ça. Tu décevrais tes parents.
-Pourquoi dis tu ça Oncle Eaque ?
-La vengeance te détruira et crois tu que tes parents auraient aimé que tu deviennes un tueur ? tu ne vaudrais pas mieux qu’eux. Que souhaitaient le plus tes parents ?
-Ils voulaient que… il ravala un sanglot que je devienne un érudit et que je connaisse plein de choses comme eux.
-Alors, la meilleure chose à faire est d’honorer leur mémoire en réalisant leurs espérances.
Et tu n’es pas seul nous serons tous avec toi. Tu es de la famille.
Ils avaient raison, oui il avait été stupide mais la colère et l’envie de se venger ne le quittait pas. A présent les personnes les plus chères à ses yeux n’étaient plus que des souvenirs, plus jamais il ne les reverrait ou aurait des moments rien qu’à eux. Et si chaleureux et gentils oient ils, ils ne remplaceraient pas ses parents. Si seulement il pouvait partir loin et voyager dans de nombreux pays.

Fin


Dernière édition par Eyael le Mer 20 Oct - 21:16, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Mar 19 Oct - 20:52

Reconstruction.

Le soir tombait petit à petit sur Oroban. Encore une journée passée à remplir une quantité énorme de paperasses . Et dans peu de temps, il y aurait les préparatifs pour une expédition humanitaire. Autant dire que les jours à venir seraient longs. Très longs et assommants. Quand des coups sur la porte se firent entendre ; rien qu’au son, il devinait de qui il aurait la visite.
-Entrez, fût la seule réponse.
-Très bien, se contenta il de répondre avec un semblant de lassitude.
-Puis je faire autre chose ? Si vous le souhaitez, je peux continuer à superviser l’entraînement des nouvelles recrues. La jeune femme aux longs cheveux châtains semblait tenir à cette idée.
-On verra, « la bleue », répondit le roux en réenroulant le parchemin. Pour le moment, il faudrait plutôt songer aux tours de garde.
-Pas de problème, le mien est dans à peu près deux heures ce qui me laisse un peu de temps libre. Et vous ? Aurez vous la possibilité de vous arrêter ? Son regard s’était voilé d’inquiétude ; il avait tendance à se surcharger de travail en ce moment.
-Etant donné que j’ai à peu près terminé ce que j’avais à faire, aller prendre un verre ne me fera pas le moindre mal.
-Pas d’objections à ce que j’y aille aussi ?
-Bien sur que non, fût sa seule réponse. A quoi avaient pensé les politiciens quand ils lui avaient confié cet agent ? Par moments son caractère quelque peu… inhabituel était difficile à supporter.

Deux jours après la cérémonie.

Reprendre sa vie en main, continuer à vivre en honorant la mémoire de son frère qui fût un héros… Ce n’était pas si facile que ça. Surtout qu’il lui manquait terriblement, tout comme plusieurs de ses amis tombés au champ de bataille. Des anonymes pour certains, des amis, des compagnons avec qui il avait partagé plus que des batailles.
Les royaumes les plus importants d’Alysia commençaient déjà à parler d’associations de coopérations gouvernementales. .. Il restait à espérer qu’ils ne seraient pas aussi bornés et tiendraient leurs promesses.
Et le soir, il avait reçu cette convocation au palais de la part du roi Larbosa. Se demandant vaguement ce qu’il lui voulait, quelle ne fût sa surprise quand il le vit entouré de diplomates et d’une jeune femme en uniforme. Certes, il avait déjà du travailler avec le capitaine Shamira mais… ca n’allait tout de même pas devenir une habitude ?
Elle lui lança un bref regard empli de curiosité, comme si elle voulait le détailler entièrement. Intriguée, c’était le terme exact qu’il fallait employer ; si elle s’attendait à le revoir et dans ces circonstances.
Le mots lui échappèrent durant le discours fait par le roi où il était question de bonne entente entre les deux pays, reconstruction et d’autres choses dans ce genre. Par contre, cette phrase là, ne lui avait pas échappée.
-Permettez moi commandant Ikaël, de vous présenter le lieutenant Altaïr. Elle va travailler avec vous dans le cadre du traîté signé avec son pays. Je compte sur vous pour la former du mieux que vous pourrez ce qui ne devrait pas vous poser problème, vu votre expérience.
-Je suis très honorée de vous rencontrer et je ferais tout mon possible pour aider à la reconstruction du royaume de Larbos. Elle ponctua sa tirade d’un profond salut.
Si il s’était attendu à ça… Elle non plus semblait rester pantoise devant la nouvelle. Plus jeunes, ils s’étaient rencontrés. Pas dans le cadre de mariage arrangé, mais celui de la profession de leurs parents. Tous les trois, non les quatre en coomptant sa sœur aînée Véga s’entendaient plutôt bien ; Danaël avait même entretenu une certaine complicité avec elle.. Il faut avouer qu’être forcé de rester six mois entiers à Larbos y avait aidé. Et ces deux sales gosses s’y prenaient très bien pour toutes les bêtises possibles à son grand désespoir. Et qui est ce qui devait donner un coup de main et les couvrir quand ça ce terminait mal hein ?
Il avait été surpris quand elle lui avait annoncé qu’elle aussi suivrait l’entraînement de chevalier comme eux. C’était son père qui l’avait décidé étant donné qu’il n’avait pas d’héritier et que son aînée ne semblait pas taillée pour ce genre de vie. Etrangement elle n’avait pas eu l’air dépitée mais plutôt excitée.


Les trois licornes.

Le brouhaha incessant et les chansons fredonnées résonnaient dans la salle, l’avantage de la foule était l’anonymat qu’elle offrait. Qui plus est avec la tenue revêtue, bien malin qui pourrait les reconnaître.
Si on y regardait d’un peu plus près, on aurait pu croire un couple en pleine scène de ménage.
-Ce n’est pas parce qu’ils sont arrivés comme des chiens dans un jeu de billes que tu n’as pas eu d’explications valables et qu’ils ont détalé que le problème se pose !
-Dans un jeu de quilles Altaïr, rectifia le roux. Je ne vois pas de quoi tu veux parler, mensonge très grossier.
La brune remit sa tresse en arrière d’une pichenette retenant un soupir d’exaspération. Les expressions et les problèmes des vieux amis… En dehors de la caserne, les rapports redevenaient amicaux, et on revenait au tutoiement, c’était plus agréable. Et elle pouvait lui parler d’égal à égal. Jouant avec son verre un court instant, elle se tourna vers son ami.
-Je connais tes règles : « il vaut mieux rechercher le pardon que de demander la permission. » Et tu cherches à ce que Danaël Jadina et les autres te pardonnent c’est bien ça ?
Pris au dépourvu, Ikaël arrêta son geste, laissant son bras en l’air. Mais comment diable avait elle pu deviner ?
-Puisque tu connais si bien les règles tu devrais savoir ce qu’il en est des secrets.
-Si tu as un secret, la meilleure chose à faire est de le garder pour toi et la seconde meilleure chose à faire est de le dire à une autre personne si tu y es obligé, récita la militaire avec un sourire moqueur. Or il se trouve que dans ce cas là ce qui est le plus sage est le second cas et je connaissais très bien Danaël.
-Tu retournes mes règles contre moi… Fantastique, soupira il ; soit mais il en faudra un peu plus que ça pour que je te révèle le truc. Il la tenait, comment allait elle s’en sortir ?
-Entendu. D’un geste elle appela un serveur : un grand café noir long et sans sucre s’il vous plait. Alors ?
Elle l’avait eu. A croire que son frère l’avait revu sans lui en parler et lui avait dévoilé tous ses points faibles…
-Je ne sais plus ce que je dois faire, débuta il de manière hasardeuse. Si mes choix récents sont les bons. Après tout ce qui s’est passé. D’un côté, Jadina et les autres continuent à honorer sa mémoire. Et moi je …
-Tu voudrais que Danaël soit fier de toi c’est ça ? Tu as peur qu’il t’en ait voulu pendant votre affrontement et ce qui s’est passé ? Que même au delà de la mort il t’en veuille ?
-Le roux se contenta d’un faible hochement de tête.
-Je crois que tu te trompe, Altaïr avait le visage grave. Elle ne semblait plus aussi joviale et enjouée qu’à l’accoutumée. Ca cachait quelque chose.
Je n’ai pas connu Danaël aussi bien que toi mais ce que je peux te dire c’est qu’il n’aurait jamais pensé ça. Il aurait aimé que tu prennes moins les décisions politiques au sérieux, que tu saches où ca devenait injuste. Mais jamais il ne t’en aurais voulu, je pense qu’à ta place, il aurait fait la même chose.
-Altaïr..
-Tu te surcharges parce que tu crois qu’il ne te pardonnera jamais que plus rien ne sera comme avant même si il est mort. Pour moi c’est faux. A mon avis, il serait sans doute… Très fier de voir qui tu es devenu à présent. Ca ne veut pas dire que plus vite ca sera fait, mieux ce sera. La reconstruction ca a toujours pris du temps.
Tu as raison, admit Ikaël en passant distraitement sa main dans ses cheveux. Il s’en demandait trop, des hommes lui avaient déjà fait remarque rqu’il avait mauvaise mine… Il se sentait seul, abandonné. Mais il n’était plus seul ? Oui c’était possible, en dehors de Jadina, son amie et sa collègue ne le laissaient pas tomber. Ce qu’elles avaient ressenti lors de la mort de son frère, pouvait il se permettre de leur faire revivre une seconde fois ?
Non il ne le ferait pas.
-Vivement que tout ça se termine histoire de récupérer un peu… Je ne veux pas me plaindre mais je suis réellement fauchée.
-Vannée, rectifia il pour la seconde fois de la soirée avec une pointe d’amusement.
-C’est du pareil au même, riposta la brune.
-Si je te dis que non, mais tu ne veux jamais me croire. Comme il y a des années de ça, ajouta il. Gagné, elle fit une moue rappelant celle d’une gamine. Elle était attachante par sa jovialité, son côté de combattant n’ayant pas besoin de coup de main lors de coups durs. Pourtant elle savait se montrer féminine, sinon pourquoi être partie en robe ? qui plus est, elle était particulièrement belle. Soudain il surprit des éclats de rire étouffés venant des tables voisines.
-En tout cas, Anathos ou pas, tu as toujours autant la côte auprès des filles. Et je les comprends. Personnellement, je te trouve plus mignon avec cette nouvelle coupe de cheveux… elle ponctua sa tirade d’un sourire éclatant et semblait se donner à cœur joie de le faire tourner en bourrique.
Il jeta un coup d’œil distrait à son reflet dans le miroir accroché dans le mur. Avoir les cheveux lui tombant librement et à hauteur des épaules le changeait donc à ce point ?
-Tu t’amuses bien Altaïr ? Si tu continues comme ça, prévois un second tour de garde. Après tout tu n’es pas là depuis très longtemps, à peine trois semaines « la bleue. » Bon ça suffit, il faut partir à présent. Finalement elle avait eu raison de venir avec lui, ca allait un peu mieux et les papiers attendraient un peu. Après tout ils n’étaient pas à rendre sur le champ pas vrai ? Auatnt se détendre un peu plus.

Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Ven 5 Nov - 11:27

Distance sentimentale

Je n’en menais pas large, je dois bien l’admettre. Ca va faire deux ans que je n’ai pas vus tous mes amis. Deux ans que tout a basculé si brutalement et que mon meilleur ami est mort. Nous nous sommes tous séparés les uns des autres afin de mieux nous entraîner et trouver des moyens dans le but de vaincre cette pourriture.

J’approche du lieu de rendez vous convenu avec Razzia et Shimy. Il a vraiment changé tout comme moi. Je ne sais pas pour quelle raison son bras gauche est caché par sa ca pe, y aurait il quelque de dangereux là-dessous ? non non impossible je le connais bien notre petit Razzia, il ne se mettrais jamais consciemment dans la mouise tandis que moi peut être.
- Ze zuis heureux de revoir Gryf. Alors et ton voyage à Jaguarys, tes retrouvailles ?
qu’est ce que je peux dire à ca ? rien, les vulturs se sont aussi mis à tourner autour de notre royaume, on est encore plus traqués qu’autrefois. Sauf que là si on se fait choper, c’est tout le monde qui passe à la casserole, humains elfes compris. Je ne serais jamais assez reconnaissant à mon frère d’avoir découvert ce qui va me permettre d’assurer notre victoire. Devant son regard insistant, je lâche une réponse brève.
- J’ai trouvé ce que je cherchais et kel arrive à organiser de la résistance. Mais dis moi, où est Ténébris ?
-Ténébriz, elle z’est portée volontaire pour une mizzion. Mais… elle est tombée aux mains de l’ennemi. Ze ferais n’importe quoi pour aller la rezoindre zi za ne mettait pas le plan en danger.
C’est qu’il a l’air d’être réellement amoureux d’elle ma parole ! je n’y croyais, je pensais que ca serait passager mais pas du tout ! Bordel, il y a ça aussi qui inquiétant. Razzia n’a plus toute sa raison quand il s’agit de cette nana ; eux et leur sinistre passé. Mais qui sait peut être a elle vraiment changé ?
Dans un sens ca serait tellement bien, l’amour, il y en a plus vraiment des masses. Enter Jadina qui a cru pouvoir vivre heureuse après cette guerre puis la mort de Dan. Et entre Shimy et moi, argh non, il ne faut pas que je mette à penser à ça pas maintenant !
Tiens quand on parle du loup… Une monture survient dans notre direction encapuchonnée. Se pourrait il que ? mais oui, c’est bien elle ! Plus que Jadina à retrouver et c’est partit pour l’assaut final. Je brûle d’en découdre avec ces ordures.

J’avais pourtant dis que j’en menais pas large tout à l’heure, ben ca ne s’est pas du tout arrangé en revoyant mon amie.
Elle aussi je la reconnais à peine, elle a tant changé. Ses cheveux ont beaucoup poussé et sont plus soyeux, coiffés de manière plus féminine.
Toujours en vert, bon ca je ne la changerais pas. Mais sa veste et son pantalon ont fait place à tout autre chose. Une tenue qui met son corps en valeur, une mini jupe… Si on m’avait dit que Shimy portait ce genre de fringues, je lui aurait conseillé de moins forcer sur la bouteille.
Quant à ses longues bottes, elles lui vont très bien aussi. L’effet général est assez agréable à voir. Ce n’est plus une elfe au caractère de cochon qui se tient devant moi mais plutôt une femme. Très belle, très en harmonie avec elle-même qui a traversé de dures épreuves ; comme nous tous.
Elle fait une légère pirouette devant moi pour se faire admirer et se jette dans mes bras. Non mais qu’est ce qui lui prend ? je la serre brièvement avant de la lâcher.
Ses yeux laiteux me regardent avec incompréhension.
-G Gryf ? Tu ne trouves rien à me dire ? Je ne te plais pas comme ça ? toi en tout cas tu as changé.
-Bien sur que si, tu es encore plus belle qu’avant. Comment ca se passe pour toi, ta cécité te pose moins de problèmes ?
-Grace aux broches elfiques, j’y vois mieux que quiconque et discerne bien plus de choses que quiconque. Mais c’est pas de ça dont je veux te parler ! Qu’est ce qui t’a pris il y a deux minutes ?
Si elle le savait… elle me tuerait que je lui dise maintenant ou plus tard. Elle a l’air d’être toujours autant amoureuse que moi, le baiser sur l’île d’Erghyr, ca doit être un de ses meilleurs souvenirs. Mais il faudra que je lui fasse comprendre que moi, j’ai tourné la page. Que j’ai cru être amoureux d’elle mais que je me plantais. Et qu’un jour j’ai rencontré une fille bien plus mignonne plus douce et attachante qu’elle. Ho hé je vous vois venir oui vous le lecteur là ! Je laisse pas tomber Shimy, pour moi c’est une amie très précieuse mais c’est tout ! C’est un crime à présent de quitter quelqu’un qu’dont on est plus amoureux ? Vous avez du tous le faire un jour ou l’autre.
Finalement je vais faire la même chose qu’avec Razzia : réponse succinte.
-Si tu crois que j’ai envie de te sauter dans les bras avec tout ce qui se passe tu te trompes. Mais crois moi, je suis vraiment content de te revoir. Puis je me mets à seller mon mooshaka, mieux vaut partir rapidement. Shimy s’éloigne l’air déçu pour parler avec Razzia. J’y suis peut être allé un peu fort…

Bon sang c’est la journée des surprises ! où est passée l’ancienne Jadina que je connaissais si bien ? On a affaire pratiquement à un chef de guerre ou une variante de Shamira ! Et quand Razzia lui annonce la nouvelle, elle se contente de sourire et de considérer ça comme une bonne nouvelle. L’ancienne Jadina elle… lui aurait dit qu’il faut aller à son secours Dan aussi.

C’est dans le désert de Muliba que se jouera le destin d’Alysia ? pas très cool. Il nous reste un peu de temps avant l’assaut, autant en profiter pour refaire une provision d’eau. Et shimy me suit timidement.
-T’as fini de te cacher comme ça ? Si tu à quelque chose à dire fais le. Qu’elle soit foutue de se prendre en main comme je l’ai fait pour moi.
-Je ne me cache pas, j’essaye juste de comprendre ce qui se passe. A sa place j’en aurais sans doute fait autant.
-Je ne vois pas de quoi tu parles, je suis juste stressé par le combat qui nous attend.
-Te fous pas de moi Gryf ! sur l’île d’Erghyr on a commencé à construire une relation et là tu… Elle ne peut pas s’arrêter visiblement sur le point de craquer. Tu… Est-ce que tu m’en veux parce que ton meilleur ami est devenu Anathos à ma place c’est ça ? Sur ce coup, elle est au bord des larmes, sa voix se bris un peu plus. C’est vrai que elle a dû beaucoup culpabiliser, elle semblait prête à mourir si nécessaire. Et moi comme un salaud je ne fais rien ? Mais je suis à gerber sur ce coup. Tant pis elle me haïra et me collera la trempe du siècle mais elle saura. Elle a le droit.
-Non Shimy, personne ne t’en veux à cause de ça. Je te dois la vérité… Mais à ce moment la terre tremble. Le Castlewar d’Anathos ! Mais c’est paaaas vrai ? combien de fois je serais interrompu quand j’ai quelque chose d’important à dire ? D’abord avec Danaël à qui j’aurais collé une baffe à Jaguarys, puis là maintenant au moment où j’étais prêt à parler à Shimy. Ca suffit comme ça, j’espère que je pourrais reprendre notre discussion et que ca se passe pour le mieux.

Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Ven 5 Nov - 11:37

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Ven 5 Nov - 16:35

Erreurs de jeunesse

Entre la guerre elfique qui venait de s’achever et le sacrifice d’élysio, la paix était revenue. Gryf ne parvenait pas réellement à accepter la mort de son ami, même si il l’avait connu moins longtemps que Danaël. Leur amitié était forte quand même, ils s’étaient sauvé la vie aidé… Tiens quand on parlait du loup ; tous confortablement installés à une table le blond avait refusé catégoriquement de prendre un verre. Pas la moindre bière, roh il était pas drôle sur ce coup là ! Enfin en quoi était ce étonnant ? Il était toujours si raisonnable, sérieux…
-Ben alors, pourquoi n’en profites tu pas ? Un peu de bière ça n’a jamais tué personne.
-Je le sais bien Gryf, soupira le blond en reposant son jus de fruits. Qu’est ce que cachait encore cette affirmation ? Je n’en ai juste pas envie c’est tout.
-Je sais pourquoi, en fait tu as plus envie de quelque chose qui soit plus fort ! Comme une tequila ou un gin par exemple ! Hein, avoues le..
-Mais nooon ! je peux savoir ce que tu insinues ? Ca y est, il fallait que Gryf cherche la petite bête. Et comme d’habitude, il ne le lâcherait pas.
-Arrête un peu veux tu ? Shimy l’avait arrêté. Je ne tiens pas à ce qu’il y ait un concours de machos devant mes yeux, qui plus est que toi tu te donnes suffisamment en spectacle.
Effectivement car le jaguarian avait pris l’initiative de boire cul sec son verre au moment où passaient des serveuses. Sans doute dans le but de les impressionner.
-Je me demande néanmoins pourquoi tu ne trinques pas avec nous Danaël, demanda la magicienne. Tu ne tiens pas l’alcool c’est ça?
-Oui à peu près, répondit le chevalier désireux d’orienter la conversation sur un autre sujet. Il avait eu une assez mauvaise expérience et en avait encore le souvenir. Le souvenir du savon magistral qu’il s’était pris et de sa gueule de bois surtout. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas repensé à cette histoire.

Flash back

Trois adolescents ne semblant pas avoir plus de dix huit ans étaient en pleine discussion. Le brun semblait assez enthousiaste et tenait à son idée.
-Tu es bien mignon Shad, mais sincèrement trouves tu que ton idée soit si raisonnable ? Demanda Aaron. Il y avait quelque chose qui lui déplaisait là dedans.
-Mais enfin, je ne vois pas où est le mal ! C’est un endroit qui nous change des trois licornes et où il y a plus d’ambiance c’est tout ! Ecoutez, ca va faire tout de même deux mois qu’on a pas eu la possibilité de s’amuser un peu. Et on pourrait profiter du fait que ton frère est en mission d’entraînement pour le faire ?
-Là tu n’as pas tout à fait tort, répliqua Danaël. Son frère prendrait mal le fait qu’il traîne trop en ville, à croire qu’il ne lui faisait pas confiance ; Pourtant il avait dix huit ans et se montrait assez responsable non ?
-Promets moi seulement que ce n’est pas un endroit dangereux et que tu connais du monde là bas. Imagine un peu si nous avions des ennuis…
-Il ne se passera rien, ok ? J’ai eu plein de membres de ma famille qui sont allés dans cette taverne et il n’y a rien eu l’ambiance et le choix sont juste différents c’est tout. Franchement est ce que je vous ai souvent entraînés dans des plans foireux ? Devant l‘absence de réponse il sût que ces amis l’approuvaient.
Parfait, alors on organise ça demain soir et vers onze heures nous serons revenus sans la moindre anicroche.

Le lendemain soir.
-Le Blue paradise, je n’avais jamais entendu parler de ce lieu, nota le blond en poussant la porte. Effectivement rien à voir avec l’ambiance des trois licornes où il y avait toujours un joyeux brouhaha, où on se déplaçait pour prendre une commande. Ici les lumières étaient plus tamisées et de différente couleurs grâce à un système magique. Dans un coin de la salle, un orchestre jouait des airs connus. Derrière le comptoir, une jeune femme s’affairait avec un shaker à préparer toutes sortes de cocktails.
-Aaron aussi semblait surpris par le lieu. Ca donnait l’impression d’un lieu plus select, comme si ils avaient eu de l’importance tout d’un coup. En prenant un siège, il parcourût la carte préférant savoir ce qui était le mieux.
-Vous avez choisi ? questionna un serveur.
-Un lendemain de fête pour moi.
-Pourquoi ne suis je pas étonné ? je vais opter pour un Bellini. Et toi, tu as une idée ?
-Non pas vraiment, admit le blond.
-Alors permettez moi de vous conseiller. Si vous aimez les boissons fortes mais avec un bon arôme, vous devrez essayer un Margarita. C’est assez apprécié généralement.
Puisqu’il le disait, il devait avoir raison. Et il était bien venu là pour boire un verre non ? Il opta donc pour le cocktail en question.
Quelques minutes plus tard, il était dans la contemplation de la barmaid préparant d’une main sûre les boissons, se laissant distraire par la musique… Si bien qu’il ne vit pas tout de suite son verre posé à proximité.
-Allez, trinquons à notre petite soirée, suggéra Aaron. Les verres s’entrechoquèrent ; fixant les volutes blanc nacré qui tourbillonnaient dans son verre, Danaël attendit un peu avant de porter le verre à ses lèvres. Le goût n’était pas désagréable avec la menthe qu’il y avait et reposa le verre sur la table. Les consommateurs continuaient d’aller et de venir chantant des airs ou disputaient des parties de dés, ou de cartes.
-Shad ? S’exclama un inconnu. Il y a longtemps qu’on ne s’est pas vus. Que deviens tu ?
-Arjun ? Content de te voir. Un ancien ami, précisa il devant l’air étonné des autres. Depuis le temps que j’en rêvais, j’ai pris un peu plus de grade.
-Ils t’autorisent à prendre des permissions comme ça, demanda son ami.
-Ho ça allait faire deux mois que nous n’avons pas arrêté. Alors pour une fois, on en profite.
-Puis je me joindre à vous ? Si vous n’y voyez aucun inconvénient bien sûr. Aaron et Danaël approuvèrent.
Une troisième consommation et toujours autant de choses à raconter des impressions. Après un second Margarita puis un Rhum coco, il se sentait vraiment à l’aise, détendu. L’ambiance lui paraissait agréable…
-Tu as vraiment dit que tu avais essayer de monter sur un culbutar sauvage plus jeune ? demanda Arjun avec stupéfaction.
-Oui, répondit le blond, ne me dis pas que tu n’as jamais voulu essayer.
-J’ai fait des trucs dingues et pas mal de bêtises dans ma vie mais pas celle là. Quelqu’un veut reprendre un verre ?
Shad et aaron firent un geste de négation au contraire de Danaël, ca commencait à devenir inquiétant là… Il fallait intervenir.
-Je te l’empruntes ok ? Et Shad disparût vers la porte.
Bon il faut mettre les choses au point : tu devrais t’arrêter.
-Mais pourquoi ? Je n’ai pas accumulé bière sur bière ou descendu une bouteille entière !
-Oui sans doute mais tu ne te rends pas vraiment compte de ce que tu a pris. Tu vas le sentir passer demain ; bon sang, ce sont des cocktails qui sont forts !
-Je peux savoir de quoi tu te mêles ? Tu n’as pas à me dicter ma conduite ! Et je te signale que c’est toi qui a insisté pourqu’on vienne ici. De plus je commence à enfin m’amuser, alors tu vas pas te mettre à jouer les rabats joie ! Maintenant on revient, les autres nous attendent !
Génial, mais dans quoi est ce qu’il s’était fourré en les amenant ici ? Si son copain prenait encore un verre, ça risquerait de donner c’était certain. Il était pratiquement ivre. Si il avait écouté Aaron…
-J’ai pourtant essayé de le convaincre, soupira Aaron en désignant le blond qui discutait avec des filles un Cosmopolitan dans la main. Et visiblement elles lui demandaient quelque chose.. Qu’allait il encore se passer ? Au point où c’en était, difficile de faire pire.
-Déchiré, je suis un homme dédoublé déchiré. Entre deux femmes que j’aime entre femmes qui m’aiment est ce ma faute si je suis un homme normal ? Une pour le jour et l’autre pour la nuit, une pour l’amer et l’autre pour le miel. Une à laquelle j’ai fait tous les serments et l’autres avec laquelle je les démens. Déchirééé…
-J’ignorais qu’il avait ce talent, constata Aaron. Bon tu peux me dire ce que tu comptes faire ? En tout cas, sois certain de quelque chose : je ne remettrais plus les pieds ici Shad ! Il avait suffisamment honte de ce qui se passait et de voir son meilleur ami complétement bourré en train de chanter l’avait achevé.
-J’adore cette chanson. Dommage que l’on doive y aller ?
Comment ça y aller ? il n’avait pas partir encore, ses amis si ils le souhaitaient passe, mais lui il restait ici.
-Pars si tu veux… Je vous rejoindrais, allez mais qu’est ce que tu attends ? demanda il avec impatience.
-Rien du tout. Tu rentres avec nous point final. Il est presque onze heures et on doit repartir. Il y a du travail demain.
-Ca va, j’ai compris, je te suis, souira le blond le rouge aux joues. Tu ne peux vraiment pas t’en empêcher hein ? Le travail, l’entraînement ça te passionne pas vrai ?
-C’est ça, marmonna le brun en l’entraînant vers la sortie.

-Est ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la route est aussi tordue ? Il n’y comprenait plus rien avait un tournis monstre et même en fermant les yeux ça ne s’arrangeait pas. Qui plus est il avait la sensation d’avoir très froid.
-C’était à prévoir avec tout ce que tu as pris , répliqua Shad. Mais naturellement tu n’as pas voulu m’écouter. Sans savoir pourquoi, ses jambes se désistèrent et il tomba sur le dallage froid et humide. Il avait une migraine épouvantable et une envie de dormir monstre. A demi conscient il sentit quelqu’un le remettre sur ses jambes et le traîner.
-Encore une chance qu’on soit presque arrivés. Peut être aura on de la chance. Si ils arrivaient à revenir sans anicroche et ni vu ni connu comme si de rien n’était ce serait un miracle.

Ereinté et à peine revenu de la mission, le rouquin fût surpris de ne pas voir son frère. Shad et Aaron étaient absents. Visiblement, ils avaient demandé une permission pour ce soir. Si ils s’étaient montrés assez sérieux depuis tout ce temps ils devaient la mériter. Mais comme disait le proverbe : quand le chat n’est pas là les souris dansent. Mieux valait attendre leur retour.
Tout semblait aller pour le mieux. Sauf que là, les ennuis se ramenaient une fois de plus au sprint. Comment se faisait il qu’Ikaël soit revenu plus tôt que prévu ? Là le pire n’était pas encore passer, il allait commencer.
-Puis, je savoir, où vous êtes partis ? Et ce qui vous prend de revenir à cette heure ? Ton qui n’admettait aucune réplique mais des explications. Il porta son regard sur Danaël et… Devînt furieux.
-Dans mon bureau !Tous les trois !!! Son frère était ivre ? Non mais qu’est ce qui leur était passé par la tête à tous les trois ? Jamais il navait vu ça, là, il ne voulait pas en arriver là mais vu la situation.
-Aïe ! mais qu’est ce que ? Danaël rouvrit les yeux et reconnût le bureau. Sa joue lui faisait atrocement mal. Et qu’est ce que on frère faisait devant lui ? Mais surtout qu’avait il fait ? Comment en était il arrivé là ?
-Bine maintenan que tu es réveillé, tu vas me donner des explications sur le champ. Qu’est ce qui t’ a pris de faire une chose pareille ?
-Ne hurle pas comme ça, murmura il…
-Parce que tu te crois en position de me demander quelque chose ? La seule chose que tu as le droit de faire pour le moment c’est de m’obéir et de te taire !!!
-Je , je pourrais le faire mais…. Il eût un haut le cœur, se sentait malade à en crever. Il tentait de se retenir de vomir. Il ne manquerait plus que ça tiens.
-Ikaël. Il n’est pas en état, je comprends que tu sois en colère qui ne le serait pas ? Mais laisse lui le temps de digérer tout ça. Il t’expliquera ça demain.
Aaron avait raison sur ce point là mais il ne perdait rien pour attendre. Il allait la sentir passer la sanction. Ce qu’il avait fait était bien trop grave.
-Entendu. Je te charge de le mettre en cellule et je lui parlerais demain. Et reviens immédiatement ensuite.
-Que ? S’il te plait noon, je ne voulais pas faire ça. Danaël ne rencontra que le regard bleu métallique de son frère. Jamais il n’avait agi aussi gravement. Mais dans un sens ce qui se passait, il l’avait largement mérité non ? Uniquement du mépris e de la age dans son regard. Quel imbécile il était tiens.

-Tu peux me dire pourquoi tu as fait ça ?
-Parl un peu moins fort s’il te plait je me sens pas bien du tout.
-Je m’en moque ! Assumes donc tes conséquences et réponds à ma question.
-Je n’ai pas été trop sûr de moi. Je ne connaissais rien. Il expliqua qu’on lui avait conseillé le Margarita comment il s’était laissé entraîner par l’ambiance.
-Tu es lamentable. Je ne sais plus quoi penser de toi Danaël, dit il froidement. Parce que tu n’as pas eu un atome de bon sens pour demander des renseignemens précis, que tu t’es laissé influencer. Et tu pars dans un endroit que tu connais à peine. Mais le plus grave c’est que tu l’ai fait sasn me consulter ? Comment e peux encore avoir confiance en toi ?
Les paroles lui firent l’effet de plonger dans un lac d’eau glacée. Il avait tout gâché.
-Je t’en supplie accorde moi une chance…
-Et en quel honneur ? Tu vas avoir du travail devant toi ! Shad aussi !
-Par pitié, j’ai vraiment compris maintenant ce qu’être ivre et ne pas avoir conscience de ses actes veut dire. Je ne le referais jamais.. Je te jure que je te dis la vérité, ajouta il au bord des larmes.
-Tu vas devoir me le prouver, répliqua sur un ton glacial le roux. Impossible de passer si facilement l’éponge après ce qui s’était passé même si il s’agissait d’une erreur de jeunesse.
-Tu as du prendre le savon du siècle toi aussi soupia Shad en astiquant le bouclier. Décidèment Ikaël était sadique de lui confier ce travail alors qu’il n’avait pas une once de patience. Mais il récoltait ce qu’il a semé.
-Oui en effet, je vous demande pardon à vous aussi.
Puis en deux semaines il avait retrouvé l’estime de son frère qu’il croyait perdue à jamais. Qu’il l’enserre comme il y avait longtemps fût si réconfortant. Il avait cru qu son frère le détesterait jusqu’à la fin de ses jours. Plus jamais il ne retoucha à un verre d’alcool. La leçon avait suffi.


Retour au présent.
-Bon maintenant, tu arrêtes un peu Gryf. Il est temps que nous repartions. Et resta indifférent au regard vexé du jaguarian qui se ratatina quand il vit l’elfe le fusiller du regard. Pas la peine qu’il fasse la même erreur que lui
Fin


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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Lun 18 Avr - 22:44

Devant la tombe


Chaque fois que je reviens te rendre visite, la honte me submerge à nouveau. Ca fait longtemps que je ne t’avais pas rendu visite et j’imagine qu’à cause de cela tu dois m’en vouloir encore plus qu’auparavant non ?
Dans un sens tu n’as pas tout à fait tort tu sais ? Moi j’ai déserté suivant mes rêves, toi tu t’es battue jusqu’au bout avec honneur courage et dignité. Mais regarde où ça t’a mené, maintenant tu n’es plus de ce monde, je ne pourrais plus jamais te mettre en boîte ou avoir des fous rires comme autrefois. A présent, tout ce qui reste de toi, c’est ton corps qui se décompose lentement dans la terre et les souvenirs. Tu es morte et personne ne peut le nier.

Je te revois encore arriver chez nous, ton père avait été tué, il était la seule famille que tu possèdes. C’est pour ça que Père qui était proche de lui t’a recueilli chez nous. Les premiers jours je l’avoue, je ne te prêtais pas d’attention, au contraire tu m’énervais. « les filles c’est idiot, ça pleure pour un rien et ça aime jouer à la poupée » te disais je. Ca, je n’ai pas été le premier à le dire et je ne serais sans doute pas le dernier. Les humains ont toujours été parfois de grands abrutis.
Force est de constater que même si au départ tu l’avais pris en larmes les autres fois tu t’étais décidée à me taper dessus avec tout ce qui traînait à ta portée de main en rétorquant que je n’étais pas mieux, avec mes jeux et ma manie de grimper aux arbres mais de ne pas savoir en redescendre.
Une semaine après ton arrivée, tu m’avais mis au défi de réussir à grimper sur la plus haute branche du pommier. J’avais accepté et t’avait renvoyé l’ascenseur ; résultat nous n’arrivions plus à remettre pied à terre. Qu’est ce que j’ai pu la sentir passer l’engueulade de père et la baffe que je m’étais pris ! mais toi aussi pour m’aider tu avais dit que c’était de ta faute. Par la suite, je t’ai vu différemment. Tu n’étais plus vraiment une petite orpheline recueillie par charité ni une pleurnicharde mais une amie. La première que j’ai eu dans ma vie.
J’avais déjà eu plein de copains un pu d’amis mais jamais UNE amie. Qui plus est qui n’avait pas peur de grimper aux arbres de se salir, de faire les quatre cent coups ou de jouer au chevalier.
Même Ikaël avait eu du mal à ne pas se retenir de rire quand tu nous avais annoncé au beau milieu d’un dîner que toi aussi tu voulais devenir un faucon d’argent, comme nous.
Père avait reçu cette idée avec un sentiment mêlé d’étonnement et de fierté ; nous avec moquerie. Une fille capable de se battre et dans la meilleur armée d’Alysia en plus ? Il y avait de quoi rire. Tu étais furieuse et tu as refusé de nous parler pendant au moins une semaine à cause de ça.
Puis en grandissant, le temps de l’innocence s’éloignait, celui des guerres et de Darkhell lui s’avançait à grandes enjambées. Nous entendions souvent parler des pertes humaines subies des rivaux abattus par celui qui deviendrait le plus grand sorcier de tous les temps.
Je venais d’avoir treize ans quand Père a succombé lui aussi. Ses dernières paroles furent pour nous trois. Par on ne sait quel prodige il avait réussi à convaincre ses supérieurs qu’on ne pouvait pas cracher sur la formation de filles si elles avaient un tant soit peu de talent pour le combat ce qui était ton cas.

Le début de la formation a été un cauchemar physique et moral, enfin pour moi. Les liens du sang n’ont jamais rien justifié pour l’apprentissage des bleus.
Tu étais la seule fille ; même si je te connaissais depuis bien longtemps que je savais que tu étais solide ; je n’ai pas pu m’en empêcher. Je t’ai protégée veillant sur toi, vérifiant que tu ne sois pas trop grièvement blessée au risque de me faire incendier devant tous les autres. « Est-ce que oui ou non tu vas me foutre la paix ?! Je ne suis pas en sucre, alors fais moi plaisir occupe toi de tes oignons Danaël ! » Combien de fois j’ai pu t’entendre dire ça Saryn ? Cent fois ? Mille fois ? Aucune idée. Ce n’était pas pour te mettre en boîte mais parceque je t’aimais. Non je n’étais pas amoureux de toi, détrompe toi mais nous avons grandi ensemble durant de longues années. Tu es devenue comme une sœur pour moi et Ikaël devait ressentir la même chose.
Mais au final, tu as fini par te faire une place au sein du groupe, par être respectée, voire enviée de certaines filles passant dans la rue.
Tu as souffert, enduré des coups vu des morts, travaillé d’innombrables heures à l’arc et à l’épée. Mais c’était ton choix. Tu en rêvais depuis si longtemps sans doute parce que l’aura glorieuse de ton père t’a marqué gamine ou alors tout simplement te sentais tu à l’aise dans cet univers.

Par la suite après notre nomination officielle, je te revois encore, tu étais si fière, si rayonnante ce jour là ! Tu as cherché à perfectionner tes techniques, t’améliorer pour qu’on vive dans un monde meilleur et sans danger. Qu’il n’y ait plus d’innocents qui souffrent des duels entre les grandes puissances. Envers et contre cet environnement masculin, tu savais rester féminine, aimant porter des robes simples et prendre du temps pour aller dans les magasins…. Comment une fleur pareille a elle pu s’épanouir de cette façon ?

Et les choses ont évolués, le prestige des faucons a grimpé en côte au point que le prince Halan de Sabledoray l’un des plus importants dirigeants de la planète nous confie une mission d’escorte de la plus haute importance. La mission je m’en moquais mais je ne supportais sa sale petite personne chargée d’arrogance et de mépris se contrefichant de ses soldats prêts à perdre leur vie. Néanmoins ce sentiment était partagé ; tu m’avais conseillé de me contenir ce qui était plus dur à dire qu’à faire. Normal à cette époque je n’avais que dix neuf ans l’âge où on se sent encore insouciant.
Après sept jours tranquilles les choses ont commencé à se gâter avec l’arrivée d’une tueuse et crois le où non , c’est à ce moment précis que les choses ont commencé à basculer pour moi.
Shakra était redoutable, avec un regard diabolique aimant par-dessus tout le goût du sang et faire souffrir ses victimes. Le hic c’est qu’elle n’avait pas égté seule pour organiser sa tentative d’assassinat et nous étions tous en état d’alerte.
Cette scène atroce… Jamais je ne pourrais l’oublier. Cette teigne faisait face à mon frère avait sa main sur sa gorge puis tu l’as écartée avec ton pougnard se plantant à deux centimètres de sa cheville. Puis Ikaël s’est retrouvé plaqué au sol en un tournemain ; ce côté « tête brûlée » que tu avais… elle s’est écartée, on pensait qu’elle chercherait une autre victime. Aveugle que nous étions l’un et l’autres !
Shakra avait arraché un arc et des flèches et sans la moindre hésitation t’avait tiré dessus dans le dos. Puis t’avait assené un violent coup te faisant tomber à terre.
Tout se brouillait en moi à cet instant précis, sans savoir comment je t’ai rattrapée dans mes bras ; le sang teintant peu à peu ton armure. Un filet coulant de ta joue et ton regard mi effaré mi suppliant. Il restera toujours en moi pour l’eternité. Saryn mon amie, petite soeur ; tu ne t’y attendais pas n’est ce pas ? Mourir si jeune et de la sorte ? Pas la fin que tu aurais espéré pas vrai ? Tu me répétais sans cesse qu’après de longues années d’expérience tu voudrais former les nouvelles recrues leur apprendre tout ce que père Ikaël et nos supérieurs nous ont appris.
Seulement voila, ca ne devient plus qu’un rêve, une espérance. Tu ne vas tarder à faire route avec la faucheuse.
Mais tu avais quelque chose à me dire avant cela quelque chose de très important.
« C’est dur de rester fidèle à un serment quand on est face à la réalité Danaël hein ? pourtant si on y croit et qu’on est soutenu, on atteint son objectif. S’il te plait, promets moi une chose : Promets moi de rester toujours parmi les faucons, de te battre pour la bonne cause, la vérité et la justice. Tu peux le faire tu en es parfaitement capable. Fais le pour moi, sinon… Je ne te le pardonnerais jamais tu m’entends ? Jamais !! »
Que pouvais je faire d’autre à cet instant ? tu étais si desespérée et on ne va jamais contre les paroles d’un mourant. Alors je t’ai donné ma parole.
Mais je n’ai pas eu la force de la tenir, pas après cette atrocité de plus qui s’était déroulée sous mes yeux, le réconfort de mes compagnons n’y changeant rien. et cette mission, cette foutue mission.
Petit à petit la colère et la révolte se sont introduites en moi me rongeant de l’intérieur comme un poison. Et l’attitude impassible de mon frère n’y changeait rien ; des années plus tard j’ai quand même fini par comprendre que ta mort le faisait souffrir autant que moi. Seulement la mission passait avant tout, c’est le devoir de tout soldat.
Moi, je ne voulais plus être un soldat, je voulais seulement être Danaël venger mon amie, voir naître une vraie justice et je n’ai pas mâché mes mots face à Ikaël. Si bien que ça s’est terminé par des coups de poing des injures… Puis peu de temps après, j’ai trahi ma promesse.


Trahir est impardonnable, je le sais. Mais il faut que tu le saches Saryn tu dois absolument savoir sinon rien ne changera. Moi, je ne suis pas un héros qui a le même style que vous et qui rentre dans le moule, je ne veux pas fermer les yeux ce serait nier ouvertement la justice et violer notre serment d’enfants.
Comprends moi, je ne cherche pas ton pardon je ne pense pas que tu me l’accorderas, je veux simplement que tu comprennes mes raisons.
Ca m’en a coûté mais en voyant le résultat et les sourires de ceux qu’on sauve, on ressent la même satisfaction que celle qu’on avait en repoussant des ennemis de Larbos.
Ne va pas croire que je t’ai oublié sinon pourquoi viendrais je te voir et te parler au risque de passer pour un crétin ? Parce que tu m’es extrêmement précieuse tout bêtement. Que jamais je n’ai pu surpasser ta perte. Mes larmes coulent toutes seules, je ne cherche pas à les arrêter. Parfois pleurer peut être aussi une faiblesse.
Regarde, je m’en suis souvenu : une gerbe de lys blancs ; tes fleurs préférées. Gamine tu pouvais passer des heures à les regarder dans le jardin…. Si seulement on pouvait revenir en arrière, revivre cette époque bénite... Mes larmes coulent encore, plus, mes jambes ne me portent plus.
Saryn, oh Saryn, si tu savais combien j’aurais voulu que tu sois à mes côtés, que tu aies pu rencontrer Jadina Gryf et tous les autres. Ou faire rager Ikaël mais c’est impossible.
Le vent se lève, la pluie et la nuit tombent. Il est temps que je parte mais je reviendrais demain, je le ferais tant que j’en ai la possibilité.



C’est une nuit où le ciel est dégagé clair, la lune brille de tous ses feux et diffuse sa lumière sur une tombe en marbre gris. Ce n’est peut être qu’une illusion mais la silhouette transparente d’une jeune femme aux longs cheveux au visage constellé de tâche de rousseur se tient là. Et un sourire triste se dessine sur ses lèvres.


Fin

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Mer 22 Juin - 22:23

Baby sitting

Mais comment avait il pu se laisser prendre de la sorte ? Ah on l’y reprendrait à rendre service sans savoir de quoi il s’agissait ! Quand Danaël, Jadina et sa chère épouse seraient de retour, il leur dirait sa façon de penser !
Quoi, ce n’était pas justifié ? Ce matin à huit heures, Shimy était partie en lui laissant un mot sur la table et lui demandant de garder leur fils pour toute la journée. Puis dix minutes plus tard, Danaël lui avait confié les jumeaux en lui disant qu’il repasserait avec Jadina dans la soirée.
Remarquable, vraiment très remarquable ! Mais pourquoi avait il dit qu’il les aiderait ?! A présent, tous se beaux projets partaient en fumée. Il n’était même pas neuf heures et il ne pouvait pas se rendormir ni faire ce QU’IL avait projeté de faire.
« Et il se prétend chevalier, laissez moi rire ! Le minimum d’une conduite chevaleresque, ça serait justement de ne pas ma fourguer ce genre de tâche… Et Shimy qui se contrefout de mes projets me laissant m’en dépêtrer tout seul. Mais qu’est ce que j’ai bien pu faire au ciel pour mériter ça ?! » Marmonna il à voix basse en se penchant vers Erwaël et Emeralda qui pouffaient de rire devant l’expression du jaguarian.
Finalement la petite blonde de trois ans et demi leva ses grands yeux verts candides vers lui, manifestement elle brûlait d’envie de lui poser une question.
-Alors ma chérie, qu’est ce qu’il y a ? Tu as peur ? mais il ne faut pas voyons, ajouta il en voyant la gamine resserrer sa prise sur sa poupée. Tonton Gryf va bien s’occuper de vous, vous allez voir on va bien s’amuser !
-Moi je veux pas être là, veux être avec Maman. Pourquoi Maman est partie ? demanda elle avec une pointe de défi dans la voix.
-Euh eh bien parce qu’elle voulait être seule avec votre papa…
-Pourquoi ? Cette fois ce fût Erwaël qui s’en été mêlé.
-Parce qu’ils ont parfois besoin de se détendre et d’avoir des… moments entre amoureux. C’est important pour tous les papas et les mamans vous savez. Plus tard ca vous arrivera à vous aussi.
Devant cette tirade, Erwaël sembla réfléchir très sérieusement ; il ressemblait vraiment à son père quand il était comme ça.
-Alors… Ca veut dire que toi, t’as pas d’amoureuse ! Mais quel charmant gamin…
Et comme pour ajouter au pénible, Un « Papa , je suis réveillé ! » retentit dans toute la maisonnée.
Bon, comment allait il s’y prendre ? Allez, on ferait au plus simple et ça dissiperait les fausses idées.
-Vous voulez bien m’accompagner ? Je vais vous présenter mon fils, je suis certain qu’en plus vous allez vite devenir amis. Oh, j’arrive, j’arrive soupira il en se massant les tempes. Incroyable comme les enfants à cet âge là avaient peu de patience.

Quelques minutes plus tard dans la salle à manger, les trois enfants se dévisageaient du regard avec méfiance. Il fallait dire que c’était la première fois qu’ils se voyaient, généralement quand tous se voyaient, c’était entre eux pour reparler du bon vieux temps et de leurs exploits.
Wildcat à moitié réveillé jouait avec sa tartine et son bol rempli de chocolat chaud. Si il continuait comme ça, il risquait de renverser le contenu sur la nappe. Il ne manquerait plus que ça tiens ! Quoique ça ne ferait que la sixième pour cette semaine ; et Shimy avait beau tempêter peu de choses restaient intactes après le passage de la tornade poilue.
Erwaël et Emeralda pour le moment grignotaient tranquillement les biscuits qu’il avait posé sur la table en plus du jus de fruits.
Un peu de paix, le temps de lire les consignes que lui avait laissé Shimy sur un parchemin.
« Mon ange, je sais que tu n’as pas vraiment l’habitude, mais tu verras que ce que tu as à faire n’est pas vraiment compliqué. Une fois le p’tit dej terminé, aide Wild à s’habiller, il a besoin d’un peu d’aide. Puis vous irez tous faire un tour dehors, pour le déjeuner tout est déjà prêt il n’y aura plus qu’à faire réchauffer le tout. Après le repas, tout le monde fait la sieste ! Tu les feras goûter à quatre heures. Nous rentrerons ce soir vers dix neuf heures, je veux qu’ils aient mangé. Bon courage chéri ! »
Bon courage ? Le mot était faible, ce n’était pas elle qui allait devoir surveiller trois gamins surexcités qui n’écouteraient probablement rien. D’ailleurs, le premier événement ne tarda pas à éclater.
-On peut savoir ce que vous faites, demanda il à son fils et à Erwaël en fronçant les sourcils.
-Papa, il veut pas me laisser le dernier gâteau ! Alors qu’il en a mangé plus que moi et j’en veux encore.
-C’est pas vrai d’abord !! Et puis je t’ai donné ceux à la vanille ! Protesta le petit blond.
Et tout ça pour un bête biscuit… Non mais c’était pas possible ; bon le mieux à faire comme le disait souvent Kel était de les raisonner.
-Ho ho, on se calme. Wild, quand il y a des invités, il faut savoir partager. Ca te fait plaisir habituellement quand tes cousins te prêtent leurs jouets n’est ce pas ? Le jagauarian au pelage bleu approuva d’un signe de tête.
Alors fais comme eux avec ton copain, conclût il.
-C’est pas mon copain d’abord ! Et les gâteaux ça se prête pas, ça se mange !!
-T’es pas gentil, je le dirais à mon père tu verras !
-Moi, je veux bien te prêter nina, suggéra Emeralda en posant à proximité de Wildcat sa poupée. Cet acte eût pour effet de calmer les deux garnements et le petit jaguarian lui fit son plus beau sourire.
-C’est gentil ! Et moi, je te prêterais mes jouets tout à l’heure. A toi aussi, ajouta il à l’adresse du petit blond. Mais c’est moi qui mange le gâteau.
Et allez, c’était reparti pour un tour. Et Danaël qui avait dit que ses enfants étaient adorables ! Mais il y avait aussi une autre solution.
-Vous n’avez pas honte ? Moi, je n’en ai pas mangé un seul, pourquoi n’y aurais je pas droit ? Sur ce, il avala l’objet convoité en demandant à son fils de monter pour se préparer et suggéra aux jumeaux d’aller dans la salle de jeux.

-Combien de fois devrais je te dire de mettre ce pantalon ? plus facile à dire qu’à faire, quand une tête de mule s’obstinait à vouloir remettre un pantalon plus que sale et qu’en prime il avait passé un temps fou pour l’aider à mettre ses chaussettes et sa chemise à l’endroit.
-Bon où ta mère a encore bien pu ranger le linge, Marmonna Gryf en replongeant dans les tiroirs sans se douter qu’il était tout seul dans la chambre.
-Dites donc, vous croyez vraiment qu’on va sortir s’amuser dehors si vous continuez à faire les clowns ? Cette fois ça commençait à bien faire : les feuilles de papier étalées par terre, la pâte à modeler à l’air libre et tous les jouets éparpillés de ça et là. Mais ce n’était pas ça le plus agaçant, non le plus pénible c’est que son abomination de fils s’était amusé à se déshabiller pour faire rire aux éclats ses copains. Quoique quand on y réfléchissait bien c’était normal. Gryf était comme lui à son âge et ne disait on pas tel père tel fils ?
Peu avant de partir, Erwaël lui avait demandé si ils pourraient emmener un ballon et Emeralda un moulin à vent dans les mains avait la même idée que son frère.
-Il n’y a pas de problème. Seulement voilà, ce ne sont pas vos jouets à vous. Vous devrez donc y faire très attention et surtout dire merci.
Quelques minutes plus tard, tous les quatre étaient en chemin. Son fils lui demanda si il pouvait le porter un peu.
En sentant les mains s’agripper fermement à son cou et les cris de joie de Wildcat, Gryf se disait intérieurement qu’être père était dans ces moments là un vrai plaisir. Arrivés dans un parc. Comble du bonheur, il y avait quelques aménagements pour les enfants.
Sans la moindre surprise, les enfants se précipitèrent sur les jeux. Emeralda s’installa sur manège et commençait à bavarder gaiement avec les autres enfants à côté d’elle.
Quant à Erwaël et Wildcat, tous les deux semblaient s’être une fois de plus chamaillé n’étant pas d’accord sur ce qu’ils voulaient faire ; pour deux minutes plus tard s’en donner à cœur joie sur une des balançoires.
A les voire comme ça, on aurait pu croire qu’on était projeté quelques années dans le passé. La complicité qui les liait était surprenante. A croire qu’ils se connaissaient depuis une éternité et que le passé tiendrait à se répéter.
« Enfin un peu de tranquillité » se dit il intérieurement. Pour l’instant ils s’amusaient et n’avaient pas besoin de lui. La seule chose à faire, c’était de les surveiller et d’intervenir en cas de pépin.
Il leva les yeux et fût furieux contre lui même ! Plus rien plus personne, bon sang comment aurait il pu l’oublier ?! Avec des enfants il fallait avoir l’œil ouvert constamment.
A quelques mètres plus loin un petit plan d’eau mais toujours rien. Faites qu’il ne leur soit rien arrivé, qu’ils n’aient rien.
Un arbre et… Trois silhouettes aisément identifiables, et une qui escaladait l’arbre. Bon sang cette fois, ça allait barder et ce n’était pas des menaces en l’air.
-Regarde, regarde le bel arbre, pépia la petite blonde.
-J’ai vu, répondit il sur un ton de colère contenue. Toi, ajouta il à l’adresse de son fils sur un ton de colère ; tu viens ici. Tout de suite.
-C’est pas lui tonton, c’est moi ! il a rien fait.
-Toi aussi tu te tais, ça vaut mieux. Et sa colère explosa. Bon sang vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ? Je ne sais pas ce qui me retient de vous coller à tous les trois une fessée !! Hurla il en leur adressant un regard noir.
Vous partez comme ça sans me prévenir ; vous vous rendez compte de ce qui aurait pu vous arriver ? Vous auriez pu tomber à l’eau et qu’est ce qui vous a pris de vouloir grimper à l’arbre ? C’est des coups à se faire très mal. Devant l’enguelade bien méritée, les trois sales gosses se serrèrent les uns les autres en pleurant. C’est qu’il faisait peur sur ce coup là.
-Vous ne vous rendez pas compte vous deux à quel point vos parents seraient tristes si il vous était arrivé quelque chose et moi aussi, ajouta il histoire de leur mettre un peu plus de plomb dans la cervelle. Cette dernière observation les amena à un timide « Désolé, on voulait pas être méchants. On le fera plus. »
Et ils éclatèrent en sanglots, ils étaient conscients d’avoir fait une grosse bêtise et de lui avoir fait peur. Mais ce n’était pas volontaire et personne ne leur avait rien dit.
-Bon c’est fini, on en parle plus. Mais à l’avenir à chaque fois que vous voulez faire quelque chose vous me prévenez on est bien d’accord ? Devant le signe de tête affirmatif, Gryf leur rappela qu’ils devaient avoir faim. Histoire de dédramatiser le retour à la maison. Une chance qu’il ne leur soit rien arrivé, sinon, il ne donnait pas cher de sa peau. Jadina l’aurait foudroyé sur place, hmm si il restait quelque chose de lui après la mise au point avec Shimy.

Dire qu’ils appelaient ça mettre la table… Les assiettes empilées, les couverts mis n’importe comment, il manquait le pain le poivre et le sel.
-Les enfants selon vous il ne manque rien pour qu’on puisse manger ?
-Bien sur que si ! et je sais ce qui manque !
-Ah oui, alors dis nous ce qu’on doit toujours mettre sur une table ma puce.
-Il faut toujours mettre des frites tonton Gryf. Elle avait répondu très sérieusement comme si c’était la chose la plus importante au monde. Les deux enfants l’approuvèrent et demandèrent si il y en aurait.
-Ca je ne sais pas, comme c’est maman qui a fait à manger. Mais comme c’est elle qui cuisine c’est sans aucun doute très bon.
-Meilleur que les plats de papa, demanda Erwaël avec suspicion.
Devant le hâchis parmentier, les haricots verts et la salade, l’envie de manger disparût.
-Vous devez essayer de goûter au moins, tenta Gryf.
-J’aime pas les haricots, protesta Emeralda en faisant la moue et repoussant son assiette. Je peux pas plutôt un dessert ? S’il te plait ajouta elle en lui lançant un regard de chien battu.
-Ca c’est pas juste, dis papa pourquoi elle aurait droit à un dessert et pas moi ?!
-T’exagères, t’as pas le droit de le dire comme ça, s’énerva son frère qui semblait outré de voir sa jumelle tirer son épingle du jeu. T’es comme maman !!
-C’est pas vrai t’es jaloux, riposta elle en lui envoyant une cuillerée de purée.
Et c’était reparti pour un tour… Mais il était hors de question qu’ils s’amusent à gâcher la nourriture…. Ha, trop tard, la bataille de la journée était engagée. Génial et qui est ce qui devrait nettoyer hein ?

Tout le monde dans la plus grande chambre à coucher et allongé en plus. C’était une demi victoire. Il ne restait plus qu’à les convaincre de faire la sieste, plus difficile à dire qu’à faire en voyant Erwaël et Wildcat commencer une seconde bataille, cette fois à coup de polochons.
-Si vous continuez à ne pas être sages, Darkhell viendra vous punir, tenta il. En entendant le nom du sorcier noir, tous les trois cessèrent leur charivari sur le champ.
-Dis tonton : Darkhell, c’est le méchant pas beau qui ne vous aimait pas ? Emeralda avait posé la question avec curiosité.
-Oui, c’est lui le grand méchant que vos parents et moi avons combattu.
-Comment c’était ? Erwaël, cette fois. Tu nous racontes une aventure hein dis ?
Au point où il en était…. Mieux valait suivre cette idée avec un peu de chances, ils finiraient par s’endormir.
C’est ainsi qu’il leur expliqua en sautant des passages comment ils avaient aidés les elfes et avaient empêché l’activation du kréa kaos. Quelques minutes ses projets s’étaient réalisés, mais il y avait un imprévu.
Au lieu de se mettre bien sagement sous les couvertures, ils s’étaient accrochés à ses bras et la petite s’était endormie sur ses genoux.
-Heu juste au cas où, mes bras ne sont pas un oreiller. Emeralda, tu fais ça aussi avec ton père ? Silence total.
Mais soyez sympa quoi, je commence à avoir des crampes !
Génial, et comment pourrait il nettoyer la cuisine faire la vaisselle et préparer le goûter ? Dès qu’il mettrait la main sur les trois abrutis, ceux ci comprendraient qu’ils ne devaient pas le laisser dans un bourbier pareil.

L’horloge indiquait quatre heures. Une demi heure plus tard, après le goûter, Gryf les avait invité à faire des dessins et avait disposé des feuilles des crayons et de la peinture.
Devant leur mine enthousiaste, il ne risquait pas d’y avoir de catastrophes possibles cette fois. En plus il y avait suffisamment de matériel pour qu’ils ne se disputent pas. Enfin un peu de temps pour remettre la maison en ordre.
De temps en temps, il percevait des petites critiques et des disputes, puis ça se calmait.
Par curiosité, il alla les voir et fût frappé de stupeur. L’état de la table et des dessinateurs en herbe était embarrassant.
Les vêtements, les visages et la nappe étaient maculés de peintures. Naturellement, Danaël n’avait pas songé à lui confier du rechange et lui idiot fini qu’il était n’avait pas eu l’idée de leur donner des tabliers.
Au moins ils n’avaient pas eu l’idée stupide de dessiner sur les murs. Après quelque félicitations sur les dessins, il ne restait plus qu’à leur faire enfiler d’autres vêtements les convaincre de ranger et de remettre la table.
Vivement que les autres reviennent, c’était tellement pénible que ça en devenait cocasse tiens !
Et pour comble de malchance, il était déjà six heurs du soir. Si seulement Misery pouvait lui venir en aide.


-Je suis content que nous ayons passé cette journée ensemble, comme au bon vieux temps !
-Ca fait du bien de laisser un peu les enfants et d’avoir du temps pour nous. Même si je doute que tu sois très souvent là pour eux, « Princesse »
-Shimy, cesse donc de la taquiner, tempéra Danaël. Je suis curieux de savoir comment nos deux diablotins se sont entendus avec ton fils Shimy. Pour toute réponse, l’elfe le regarda un bref instant sans lui répondre. Comment pouvait elle lui dire précisément ce qui s’était passé.
-Espérons au moins qu’ils auront été sages comme je leur avais demandé, ajouta Jadina. Elle était pressée de retrouver ses deux enfants adorés ; tant mieux, ils n’étaient plus très loin de la maison.
-Gryf !!! Les enfants, nous sommes…. Rentrés ?! Shimy passa de la bonne humeur à la colère en un tournemain.
Tu peux m’expliquer immédiatement ce que c’est que tout ce bazar ? Tonna elle, et toi ajouta elle à l’adresse de son fils qu’est ce que tu as fait ?
Il fallait dire que le bazar en question était Wildcat faisant un duel avec son nouvel ami, des bâtons en guise d’épée sur le canapé. Emeralda qui avait récupéré d’on ne sait où des robes et des bijoux appartenant à Shimy sans compter les vestiges des œuvres d’art traînant encore sur la table.
En ayant entendu l’elfe se mettre en colère de la sorte, c’était évident les choses avaient dû mal se passer. Danaël entra à son tour dans le salon et dût se retenir de ne pas incendier les jumeaux comme Shimy semblait disposée à le faire. Jadina devant la scène fût exaspérée et partagée entre l’idée des fautifs. Les enfants ou Gryf ?
-Je peux savoir ce qui vous est passé par la tête à tous les deux ? Je vous avais pourtant dis de bien vous conduire durant la journée. Vous êtes sans doute fiers de vous ?! Moi en tout cas, je suis vraiment vraiment en colère. Le regard bleu océan avait viré au regard métallique ne tolérant aucune excuse.
-Dites moi, est ce qu’on s’amuse à grimper sur les canapés ou les fauteuils à la maison ? Et qu’est ce qui est arrivé à vos vêtements ? Gryf tu pourrais nous expliquer ce qui s’est passé s’il te plait ? Encore une chance que la magicienne n’ait pas son bâton aigle sous la main.
-Attends s’il te plait ! Ne te mets pas en dcolère contre mon papa ! C’est moi qui n’ait pas été sage tu sais ! Le petit jaguarian avait les larmes aux yeux.
-Il a raison, ajouta Emeralda. C’est nous, on a plus pensé à ce que vous nous avez dit.
-Tiens donc et pourquoi ça ? J’attends Erwaël, je veux savoir pourquoi vous vous êtes conduits de la sorte.
-Parce que heu, parce qu’on s’est vraiment bien amusés avec tonton Gryf (encore ce surnom… espérons que plus tard ils l’abandonneraient) et bah… on a oubliés.
-C’est vrai, il est génial Gryf, affirma la blondinette, c’est nous. On a été méchants ! Pardon maman et elle éclata en sanglots ; elle et son frère avaient fait une grosse bêtise. C’étaient à eux d’être punis.
-Je reconnais, admit le roux que j’ai passé une bonne journée. Et puis ce ne sont pas des pestes sur pattes, ils m’ont bien aidé pour mettre la table, ont fait de très beaux dessins pour moi et Shimy… On ne peut pas leur en vouloir à cent pour cent. Après tout c’est que des gamins, on a été pires à leur âge vous savez. Qu’est ce qui lui prenait de prendre leur défense et de ne rien dire ? Il ne savait pas vraiment. Peut être parcequ’il ne voulait pas les blesser et faire de la peine au trio.
-Tu as peut être raison, admit Danaël. Je ne serais pas trop sévère pour cette fois.
-Moi non plus, rétorqua Jadina, mais si vous refaites la même chose, cette fois ça ne se passera pas de la sorte.
Au fait puisqu’ils t’adorent autant et que ça s’est si bien passé, tu pourras les garder à nouveau la semaine prochaine ?
-Bonne idée…
-Ah non, un peu plus tard dan !!! Demande donc à ton frangin ou à ta belle sœur !!!
-Mais c’était une blague, Gryf chéri.


Fin








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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Dim 25 Déc - 18:33

Fêtes en famille

Dans beaucoup de contrées alysiennes, il existe un climat avec quatre saisons bien distinctes. En cette époque de l'année, la plupart des contrées étaient plongées dans le froid et la neige de l'hiver.
Mais fort heureusement, les jours avaient enfin commencé à se rallonger après le jour de Yule. Dans peu de temps les arbres seraient en fleur et il convenait de fêter dignement l'événement.

-Tu triches, tu n'as pas le droit de jouer une seconde fois !
-Est ce qu'c'est officiellement écrit dans les règles hmmm ? Non, alors accepte le fait que je sois tombé sur une case chance et que je puisse relancer le dé. Mauvais joueur, va !
Etre en mauvaise position n'était déjà pas drôle du tout mais si il fallait e plus supporter les moqueries de Saryn, alors là ça n'allait vraiment plus. Patience, patience ; il trouverait bien le moment de lui faire payer ce sale coup foi de Danaël. Peut être en lui balançant un coup d'oreiller avant de dormir ou en cachant ses livres par exemple.
Néanmoins il était content qu'Alghar ait accepté l'invitation de son père pour ce soir. Il aimait bien sa fille et tous les trois pourraient s'amuser un peu plus qu'à l'accoutumée.
-Au lieu de continuer à vous chamailler, ne croyez vous pas qu'on pourrait faire autre chose ? Ikaël soupira : et dire que c'était comme ça presque tous les jours quand Saryn était là. Ou alors tous les deux cherchaient à faire les quatre cent coups.
Une fois la nounou partie de la pièce les laissant avec des bols de chocolat fumant et une grosse brioche, Saryn rejoignit son second meilleur ami sur le canapé.
-Tu sais ce que tu aimerais avoir comme cadeaux ?
Sans attendre sa réponse, elle se lança avec enthousiasme dans la description de sa lettre. Il n'en fallût pas plus pour que son petit frère les rejoigne en marmonnant parcequ'ils devraient encore attendre le lendemain pour déballer les cadeaux.
Ca faisait du bien d'être tous ensemble en famille après des événements difficiles à vivre.


Jadina réprima un einième soupir. C'était vraiment pénible voire même exaspérant de devoir se tenir bien droite à table et d'écouter les conversations ennuyeuses des adultes. Ce soir, sa mère recevait plusieurs ambassadeurs et diplomates à la cour et avait exigé la présence de sa fille et de son neveu.
Elle aimait bien son cousin mais il était moins drole que son copain Halan. Pfff pourquoi lui il ne pouvait pas partir de Sabledoray pour venir faire la fête avec elle ? Etre prince et princesse c'était vraiment dur à vivre par moments.
-Et c'est vrai que si Misery sait que j'ai été vraiment sage cette année il me récompensera en m'apportant un cadeau ?
-Oui c'est vrai mais tu dois dormir Jadina. Vangélis avait grand mal à résister à ce regard tellement brillant et malicieux. La princesse était surexcitée à l'idée des cadeaux depuis qu'elle savait ce que signifiait cette fête célébrée chaque année à la même époque.
-Mais moi j'aimerais bien qu'il m'apporte mon cadeau quand je suis réveillée ! Je voudrais lui voir et lui parler ; savoir comment il fait pour donner à tout le monde ce qu'il veut.
-Ce n'est pas possible, il faut qu'il puisse travailler et ne pas perdre de temps pour donner à tous leurs présents. Et puis, je ne pense pas qu'il serai très content si il savait qu'une petite fille ne dort pas.
La princesse souffla de mécontentement avant de se pelotonner contre le médecin.
-Il est passé, il est passé ! J'ai des cadeaux, chanta Jadina en sautant aux pieds du sapins devant le regard sévère et réprobateur de sa mère. Mais comment rester bien calme quand on avait reçu un quadryl à sa taille avec tout le harnachement nécessaire ?


-Sors tout de suite de cette cuisine avant que je me fâche !
Mais pourquoi sa maman était elle aussi peu compréhensive ? Ca sentait tellement bon les gâteaux au safran, ceux à la cannelle, le vin chaud et tous les autres bons petits plats.
En plus il adorait l'aider à faire la cuisine et d'habitude elle ne refusait pas qu'il l'aide. Les adultes étaient si durs à comprendre parfois.
Quand Sheyla fit irruption visiblement énervée ; il ne manquait plus que ça tiens ! Pour battre en retraîte, Razzia reprit le livre qu'il avait reçu pour son anniversaire : les aventures de Korbo l'archéologue. Ca parlait de la recherche d'une arche avec des pouvoirs ; Korbo devait affronter des pièges. Haa c'était GE-NI-AL !
-Toujours en train de lire alors que tu pourrais venir faire une bataille de boules de neige ? Même pas pour me faire un peu plaisir ?
-Z'ai dezà zoué dehors avec toi tout à l'heure et puis tu zais bien que z'aime pas za. Z'ai l'imprezzion de partiziper à une guerre et d'être forzé de me battre. Pourtant tu zais bien que z'aime pas za.
-Ce n'est qu'un jeu pour s'amuser et rigoler espéce de grand crétin, hurla Sheyla. Tu m'énerveuh !!!
-Et en pluz z'ai faim et on ne va pas tarder à manzer. Ce dernier argument calma les ardeurs de sa petite sœur. Et miracle au lieu de lui dire qu'il n'était qu'un goinfre, elle s'introduit d'un pas déterminé dans la cuisine avant de revenir avec deux gros cookies dans la main peut être que demain il referait une partie de boules de neige avec elle.


Au palais royal de Jaguarys la majeure partie des serviteurs pestaient contre une tornade sur pattes répondant au nom d'Anoth cha.
Impossible de faire avancer les préparatifs de Yule tranquillement avec un gamin comme lui dans les pattes. Et même Kel cha s'y était mis lui aussi. Où donc allait le monde ?
-Laissez ces guirlandes à leur place prince Anoth Cha !
-Ne pourriez vous pas attendre bien sagement que nous ayons fini ?
Kel réprima un soupir , il n'y avait que son jumeau pour faire enrager de la sorte les serviteurs. Au lieu de le sermonner, il repartit dans leur chambre. Tout ce qu'il en tirerait c'était une dsipute et franchement le soir de Yule ça n'en valait pas le coup.
De toutes façons il devait commencer à se préparer pour la messe en l'honneur de Misery que prononcerait Sheibah, la prêtresse nouvellement nommée.
En tournant la porte de sa chambre, il eût un sursaut de surprise.
-Anoth, qu'est ce que tu as encore fait, marmonna il en regardant les guirlandes enroulées sur son torse, des boules accrochées un peu partout su son corps ainsi que des rubans dorés argentés et rouge.
-Je me suis décoré pour la fête, alors tu aimes, ajouta il en prenant des poses pour se faire admirer. Fallait il éclater de rire devant son apparence comique ou lui dire qu'il avait une idée inhabituelle ?


Les choeurs reprirent les chants marquant la fin du cérémonial. Le peuple elfique remerciait à nouveau la nature d'avoir refait progresser le jour sur les ténèbres, priait pour la venue prochaine des nouveaux temps prospères et des récoltes.
Shimy était contente que sa mère lui ait permis de passer la période des fêtes avec son père. Ca faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas vu et raconté comment se passait son entraînement.
Et LUI, au moins il ne l'avait pas forcé à faire ce qu'il voulait en lui mettant continuellement la barre plus haut. Elle en avait assez de sa mère, assez des théories sur les éléments d'être toute seule à devoir affiner ses techniques magiques et à essuyer les réprimandes de sa mère parce qu'elle ne « faisait pas assez d'efforts. »
-La maison et ton île natale te manquaient n'est ce pas ma puce,chuchota il en lui ébouriffant les cheveux. Sa fille répondit par un hochement de tête et lui adressa un regard dans lequel il lisait son envie de commencer la fête.
Tout en posant les quatre chandeliers à trois branches, il confia à Shimy le privilège d'allumer les bougies. Pour une fois, ce serait elle qui marquerait le début de Yule à la maison. Et dans peu de temps le reste de ses frères et sœur ne tarderaient pas, Shimy jouearit avec sesd cousins et cousines comme les autres fillettes de son âge. Jusqu'à l'annéeprochaine.

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MessageSujet: Re: Boite à one shots   Mer 7 Mar - 20:34

L’avant dernière dispute

Le feu crépitait dans la nuit et la douleur le transperçait à nouveau ; encore.
Ce qui avait été sa raison d’être depuis son enfance n’était plus depuis environ deux bonnes semaines. Il avait tourné le dos à tout ce passé, ce monde et les atrocités qu’il avait vu. Surtout cet assassinat pur et dur.
Oui surtout à cause du meurtre de sa meilleure amie, celle avec qui il avait partagé tant de souvenirs, d’émotions de secrets.
Saryn, était morte. Tombée sur un champ de bataille en affrontant les dragonites du sorcier Darkhell ; comme ils en rêvaient étant enfants. Et que le fossé entre les rêves et la réalité étaient si profonds, si abrupts…
Danaël ne se serait pas attendu à ce que soit aussi tragique. Que Saryn ne se fasse pas lâchement poignarder par derrière par un dragonite plus futé que les autres. Que la plaie ait traversé de part et d’autre les poumons, lui ait porté un seul et unique coup mortel.
Et elle n’avait pas été la seule victime de la journée. Les faucons d’argent avaient eu à enterrer une bonne trentaine d’hommes. Des personnes avec un vécu, une famille, des êtres chers, qui n’avaient sans doute pas choisi de se trouver là à satisfaire les caprices d’un prince.
Des vies innocentes fauchées comme les blés au nom du pouvoir, au nom de la puissance…
Si ils n’avaient pas eu à escorter cette maudite princesse orchidienne, rien de tout cela ne serait arrivé. Ils auraient eu des missions plus calmes, Danaël aurait peut être fini par monter en grade. Saryn aussi et transmettre à d’autres femmes les valeurs de la justice. Ils auraient pu approfondir leur relation continuer à découvrir des détails qu’ils ne connaissaient pas l’un de l’autre.
Ce n’est qu’en la serrant dans ses bras agonisante qu’il avait fini par comprendre. Qu’il avait toujours aimé Saryn sans vraiment s’en rendre compte, qu’il la désirait et voulait qu’elle soit sienne à jamais.
Une femme aussi courageuse, droite éprise de justice qu’il connaissait par cœur, aimait faire tourner en bourrique. Et surtout très belle, d’une beauté naturelle et simple pas comme d’autres minettes qui s’arrangeaient avec du maquillage des robes ou des bijoux.
Seulement voilà : la femme qu’il chérissait et avait aimé était morte. Son corps se décomposait peu à peu dans un drap en guise de linceul, ensevelie sous de lourdes mottes de terre….

Une flamme monta encore plus haut que les autres, le feu crépita de manière plus claire.
-Chevalier Danaël, est ce que tout va bien ?
-Comment voulez vous que ça aille princesse selon vous ? La vie merveilleuse suit son cours, nos mêmes idéaux nous ont réunis… Mais ma vie est entièrement brisée, vous l’avez déjà oubliée ?!
-Vous n’avez pas à me parler de la sorte, s’indigna Jadina en se relevant et le fusillant du regard.
-Ah non ? oui c’est vrai, vous êtes une princesse. Toutes mes excuses pour avoir manqué de respect à la fille d’Adeyrid, la détentrice du grand bâton aigle ! Mais diriez vous la même chose face à celui qui est censé être votre époux ? Le prince Halan de Sabledoray.
Le visage de la magicienne passa de la colère à la tristesse.
-Vous comptez briser encore combien de vies après celle de celui qui vous aime et qui est plus que tout épris de vous ? Courir après vos rêves d’enfant gâtées en traquant le sorcier noir et lui balançant des décharges de jade ? Et combien de personnes allez vous encore impliquer là dedans ?
Tout ca pour des caprices de princesse. La gifle le prit par surprise, des larmes de colère perlaient dans ses yeux. Blessée et désappointée par ses paroles elle lui tourna les talons en criant un « Morfondez vous dans votre douleur tout seul espèce de macho !! Mais ne comptez plus sur moi pour tenter de vous aider ! »
Le bruit de pas et de branches qu’on écartait. Danaël était à nouveau seul devant le feu qui commençait à mourir. Machinalement, il remit des branches, contempla les étoiles et… Fût plongé dans de récents souvenirs.

Il ne parvenait pas à y croire en la voyant à genous la main contre son ventre, une tâche de sang commençant à s’étendre. Elle était une aussi bonne épéiste que lui, avait l’habitude du combat alors comment aurait elle pu être touchée ?
Saryn ? Je…. Qui t’as fait ça ?
Mais ce n’était pas le moment de poser des questions, de nouveaux dragonites les encerclaient, loin des autres. C serait pur miracle si ils parviendraient à survivre à cette horreur.
Reste derrière moi, et prends ça, tout en parlant Danaël avait sorti une large bande de tissu qui ferait office de compresse. A présent l’heure d’affronter et de décimer les armées du sorcier maléfique avait sonné. La colère décuplait sa force ; personne n’avait le droit de s’en prendre à ses amis ! Qu’ils lui aient porté un coup mortel et ils en paieraient chèrement les conséquences.
Le combat ne s’éternisa pas longtemps mais l’affrontement avait été suffisamment dur pour en laisser les marques. Par endroits, son armure était brisée et une longue estafilade lui mangeait le visage. Mais il n’en avait cure pour le moment, vraiment rien à cirer ! Tout ce qu’il fallait, c’était sauver Saryn et s’assurer que son frère aille bien. Darkhell et la guerre avaient fait suffisamment de victimes comme ça.
Fort heureusement un culbutar abandonné n’était pas loin de là. Un violent coup de talon, et ddans deux minutes ils seraient de retour vers la tente principale.
-Allez accroche toi, ne me dis pas que c’est une petite coupure qui va avoir raison de toi. J’y croirais pas du tout. Reviens Saryn bon sang… Mais le teint pâle et la tâche de sang qui s’agrandissait n’augurait rien de bon.
En arrivant, Danaël ne pût constater que la situation était aussi dramatique au campement qu’elle l’avait été pour eux deux auparavant… Des morts gisaient déjà sur le sol, des tentes étaient mangées par les flammes, des culbutars fuyaient la catastrophe. Jamais il ne se serait attendu à un spectacle aussi sanglant…
-Aidez moi !!! Elle a été blessée, elle va mourir elle….
-Comme tout le monde je te le rappelle, c’est le risque que nous courons tous. Alors arrête de te lamenter et bouge toi !!!
Il détestait faire ça, mais il n’avait pas vraiment le choix. Son petitr frère n’avait pas encore vraiement compris que voir des proches tomber autour de soi était un des lots quotidiens des soldats. Que lui aussi il avait connu le même désespoir quand il avait vu son père tomber sous ses yeux, des amis d’entraînement…
De son côté Danaël ne décolérait pas ; Comment pouvait il oser être aussi cruel, se contrefoutre de Saryn et continuer le combat ?
Que tout ça soit terminé et il allait lui dire sa façon de penser, à coup de poing pour que le message rentre mieux !

Tout était fini, l’affrontement avait cessé aussi brusquement qu’il avait commencé. Couvert de sang de boue et de sueur, Danaël se rua vers une des tentes qui servait de dispensaire. Une chance qu’un des guérisseurs ait pu la voir deux secondes après leur arrivée.
-Chevalier Danaël, Alghar… Je dois vous parler, c’est très important. Et à en juger d’après son air grave la nouvelle n’augurait rien de bon. Non peut être pas elle avait sans doute été gravement touchée mais elle aurait sans doute une chance de s’en remettre même après une longue convalescence ? Elle était coriace, elle s’en sortirait sans doute hein ?
Le dispensaire empestait le sang et l’alcool, des chiffons tachés de sang et des ustensiles posés à la va vite témoignaient de l’hécatombe. Cependant quelque chose attira plus son regard que les blessés, une table recouverte d’un drap blanc. Bons sang qu’il n’aimait pas ça, pas ça du tout….
-Ce n’est pas possible !! Non ce n’est possible s’écria il en courant. Saryn !!! Ne me dites pas que qu’elle est ! je ne peux pas le croire ! Pourquoi ?! Hurla il en arrachant le drap et en sentant les larmes lui monter au visage.
Pourquoi vous n’avez rien pu faire ? Elle ne valait pas le coup d’être sauvée c’est ça ?! il secoua avec violence le guérisseur sous les yeux de son supérieur dont le regard était figé, incapable de parler et son teint pâle témoignait de son désarroi…
-J’ai fait tout ce que j’ai pu chevalier. Mais l’hémorragie avait touché aussi les organes vitaux et les commotions étaient trop importantes. De plus elle a perdu beaucoup de sang et nous ne sommes pas équipés pour faire des transfusions.
-J’ai pourtant tenté de faire quelque chose et je j’aurais pu….
-Oui vous avez fait ce que tout humain ferait, mais vous n’êtes pas guérisseur et la médecine a ses limites. Je suis sinçérement navré, ajouta il.
Devant le visage de son amie où se lisait un petit sourire, son ultime sourire, il se rendit compte que tout était fini. Qu’elle était morte et qu’il avait été pratiquement impuissant pour la sauver. Que plus jamais ils ne se disputeraient ou combattraient côte à côte, que la mort frappe aveuglément sans se soucier de ses victimes qu’ils soient jeunes ou vieux, riches ou pauvres, faibles ou forts.
Un long hurlement surgit de la tente lors que le soleil se couchait, des nuages écarlates à l’horizon.

La terre était ferme, résistait à la pelle mais il s’en moquait. Il y passerait toute la nuit si il le fallait mais il le ferait. En la voyant sur cette table faisant office de lit de mort, Danaël avait choisi de creuser la tombe lui même… Pourquoi ? Il y avait tant de réponses à cette question : Pour lui rendre un dernier hommage, parcequ’il expierait partiellement sa nullité et son incapacité à la protéger, qu’il voulait accepter cette sinistre idée du deuil. Pour se défouler aussi, car sa colère envers son frère n’avait cessé de croître, en la voyant il avait juste pris une expression de tristesse pas vraiment convaincante, une tristesse plutôt figée comme un masque. N’avait même pas pleuré ni perdu le contrôle de lui même. Il s’était contenté de lui éffleurer délicatement le visage et de poser dans ses mains une rose blanche en murmurant à vois basses qu’il regrettait sa mort, qu’il n’aurait pas voulu la voir victime de tout ceci. Des mensonges oui !
Puis il était reparti pour s’enquérir de l’état des autres blessés, les dispositions à prendre pour enfouir les corps élaborer un nouveau plan d’attaque… Plein de raisons pour fuir ses responsabilités, pour nier la mort d’une personne qui lui était pourtant aussi proche que son frère !
Pour toutes ces raisons, Danaël avait encore plus envie de le frapper, de lui casser un ou deux os même, parcequ’il se conduisait en lâche !
- Adieu saryn. Tu étais ma meilleure amie, je me souviens encore du jour où nous nous sommes rencontrés la première fois, de nos jeux d’enfant. De ta détermination et de tout ce que tu m’as appris : la ténacité, l’amitié et tant d’autres choses encore. Vivre sans toi, c’est une épreuve qui semble insurmontable mais comme tu le répétais si souvent « quand on veut, on peut ; il suffit d’y croire » Alors, moi aussi je vais continuer à m’accrocher à mes idéaux à vivre pour toi et en te faisant honneur. Je ne permettrais plus jamais que d’autres personnes comme toi meurent au nom du pouvoir, tu as ma parole. Il déposa sur le tertre des fleurs qu’il avait cueilli ; ce n’était pas des roses ou des lys mais c’était son hommage.
-J’étais sur de te trouver ici. Tu devrais rentrer te réchauffer, si tu restes trop longtemps dehors tu vas finir par geler. Ikaël n’avait pas voulu rester sans rien faire et ne pas dire un ultime adieu à une de ses amies. Car si enterrer des hommes et des compagnons était une atrocité, enterrer des femmes qui avaient pris part à ce combat était dix fois pire. Il aurait voulu que jamais elle ne perde la vie de manière aussi soudaine. Qu’elle ait la chance de vivre sa vie comme lui, comme son frère ; rythmée par les entraînements les permissions les amours de jeunesse….
-Je sais très bien ce que j’ai à faire grand frère, rétorqua Danaël avec raideur en s’éloignant.
-Comment peux tu oser agir de la sorte ? Tu n’es venu sur sa tombe que pour respecter les conventions ! Tu te fichais d’elle, comme de ce que j’ai pu penser en revenant ! La caisse de bois se brisa en tombant sur le sol.
-Tu n’as pas à dire ça, c’est faux. Tu crois vraiment que sa mort m’a fait plaisir ?! Mais à quoi tu penses ?
-C’est la vérité, tu n’as même pas versé une larme en la voyant raide et froide ! Tu n’as même pas pensé à me demander comment c’était arrivé et comment je me sentais ! Tu veux que je pense quoi en te voyant comme ça ? Que tu n’as pas de sentiments voilà !!
Il lui envoya son poing, mais la colère l’aveuglait et il avait du mal à se concentrer. Par contre, il sentit très vite sa joue lui faire mal.
-Je t’interdis de dire ça !! Tu m’as entendu ? ne redis plus jamais ça devant moi ! Sur ce coup, la remarque l’avait mis en colère pour de bon. Ikael était comme tous les autres bon sang et ce qui s’était passé l’affectait tout autant que son frère. Mais il ne pouvait pas se laisser aller aussi facilement, pas quand on avait d’aussi lourdes responsabilités…
Si les choses avaient été différentes, si il n’avait pas eu à prendre aussi tôt la place de son père mort depuis peu de temps il aurait eu plus de temps. Plus de temps pour pleurer la mort d’une amie et s’occuper de son frère, tenter de faire son deuil lui aussi. En parler et trouver quelqu’un qui les aide à continuer à croire en leurs buts malgré les sacrifices.
Lui aussi bon sang avait fondu en larmes devant le tertre et la tombe ! Lui aussi s’en voulait d’avoir accepté qu’elle vienne dans une expédition aussi dangereuse tout comme son frère. Entre les missions et l’entraînement, il y avait tout un fossé.
Bons sang elle allait énormément lui manquer aussi que croyait Danaël ? Mais si on se laissait trop aller à ses émotions, on ne risquait pas de faire long feu, il fallait être fort et continuer à se battre.
-Ah ouais ? Si tu m’avais laissé l’amener rapidement au dispensaire elle aurait eu une chance, mais bien sûr c’était plus fort que toi, il a fallu que tu joues ton petit chef ! Tu ne pouvais pas t’en empêcher depuis que tu as des responsabilités. Et ne me fais pas croire que tu y as pas pris plaisir !
-Tu cherches vraiment à établir un record ma parole ! Un nouveau coup, cette fois il envoya Danaël à terre. Si il te faut une ou deux beignes pour te faire entendre raison, je ne vais vraiment pas me priver ! Mais il va bien falloir que tu admettes que je ne suis pas responsable de sa mort tout comme toi !!!
-Mais je…
-Tu sais parfaitement bien qu’elle avait perdu énormément de sang, qu’elle risquait de mourir. Tout comme tu savais qu’on était en danger et qu’il fallait réagir si on ne voulait pas se retrouver avec d’autres morts sur les bras !
-Tu aurais pu quand même comprendre qu’on devait faire quelque chose pour elle ! pourquoi tu t’entêtes ? Danaël essuya sa joue en se levant, il avait parlé d’une voix triste.
-Arrêtes de me prendre pour ce que je ne suis pas ! Tu crois vraiment que ce que je t’ai dit était exprès pour t’enquiquiner encore plus ? Que ce soit Saryn Shad ou Aaron j’aurais dit la même chose ! Tu es un soldat comme les autres.
-J’en ai marre de devoir obéir à des idéaux, devoir être un bon petit combattant bien sage sans émotions… Qui obéit à n’importe quel ordre même le plus débile. J’en avais jusque là depuis un bon moment mais la coupe est pleine ! Y en a plus qu’assez de ces compromis et de te voir les suivre alors qu’avant tu n’aurais jamais agi comme ça.
Je ne te reconnais plus du tout, ajouta Danaël en criant et en balançant dans la tente une caisse de cartes. Tu n’es plus le grand frère que je connaissais et qui m’a appris quelques passes à l’épée ou m’aidait…
Tu ne me lâches plus, tout ce que je fais, tu trouves à redire… Qu’est ce que je t’ai fait au juste pour que tu t’acharnes autant sur moi tu peux me le dire ?
-Tu as un grade important, tu es lieutenant. Voilà pourquoi et tu as encore des progrès à faire si tu veux suivre les traces de père. Parce qu’on a une réputation et un honneur à tenir.
Crois tu vraiment que je sois enchanté de toutes les décisions que j’ai à prendre ? De tout ce dont j’ai hérité à la mort de père ? Que ce soit facile pour moi ? On vit tous ça figure toi, arrête de croire que tu es le seul à en baver. Je ne sais même pas si tu mesures l’ampleur de la tristesse et de la douleur que j’ai éprouvé en voyant père mourir… En le voyant agoniser et me demandant de veiller sur toi et d’être digne de lui… J’étais comme mort en quelque sorte, par moments je rêve encore de ce jour tragique…. Son visage avait perdu sa sévérité habituelle faisant place à une profonde contrition.
A ces mots, Danaël fût surpris, il n’entendait pas souvent son frère prononcer de telles paroles et être dans cet état.
Père avait toujours été sévère avec moi, pour que je reste en vie... Ne t’imagine pas que je suis dur avec toi ou Saryn par plaisir mais parce que jamais je ne voudrais avoir à vous enterrer de mes mains.
-Nous ne sommes pas faucons d’argent par désir ou par vocation, mais seulement parcequ’on a pas d’autre choix et que c’est notre devoir. J’aurais aimé faire autre chose figure toi, avoir une vie plus calme…
C’était bien la première fois qu’Ikaël parlait avec lui de manière aussi sérieuse, dévoilait une autre facette de sa personnalité. Mais c’était trop tard, il avait fait son choix et personne ne pourrait l’empêcher de partir….
-J’en ai assez de tout ce qui se passe. Assez de devoir obéir à des idéaux qui nous sont dictés et voir des innocents tomber alors que les politiciens sont toujours en vie eux !
-Ne me dis pas que…
-Si, répondit son frère. Visiblement son état de choc et sa colère lui faisaient dire n’importe quoi. Il fallait faire quelque chose avant que la situation n’empire.
-Ecoute, je comprends que tu sois triste et furieux mais je refuse que tu fasses un choix aussi stupide. Qui plus est depuis que je te connais tu as toujours rêvé d’être un faucon d’argent. Et maintenant parce que les choses te déplaisent et qu’il y a des moments durs à encaisser tu boudes comme un gamin. Ca suffit, tu es vraiment ridicule Danaël.
-Je me contrefous de ce que tu penses grand frère !! Ca suffit, je te l’ai déjà dit et je ne compte pas revenir sur ma décision. Ici je ne fais rien de réellement utile et…. Et je refuse d’une existence comme ça, je veux faire bouger les choses ! Tu peux le comprendre ça à moins que tu ne sois bouché ?
-Selon toi, les faucons d’argent n’ont rien accompli ? On ne sert à rien ? Alors pourquoi ferait on appel à nous dans des cas extrêmes ? Il faut toujours arriver à trouver des compromis, dans n’importe quelle situation.
Tu restes ici, tu te calmes et réfléchis à ce qui s’est passé.
-C’est hors de question !!! Danaël renvoya une fois de plus son poing dans la figure de son frère. Et cette fois, il avait visé juste.
Tu ne m’empêcheras pas de faire ce que je veux ! de me laisser exister en dehors de la politique et des injustices maquillées. N’essaie même pas de me retenir car sinon…. Il dégaina son épée, je n’ hésiterais pas à me défendre, je ne suis plus un gamin…
-Alors pars. Hors de ma vue ! Qu’attends tu puisque c’est ce que tu souhaites tellement faire que tu n’aimes pas la réalité ? C’est si dur à faire que ça, pourtant tu semblais très enthousiaste devant ce projet…. Ikael sentit la colère s’infiltrer peu à peu dans ses veines poussée à l’extrême. Il avait tenté de le raisonner de faire quelque chose pour lui de parler et voilà le résultat !
Autant parler aux murs, il y aurait plus de chance d’obtenir quelque chose.
Casse toi. Tu ne m’as pas entendu, ajouta il en poussant hors de la tente son frère.
-Mais…. Qu’est ce qui te prend ? Danaël ne s’était pas attendu à tomber sur le sol ni à être jeté hors de la tente de la sorte. Il croyait que son frère tenterait de s’engluer dans des raisonnements comme il savait si bien le faire… Quelque chose venait de se briser entre eux.
-Il me prend que moi aussi pour une fois je vais me laisser aller. Puisque toi et la princesse vous avez décidé d’en faire qu’à votre tête, faites le mais seuls ! Et ce ne sera pas la peine de venir me demander de l’aide ou celle des faucons. Puisque tu ne veux plus en faire partie, pourquoi t’aiderait on, ajouta il froidement. Je connais aussi quelqu’un qui se retournera dans sa tombe.
A ces mots Danaël leva les yeux, il avait complétement oublié Saryn et sous le coup du chagrin il avait brisé sa promesse d’enfant ! Tout s’éffondrait petit à petit…
-Puisque c’est comme ça… Adieu ! Et n’éssaie pas de me chercher !
-Je n’en ai pas la moindre intention répliqua Ikaël avec fureur.
Danaël s’éloigna à grands pas et en silence dans la nuit, les larmes sillonnant ses joues. Il n’aurait jamais cru en arriver à cette extrémité non jamais…
De son côté Ikael était retourné sur la tombe de Saryn et avait laissé libre cours à son désarroi sa déception sa tristesse, tout ce qu’il avait refoulé depuis si longtemps. Il n’avait jamais souhaité que les choses dégénérent de la sorte, que la dispute soit aussi sérieuse et violente et aie ce genre de conséquences. Il se sentait seul, abandonné. Plus personne pour comprendre ce qu’il ressentait et savoir qu’il n’était pas froid par nature. Qu’il devait mettre ses émotions de côté mais pour une nuit, juste celle là, il oublia tout et redevînt un simple adulte de vingt deux ans normal avec ses tracas et joies, pas un commandant d’une des plus grandes armées.


Ca avait semblé si simple si évident à l’époque de dire tout ça ouvertement. Mais avec le temps, Danaël s’était rendu compte qu’il avait horriblement blessant avec son frère, son unique famille… Qu’Ikael avait des responsabilités énormes et n’avait pas les mêmes luxes que lui ce qui ne l’empêchait pas d’avoir des émotions.
Il avait tout gâché. Il ne serait pas étonné de se voir claquer la porte au nez et ne pas avoir une chance de s’expliquer. Et pourtant, il commençait à avoir du remords, voulait lui demander pardon et se racheter… Tout comme peut être la princesse qui avait seulement voulu le réconforter.
« Je te demande pardon grand frère, je suis tellement désolé pour tout ce que je t’ai dit » le feu commençait à s’éteindre et les braises rougeoyaient.

Fin


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