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 Boite à One Shot seconde édition

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MessageSujet: Boite à One Shot seconde édition    Ven 10 Mai - 22:13

Dans l’abîme de la tristesse

Ce poème One shot se situe avant l’accident Jovénia.
Les paroles de la chanson ne m’appartiennent pas de même que les personnages de Sobral Sensei.
La chanson est Itsumo Nando demo, ending du Voyage de Chihiro.

Si près… et si loin paradoxalement, tout comme le ciel, les lunes ou le soleil.
Cette voix de femme qui lui revient en écho.
Pourquoi est ce que ça fait aussi mal de l’entendre à chaque fois ?
Pourquoi malgré la douleur elle a envie de tendre la main vers une éventuelle silhouette ?
Yonde iru mune no dokoka oku de
Itsumo kokoro. Odoru yume wo mitai
Kanashimi wa kazoekirenai keredo
Sono mukô de kitto anata ni aeru
*1

Reviens par pitié reviens ! Pourquoi me quittes tu, qu’est ce que j’ai fait de mal ?
Ne me secouez pas, vous me faîtes mal, je ne vois plus rien. Tout est flou.
Coulent les larmes et la nuit, poursuivant leur éternel cycle.
La joie vit puis meurt, la tristesse lui succédera.
Il en est de même pour le jour et la nuit, les rêves et événements réels.
Sans dire mot, il berce cette fragile enfant.
Ce monceau d’innocence si seul, si vulnérable.
Les enfants ne sont pas idiots et dénués de sentiments.
Même si elle a oublié le visage de sa mère, les souvenirs restent enfouis au plus profond du cœur.
Ils peuvent toujours revenir, surtout par les rêves. C’est là qu’ils peuvent le plus aisément libérer leur message.

Douleur et égarement, détresse et chagrin, espérance et réconfort, amour et sérénité…
Deux émeraudes le regardent fixement, un pouce dans la main, pensive elle s’est calmée.
« Maman… Même si elle est au ciel, est ce que les anges veulent bien qu’elle revienne me voir ? »
Avec ses mots, elle lui raconte sa rencontre, ses rencontres avec cette inconnue à la voix si douce.
Cette inconnue qui ressemble tellement à ce qu’on appelle une maman.
« Tu crois qu’un jour Maman et Papa descendront du ciel et reviendront vivre avec nous ?
Parce que si c’est Maman qui vient, alors Papa sera là aussi hein ? Et on sera tous très heureux. C’est vrai hein dis c’est vrai ?
Que répondre devant cette figure si mignonne dans laquelle se reflète un si ardent espoir qui n’est que chimère ?

Comment dire à un enfant de trois ans qu’on ne peut pas revivre quand on est mort ?
Il vaut mieux mentir, mentir pour protéger et tout dévoiler quand sera venu le bon moment.
Il s’en veut affreusement d’avoir à dire ça. Mais il ne peut pas la laisser plus désabusée qu’elle ne l’est déjà.
La nuit, nous reviendrons admirer les étoiles.
Kuri. kaesu ayamachi no sono tabi hito wa
Tada aoi sora no aosa wo shiru
Hateshinaku michi wa tsuzuite mieru keredo
Kono ryôte wa hikari wo idakeru
*2

Le spectacle céleste la fascine, elle est redevenue l’enfant calme et curieuse qu’elle est d’habitude.
Elle est si heureuse qu’elle veut que son lapinou regarde lui aussi. Mais elle n’oublie pas et lui non plus.
« Quand on est au ciel, on y est pour toujours. On ne peut pas en partir, je suis désolé mais c’est comme ça. Et les anges continuent de veiller sur ceux qui sont au ciel et sur nous. Tu peux pleurer »
Inutile conseil ! Comment pouvoir accepter cette cruelle fatalité ? Devoir continuer à vivre avec ce chagrin…
Telle est la vie des hommes : quelques joies très vite effacées par d’inoubliables chagrins.
Ils laissent leur empreinte, une empreinte si profonde qu’elle ne vous quittera jamais.

Devant ses pleurs, sa douleur ressurgissante, il cherche ses mots pour la réconforter.
Mais il ne sait pas comment la réconforter et apaiser ses souffrances qui la hantent.
Sayônara no toki no shizuka na mune
Zero ni naru karada ga imi wo sumaseru
Ikite iru fushigi shinde yuku fushigi*3


“Même si ta maman et ton papa sont au ciel et qu’on ne peut pas les voir, ils sont toujours là.
Ils sont en toi dans ton cœur, tu sais.
Ils veillent sur toi, te regardent vivre et comme ils t’aiment très fort ils viennent te voir dans tes rêves.
Ils t’aimeront toujours et continueront de te voir quand tu t’endors. »
« C’est c’est vrai, ils resteront en moi ? elle renifle et se frotte les yeux encore hésitante. Tu me le jures ? »

« Je te le jure et ils seront toujours en toi. Comme je resterais avec toi à jamais. Viens il faut qu’on retourne dormir »
Cette promesse là est bien réelle et concrète. Devant le visage à nouveau paisible de la fillette, ses yeux clos, il sourit.
Malgré la tristesse la joie et le bonheur existent. Il y a beau y avoir des gros nuages et de la pluie, le soleil sera là lui aussi.
Yonde iru mune no dokoka oku de
Itsumo nando demo yume wo egakô
Kanashimi no kazu wo ii. tsukusu yori
Onaji kuchi biru de sotto utaô*4


*1Elle m'appelle, cette voix, tout au fond de mon cœur
Je voudrais ne rêver que de rêves qui m'exaltent
J'ai traversé des océans de tristesse
Mais je sais que sur l'autre rive, je te rencontrerai sûrement
*2 Je suis ce voyageur qui répète les mêmes erreurs
Mais qui connaît le bleu du ciel pour l'avoir exploré à chaque chute
Le chemin semble long et interminable, mais je peux, de ces deux bras, étreindre la lumière
*3 Mon coeur cesse de battre quand je te dis adieu
Mon corps vide et silencieux tend l'oreille vers le monde
Le merveilleux de la vie, le merveilleux de la mort
*4 Elle m'appelle, cette voix tout au fond de mon cœur
Rêvons toujours les mêmes rêves aimés
Plutôt que d'énumérer la ritournelle des malheurs
Servons-nous des mêmes lèvres pour chanter joyeusement





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MessageSujet: Re: Boite à One Shot seconde édition    Sam 11 Mai - 20:01

De rédemption à expiation

Le soleil commence à se coucher. Les lunes se sont levées, c’est le moment que je préfère pour réfléchir. Cette sérénité, cette fin d’un cycle à laquelle succède à nouveau le retour de la vie et de la lumière.
Si seulement pour moi la fin de ce cycle était définitive, semblable à la mort.
Tout en moi me dégoûte. Je ne supporte mon reflet, ma façon d’agir, la compassion de Korbo et pire encore : de toujours appartenir à un groupe si respecté.
Je ne le mérite pas, non je ne l’ai jamais mérité de les rejoindre. Tout ce que j’ai fait c’est par pur égoïsme envoûtée comme autrefois par Korbo ou devrais je plutôt dire Razzia.
Uniquement par amour j’ai rejoint leur idéal, subi les tortures des infernaux, choisi de les accompagner.
Ah naïveté, stupidité et candeur que l’on peut vous aimer chez les autres. Mais pas chez soi même.
Je me suis voilé la face depuis le début.
J’avais tort, Abyss avait raison. Père m’a bel et bien fait cadeau de l’héritage du mal, sans doute dans l’espoir de voir reprendre le flambeau.
Instaurer un nouvel ordre pour asseoir notre suprématie.
Ca me terrorise, glace le sang mais c’est en moi.
J’ai beau me forcer à ne pas laisser mon impulsivité prendre le dessus, le passé et la malédiction reprendront toujours le dessus.
C’est vrai, j’ai été violente, faisant usage de mes lames mais c’était seulement pour leur faire peur. Leur faire comprendre qu’on ne se moquait pas impunément des légendaires.
Nous ne sommes plus les pauvres abrutis gaffeurs qu’on a connu au moment de l’accident Jovénia.
Nous sommes les héros d’Alysia. Nous devons continuer à protéger cette planète quoi qu’il arrive peu importe si il faut de temps à autre faire usage de la manière forte.
Ou faire comprendre à quelqu’un le mal qu’il a fait.
Pas des dégats matériels non, si seulement ! Mais la destruction de sentiments comme la joie l’espérance.
Comment Danaël a il pu se montrer aussi ignoble ? Il m’écoeure !
A nous avoir ignorés, savoir que nous étions en vie mais n’en ayant rien à fiche.
C’est tellement plus facile de fuir le passé et de croire en des beaux mots comme « Suis le chemin que le destin t’a tracé. »
Je l’ai blessé et j’en suis contente. Ne dit on pas œil pour œil, dent pour dent ?
Il n’a que ce qu’il méritait. Tout le monde lui a tourné le dos déçus par ses choix. Nous ne nous reverrons pas à moins que ce soit en ennemis.


Non, c’est moi qui suis pathétique !
Immonde, lâche et cruelle ! J’ose encore me réfugier derrière des faux semblants alors que je prétends n’avoir peur de rien ?
Alors que j’ai tué, lacéré, suggéré la torture pour avoir des renseignements, aimer le goût du sang et les cris d’agonie lors d’une mise à mort ?
C’est moi qui suis faible et incapable de prendre la bonne décision.
Je ne suis même plus capable de dominer ma part d’ombre, d’exorciser cet héritage démoniaque.
Plus les choses iront, plus mes atrocités seront grandes. Qui sait si je ne suis pas capable d’attirer malgré moi mes compagnons dans un piège tendu par mon « frère » de me régaler de leur détresse et de les voir agoniser sous mes yeux ?
Ou alors de retourner à Casthell pour trouver une nouvelle arme magique équivalente à celle que Sheibah a tenté de reconstituer.
Il ne faut pas, non il ne faut pas que cela arrive !


Ce n’est pas en quittant le groupe ou en essayant de continuer à me racheter.
Je sais parfaitement quelle est la bonne décision que je dois prendre.
Une chance que ni ma sœur, Shimy Razzia ou Gryf ne soient dans les environs. C’est assez dur à accepter et à mettre en œuvre mais j’ignore la peur.
Donc je ne fuirais pas cette ultime tâche…
Mieux vaut garder les yeux ouverts, c’est la preuve qu’on ne regrette rien.
Je dégaine mes lames pour la toute dernière fois. Et je frappe, je frappe à plusieurs reprises à divers endroits : avant bras, jambes, ventre, visage.
Je contemple avec rêverie mon sang qui coule des estafilades, plutôt des plaies profondes. Les étoiles tournent autour de moi, mes jambes supportent difficilement mon poids.
Pourquoi je ne parviens pas à être suffisamment forte ? C’est bien ce que je disais, je suis pathétique.
Je n’éprouve aucun remords à me supprimer.
Envers et contre toutes les épreuves, les difficultés rencontrées auprès des légendaires j’ai pu expier mes crimes. Me racheter et restaurer un peu de justice, la vraie celle qu’ils défendent.
Ce chemin d’expiation m’a semblé si long si tortueux et austère mais je suis finalement arrivée au bout.
Il est temps de franchir la porte de l’Enfer, de faire face à mon sort.
Car face aux crimes infames que j’ai commis il n’y a pas l’option du Purgatoire.
Mon cœur ne bat plus tout est silencieux. Est ce donc ça mourir ? Si on m’avait dit que c’était si simple ?

Ah encore une chose : pourvu que les autres ne pleurnichent pas sur ce mon choix. Je ne fais que les protéger d’une menace encore plus grande pour Alysia et pour eux mêmes.
La lueur pâle des lunes illumine Alysia. Tout est trop silencieux jusqu’à ce qu’un cri de douleur déchire la nuit.
Razzia ne trouve plus les mots ni les émotions pour exprimer ce qu’il ressent devant le corps sans vie de celle qu’il aime, lacérée mutilée.
Pourquoi mais pourquoi s’est elle tuée en intensifiant la torture ?



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