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 Fics de Rélie

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Sam 17 Déc - 0:37

Voilà un nouveau chapitre, pour mes lectrices adorées ! Bonne lecture !

Meleane ouvrit les yeux, elle était seule au milieu d’un monde déformé et doux, comme ralenti, un monde où tout semblait tellement plus calme. Elle leva les yeux et vit le miroitement un lointain soleil au dessus d’elle. Puis elle s’aperçut qu’elle volait, comme en apesanteur. Elle ne savait pas bien si elle coulait doucement où si elle remontait, ses repaires avaient disparus. Elle esquissa des battements de bras. Elle s’éleva doucement. Puis elle s’aperçut qu’elle ne pouvait pas respirer. Perdue dans le flou, infiniment beau, elle hésita un dixième de seconde à remonter. Mais elle sentit l’eau qui entrait dans sa bouche, dans sa gorge. Ses battements se firent énergiques, désespérés. Elle perça la surface en quête d’une gorgée salvatrice d’oxygène. Puis elle retomba. A nouveau sous l’eau, dans le même monde, la magie en moins. Elle battit à nouveau des bras pour ressortir la tête. Elle réussit à se maintenir à la surface assez facilement.
Le lieu où elle se trouvait était étrange. Une grande étendue d’eau lisse qu’aucune vague ne venait perturber, une eau douce, un soleil calme et un fond inaccessible. Les évènements précédents lui revenaient à peine. La bombe, la sensation de voler, la chute, sa tête contre une pierre. Plus rien. Elle cracha le peu d’eau qu’il lui restait et chercha un refuge. Elle aperçut quelques petites îles qui parsemaient ce qui semblait être un immense lac. En espérant avoir assez de forces pour les atteindre, elle se mit en route.

Shimy bataillait avec les éléments. Elle avait ouvert un couloir dans l’eau, et elle cherchait maintenant à se construire une terre. Sa concentration était extrême, il s’agissait de ne pas se faire arracher à sa terre par l’eau quand elle reprendrait sa place. Elle tentait donc de repousser au maximum le moment de cesser de retenir le mur liquide. Elle se créa une poignée à laquelle elle s’agrippa d’une main, libérant l’eau du même coup. Alors qu’une colonne qui lui servirait de refuge s’élevait, l’eau la submergea, elle attendit terrifiée que la colonne émerge pour ouvrir les yeux. Elle était allongée au centre d’une nouvelle terre, agrippée à une excroissance qui semblait naturelle. Et le plus affreux était que Gryf était absent.

« Alaïna ! Réveille toi petite sœur ! ». Murmura une voix à son oreille. « Allez, debout. ». Elle agrippa le bout d’une couverture entre ses petits doigts d’enfants. « Non, j’ai sommeil… ». Elle sentait la douceur de sa couverture, l’épaisseur de l’oreiller dans lequel sa tête était enfoncée. Une mains calleuse, rugueuse était posée sur son visage. Elle entrouvrit les yeux, juste pour apercevoir le visage rassurant de son grand frère qui la couvait du regard. Il lui adressa un petit sourire attendri. « Debout, fainéante ! ». Elle se frotta les yeux, se redressa un instant, puis se blottie dans les bras de son frère. C’est à ce moment là qu’elle se réveilla.

« Alaïna ! » Elle ouvrit les yeux, cherchant le visage de son frère. Mais il n’était pas là. Il était mort dis ans auparavant. Danaël la regardait. « On est sur une île au milieu d’un lac. Un grand lac. On est seul, Jadina a disparu. Il y a un arbre, tu m’aide à faire un radeau ? ». Elle ne répondit pas, la déception de ne pas revoir son frère l’empêchait de prononcer le moindre mot. Elle revivait en pensée se matin, là, caressait en rêve le visage qui la regardait, songeait encore à la main sur son front, retenait jusqu’au bout son frère dans sa mémoire. Une petite larme roula sur sa joue, un petit sourire mi-attendri mi-triste naquit sur ses lèvres immédiatement effacé par les larmes qui arrivaient par dizaines dans es yeux pour rouler le long de son visage endeuillé. « Grand frère… ». Danaël ne la regardait pas, il entreprit de trancher du bois humide et pourri avec son épée d’or. Elle essuya fermement ses larmes et récupéra son arme d’or, déposée juste à coté d’elle. Elle la serra fermement dans sa main. Puis elle rejoints le chevalier et entama le bois.

« Que c’est il passé ?
-On marchait tous les trois, un tentacules nous a projeté dans les airs, j’ai réussi à attraper ton poignet, mais j’ai perdu Jadina de vue. Tu as perdue connaissance. Une explosion a retentit, quand on a atterrit, je t’ai prise par dessus mon épaule et j’ai couru. Tu avait la main crispé sur ton arme, tu ne voulait pas la lâcher, ça m’a lacéré le dos. La terre s’est dérobée sous nos pieds. Avant qu’on ne soit tombés, l’eau a envahi le ravin. Et on est remonté. Il y avait une île juste à coté, j’ai nagé jusqu’à elle. Et voilà.
-C’est tout ?
-Aide moi à faire ce radeau au lieu de poser des questions ! ».

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Sam 17 Déc - 13:26

J’espère que vous ne m'en voudrez pas trop pour le sadisme ! La fin Disney me plaisait pas trop. Bonne lecture !

Mel atteignit l’île au moment même où elle cessait d’espérer, au moment où elle allait écouter le cri de douleur de ses muscles, au moment où elle ne pouvait plus cracher l’eau qui rentrait dans sa gorge. Elle l’atteint au moment où sa tête ne pouvait plus sortir de l’eau, au moment où elle allait se laisser couler. Sentir la terre juste sous sa main, si proche, lui redonna du courage, juste assez pour un ultime battement qui la mit en sûreté. Elle crachota un moment, puis se tourna face au soleil, à peine sortie de l’eau, allongée sur un morceau de terre perdu dans un immense lac. Elle ferma les yeux, doucement.

Son corps fatigué reposait sur une bande de terre à peine assez large pour qu’elle s’y allonge. La princesse d’Orchidia fixait le ciel, à la recherche d’un inexistant message d’espoir. « Danaël… ». Dit elle dans un souffle. Elle remarqua avec effroi que son murmure ressemblait à un râle d’agonisant. Elle ne pleurait pas, elle n’en avait plus la force. Une de ses jambes avait été à moitié arrachée dans l’explosion, et l’autre réduite en bouillie lorsqu’elle était retombée violement sur ce bout de terre. Juste avant que tout ne cède, juste avant la fin du monde. La fin de son monde. Elle sentait sa vie qui fuyait son corps, en même temps que son sang vert, elle sentait ses brulures qui la torturait. Elle ne pouvait plus bouger, plus crier, plus pleurer. A peine l’appeler dans un souffle, en espérant qu’il entende son désespoir, cet ultime message d’amour avant une mort certaine. « Danaël… ».

Tenebris ressortit sa lame rouge de sang pour la planter immédiatement dans le corps d’un autre dragonite. Elle s’étonna elle même d’être encore capable de se battre après ce qu’elle avait subi, mais le combat ne laissa pas une grande place pour l’étonnement. Elle éloigné un dragonite un peu trop collant d’un redoutable coup de pied dans l’estomac, sans pour autant détourner le regard de celui qu’elle égorgeait. Si les dragonites avaient été doués d’intelligence, ils auraient fui. Mais il n’étaient pas intelligent. C’était ce qui forçait Tenebris à perdre de précieuses secondes pour les massacrer. Ce qui la forçait à tacher ses habits de sang. Mais c’était un tueuse. C’est pour cela que les vingt dragonites ne tinrent pas plus de cinq minutes.

Gryf nageait, péniblement, chaque mouvement représentant un effort immense, au delà du mesurable. Il avait perdu Shimy, sa Shimy, celle qu’il aimait plus que tout. Il s’inquiétait aussi pour Danaël, mais peut être qu’il avait appris à nager, depuis le temps. Et bien sur il avait peur pour chaque personne de son équipe. Mais malgré la tristesse que cette idée lui imposait, ils ne pouvaient pas tous avoir survécu. Il y en aurait forcément qu’il ne reverrait plus, il y aurait forcément quelqu’un qui fermerait les yeux pour l’éternité aujourd’hui. Et la seule chose qui comptait désormais c’était que cette personne ne soit pas Shimy. C’est pour cela qu’il nageait.

Tommy n’ouvrit pas les yeux. Ce n’était plus possible. La vie avait quittée son corps, c’état envolée. Où le ferait bientôt, il ne pouvait pas deviner is il était mort ou pas. Un étrange calme l’habitait, alors qu’il coulait doucement dans l’eau. L’impression que c’était fini, et tant mieux, que plus jamais il n’aurait de problème, un réconfort, en quelques sortes. Mai au moment où il sut qu’il mourrait, ce réconfort disparu. Pour laisser place à un visage. Et un nom. « Mel » murmura il, et l’eau profita de ce mot pour s’engouffrer dans sa gorge, pour envahir ses poumons. Pour l’achever simplement. Mais il était heureux. Il était mort en prononçant son nom, comme si elle l’avait tué. Son seul regret était de ne pas l’avoir protégé jusqu’au bout, jusqu’à ce que la vie les emporte tous les deux. La vie le quitta après un ultime adieu. Il mourut en prononçant son nom, une dernière fois, et ce fut son visage qu’il emporta pour l’éternité.

Elle le sut immédiatement. Il était mort. Cette certitude déchira son cœur. Elle poussa un cri de désespoir, allongée sur sa plage. « Non ! Non ! ». Cria elle en sachant bien ses mots inutiles. Elle sut qu’il avait quitté le monde avec cxertitude, son cœur déchiqueté l’empêcha un moment de respirer, son cœur ratta un batement, puis un autre, et un troisième. Boulversée jusqu’au plus profond de son âme, Mel se redressa, se mordant la lèvre pour arrêter les multiples larmes qui s’amassaient dans ses yeux. Elle planta son regard accusateur dans le ciel. « pourquoi tu me laisse Tommy ? Pourquoi ? ».Balbutia elle, soudain orpheline, seule au monde. Il était mort. Comment le monde pouvait il être encore debout ? Pourquoi sa mort n’avait elle pas détruit l’univers comme elle avait détruit son cœur ? Comment le monde pouvait il être encore là ? Elle resta debout, et c’était un exploit. Tout son être et tout son cœur voulait s’effondrer, prendre sa tête entre ses mains et abandonner le monde.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Dim 18 Déc - 0:57

J'ai un sérieux problème avec la mort, moi... Bonne lecture !

« Je crois que je vais mourir… ». Constata Lya, les yeux plantés dans le ciel azur. Elle n’avait rien à manger et elle était coincée sur une sorte d’île au beau milieu d’un lac créé par un prétendu héritier d’un des sorciers noirs les plus dangereux de l’histoire. Dans le genre scénario catastrophe, c’était pas mal. Pas mal du tout. « Ca serait vraiment dommage, que tu meure. ». Lui répondit une voix. Un instant, elle cru à une hallucination, un mirage, un quelque chose pas normal. Mais non. Un elfe avec la même auréole que Danaël et Alaïna s’approcha d’elle. Il n’était pas là un instant plus tôt et l’île ne recelait aucune cachette. Mais Lya se fichait bien de son identité ou de sa façon d’arriver. Il lui tendait un sandwich. Un sourire charmeur faisait pétiller son visage qui manquait par ailleurs de charme. « Mon code d’honneur m’interdit de laisser quelqu’un mourir de faim, mon code de vie m’empêche de laisser une jolie fille mourir. Qu’en penses tu ? ». Demanda il, son sourire se faisant plus séducteur.

Il s’assit à coté d’elle et la regarda mordre goulument dans son sandwich. Puis il lui prit la main. « Je suis venu te voir pour te demander des nouvelles d’Alaïna.
-Elle allait presque bien avant l’explosion, mais pourquoi à moi ?
-Parce que je te trouves très jolie, pardi ! ». Alors elle se sentit totalement fondre. Elle était fatiguée, abimée, détruite. Elle avait besoin de réconfort, juste d’un peu de calme ,d’affection. Elle posa sa tête contre son épaule. Sans arrière pensée, sans réfléchir, juste parce qu’elle avait envie de faire ça. Il passa doucement son bras par-dessus son épaule, puis il l’attira contre lui. Elle s’endormit doucement blottie contre lui, alors que le soleil embrasait le lac en disparaissant à l’horizon.

« Danaël, reviens à la réalité, réveille toi, cesse de penser deux secondes à ta princesse et écoutes ce que je te dis ! ». Dit Alaïna pour la deux centième fois. Danaël continuait de ramer comme un forcené dans une direction inconnue. Elle avait arrêter de ramer depuis longtemps, incapable de soutenir la cadence. Elle était maintenant assise en tailleurs derrière le chevalier, essayant vainement de la faire arrêter pour lui parler. Histoire de lui demander où ils allaient, de lui dire que son attitude lui donnait envie de l’égorger. Et aussi, mais c’était accessoire, qu’elle était amoureuse de lui. Elle éviterait par contre de lui avouer que la mort de Jadina l’arrangerait. Mais il n’ écoutait pas, il n’écoutait jamais. Une larme brulante de haine et de jalousie roula sur sa joue. Elle gifla violement Danaël. « Tu vas m’écouter deux secondes ? Je voulais te demander où on va ! Mias tu ne le sais pas, bien sur. Quand tu agis comem ça je pourrais te tuer ! Mais le problème ,c’est quej e t’aime, Dan, je t’aime tant… ». Elle finit sa phrase dans un balbutiement, et elle ne récolta qu’un regard froid et sans émotion. Le radeau repris sa route.

Un lien les unissait, à moisn que ce ne soit l’instinct, mais toute fois Danaël la retrouva, ou plutot retrouva son corps. Car elle ne vivait pas. Elle n’était plus. Plus rien qu’un corps à la jambe arachée qui baignait dans uen flaque de sang vert. Un corps sans vie qui luyi arradcha un cri gutural de desespoir. Elle était morte. Cette évidence insoutenable détrusiait l’univers. Ces mots martellaient son crane. Il tomba à genoux, pelura sans retenue xcomme un petit garçon. La vie perdait totue savur et le monde totue beauté, les couleurs s’éstompaient et seul restait son visage. Un visage dont il embrassa fuireusement les lèbvres, un visage qu’il appuyé contre lui. Un visage dont la vue le détruisait. Son visage, le visage de celle qu’il avait aimé. Et encore, aimé était trop faible pour ce qu’il avait ressenti. Il ne pouvait pas parlé, il ne pouvait rien dire. Sentir qu’elel était de glace l’avait pétrifié lu iaussi, le seul signe exterieur de vie était les larmes incessantes qui roulaient sur son beau visage. Ses yeux bleus noyés de larmes fixaient Jadina. « Je t’aime… Murmura il au cadavre. Je t’aime tellement. »

C’était plus qu’Alaïna ne pouvait en supporter. Elle saisit silencieusement son arme et ferma les yeux. Elle l’abatit dans le dos du chevalier en songeant très fort à sa tristesse, au malheur de ses sentir rejetée et à l’amour fou qu’elle ressentait. Un amour si fou qu’elle en était devenue folle. Complètement folle. La lame pénétra dans le dos de Danaël en éclaboussant de sang tous les alentours. Il retomba sur le cadavre de Jadina, le rouge se mêla au vert dans un avant gout d’apocalypse. Alaïna ressortit sa lame en pleurant. Elle la lâcha aussitôt. Elle recula doucement jusqu’au bord de l’eau, puis elle s’assit. Les larmes dans ses yeux l’empêchait de bouger tout son corps tremblait. « Dan… Pourquoi tu m’as fait ça…Pourquoi je t’ai fais ça… O, mon dieu, Dan… ». Gémissait elle sans cesse, bouleversée et annihilée. Il était mort. De sa main. C’était elle qui avait dirigé le coup fatal, elle qui avait contemplé le sang qui jaillissait de son dos. Elle qui avait voulu sa mort, elle qui peinait à y survivre. La scène repassait sans cesse dans esprit, avec la même question « Pourquoi ? ». Il était mort. Cette phrase l’anéantissait. Il ne pouvait pas être mort, le rire des morts ne résonne pas dans les esprit comme si il venait de cesser, le sourire des morts n’éclaire pas les journées des vivants. Elle pouvait le voir marcher, parler, elle entendait sa voix ! Il ne pouvait pas être mort ! Si il était mort, elle ne serait plus là, non ?

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Dim 18 Déc - 13:06

Et voilà un nouveau chapitre, on parle de Tenebris, de Tommy et de Mel. Bonne lecture !

Tenebris courait sur une mince bande de terre qui sombrait dans l’eau derrière elle. Les dragonites survivants la poursuivaient, elle ne pouvait pas s’arrêter pour les combattre car rester immobile sur la bande de terre en pleine destruction était un suicide. Elle savait pourtant que la bande de terre aurait une fin et qu’elle devrait nager, nager avec une bande de dragonites à ses trousses bien sûr. Soudain il n’y eut plus de terre sous ses pieds. D’un coup, sans qu’elle n’ait le temps de réagir. Elle se retrouva sur le ventre dans l’eau. Elle plongea sans réfléchir, puis partit droit devant elle.

Tandis qu’elle nageait, elle se remémora se qui lui était arrivé. Un tentacule l’avait projeté dans les airs, puis l’avait attrapée au vol et ramenée vers Abyss. Elle s’était débattue sans arriver à quoi que se soit. Mais l’explosion avait détourné la regard de son frère autoproclamé un instant. Elle s’était libérée et avait sauté. Une chute de six mètres de haut. Droit dans la rivière. Puis la terre avait céder et elle avait réussi avec beaucoup de peine à grimper sur une rive avant que l’autre ne disparaisse. Elle avait vu l’autre rive se craqueler, la rivière sortir de son lit et plus rien. Plus rien qu’une étendue d’eau infinie qui lui faisait face. C’est alors qu’Abyss avait envoyé les dragonites à sa poursuite. Elle en avait tuer beaucoup, puis c’était élancée sur une mince bande de terre. Et elle était là, maintenant. Perdue à son tour. Un darkhelion décrivait des cercles au dessus d’elle dans le ciel.

Alors qu’elle nageait, une chose molle l’effleura. Un corps. Elle sursauta et le retourna doucement. Mais elle l’avait déjà reconnu. Prendre la tête de Tommy entre ses mains, même si elle le connaissait à peine lui fit du mal. Plus qu’elle ne s’était attendue à en éprouver. Elle lui ferma les yeux du bout des doigts, oubliant les dragonites. Oubliant tout. Puis un visage se rappela à son souvenir. Razzia. Et si, et si le prochain corps qu’elle trouvait était le sien, et si il était mort… Et si… Sa gorge se serra, elle repoussa respectueusement le corps de Tommy, lui murmura un adieu et nagea avec plus d’entrain. Peut importait qu’elle meure, il fallait qu’elle le retrouve. Vivant ou mort. Elle avait besoin d’être sûre.

Mel était toujours debout, elle ignorait si elle était morte ou vivante, son cœur avait peut être arrêter de battre, elle n’en savait rien. Mais cela était accessoire. Elle n’aperçut même pas qu’elle tremblait. Ou peut être qu’elle n’y fit pas attention. Elle désirait que son coeur cesse de battre, elle ne voulait plus de la vie. Ou peut être que la vie ne coulait plus d’elle. Quelle importance ?

« Je t’interdis de mourir, Mel ! C’est clair ? ». Tommy venait d’apparaître devant elle, mais ses contours étaient flous, il semblait fait de brume. Et il parlait sur un ton dur. Elle tendit le bras vers lui, tenta de le toucher, il reculait à chacun de ses mouvements. Elle le regarda tristement. « Tu n’es pas vraiment là… N’est ce pas ?
-Non, je suis en route pour le royaume des morts, j’ai fait un détour. Il ne faut pas que tu meure, Mel !
-Pourquoi, tu es à peine parti, tu me manque déjà…
-Mel, mon amour, c’est pour toi que j’ai quitté le monde, je t’ai suivi en sachant bien que c’était dangereux, j’ai continué même quand j’ai su que je risquais ma vie. J’ai fait cela parce que je t’aime. Maintenant je vais partir pour toujours, et tu vas continuer ta vie.
-Ne pars pas Tommy, je t’aime… ». Il semblait triste, il la regardait avec mélancolie pendant qu’il s’effaçait doucement. Son corps se délita avec une lenteur incroyable. Son visage resta plus longtemps flottant dans les airs. « On se reverra, Mel. En enfer ou au paradis. ». Il disparu tout à fait, les écharpes de brumes se délitèrent tout à fait. Un voix se fit entendre, floue, par delà le miroir des âmes. « N’oublie jamais que je t’aime ». Murmura elle en decrescendo. Puis plus rien. Plus rien qu’un léger sourire triste qui traversa les lèvres de Mel à travers ses larmes. Mais elle était forte, elle devait être forte. Elle tira un poignard de sa ceinture et jeta un regard de défi à un darkhelion qu’elle apercevait à la limite de l’horizon. A moins que ce ne soit qu’un nuage. « Cesse de te cacher et viens m’affronter, Abyss, si tu l’ose ! Viens périr sous mal lame, la lame de la dernière des amazones ! ».

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Dim 18 Déc - 15:52

Un nouveau chapitre plus court, qui prend peut être ou peut être pas le chemin d'une happy end. je le trouves irréaliste, mais je l'ai écrit pour ceux et celles qui croient aux miracles. Bonne lecture !

Abyss entendit le cri de Mel, s’aurait été impossible pour n’importe quel humain, mais il n’était pas humain. Il entendit l’appel et y répondit. Son darkhelion poussa une plainte guturale avant de fondre sur l’île d’où été venu le cri, abandonnant un instant Tenebris.

L’imposant animal se posa avec une grâce terrifiante à coté de Meleane. Elle ne broncha pas, elle planta ses yeux dans ceux d’Abyss et lui cria, oubliant toue poésie : « Tu vas crever c****** ! ». Le darkhelion baissa la tête et replia les ailes. Abyss sauta à terre et se plana devant la jeune fille. « C’est toi qui va crever ! ». Ses tentacules jaillirent et la soulevèrent dans le ciel, se resserrant au niveau de sa gorge. Son visage devint progressivement rouge et ses mouvements désespérés. Elle mordit férocement un tentacule ce qui n’eut aucun effet. Sa tunique vola dans une légère brise de vent et elle ferma les yeux. Pour la dernière fois, la toute dernière fois. « J’aurais vraiment aimé te tuer, tu sais… ». Murmura elle, étrangement calmement. Sous le tissu de sa tunique, le tatouage se mit à scintiller. Sa tresse n’avait pas résister aux éléments de la journée et ses cheveux blonds et mouillés dégoulinaient dans son dos. Son beau visage était grave, calme. Cette attitude ne lui ressemblait pas. Soudain Abyss s’aperçut que ce n’était pas juste Meleane qu’il allait tuer, mais toutes les autres amazones qui continuaient par delà l’autre monde à vivre à travers d’elle. Et ce n’était pas son attitude qu’elle avait au seuil de sa mort mais celle de toutes ses femmes.

Il eut à peine le temps de s’inquiéter sans connaître la cause de son inquiétude. Meleane ouvrait les yeux. Des dizaines et des dizaines d’ombres en sortaient, vêtues comme elle. Une ombre lui ressemblant beaucoup se plaça à ses coté. « Nous sommes les amazones revenues de l’au-delà pour un ultime combat. ». Scandèrent les ombres d’une voix monocorde. Et elle tirèrent toutes leurs poignards, ensemble. Abyss oublia de maintenir Meleane en l’air pour essayer de se débarrasser de ces femmes qui l’attaquaient. Elle atterrit sur ses pieds et tira à son tour ses poignards, juste avant de ses précipiter sur lui et d’enfoncer le métal dans sa chair avec délice, juste avant de jubiler en el voyant s’effondre, juste avant que toutes les amazones réitèrent son geste. Meleane ignorait si Abyss vivait ou pas, elle se pencha quand même à son oreille pour lui susurrer. « Tu n’aurais pas du t’en prendre à elles, ni à Tommy… ». Puis elle lui trancha net la gorge. Elle les amazones disparurent d’un seul coup. Meleane tomba sur le sol. « Je l’ai fait. ». Constata elle. Puis elle regarda le ciel et elle sourit. « Je l’ai fait ! ». Hurla elle à Tommy qui devait être quelque part là haut. Il lui sembla même que lui soleil lui adressa un clin d’œil.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Mar 20 Déc - 12:20

'ai pas posté depuis longtemps moi ! *se la pète avec sa "productivité"* Voilà un nouveau chapitre, j'arrive au bout de mon histoire. J'ai tué deux ou trois personnages, sur ce chapitre. Bonne lecture quand même !

Tenebris sentait ses forces l’abandonner peu à peu, elle avait semé les dragonites et entamé un demi tour, un retour en arrière pour revenir sur terre. Elle avait à peine entamé son mouvement qu’elle entendit un cri. La voix de Mel. Elle se stoppa, étonnée. Etonnée d’avoir entendu, étonnée de la joie triste qu’il y avait dans cette voix. Elle nagea vers la source du cri. Quand elle vit l’île, elle eut peur de ne pas pouvoir l’atteindre, mais sur l’île elle vit une silhouette aux long cheveux blonds. Une silhouette nimbée d’une lumière si peur qu’elel en semblait irréelle. Alors elle trouva la force d’atteindre la berge. Mel l’attendait, des larmes roulaient de ses joues et un sourire merveilleux brillait sur ses lèvres. Elle regardait le ciel, un poignard ensanglanté dans la main. Tenebris sorti de l’eau et fit quelques pas vers Meleane. Celle-ci la regarda, s’apercevant soudain de sa présence. « En revoir, Tenebris, héroïne d’Alysia. » Murmura elle d’une voix incroyablement douce. Puis elle se planta le poignard dans le cœur. Elle tomba en arrière, comme au ralenti, sa tête se tourna vers le ciel dans un dernier sursaut de vie. Elle noya ses yeux dans le soleil. Puis du bout de doigt, Tenebris les ferma pour l’éternité. Elle attrapa ensuite la main encore chaude de celle qui aurait put devenir son amie si elle n’était pas morte. « Adieu, Meleane, dernière des amazones. ». Un nuage triste cacha le soleil, laissant la légendaire seule avec sa douleur.

Lya ouvrit les yeux dans les bras d’un elfe qui à ses yeux était le plus beau du monde. Il devait être réveillé depuis longtemps, mais il n’avait pas bouger, pour ne pas la réveiller. Un petit sourire heureux éclaira son visage, et Lya se surprit à penser quel e bonheur pouvait exister. Même sur une île perdue au cœur d’un lac, même pour elle. Elle se redressa doucement et il lui prit la main. Il plongea ses yeux dans les siens, il avait un regard brulant, un regard fascinant. « Il faut qu’on parte, Lya. Alaïna a des problèmes. ». Il serra plus fort ses mains dans les siennes, et elle remarqua avec surprise que leurs corps disparaissaient peu à peu. L’elfe avait fermé les yeux, il semblait concentré. Lya ferma les yeux à son tour. Quand elle les rouvrit, son corps réapparaissait peu à peu, mais pas au même endroit. Elle était assise à coté d’Alaïna, juste devant les cadavres de Jadina et de Danaël. Alaïna se retourna vers Lya et l’elfe. « Ah, c’est vous. Si tu savais ce que j’ai fait, Legolas.
-Je sais, Alaïna. Je sais. C’était évident que votre histoire allait se terminer comme ça. Ne pleure plus, maintenant. Je vais essayer de vous ramener toutes les deux sur la terre ferme par téléportation.
-Attends, Legolas ! La princesse Jadina ne peut pas vraiment mourir, elle va revenir !
-Pense tu vraiment que revenir dans un monde où Danaël n’est plus l’intéresse ? ».

Soudain Jadina bougea, elle ouvrit ses yeux, ils étaient entièrement verts, comme remplis de jade de Gameragashé. Elle repoussa avec douceur le cadavre de Danaël. Puis elle regarda les trois personnes qui restaient sur l’île. « Tu l’as tué… ». Murmura elle dans un souffle. Elle se redressa violement, son bouclier et son épée apparaissant dans ses mains. « Et tu vas payer pour ça ! ». Une lumière verte envahit l’espace, alors que Alaïna recevait un coup d’épée dans le cœur. La sorte de lance étrange de Legolas tenta d’intercepter le coup, mais il fut projeté sur le coté. Lya s’agenouilla à coté de lui et le secoua. Il ne réagit pas. Horrifiée, elle se tourna vers Jadina. La princesse pleurait maintenant, agenouillée à coté du cadavre de son chevalier. « Comment une chose pareille est elle possible ? ». Demanda Lya sans chercher de réponse. Elle posa sa main pale sur le cœur de l’elfe, comme pour s’assurer de sa mort.

Un faible battement, presque imperceptible retentit, dans la poitrine de Legolas. Mais c’était un battement condamné à s’éteindre sans tarder, un battement agonisant déjà, une ultime ancre accrochant Legolas à se monde, un ancre qui était déjà à moitié levée. Lya tourna son regard hagard vers Jadina. La princesse ne faisait pas attention à elle, elle parlait à son chevalier. « Danaël…Tu es déjà repartit… Pourquoi ? Pourquoi ? Je suis à nouveau seule… ». Elle continua de se lamenter un moment. Jusqu’à ce que la main de Lya se pose sur son épaule. « Jadina, si tu le peux, sauve Legolas. Il voulait juste sauver Alaïna, aide le. Aide nous. ». La princesse tourna un regard vers l’elfe, comme si il était dénué de toute importance. Mais elle céda tout de même aux implorations de Lya et s’approcha de lui. Ce qui était fait par sa magie pouvait être défait de même. Peu à peu le visage de Legolas retrouva des couleurs, ses mains se mirent à frémir et son souffle se fit régulier. Son cœur reprit un rythme normal. Lya le serra dans ses bras en pleurant de joie, puis elle se jeta dans les bras de Jadina pour la remercier. La princesse n’avait rien à faire de ces effusions. Elle se retourna vers son chevalier.

Legolas saisit la main de Lya dès qu’il ouvrit les yeux. Puis sans attendre, il commença la téléportation. Ils ne demandèrent pas à Jadina si elle voulait les accompagner. Ils connaissaient tous les deux la réponse. Jadina enterait Danaël, puis elle s’éteindrait pour l’éternité. Leur histoire ne pouvait pas avoir d’autre fin.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Mer 21 Déc - 12:00

Avis aux fans de happy end : j’espère que ça va vous plaire ! Bonne lecture !

Dès que Gryf vit l’île, il sut que Shimy vivait. Il l’avait si souvent vue faire usage de ses pouvoirs élémentaires que la forme de l’île, même à plusieurs centaines de mètres le rassura. Il regagna péniblement la berge et la chercha des yeux. Elle était assise dans un coin, les jambes dans le vide. « Salut Gryf. ». Murmura elle en retournant son regard aveugle vers lui. Il la rejoints vite et lui prit la main. « Salut Shimy. Tout est finit, maintenant, ça va aller. ». Elle lui sourit faiblement. « Je préfère mourir de faim avec toi sur cette île que vivre sans toi. ». Chuchota elle en serrant plus fort sa main dans la sienne. « Il n’est pas question de mourir. Tu maitrises l’eau, tu pourrais…
-Non, je ne peux rien, ce lac est trop grand. ». Ils se regardèrent longuement, comprenant que c’était peut être la fin. C’est pour cela que leurs lèvres s’unirent, une toute dernière fois.

Tenebris s’était assise à coté du corps de Meleane. Elle ne regardait pas le visage aux yeux clos pour l’éternité, elle ne regardait que l’horizon. Elle avait voulu repartir, mais quitte à mourir, autant que se ne soit pas seule. Mais si la fille avec qui elle partagerait la mort n’était plus qu’un cadavre. Elle avait pris sa tête entre ses mains, et elle se disait que cette mort était vraiment la pire qu’elle est imaginé. Elle aurait aimée mourir au combat, à coté de razzia pour une noble cause, mourir en héroïne. Elle n’aimait pas l’idée Que sa dernière action fut de prendre sa tête entre ses mains de désespoir et de regarder l’horizon. Mais peut être que la légende ne retiendrait que le moment où elle avait fermé les yeux de Meleane, alors ça serait un peu plus noble, un peu plus héroïque, un peu moins lamentable. Elle songeait à ce qu’Alysia pourrait bien retenir d’elle, fille de Darklhell, âme sœur de Razzia ou légendaire ? Mais après tout, que lui importait cela ,elle serait morte ! Elle se leva doucement et arriva dans l’eau. Il n’y avait que ses chevilles qui trempaient, mais elle n’osait pas aller plus loin, elle réfléchissait. Partir ou rester ? Mourir ou mourir ?

Le choix de la façon de mourir est à la fois cruel et absurde. Il est pénible et ignoble. C’est un problème de cerveau, de cœur et d’âme, un dilemme déchirant. Quand o na un choix pareil à faire, c’est toujours compliqué. Et là, elle devait choisir entre se noyer et mourir de faim. Le pour et le contre de ces deux situations fut vite peser, les deux avaient tout contre et rien pour. Mais elle entra tout de même dans l’eau. Au moins elle aurait essayer, tenté de réanimé la flamme déjà éteinte de l’espoir.

Elle était dans l’eau jusqu’à la taille quand elle s’aperçut que les marques dans la terre de l’ile n’étaient pas à la même place. Les traces humides sur la terre étaient descendues. L’eau baissait. Tenebris sursauta e retourna sur l’ile. Le lac devait être entrain de se vider, si elle avait de la chance, elle s’en tirerait. Mais elle avait rarement eut de la chance. Sauf le jour où elle avait rencontré Razzia. Elle ferma les yeux et se concentra sur son visage. En attendant que l’eau ne baisse.

Lya et Legolas étaient arrivés à coté du lac. Il avaient tout de suite repéré que quelque chose n’était pas normal. La rivière avait été bouchée à l’aide d’énormes pierres. Peu à peu le lac se vidait, mais rien ne le réapprovisionnait. Ils marchèrent la main dans la main jusqu’au barrage improvisé. Razzia était debout dessus, posant une pierre colossale sur son édifice qui mesurait déjà plus de trois mètre de haut. Lya et Legolas échangèrent un sourire plein d’étoiles. Les autres seraient sauvés, le monde aussi. Et ils s’étaient trouvés. Que pouvaient ils espérer de plus ? C’est tout cela qu’il se disaient, en s’embrassant sous un ciel sans nuages.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Ven 23 Déc - 0:21

Troisième fic !



A peine la deuxième finie, j’entame la troisième, mais ce n'est pas ma faute, c'est celle des myriade d'idées qui se bousculent dans mon crane. Un grand merci à celles qui ont bien voulu être mes personnages. Bonne lecture !

Rélie s’endormait peu à peu au milieu d’un cours de math extraordinairement soporifique, même sur l’échelle de son professeur. Il parlait d’une voix monocorde d’un théorème quelconque ou peut être d’équation. En tout cas, quelque chose qui lui vaudrait une mauvaise note, elle le savait, mais qu’elle ne pourrait jamais retenir. Comment les autres faisaient ils pour retenir des chiffres embrouillés et des mots dénués de sens ? Mais bien entendu, aucun adulte ne la comprenait, tout le monde pensait que… Elle fut interrompue dans le fil de ses pensées par une explosion violente. Comme la totalité des personnes présentes dans la salle de cours, elle tendit le cou vers la fenêtre. Sous près d’une trentaine de paires d’yeux, un monstre s’éleva à la hauteur de la fenêtre, imposant. Mais le monstre n’était rien. Celui qui était assis sur son encolure était mille fois plus terrifiant. D’un coup de museau, le monstre pulvérisa la vitre et son maitre sauta à l’intérieur du collège. Rélie recula doucement, mais sa manœuvre n’avait rien d’original, les autres reculaient avec la même lenteur, comme pétrifiés de peur par cet homme. Enfin, ce peut être homme, peut être autre chose et peut être rien du tout. Oui, si c’était rien du tout, se serait vraiment bien. Un rêve, voilà, se serait parfait que se soit un rêve. Se persuadant elle-même de cela, Rélie se leva, un magnifique sourire aux lèvres. Son voisin lui jeta un coup d’œil qui pouvait signifier « p*****, Rélie t’es tarée ou quoi ? » ou « Euh… Vas-y et évite de te faire tuer. ». Puisqu’elle était dans un rêve, elle se permit une chose qu’elle n’aurait jamais osée. Elle ébouriffa les cheveux du garçon et lui adressa un clin d’œil. « T’inquiète pas pour moi. Je m’en sortirais. On ne meurt pas dans les rêves. ».
L’homme était drapé de cape, on ne voyait donc pas son visage, mais Rélie aurait juré qu’il s’intéressait un peu plus à elle, maintenant. « N’avance pas, jeune fille. Reste où tu es et décline ton identité.
-Moi ? Rélie, 13 ans et aucune envie de mourir. Et vous, bonhomme bizarre ? » Elle n’avait jamais été courageuse, c’était carrément le contraire, elle n’était pas à l’aide avec les gens, elle n’avait pas d’envies suicidaires mais après tout, elle était dans un rêve, non ? Un bref sursaut de lucidité tenta de lui rappeler que c’était peut être réel, mais elle l’ignora, elle voulait que se soit un rêve, elle s’était endormi pendant le cours, elle allait se réveiller, le prof allait lui hurler dessus, ses parents aussi et tout est bien qui finit bien. Sauf que ce n’était pas vraiment ça.
« Qui te dit que je vais te tuer ?
-Moi, et ça tombe bien, parce que je suis la seule personne que je crois. ». Stop ! Ce genre de chose, ça marche dans les livres d ’heroïc fantasy, pas dans la realité ! Et aux dernière nouvelles, elle n’avait ni le charme ni les pouvoirs magiques d’une héroïne de roman. Et pour ce qui était de la condition physique…
L’homme rejeta sa capuche en arrière. Rélie retint une exclamation de surprise. C’était une preuve de plus qu’elle était dans un rêve. Ce qui lui faisait face était un m »lange douteux d’humain et de chat à la peau bleue et aux yeux rouges injectées de veines jaunes. La situation était autrement plus passionnante que le cours de maths. « Désolée de vous décevoir, demoiselle, mais ceci n’est pas un rêve, vous ne vous réveillerez pas. Mais vos yeux se fermeront bientôt si vous ne coopérez pas, retournez vous asseoir. ». Elle prit le parti de le croire, et se rassit avec un sourire insolent. « Qu’est ce qui t’a pris ? ». Lui demanda son voisin à mi voix. Juste avant qu’une patte griffue lui arrache la tête. Rélie regarda avec horreur le chat-humain. « Pourquoi t’as fait ça ? ». Lui cria-t-elle, hors d’elle.

Elle s’attendait à ce qu’il lui arrache la tête. Il ne le fit pas, il la regarda bizarrement et soupira. « Pfff… J’ai bien envie de te tuer, mais je ne m’attaque pas aux femmes. ». Elle lui lança un regard assassin, avant de se rendre compte se que signifiait la mort de son voisin et de fondre en larmes. Le chat-humain, à la réflexion, humano-félin c’était mieux, donc l’humano-félin sembla un peu étonné, comme un petit garçon qui ne perçoit pas les conséquences de ses actes. Rélie réussit tout de même à sortir sa tête de ses mains et à lui jeter entre ses larmes un énième regard assassin.

Saphirina dessinait patiemment sur son cahier de SVT, pour la très bonne raison qu’elle n’avait rien d’autre à faire. A part peut être écouté le cours mais elle y avait renoncé depuis longtemps. Soudain la porte explosa et une elfe entra. Le regard aiguisée se fan du seigneur des anneaux de Saphirina la reconnut au premier coup d’œil. Son autre signe distinctif était une extrême pâleur. L’elfe s’approcha jusqu’au tableau, elle était menaçante, à faire glacé le sang dans les veines. Elle balaya la classe d’un regard qui donnait envie de se cacher sous sa table et de ne pas en sortir. Son regard se posa plus longtemps sur Saphirina. « La rouquine, amène toi. ». Se faire appeler la rouquine ne lui plaisait pas particulièrement, mais cette fille était bizarre. Elle entreprit de se lever. Un pic de terre jaillit du sol et embrocha le prof sur place. « Et dépêche toi ! ».
La gorge de Saphirina se serra de peur, son cœur rata un battement et elle avança vers le tableau en jetant des regards désespérés vers ses amis. « Ton nom, ton âge. ». Demanda laconiquement l’elfe. « Saphirina, seize ans.
-Eh bien, Saphirina, je susi désolée mais, tu as vu le soleil pour la dernière fois. ». Lança l’elfe en fisant sortir du sol de la classe deux pics qui se dirigèrent droit vers les yeux de la jeune fille. Un bras solide la saisit à la taille et la détourna de la trajectoire de pics. « Tu ne la toucheras pas ! ». Hurla un beau chevalier blond aux yeux bleus. Saphirina serait volontiers tombé dans les pommes rien que parce qu’il la tenait par la taille, mais quelque chose lui disait que ce n’était pas le moment. Il la posa sur le sol et lui indiqua la porte d’un geste. « Cours, une amie t’attends. J’espère qu’on se reverra ! ». Lui dit-il. A ce moment là une épée dorée arriva dans sa main et Saphirina suivit son conseil en s’enfuyant de la classe. Une jeune fille aux cheveux roses qui avait facilement trois ans de moins qu’elle l’attendait dehors, elle lui prit la main et la hissa sur un étrange animal. « Il est maintenant temps, Saphirina, de passer dans un autre monde. Est tu prête pour ce pas qui va changer ta vie ? ». C’était une question de pure forme, les deux animaux étaient accrochés ensemble, la fille balança un violent coup de pied dans les cotes de sa monture. Un immense trou noir s’ouvrit sous leurs pas et elles commencèrent à chuter.

Mouton était entrain de se dire que ses parents avaient eu une idée bizarre en choisissant son prénom, tout en sirotant un chocolat chaud. Dehors il neigeait, et elle se réjouissait que le bus scolaire n’est pas put passer. Elle fredonnait sans y penser une chanson de noël, avachie sur le canapé, regardant un épisode de Castle dont elle venait de s’acheter une saison en DVD. Derrière elle le sapin de noël brillait de mille feux, et devant elle, le générique retentissait. Soudain quelqu’un toqua à la porte. Elle se leva à regret, sans oublier de mettre sa série adorée sur pause.

Elle avança en trainant les pieds comme toute adolescente qui se respecte. Quand on a quinze, ans, on n’aime pas être dérangée devant la télé. Encore moins devant Castle. Les gens ne respectent vraiment rien… Elle ouvrit la porte et ses grognements intérieurs s’évanouirent dans un cri de terreur. Un être bizarre était derrière la porte. Un garçon plus jeune qu’elle, très grassouillet avec une tresse. Il avait la peau mate et les cheveux gris. Et une énorme hache à la main. « Mouton, tu es l’élue et tu va crever ! ». Hurla il en soulevant sa hache vers le ciel pour l’abattre sur le crane de l’adolescente et lui fendre le crane comme une pastèque. Elle poussa un hurlement et plaça parfaitement inutilement ses bras au dessus de sa tête. La lame descendait toujours. Brusquement, le sifflement du métal pénétrant dans l’air cessa, remplacé par un cliquetis d’armes. Une lame d’or venait d’interférer en sa faveur. Un bras la poussa hors du combat, vers un trou. Un trou dans lequel elle tomba.
Chtite étoile lisait distraitement une bande dessinée, quand elle s’aperçut que son professeur la regardait. Il la regardait même méchamment, comme un tigre qui va sauter sur sa proie. « Chtite étoile, peux tu répéter ce que je viens de dire ?
-Non, mais je peux vous raconter une jolie histoire avec des elfes.
-Je suis professeur de physique, pas d’inepties magiques, passe moi ton carnet ! ». Elle passa ledit carnet avec une lenteur exagérée. Exaspéré, le professeur lui arracha des mains et le porta à son bureau d’un pas lourd qui sonnait le glas de sorties prévues ce week end. Elle ferma doucement sa BD, contente qu’il ne la confisque pas. Mais elle mourrait d’envie de la finir, elle avait été coupée au moment fatidique, juste au début d’un combat décisif. Tiraillée entre le plaisir et le devoir, elle fut incapable de suivre le cours. Jusqu’au moment où la porte s’ouvrit. « chtite étoile, baisse toi ! ». Hurla une voix. Sans trop réfléchir, elle s’aplatit sur le sol. Une seconde avant que tout ce qui faisait plus d’un mètre ne soit détruit.

Une très jolie elfe courut jusqu’à elle à travers les ruines de la salle et les cadavres des élèves. Elle lui prit la main et l’entraina dehors. Puis elle la tira derrière elle et elles tombèrent ensemble dans un grand trou. C’était très sombre, la chute était lente, comme si l’air leur résistait. S’aurait presque put être une sensation agréable, de s’enfoncer dans l’atmosphère, si Chtite étoile ne venait pas de voir mourir tous ses amis. Elle s’aperçut que les larmes qui s’échappaient de ses yeux restaient à son niveau et formait une sorte de surface liquide qui s’enfonçait comme elle dans l’air bien trop épais pour que se ne soit naturel. Elle croisa le regard de l’elfe et la chute s’arrêta. L’ombre disparu pour laisser place à un val »e emplit de lumière. « Mon nom est Shimy de Koleana, je suis censée t’amener à Larbos sans encombre. Tu poseras des questions plus tard. ». Lui expliqua l’elfe sèchement avant de la jeter sans ménagement sur le dos d’un animal non identifié.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Ven 23 Déc - 22:47

Voilà un nouveau chapitre ! Désolée si mon passage était plus long, dans le premier chapitre, mais c'est plus facile pour moi de me mettre dans ma tête que dans la votre. Au fait, vous avez remarqué que à la fin du deuxième chapitre, tout le monde a un garçon attitré ?

« Ah, désolée Mlle Rélie, je viens de recevoir l’ordre de vous tuer. Ne bougez pas s’il vous plait. Une dernière parole ? Dernière volonté ?
-Euh, je peux faire un tour sur votre bestiole ?
-Accordé. » Il l’attrapa par le col et la tira jusqu’à la fenêtre pour la jeter sur l’encolure du monstre. Les mains de Rélie tremblaient, mais elle trouva la force d’appuyer ses talons contre les flancs de l’animal. L’humano-félin sauta derrière elle au moment du décollage. L’animal déploya deux grandes ailes argentées et s’éleva dans le ciel matinal. La jeune fille peina à trouver l’endroit où glisser ses main pour faire tourner le monstre, mais elle était si grisée par la sensation du vent dans ses cheveux et du monde qui devient tout petit en dessous d’elle qu’elle en oublia de conduire. L’animal décrivit des pirouettes dans les airs sans aucunes commandes, secouant ses deux cavaliers. Rélie riait aux éclats, comme une petite fille qui trouve un nouveau jouet. « Tu devrais être terrifiée. ». Souffla l’humano-félin à son oreille, les lèvres juste au niveau de son cou. Elle tourna son visage aux joues rosies par la morsure de l’air matinal vers lui. « Tu plaisantes ? C’est la chose la plus extraordinaire qui me soit arrivée ! » Hurla elle dans le vent pour qu’il l’entende. « Tu es très bizarre ». Remarqua-t-il. Puis il passa à l’avant dans une gymnastique rendue dangereuse par l’altitude. Rélie passa ses mains autour de sa taille. « Prête pour une petite balade ? » lui demanda il, en dirigeant l’animal droit vers un trou qui s’ouvrait dans le ciel.

Saphirina était assise sur un chocapix, en tout cas, la fille, Alaïna, appelait ça comme ça. Ca faisait bien une heure qu’elles avançaient cote à cote en direction d’une lointaine Oroban. Saphirina trouvait ce nom moins joli que Minas-Tirith, mais pas mal quand même. Elle venait de voir la ville, quand au milieu de la route jaillirent trois hommes armés. La fille sauta de sa monture et leva la main. Une arme en or vint s’y placer. « Passer votre chemin. ». Dit leur dit elle d’une voix menaçante. Ils ne bougèrent pas. Elle s’élança vers eux et sauta, pour pouvoir planter sa lame à l’arrière du crane de l’un d’eux. Mais une dizaines d’autres hommes jaillirent des fourrés et se précipitèrent vers Saphirina. Elle talonna son chocapix pour se sortir de là, mais il n’alla pas assez vite pour traverser la barrière formé par les hommes devant elle. Saphirina ferma les yeux un instant, les rouvrit. Ceux qui étaient à coup sur les méchants de cette histoire s’approchaient d’elle, irrévocablement.

Une épée d’or siffla dans l’air, tranchant net la tête du premier « méchant ». Le beau chevalier était là, devant elle. Ses agresseurs, un peu moins sur d’eux, d’un coup, battirent en retraite en proférant des menaces de mort. Le beau blond regarda Saphirina d’un air inquiet. Il avait des yeux bleus à tomber à la renverse. « Combien de fois devrais-je vous sauver, aujourd’hui ? » Lui demanda-t-il, avec un sourire craquant. « L’homme idéal » se surprit elle à penser. Puis la fille aux cheveux roses les rejoints. « Pile au bon moment, Dan. ». Dit-elle en lui sautant au cou.

Le soir même, attablée à une auberge d’Oroban, Saphirina dégustait une délicieuse pizza en écoutant Danaël parler. Elle ignorait ce qu’il disait, elle savait juste qu’il était beau et que sa voix et ses yeux l’envoutait. Elle était incapable d’avoir une pensée cohérente, elle ne pouvait pas songer à autre chose qu’à son regard sur elle et au petit sourire qui se dessina plusieurs fois sur ses lèvres au cours du repas. Elle s’aperçut alors d’une chose affreuse. Elle était tombée amoureuse de ce chevalier tombé du ciel.

Mouton atterrit dans une clairière baignée de soleil où coulait l’onde de pure d’un ruisseau. Elle se mettait à parler comme La Fontaine, c’était sans doute dut au fait qu’elle était tombée sur la tête. Soudain survint, à jeun, un colosse qui cherchait aventure. Elle tenta mentalement de faire taire La Fontaine et de prendre ses jambes à son cou.

Elle glissa lamentablement et se mit à rouler sur elle-même le long d’une pente qui menait à une route. Une charrette passait pile à ce moment là. Elle se redressa péniblement, juste à temps pour se hisser au milieu des cerises qui remplissaient la charrette providentielle. Elle s’aperçut alors qu’un beau garçon aux yeux vert et aux cheveux châtains retenus en queue de cheval conduisait. Elle n’était pas trop du genre à perdre la tête pour un garçon, surtout pas en des circonstances pareilles. Ca n’empêchait pas qu’il était vraiment très mignon. « Un problème, Mademoiselle ?
-Oui, lui ! » Hurla elle en désignant le colosse. « Oh, non, dark-razzia ! » Cria le garçon en fouettant l’étrange animal qui tirait la charrette. « Hue mon vaillant girawa ! » Hurla-t-il. Ce qu’il avait appelé girawa partit au galop, emportant la charrette à vive allure derrière lui. « Je vais à Oroban, je vous emmène ?
-Euh… je ne sais pas où je suis, mais je veux bien.
-Vous devez avoir une histoire passionnante, je voudrais bien l’écouter plus tard !
-Plus tard ! » Il lui tendit la main qui ne tenait pas les rènes et la tira à coté de lui.

Deux heures plus tard, ils arrivèrent à Oroban. Il l’invita au restaurant. En tête à tête à coté d’une fenêtre donnant sur un fleuve, elle lui raconta son histoire. Ils dégustèrent ensemble un plat de pates en élaborant des hypothèses plus ou moins farfelues. Arrivée à la boule de glace censée clore le repas, il lui raconta une sombre prophétie parlant de quatre élues destinée à changer la face du monde pour l’éternité. Les mots exacts étaient :
Quand sonnera l’heure du dernier combat
Quatre élues venant de là bas
Par leur choix et leur combat
Changeront le monde d’Alysia

« Qui es tu ? » Demanda Chtite étoile pour la centième fois. Sa question, comme toutes les précédentes resta sans réponses. Elle écarta une mèche des es cheveux blonds qui venaient dans sa figures. « Ecoute, Mme l’elfe ou je ne sais pas trop quoi ! Tu m’embarques destination un autre monde, toute ma classe meure et tu ne réponds pas à mes questions ? Tu sais quoi ? Et bien moi, je pars ! En revoir ! ». Elle talonna son chocapix et partit sans se retourner. L’elfe la regarda d’un air hautain, enfin, elle le supposait. Elle ne pouvait que supposer. Car elle ne se retourna pas.

Elle galopa longtemps, l’elfe la suivait, en l’appelant. « Chtite Etoile ! Reviens ! Tu ne te rends pas compte de la gravité de tes actes ! ». Mais la gravité de ses actes ne la touchait pas. Elle filait droit vers le soleil, un peu comme dans un western. A cela près que le soleil n’était pas couchant et qu’elle ne savait pas tirer.

Elle quitta la route, en sifflotant une chanson qu’elle tirait de nulle part. Alors qu’elle avait presque fait deux kilomètres, elle arriva dans un village. Elle s’arrêta dans une auberge. Elle se mit à raconter une histoire au patron pour qu’il lui serve un repas, elle continua si longtemps que quelques personnes s’attroupèrent autour d’elle. Le patron lui offrit même une chambre pour la nuit. Les villageois adoraient les histoires. Surtout les romances. Elle aussi, adorait les romances. Elle en préparait même une dans sa tête, en visitant le village. Elle y dormirait une nuit, puis elle regagnerait Oroban, histoire de revoir sa maison au Québec, un jour. Le fil de ses pensées en était là, quand elle aperçut un garçon étrange. Un mélange de félin et d’humain. Elle s’approcha, un peu intimidé, mais pas trop. La curiosité l’emportait. « Euh… Bonjour… Moi c’est Chtite étoile. Et toi ?
-Tu n’as rien d’une petite étoile, tu es la plus grande et la plus belle des étoiles. Mois c’est Gryf, légendaire et jaguarian. ». Chtite étoile commença par rougir jusqu’aux oreilles. Puis elle lui adressa un sourire lumineux. C’est à ce moment là qu’il cassa tout. « Et je suis chargée par une elfe appelé Shamira de te ramener, tête de mule ! ».


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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Sam 24 Déc - 10:09

Voilà un nouveau chapitre, cette fic me plait trop ! J'arrête pas d penser aux diverses manières de vous faire souffrir... La description de CE-* est d'elle, pas de moi. (Ca se voit, d'ailleurs). Bonne lecture !

« Je suis dans un monde parallèle ?
-Oui, mais tu as lu trop de romans… La question, normalement, c’est « où suis-je ? ».
-Il y a une chose qu’il faut que tu apprennes sur moi, c’est que j’ai l’air normal, mais seulement l’air. Il ne faut jamais se fier aux apparences.
-Donc, tu sais que tu es dans un autre monde, et tu discutes tranquillement. Tu ne crie pas que tu veux rentrer ?
-Pour revoir mon prof de maths ? Qu’elle drôle d’idée…
-Ta famille ?
-Elle attendra.
-Ta maison ?
-Ce vieux truc qui tombe en ruine ?
-Tes amis ?
-Tu commences à m’énerver. ». Il songea qu’elle, elle commençait à lui plaire, mais il n’osa pas lui dire. Elle était quand même très bizarre. Il la regarda un moment, suivant le mouvement de ses cheveux noirs dans le vent, puis les remontant jusqu’à le racine pour arriver à un visage enfantin à la peau d’une vague teinte beige sombre. Il chercha des boutons et n’en trouva pas, puis plongea son regard dans ses yeux marron, presque noirs. Elle n’était pas jolie, enfin, peut être un tout petit peu, mais pas très jolie. Elle était grande, mince et avait plus de forme que la moyenne des filles d’Alysia, mais c’était dut à son âge. Elle portait une jupe grise avec des collants bleus marine et un haut de la même couleur. Elle avait aussi des talons de trois ou quatre centimètre. Enfin, le contraire d’une tenue utile. Il continua de la regarder un moment, oubliant totalement de la tuer. Elle se tourna vers lui.
« Je sais que c’est bizarre, mais je suis heureuse de ce qui m’arrives. C’est la chose la plus passionnante que je n’ai jamais faite, et cet animal est mieux que n’importe quel manège. Mon enthousiasme devrait retomber, vu que tu vas me tuer, mais non. J’ai commencé à écrire pour vivre des aventures par procuration, parce que je trouvais ma vie trop banale. Et aussi pour créer un monde de mes mains, en être la maitresse. Décider de la vie ou de la mort d’un personnage de papier, mettre des gens en couple et leur briser le cœur, tout ça quoi. Je voulais te dire, juste avant de mourir, que tu aurais fait un méchant génial. Antipathique, mais pas trop. Juste le bon dosage.
-Rélie, je dois t’avouer quelque chose. La procrastination, ce n’est pas mon truc. Si j’ai repoussé ta mort, c’est parce que je ne veux pas te tuer. Je déteste faire du mal aux filles. ». Il faillit rajouter « qui me plaisent », mais il arrêta sa phrase là. Il se contenta de la regarder dans les yeux. Elle semblait à peine surprise, juste super contente. « Il y a très peu de gens qui veulent me tuer. ». Constata-t-elle, comme si cette phrase était banale. Puis elle se leva et se mit à tourner sur elle-même sous le soleil estival d’Alysia. « J’aime l’été. ». Murmura-t-elle.

Saphirina était aux anges, étendue sur le lit de sa chambre de l’auberge, elle dessinait. Elle dessinait un beau chevalier blond qui la prenait dans ses bras. Danaël et Alaïna attendait les autres élues, comme ils les appelaient, en bas. Elle, elle faisait connaissance avec les lieux. Et elle ne devait pas sortir d’ici. Le lit de l’auberge était dur comme une planche, la lumière nullissime, malgré le brillant soleil, elle était contrainte de dessiner dans la pénombre, car la vitre était sale et la fenêtre impossible à ouvrir.

Mais malgré les mauvaises conditions, elle continuait de restituer fidèlement le bleu renversant des yeux de son chevalier. Un bleu comparable à celui de ses propres yeux, comme un écho. Elle ferma les yeux et revit dans sa mémoire le sourire et le regard de celui dont elle venait de tomber éperdument amoureuse. Elle soupira profondément. La lumière manquait, mais son amour brillait en elle plus fort que n’importe quel soleil. Elle sentait son cour battre plus fort à chaque instant. Elle posa son crayon de couleur bleu et se leva.

Elle alla vers l’entrée de l’auberge ou Danaël et Alaïna attendaient. Elle se dirigea vers eux, le cœur battant à tout rompre. « Saphirina ? Un problème ? » Lui demanda le chevalier, une adorable lueur d’inquiétude dans les yeux. « Non, je m’ennuie juste. Vous pouvez me raconter cette histoire d’élus.
-Pas ici. Je te la raconterais plus tard.
-S’il te plait…
- OK, suis-moi. ». Il l’emmena dans sa chambre et lui tendit uen chaise. Puis il lui parla d’Alysia, de ses us et coutumes et des légendaires. De quêtes magiques, de héros et de méchants. Il lui parla beaucoup d’une certaine Jadina et cela fendit le cœur de Saphirina. Mais il se mit alors à lui parler d’elle, de son rôle dans cette histoire.

« Juste après avoir trouver la marque d’Anathos dans l’Alystory, j’ai lu quelques autres pages, en cachettes. Il y avait une prophétie. Je l’ai lu sans y prêter attention, rapidement. Elle parlait de quatre élues. Ensuite, Anathos s’est réincarné en moi. Je t’ai raconté le reste de l’histoire. Mais au moment où Kalandre m’a ressuscité, elle m’a demandé un service. Lui dire ce que j’avais lu. Alors je lui ai répété la prophétie, les quatre lignes dont je me souvenais. Mais le géant de ma nouvelle famille a été enlevé et à livrer les informations. Une lettre anonyme a transmis la prophétie aux journaux les plus lus. Ils l’ont immédiatement publiée. Mais, un an plus tard, on n’avait toujours pas les élues. C’est à cette époque là que les trous on commencé à se former. Des ouvertures entre les mondes. On a tout de suite pensé à la prophétie, et on a pensé à visiter tous les mondes et à voir toutes les filles. Mais Legolas, un elfe de ma famille, a eu une meilleure idée. Il a demandé à Kalandre de réparé la temporell, et il est retourné à l’époque de Rokamadour pour lire par dessus son épaule la prophétie. La voici dans son intégralité.
Quand viendra le dernier combat
Quatre filles venant de là bas
Par leur choix et leurs voies
Changeront le monde d’Alysia
Une fille du Sud
Serpent venimeux
Une princesse des neiges
Chevelure de feu
Une reine des mots
Française exilée
Et une étoile filante
A la chevelure de blés
Tiendront entre leurs mains
Le destin de votre monde.
Je ne me souvenais même plus bien des premiers vers… Les descriptions permettent une identification facile. Enfin, plus facile. Princesse des neiges te décris bien, je trouve. Mais tu as été dure à reconnaitre. Si à l’instant où je t’ai vu je n’avais pas su que se serait toi, tu serais déjà morte. La reine des mots aurait été dur aussi sans le «française en exil », l’étoile filante à été simple, tout résidait dan le prénom. Nous n’avons pas trouvé la fille du Sud. Elle doit être morte. Ou peut être que le fait d’être un « serpent venimeux » lui a permis de s’en sortir. »

Saphirina jeta un coup d’œil à son reflet dans le miroir qui trônait dans un coin de la chambre. Rousse aux yeux bleus, dotée d’un très beau visage. Une jolie jeune fille. Dans le miroir elle aperçut aussi Danaël. Blond aux yeux bleus, plus que très beau garçon. Elle lui adressa un joli sourire. « Espérons qu’elle s’en ai sortie. ». Murmura-t-elle sans penser un instant à cette fille. Elle ne pensait qu’à lui.

Alors qu’elle avait les yeux plongés dans ceux du garçon qui lui tenait la main en lui souriant, elle aperçut une fille habillée comme elle, dans un coin. Par comme elle, elle entendait comme dans son monde. Jean et t-shirt. Classique. Elle lâcha la main du garçon dont elle ne connaissait pas encore le prénom et se tourna vers cette fille. Mais elle parti aussitôt avec le chevalier blond, et Mouton se retourna vers le garçon. « Au fait, comment tu t’appelles ? ». Elle intercepterait cette fille plus tard.

Le garçon la regarda dans les yeux, avec un merveilleux sourire qui fit disparaitre le monde autour d’eux. « Neril. Et toi ?
-Mouton, te moques pas de moi s’il te plait. ». Il ne se moque pas d’elle, il rattrapa juste sa main. « Eh bien, mouton, ça te dirais, uen promenade en barque ? ». Elle sourit jusqu’aux oreilles et sortit de l’auberge. Elle y retournerait plus tard, pour trouver cette fille. Maintenant, seul comptait Neril.

Il loua une barque pour deux, puis l’aida à y grimper, ensuite il rama pour les faire naviguer sur le fleuve calme. Ils passèrent sous différents ponts, traversèrent la vieille ville et les quartiers les plus chics. La ville semblait endormie, à moins que le sourire de Neril éclipse les bruits. Et dire qu’elle n’était pas censée s’emballer pour les garçons. Mais Neril n’était pas un simple garçon, il était différent, spécial. Il avait quelque chose d’autre, quelque chose qu’elle s’apercevait avoir toujours cherché en vain.
Lui, yeux vert et queue de cheval châtains, regard espiègle et sourire en coin. Un visage bien symétrique et un corps parfait. Un garçon idéal. Elle, chevelure blonde, yeux verts et visage fin. Corps parfait aussi. Une fille adorable.
Il s’arrêta de ramer. Pour lui prendre la main et la regarder dans les yeux. Pour approcher son visage du sien et l’embrasser. Elle ne se déroba pas, elle ne le repoussa pas, elle lui rendit même son baiser. Qu’importait, après tout, qu’ils ne se connaissent que depuis quelques heures ? Enlacés dans la barque, ils leurs semblaient se connaitre depuis toujours. Et être destinés à toujours se connaître.


C’est à ce moment là que deux personnes sautèrent d’un pont pour atterrir dans leur barque qu’ils firent chavirer. Les habits de Mouton, déjà pas en très bon état se retrouvèrent en plus trempés d’une eau sale. Elle pataugea pour ressortir la tête de l’eau, alors qu’un de ses agresseurs qui était monté dans la barque faisait tout pour maintenir Mouton sous l’eau. Elle tenta de se libérer de son étreinte, mais c’était peine perdue. Durant ses brèves apparitions à la surfaces, elle poussait des cris stridents, un peu pour avertir la population, beaucoup parce qu’elle avait peur. Elle réussit à mordre férocement un doigt de son agresseur et à s’enfuir en passant par le fond de la rivière. Elle ressortit près de dix mètre plus loin, pour cracher ses poumons et rejoindre la rive. Elle se hissa péniblement sur un quai et chercha Neril des yeux. Il n’était plus là. Elle se mit à trembler, malgré le soleil estival.

Chtite étoile se cherchait un surnom, parce que son prénom commençait sérieusement à l’agacer. Oui, c’était très mignon. Elle avait treize ans, ça commençait à être lourd, d’être mignonne. Assise sur son chocapix, elle demandait son avis à Gryf. « Stella ? Ça veut dire étoile en je sais plus qu’elle langue.
-Chtite étoile ne te plait pas ?
-Non !
-Alors Stella ira bien.».

Ils se regardèrent un moment, elle très contente de son nouveau prénom, et lui qui détaillait son apparence. De longs cheveux blonds avec de multiples teintes dorées. Des yeux bleus-turquoises si intenses que s’y perdre devenait facile. Une peau douce et fraiche, pale et délicate. Une bouche rosée sur laquelle n’importe quel homme aurait voulu poser ses lèvres. De longs cils noirs recouvrant ses iris berceau de beauté. Des petites mains dans lesquelles on voulait glisser ses doigts. Des petites pommettes dans lesquels brillait une teinte rouge-rose. De longues jambes fines et découpées, minces mais formées. Voilà le spectacle qui s’offrait à Gryf. Elle était là, devant lui. Comme un rêve, plus belle qu’un rêve.

Ils arrivèrent en fin d’après midi, le ciel prenait d »jà une teinte vespérale, mais l’été repoussait le moment où les étoiles s’allumeraient dans le ciel. Ils s’arrêtèrent à une auberge en mauvais état. Celle qui désirait se faire appeler Stella descendit, accompagnée de Gryf et s’installa à une table. Une jeune fille aux cheveux roses les attendait. Un beau chevalier blond aux yeux bleus sortit d’une chambre pour arriver à son tour. Il fut suivi de près par une jolie jeune fille rousse. Une fille du monde de Stella. L’elfe qui avait escorté Stella dans un premier temps arriva quelques minutes après, renfrognée. Au moment où elle allait s’asseoir, un cri retentit. Toutes les personnes présentes autour de la table se levèrent et se précipitèrent dehors, avec un léger temps de retard pour Stella et la rousse, Saphirina, d’après les présentations.

Quand elles arrivèrent à l’extérieur, une fille de leur monde était à genoux au bord de l’eau et pleurait toutes les larmes de son corps. Ses habits étaient maculés de terre, d’herbe de cerises et de l’eau sale du fleuve. Alaïna était agenouillée à coté d’elle et la secouait pour la faire parler. En sanglotant et en gémissant, la fille raconta son histoire. Elle s’appelait Mouton, mais elle préférerait qu’on l’appelle Nim, parce que son prénom était assez ridicule. Elle arrivait de leur monde. Et on avait tenté de la tuer. Alaïna arrêta de la secouer. « Celui qui t »as sauvé, qu’est il devenu ?
-Je sais pas ! Retrouvez Neril ! » Sanglota elle. Alaina la prit dans ses bras pour la calmer. « Là, là), tout va bien. On va tel e retrouver, ton Neril. Mais on doit savoir si tu as vu celui qui t »as sauver, tu sais, avec l’arme d’or. « Non, j’ai rien vu. Juste l’arme.
-Et c’était quoi, cette arme ?
-Une lance avec une pointe bizarre.
-Oh, mon Dieux, Legolas… » Balbutia Alaïna en se levant. Elle courut jusqu’aux écuries de l’auberge, sauta sur son chocapix et se précipita sur la route.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Dim 25 Déc - 19:43

Un nouveau chapitre pleins de rebondissements ! Bonne lecture !

« Rélie ? Arrête de tourner sur toi-même deux secondes et écoute-moi ! Je dois te tuer, je ne le ferrais pas, mais il faut que tu m’aides à convaincre les autres que mon choix était bon. En es tu capable ?
-Ca dépend. Je dois tuer quelqu’un pour vous prouver que je sers à quelque chose, ou pas ?
-Il y a des chances. Tu peux faire ça ?
-Possible. » C’était un mensonge, un mensonge qu’elle se faisait à elle-même. Elle avait une sensibilité à fleur de peau et des nerfs fragiles. Elle pouvait faire n’importe quoi, même un meurtre, mais uniquement si elle se trouvait sans aucune préméditation avec les moyens d’accomplir cela et qu’elle le désirait. Elle ne supportait pas l’appréhension. Elle s’aperçut de l’énormité de son mensonge et corrigea. « Je ne crois pas en être capable, mais si ça me permet de rester en vie, il y a une ou deux limites que je peux repousser.
-Je t’emmène au QG, tiens toi correctement et ne me contredis pas. ». Il lui attrapa le poignet et la traina sur le coté. Il se plaça dans un coin de la clairière et ferma les yeux. Puis il tira un poignard de sa poche et dessina une petite coupure sur son avant bras. Il récupéra une goutte de son sang du bout de ses griffes puis il la déposa contre le tronc d’un arbre. Dans le tronc s’ouvrit une porte qui menait à un escalier ne colimaçon s’enfonçant dans les profondeurs glacées de la terre.

Danaël était soucieux, il attendait quelqu’un, en faisant les cent pas dans l’entrée de l’auberge. Mouton-Nim s’était enfermée dans sa chambre et Stella était assise à une table de l’auberge, en pleine conversation avec Gryf. Saphirina, assise à une autre table, finissait son dessin de Danaël et d’elle. Soudain elle sentit une présence dans son dos. Elle tourna la tête et s’aperçut que le chevalier regardait son dessin, par-dessus son épaule. Elle n’aimait pas trop qu’on regarde par-dessus son épaule, mais elle ne lui en tint pas rigueur. Elle était rouge jusqu’aux oreilles et tentait de cacher son dessin sous son bras. « Tu dessines bien. ». Remarqua simplement Danaël. Il s’assit en face d’elle et commanda deux tasses de chocolat chaud. Puis il la regarda finir son dessin. Morte de honte, Saphirina ne cessa de lui jeter des regards en coin. Il attendit que le dessin fût terminé, et là, il le prit et le regarda longuement. « C’est très joli. On me reconnait bien. Mais tu n’as pas réussi à rendre tout l’éclat de ta beauté. ». Là, elle se mit à trembler, devint encore plus rouge et baissa les yeux. « Euh… Merci… ». Bafouilla-t-elle en regardant ses pieds. Il la regarda intensément et attrapa sa main qu’il serra fort dans la sienne. « Saphirina, élue de la prophétie ou non, je te jure de protéger ta vie, même si cela doit me condamner. ». Là, elle était à deux doigts de s’évanouir. Il venait de lui faire le serment de la protéger coute que coute envers et contre tout. Son chevalier de conte de fée était vraiment là, il lui avait vraiment dit ça et il attendait vraiment une réponse. « Euh… Chevalier Danaël, je suis touchée par cette promesse, mais je ne veux pas que tu te fasses tuer.
-Ma vie est bien moins importante que la tienne.
-Pas à mes yeux. ». Ils se regardèrent encore. Il n’avait pas lâché sa main. Elle commença à s’évanouir. La porte de l’auberge claque, il se retourna en retirant sa main de la table. Puis il regarda les nouveaux venus. Une belle princesse brune aux yeux verts, une elfe aux cheveux blancs, une fille bizarre aux yeux rouges, un garçon grassouillet et autre garçon, arrogant, avec les cheveux verts. Son chevalier se leva et leur souhaita la bienvenue, puis il fit un geste à l’elfe blonde appelée Shamira. Gryf et elle se levèrent et quittèrent l’auberge.

Un instinct de survie qu’elle ne se connaissait pas poussa Saphirina à cacher son dessin avant que la fille aux yeux vert ne s’asseye en face d’elle. « Je suis la princesse Jadina d’Orchidia et on m’a chargé de ta protection. ». Se fut la seule parole qu’elles échangèrent.

Mouton voulu ouvrir la fenêtre de sa chambre, mais elle ne s’ouvrait pas. Alors elle balança des coups de poings dedans jusqu’à ce qu’elle cède. Ses mains étaient ensanglantées, mais peut importait. Elle tira une chaise sous la fenêtre et grimpa dessus. Puis elle fit quelques acrobaties au dessus du vide pour sortir de sa chambre. Elle rampa le long du toit jusqu’à du lierre. Puis elle descendit en s’y accrochant. La malheureuse plante ne supporta pas son poids et elle se détacha. Mouton tomba à la renverse et s’étala dans un bac de rose. Dont elle sortit immédiatement, des épines plantées partout dans son dos. Mais elle s’en moquait. Il fallait retrouver Neril. Les autres ne faisaient rien pour lui ! Elle sortit de la cours de l’auberge en courant et s’enfonça dans les ruelles tortueuses de la ville à la recherche de ceux qui lui avait pris celui qu’elle aimait.

Elle suivit le fleuve dans le sens du courant. La barque ne pouvait pas être partie dans un autre sens, les rames étaient abandonnées au milieu du fleuve. Elle suivit longtemps le cours du fleuve, interrogeant tous c eux qu’elle croisait. Personne ne répondait. Elle désespéra. Mais dans un coude du fleuve, au milieu de nombreuses barques, elle reconnut la leur. Avec sa coque peinte en bleue à la peinture écaillée. Elle demanda à tout le monde qui avait laissé la barque, la réponse fut unanime. Deux personnes cagoulées dont une avec de l’embonpoint et l’autre avec une silhouette féminine. Ils étaient accompagnés d’un jeune garçon aux yeux vert avec une queue de cheval. Ils étaient partis vers le bois.

Mouton partie à son tour vers le bois, accordant une confiance aveugle à ses informateurs. Mais la nuit tombait, on ne voyait plus rien dans le bois. Elle se blottie au pied d’un arbre et ferma les yeux.

Stella avait eut une discussion tout simplement passionnante avec Gryf. Il lui avait parlé de son cœur, raconté ses amours malheureuses et l’avait regardé en souriant. Elle lui avait demandé pourquoi il la regardait comme ça, i lui avait dit qu’elle était belle, très belle. La plus belle des étoiles. Il l’avait encore contemplée silencieusement, et d’un parfait accords ils s’étaient tous les deux penchés au dessus de la table. Au moment où la porte de l’auberge s’ouvrait brutalement. Il était revenu en place et était sorti avec Danaël et Shamira. La laissant seule.

Une elfe qui la regardait pas super gentiment était venue s’asseoir à coté d’elle. « Moi c’est Shimy de Koleana, je dois te protéger. ». A ce moment là, une fille aux yeux rouges sortit de la chambre de Mouton. « Elle a disparu ! Il nous manque une élue ! ». D’un seul coup, la jolie brune aux yeux vert s’était levée, elle avait ordonné de venir à sa table, avait demandé à un garçon grassouillet de surveiller les élues et de leur expliquer, cependant qu’elle, Shimy et Tenebris, la fille aux yeux rouges, et Halan, un garçon aux cheveux verts partaient à la recherche de Mouton. Le grassouillet avait hoché la tête. Puis il leur avait longuement et en zozotant, compté une histoire. Une très longue histoire.

Il leur avait expliqué les différents acteurs de cette affaire. Les darks, des clones maléfiques, s’étaient rangés aux cotés de Skroa et Shun-Day, des galinas. Ils avaient découvert comment se servir des trous entre les mondes pour anéantir la prophétie et devenir maitres du monde sans trop de résistance. Ils étaient toujours informés en temps et en heure de l’évolution des recherches. Danaël avait été chargé de reprendre contact avec son ancien group dont il en se souvenait plus. Il les avait convaincus de les aider à protéger les élues. Le groupe de Kalandre devait empêcher les plans maléfiques des darks, tandis que les légendaires assuraient leur protection dans ce monde ci. Chacuns de leur coté, les héros avaient cherchés de l’aide. Jadina avait obtenu de l’aide du prince Halan, Shimy de sa mère, Danaël des faucons d’argent et Gryf de l’armée de son frère. Mais aucunes de armées ne seraient là avant la fin de la semaine.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Mar 27 Déc - 1:12

Voilà un superbe pavé ! Désolé aux fans inconditionnels du couple Danaël/Jadina. (C'est pas un peu contradictoires d'être amoureuse de Danaël et de son couple avec Jadina ?) Désolé aussi à celles qui voulaient que je sois un gentils serpent venimeux. Désolée encore à Mouton qui va bientôt mourir, et à Stella qui ne survivra pas longtemps non plus.



Rélie descendit lentement l’escalier, les yeux baissés, terrorisée. Durant la descente, son humano-félin lui expliqua tout, la prophétie leur informateur, les élues, sa création, leurs ennemis. Elle s’agrippait fermement à son bras. Dark Gryf, drôle de prénom, mais pas pour un jaguarian cloné sur un héros œuvrant pour le coté obscur. Une histoire assez difficile à comprendre comme elle les aimaient. C’était vraiment dommage que se ne soit pas elle qui l’ai inventée. Ils arrivèrent devant une porte. Il s’arrêta et planta son regard dans le sien. « Tu vas t’en sortir. Promis. ». Murmura-t-il. Puis il ouvrit la porte. Ils pénètrent ensemble dans une vaste pièce. Eclairée par des coulées de laves en fusion qui dégoulinaient des murs et par une lumière magique dorée. Rélie regardait autour d’elle avec un air terrifié. Elle serra le bras de dark gryf jusqu’au sang. Au centre de la pièce étaient trois personnes, plus un oiseau. Deux des personnes avaient une certaine ressemblance avec dark gryf, mais l’autre avait un palmier de cheveux verts sur la tête et un bras d’oiseau. Rélie recula dans la pénombre. Mais d’un geste brutal, dark gryf la projeta devant lui. Elle trébucha, s’étala sur le sol et se redressa péniblement. Pour jeter un regard haineux autour d’elle. « Tes gouts baissent ! Tu trouves vraiment ça joli ? Tu plaisantes j’espère ! » Lança une elfe en lui jetant un regard dédaigneux.

A cet instant, Rélie aurait adoré avoir la langue bien pendue et une réplique acide sous la main. Mais elle ne réussit qu’à baisser les yeux. Des yeux pleins de peur et de larmes. Elel serra lesp oings et se jura de venger son honneur et son orgueil blessés. Elle se faisait ce genre de promesses intenables depuis son enfance, quand elle avait remarqué qu’elle était incapable de se défendre aux insultes. A cet instant précis, elle aurait put tuer cette fille. « Rélie, je te présentes Dark Shimy, Dark Razia et Shun Day. Et Skroa. ». Fit-il, en désignant successivement, l’elfe, un garçon grassouillet, la fille au palmier et l’oiseau. Elle les salua d’un bref signe de tête. « Rélie est la filel du sud. Une des élues. Elle est prête à se ranger de notre coté.
-Stooop ! Tu crois quoi, Dark Gryf ! Qu’on va l’épargner parce que tu l’aimes bien ? Tu te fourres le doigt dans l’œil ! ». C’était Dark Shimy qui avait parlé. Elle s’agenouilla alors et plaqua sa main contre le sol. Le regard empli d’une terreur inexplicable de Rélie se posa sur eux tous, et elle fondit en larmes, des larmes de peur, de honte et de désespoir, des larmes d’enfant, de petite fille. Elle s’effondra à genoux, alors que l’elfe soulevait sa main, étonnée. « Co… Comment pouvez vous faire un truc pareil ? Vous seriez prêts à me tuer ? Comme ça ? Parce que je suis élue d’une prophétie dont je n’ai même pas connaissance ? »Sa voix se brisa et elle se mit à sangloter. « Elle n’a rien d’un serpent venimeux. » Remarqua Dark Razzia. « Le propre des serpents, c’est qu’on ne s’attends pas à ce qu’ils mordent ! Elle est dangereuse, je dois la tuer.
-Non ! C’est juste une petite fille perdue, laissez lui sa chance !
- Une petite fille pleurnicharde ne nous est d’aucune utilité !
-Elle n’est pas pleurnicharde, juste sur les nerfs, donnez lui sa chance !
-Elle se met trop facilement sur les nerfs, je trouve. Mais soit, elle aura dix épreuves après cela, soit on la tue, soit elle tue notre prisonnier.
-Quel prisonnier ?
-Notre appât à élue ! »
Dark Gryf releva Rélie, puis il l’entraina à la suite de Dark Shimy à travers un couloir. Elle les mena au dessus d’un gigantesque trou rempli de lave au dessus duquel était une planche de moins de dix centimètre de large. Elle faisait près de cinq mètres et surmontait une centaine de mètre de vide. « Traverses le pont, tu auras huit autre passages à franchir. Des épreuves. Nous t’attendons au bout. Si tu veux me faire plaisir, arranges toi pour mourir ! ». Dit Dark Shimy. Rélie regarda droit devant elle. C’était presque facile, elle ne connaissait pas le vertige, et dix centimètres lui permettaient amplement de poser ses pieds. Elle avança calmement, pour éviter tout de même de finir grillée par dans la lave. Elle effectua la première épreuve avec succès.

Mais sa joie fut de courte durée, devant elle s’étendait un plan d’eau, une sorte de bassin. Et dans le bassin étaient des requins. Rélie ferma les yeux. Comme la plupart des gens, les requins lui faisaient peur, elle avait entendu parler d’histories de surfeurs mangés par des requins blancs et de tout ça. Mais elle avait aussi été élevée avec la télévision allumée sur des reportages animaliers. Et elle pouvait affirmer que ces requins n’étaient pas dangereux pour l’homme. Sauf si c’était des requins spéciaux d’Alysia, évidement. Rélie glissa sa jambe avec délicatesse et lenteur. Les requins n’attaquent pas l’homme par plaisir, mais seulement à cause d’une mauvaise vue qui fait qu’ils les confondent avec leurs proies.

Elle espéra que la vieille technique pour éloigner les vipères, celle qui consiste à faire du bruit, marcherait. Elle se mit donc à parler toute seule, essayant de meubler le silence. « Je déteste ça ! J’adore la mer, vous faites partie de la chaine alimentaire, sans vous la biodiversité est foutue, mais ce que je peux vous détester ! S’il vous plait, me bouffez pas, même pas un petit bout, soyez gentils… Vous n’êtes pas méchants, en fait. Voilà, tournez autour de moi gentiment. ». Sa voix monta dans les aigus, signe que les squales qui tournaient autour de ses jambes ne la rassuraient pas. Elle continua pourtant tout doucement en parlant le plus calmement possible. « Quand j’étais petite, je me disais que la mer était mon royaume, et qu’un jour j’en serais la reine. Je monterais dans un grand char tiré par deux dauphins et une armée de requins mangeraient les gens que je n’aimerais pas. C’était ma vision du paradis. Mais j’ai évolué, maintenant il me faudrait aussi un beau garçon intelligent qui parle pas trop et une grande maison. Je ne me contente pas de rien, j’ai besoin de faste et de preuves extérieures de richesse. ». Là, elle s’aperçut qu’elle était partie dans son délire et qu’elle était à peine à la moitié du bassin. « Je parles à des requins et je leur racontes n’importe quoi… Du moment que vous me mangez pas… ». Elle passa une main vaguement rassurée sur le dos d’un des animaux. Il ne réagit pas. Elle accéléra un petit peu. Pas non plus de réactions. Elle accéléra encore pour arriver le plus vite possible au bout du bassin.

Elle en sortit rapidement, les requins ne lui manifestèrent pas plus d’intérêt. Les deux premières épreuves servaient à tester ses nerfs. Elle arriva devant une étendue d’eau claire. Turquoise. Elle y plongea son pied pour le ressortir aussitôt. L’eau était à moins de dix degrés. Avec un calme méticuleux, elle plaça ses habits pour qu’il couvre un maximum de son corps. Puis elle y entra progressivement, pour éviter l’hydrocution. Elle n’était pas très sensible au froid, mais l’eau était glaciale. Elle sera les dents et senti des larmes venir à ses yeux. Elle avait l’impression qu’un monumental glaçon se refermait sur elle. Comme un gigantesque piège. Elle se concentra sur sa progression. L’eau lui arrivait à la taille, et elle lutait pour continuer d’avancer, malgré l’impression de ne plus pouvoir faire un pas de plus. La volonté qu’elle n’avait jamais eu la poussait à toujours repousser le moment de s’effondrer, à recommencer jusqu’au bout de ses forces. Mais de toute façon, elle n’avait pas le choix. Avancer ou mourir de froid. Même si avancer a ferait peut être mourir de froid. Elle finit par arriver au bout, par s’étendre en pleurant de froid. Elle retira ses vêtements trempés et se roula en boule au plus prêt d’une paroi où coulait de la lave, historie de se réchauffer. Elle finit par s’endormir.

Saphirina se concentrait. Une « princesse des neiges chevelure de feu » doit bien servir à quelque chose, non ? Elle avait un sentiment d’inutilité, et ça lui faisait du mal. Elle aimait bien se sentir utile, avoir l’impression d’avoir fait quelque chose de bien. Mais là, elle se sentait comme un fardeau. Elle imagina ce que le reste de sa classe était entrain de faire, en ce moment. Regarder la télévision, surfer sur internet, beaucoup devaient déjà être couchés. Mais elle, elle était éveillée inutilement, dans une auberge d’un autre monde. Elle n’aurait jamais cru cela possible, mais son frère lui manquait. Elle sentait ses petits yeux se fermer, mais depuis l’évasion de Mouton, personne n’était autorisé à regagner sa chambre. Elle laissa tomber sa tête sur la table pour fermer les yeux. Ses cheveux roux s’éparpillèrent autour de sa tête comme une auréole enflammée.

Quand elle rouvrit les yeux, le soleil brillait. Ses rayons traversaient entre les lattes des volets de l’auberge. Une lumière tamisée envahissait la pièce. Elle se leva doucement et se regarda dans une des fenêtres, cherchant son reflet. Sa coiffure était affreuse, ses yeux cernés et sa mine endormie. Elle lissa ses vêtements du plat de la main et se dirigea vers le comptoir pour lui demander un peu d’eau et un peigne. Puis elle passa l’eau sur son visage pour se réveiller, avant de se peigner vigoureusement. Après cela, elle alla rendre le peigne à l’aubergiste, se rendant compte de la futilité de ses occupations.

Mais aussi futiles qu’elles soient, ses préoccupations étaient bien inspirées. Danaël entra peu après dans l’auberge. Il vint s’asseoir en face d’elle et commanda à nouveau deux chocolats chauds. « Bonjour, princesse des neiges ! Les recherches avancent bien, Legolas aurait été enlevé. Celui qui renseignait les autres était « smiley », un géant de ma famille. Ce n’est pas son vrai nom, juste un surnom. Il fournissait les informations à l’ennemi contre son gré, à cause d’un sceau à la base de son cou. Lors d’une capture, l’ennemi avait pris le contrôle de son corps. Alaïna le surveille, Gryf est allé chercher Jadina, elle pourra peut être brisé le sceau. Moi je dois vous prévenir. ». Il la regarda dans les yeux. Il avait des yeux si bleus, si profonds. Des yeux dans lesquels elle se noyait. Il lui prit la main délicatement. Puis se pencha vers elle et ouvrit la bouche pour ajouter quelque chose. Il était si proche, il la regardait si intensément, il hésita un instant, referma la bouche et la rouvrit. « Saphirina, je t’… » C’est à ce moment précis qu’elle s’évanouit. Elle fut consciente juste assez longtemps pour le voir se lever et la rattraper. Après elle ne vit plus rien.

Elle reprit connaissance allongée dans un lit, Danael, soucieux, la regardait. Quand il vit qu’elle ouvrit les yeux, il lui sourit. « Tu nous a fait peur ! Tu m’as fait peur. Ne recommence plus jamais ça ! ». Il sourirait. Son sourire illuminait la pièce et le cœur de Saphirina. Alors il se pencha vers elle, délicatement. Et il déposa un baiser sur ses lèvres. Et elle retomba dans les pommes.
Elle se réveilla une poignée de seconde après, il était à quelques centimètres de son visage un petit sourire amusé aux lèvres. Il plaça une main derrière sa tête et la regarda dans les yeux. « Je t’aime, ma princesse des neiges. Plus que je n’ai jamais aimé personne. Du moins, je ne me souviens pas d’avoir plus aimé quelqu’un. ». Lui murmura-t-il dans un souffle. Puis il se pencha à nouveau pour l’embrasser. Mais cette fois ci elle ne s’évanouit pas et lui rendit fiévreusement son baiser.

Blottie contre lui, les yeux rivés sur un horizon lointain, elle rêvait à un monde meilleur où ils auraient leur place, tous les deux. Il avait passé un bras derrière ses épaules, elle avait posé sa tête tout contre lui. Elle sentait son odeur, sa chaleur. Elle était heureuse, avec son chevalier. Mais elle avait l’impression que ce monde ci n’était pas plus pour eux que son monde à elle. Elle en était là de ses pérégrinations intérieures, le souffle de Danaël contre sa nuque l’empêchant de se concentrer, quand la porte s’ouvrit. Brutalement. Jadina entra, en colère. Ses yeux exorbités contemplèrent la scène, et elle vacilla, incapable d’enregistrer ce qu’elle voyait et elle se mit à pleurer. Des millions de petites larmes transparentes qui faisaient briller ses yeux tandis qu’elles roulaient sur ses joues.

Danaël et Saphirina sortirent en même temps de leurs songes respectifs. « Jadina… Je te l’avais dit, que je ne me souvenais plus de toi. Tout est fini, tu le savais.” Murmura Danaël. Pout toute réponse, Jadina tira une épée de jade et se jeta sur Saphirina avec un grand cri de rage. Danaël tira son épée d’or et repoussa la magicienne. « Tu ne la touches pas ! Tu m’entends ? Tu ne la touches pas !!! ». Il avait attrapé la princesse par le col et la maintenait contre le mur. « J’ai… compris, Danaël. ». Balbutia-t-elle d’une voix cassée. Quand il la reposa, elle sortit la tête haute, mais les larmes aux yeux.

Saphirina la regarda partir, puis elle chercha du réconfort dans les bras de son chevalier. « Je suis là Saphirina. ». Murmura-t-il en déposant un baiser sur ses lèvres. « Et peu importe les obstacles, je serais toujours là. Pour toi. ». Lui chuchota-t-il entre deux baisers.

Ils étaient là, ensemble. Peut importait les autres, peu importait le monde, peut importait la vie. Rien ne pourrait les séparer, car leurs cœurs battaient la même mesure. Car leurs lèvres ne se quittaient que pour se retrouver. Car quand ils se voyaient, un millier d’étoiles s’allumaient dans leurs yeux. Car ils s’aimaient, simplement. Et que c’était pour la vie.

Mouton ouvrit les yeux au petit matin, le soleil pointait à peine derrière les montagnes. Elle se leva, sentit son dos douloureux à cause d’une racine trop dure sur laquelle elle avait passé la nuit. Elle se redressa et regarda le tronc de l’arbre. Une trace de sang y brillait à la pale lueur du soleil. Elle entendait des pas, à l’intérieur même de l’arbre. Elle se cacha derrière un buisson, la respiration haletante. Dans le tronc s’ouvrit une porte. Une elfe sortit, Mouton l’identifia comme étant Dark Shimy. L’elfe partit rapidement, sans la regarder. Mouton prit une grande inspiration et se glissa à l’intérieur du tronc. Juste avant que la porte ne se ferme et disparaisse.
Mouton descendit le long d’un escalier en colimaçon éclairée par des coulées de lave le long des murs. Le lieu était terrifiant, mais Neril était surement là, quelque part dans ce labyrinthe sous terrain. Elle arriva devant une lourde porte, et jeta un coup d’œil par la serrure, personne. Elle poussa la porte qui grinça d’une façon menaçante. Puis elle entra dans la vaste pièce mal éclairée et longe le mur vers une autres sortie, le cœur battant à tout rompre. Elle entrouvrit la porte et s’aperçut qu’elle menait à un corridor interminable sculpté dans de la lave. Elle s’y engouffra en tremblant, terrorisée. Mais il le fallait, Neril méritait bien qu’elle tremble pour lui. Elle pouvait presque entendre sa voix, qui jaillissait de sa mémoire. Il lui fallut peu de temps pour se rendre compte que ce n’était pas sa mémoire, Neril était là. Après un instant de concentration, elle comprit ses paroles. « Non ! Nooon ! » Hurlait il d’une voix étranglée qui respirait la peur. Un rire sadique retentit. « Mouton !!!! ». Hurla il, comme si il savait qu’elle était là. La jeune fille se plaqua contre un mur, et retint sa respiration. Celui qui devait être Dark Razzia apparut, se dirigeant vers elle. Terrorisée, Mouton fila dans un couloir perpendiculaire et courut jusqu’à un énorme trou. Trois mètre de vide, puis un bassin. Plein de requins. Dark Razzia s’approchait d’elle. Elle ferma les yeux et serra les poings.

« Stella ? Tu saisis l’importance de ce que je t’ai dit ?
-Oui.
-Répète, histoire de vérifier.
-Je ne suis pas élue par hasard, j’ai forcement quelque chose de spécial, il faut comprendre quoi, trouver ce qui me permettra de changer le monde.
-OK, tout est bon de ton coté.
-Et Saphirina, c’est Danael qui lui explique ça ? » Demanda Stella, sur un ton un peu aigre et médisant. Un ton qui signifiait que Gryf lui manquait et qu’elle était affreusement jalouse de l’amour qui unissait Saphirina et Danael. Razzia soupira. « Oui. ». Répondit il, c’était sans appel, il ne voulait pas lui parler de ça. Il semblait vivre très mal la relation de ces deux là. Il tenta de changer de sujet. « Alors, pas d’idées ?
-Je n’ai pas de talent particulier, je veux dire… Rien d’exceptionnel. ». Razzia soupira. La conversation s’annonçait inintéressante au possible. Stella baissa les yeux, gênée et honteuse. Un peu blessée, aussi, de devoir reconnaître son absence totale de capacités à changer le monde. Elle chercha une échappatoire, s’imagina que quelqu’un avait fait une erreur quelque part, que ce n’était pas vraiment elle, l’élue. Mais elle dut se rendre à l’évidence, et planter son regard azur dans celui de Razzia. « Je n’ai pas de talent particulier, je n’ai jamais pensé changer le monde en dehors de rêves un peu fous. Mais si je suis élue, alors je tiendrais ma place. ». Comme pour le rassuerer, il serait à la hauteur ,elel ne les laisseraient pas tomber. Elle était là, solide du haut de ses treize ans. Il eut un petit sourie amusé. Sans leur aide elle serait déjà morte, mais peut être qu’ils auraient besoin de son aide pour ne pas mourir. C’est à cet instant que la porte s’ouvrit brusquement. Gryf entra, hagard. « Ton monde, Stella, il nous faut un contact avec ton monde ! ». Saphirina et Danael apparurent à la porte d’une chambre.

Gryf les regarda. « Un ami, un parent, quelqu’un qui puisse établir un lien ! Nous devons de toute urgence retourner dans votre monde ! Shimy y est passée dans la clairière, la porte s’est refermée sur elle, il nous faut ouvrir une nouvelle porte ! ».

Pour ouvrir une porte entre les monde, il faut une balise, un contact dans chacun des mondes. Une personne en chair et en os. Puis il faut de la concentration, et une bonne dose de magie. Le contact doit être originaire du monde, y avoir ses racines, un être venant de passer ne peut pas être contact. Danaël exposa calmement un plan, des signes d’inquiétude agitant tout de même son front. Jadina avait la puissance magique nécessaire. Saphirina et Stella trouveraient un contact chacune, pendant que Gryf et Razzia serviraient de contact dans ce monde ci. Lui, superviserait le tout. Les deux filles, une fois arrivées dans leur monde se chargerait de retrouver Shimy. Elle était en compagnie d’un contact. La sœur de la fille du sud. Après des jours et des jours de recherches pour l’identifié, il l’avait trouvé. Mais elle venait de se faire enlever. Sa sœur avait servi de contact à Shimy pour arriver dans leur monde et enquêter. Mais désormais, elle ne pouvait pas revenir en arrière.

Jadina commença à se concentrer pour libérer une puissance magique nécessaire. Après avoir entendu et appris par cœur le nom du village où habitait la sœur de la fille du sud, Saphirina et Stella furent projetés entre les mondes.

Stella se retrouva en un instant dans la chambre de sa meilleure amie, assise sur le lit. Son amie était juste en face d’elle, entrain de choisir un jean. « Chtite étoile ?
-Appelle moi Stella, s’il te plait.
-Qu’est ce que tu fous là ? ». Hurla son amie, à la limite de l’hystérie en se laissant tomber sur son lit. « Rien, je n’ai jamais été là, c’est une hallucination ! Oublie ! » Hurla Stella en se précipitant vers la porte d’entrée pour fuir au plus vite.

Elle se retrouva dans la rue, trainant en direction de l’aéroport le plus proche, qui malheureusement pour elle n’était pas proche. Elle portait les mêmes vêtements depuis hier, et elle envisageait sérieusement de passer faire un tour chez elle pour se changer. Après deux minutes de réflexion, elle décida d’aller changer de vêtements et de remplir une valise pour les prochains joues, ça pourrait être utile.
Une fois qu’elle fut dans sa chambre, une vague de mélancolie étrange l’envahit. Il y a deux jours, elle vivait là, mais cette chambre était celle d’une étrangère, tout semblait venir d’ailleurs, les photos et les habits bien repassé, même son bazar ne semblait plus à elle. Elle passa tendrement la main sur son lit et imagina la tristesse de ses parents après sa disparition. Non, après sa mort, selon toutes probabilité. Elle pouvait presque sentir la tristesse qui régnait dans la pièce. Elle récupéra ses vêtements et écrivit un petit mot sur une feuille qu’elle laissa bien en évidence. « Je vais bine ,ne vous inquiéter pas, je reviendrais, promis ! ». Elle regarda longtemps son message de réconfort, puis elle prit la feuille et la déchira avant de la jeter dans une corbeille à papier, c’était plus sur. Elle était à deux doigts de fondre en larmes. Elle voulut quand même laisser à sa famille la preuve qu’elle était en vie, et elle coupa une mèche de ses cheveux blonds qu’elle déposa sur son lit. Ils sauraient voir ça.
Elle descendit ensuite rapidement, sa valise à la main, pour aller à l’aéroport. Elle avait dans sa poche ses papiers et assez d’argent pour un billet d’avion. Il faudrait d’ailleurs qu’elle pense à rembourser ses parents et ses frères et sœurs pour leur générosité involontaire.
Alors qu’elle sortait de sa maison, un passant étrangement vêtu la regarda longuement. Trop longuement. Il portait un chapeau rabattu sur le visage et un long, très long manteau qui lui arrivait au pieds, il était de petite taille. Pas très rassurée, Stella traversa la rue et tenta de s’enfuir. Tenta. L’homme étrange qui la regardait retira son manteau jeta son chapeau. Le doute était impossible, de toutes évidences Stella était devant Dark Shimy !

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Mar 27 Déc - 19:50

Un nouveau chapitre, assez intéressant, non ? Bonne lecture !

PS: Euh, Sun, j'ai pris l'autorisation, si tu ne voulais pas préviens moi !

Rélie ouvrit les yeux. Un serpent vert avait les crochets plantés dans la chair tendre de la base de son cou et ne semblait pas vouloir lâcher. Elle se tordit de douleur. Les larmes aux yeux, elle essaya de se débarrasser du dangereux reptile. Elle attrapa à deux mains le corps du reptile. Contrairement à ce que certaines personnes croient, le corps d’un serpent n’a rien de sale ou de visqueux, els écailles sont mêmes très douces. Mais Rélie n’était pas en mesure d’’en apprécier la douceur, car elle sentait sa vie fuir sous la morsure du serpent. Et il ne voulait pas se décrocher. Elle tira très fort, mais elle n’avait pas vraiment de force dans les bras, et le serpent resta accroché à son cou. Elle espéra qu’elle avait de la chance et qu’il n’avait pas mis de venin dans la morsure. Puis elle glissa le doigt délicatement à coté de sa mâchoire, en frémissant de peur. Elle commença à essayer de décontracter la mâchoire, elle avait lu quelque part, que certains serpents, même coupés en deux, continuaient de mordre. Elle espérait que ce n’était pas le cas de celui là.
Tandis qu’elle essayait de lui chatouiller la mâchoire avant qu’il ne lui sectionne une artère, ou libère du venin, elle se demanda jusqu’ou irait le sadisme de ceux qu’elle voulait rejoindre. Elle eut une pensée émue pour sa famille, même sa sœur, ses amis et Dark Gryf. Même si ce dernier aurait quand même put s’arranger pour lui éviter l’épreuve du serpent. Elle finit par lui ouvrir la mâchoire en y glissant son petit doigt, puis elle le jeta dans l’eau glacé. En espérant qu’il aime pas le froid.
Elle ramassa ses vêtements et se précipita dans un couloir. Au bout du couloir était un labyrinthe. Pas de chance pour elle, depuis qu’elle avait lut le tome 4 de Harry Potter, elle avait une phobie des labyrinthe, si on ajoutait à ça une certaine claustrophobie qui commençait à lui rappeler qu’elle détestait être sous terre, on pouvait comprendre qu’elle en soit pas ravie de devoir traverser ce labyrinthe.

Elle y entra la peur au ventre, persuadée de rester coincée dans les boyaux qui servaient de chemins. Elle rampa, la roche en dessous d’elle râpait son ventre, déchirant le tissu encore humide du tee-shirt qu’elle venait de remettre. L’étroitesse du boyau l’obligeait à se contorsionner pour passer, elle se mit à pleurer, tout en essayant de se sortir de là. Elle prit un chemin qui n’était pas le bon et ne put faire demi tour, elle tenta donc une difficile marche arrière, et réussit à revenir dans le bon boyau, terrifiée. Soudain une chose l’heurta, c’était une chauve souris qui ne trouvait pas la place de passer, elle dut se ranger sur le coté pour évite de l’avoir à coté d’elle. Elle pleurait de peur. Les ailes de l’animal l’effleurèrent, déclenchant de nouveau pleurs. Elle n’arriverait pas à se sortir de là.. Jamais.

Saphirina se retrouva debout à coté de Sun, une de ses meilleures amies. Leurs regards se croisèrent et Sun poussa un petit cri. Elle était debout, dans la neige. Ses caches oreilles bleus à poils blancs sur la tête. « Euh… Salut… ». Bredouilla Saphirina. Sun jeta un rapide coup d’œil autour pour vérifier qu’elles étaient seules. Puis elle tira Saphirina à l’écart. « Saphi ?
-C’est moi.
-Qu’est ce qui se passe ? Mais qu’est ce qui se passe ?
-C’est long.
-Raconte ! ». Alors Saphirina se lança dans un long, très long récit de ses aventures. Elle parla beaucoup de Danaël, raconta la prophétie et les histoires de voyages entre les mondes. Sun la regarda, en souriant pour les histoires de beau chevalier blond, en tremblant sur le passage de l’attaque. Puis elles se regardèrent dans les yeux. « Tu me crois ?
-Oui.
-Je vais avoir besoin d’aide… ».
C’est ainsi qu’une heure après, elles se retrouvaient à la gare, en direction d’une ville perdue dans la campagne où la fille du sud était censée habiter. Elles partirent ensemble, car Sun refusa d’abandonner son amie. C’était hors de question qu’il n’y ait que Saphirina qui trouves un beau chevalier ! Et puis, Sun adorait les blonds…

Elles arrivèrent à destination alors que le soleil se couchait, c’était assez joli, d’ailleurs, ce coucher de soleil. Le ciel prenait de multiples teintes de rose et d’orangé. « Drôle d’endroit, pour une fille du sud. ». Constata Sun. Il faisait très froid. Les deux filles prirent le bus jusqu’au village où habitait cette fille. Elles y arrivèrent, trouvèrent la maison et jetèrent un petit coup d’œil par la fenêtre. Une famille était en train de manger des lasagnes surgelées. Shimy partageait le repas. Sun et Saphirina échangèrent un rapide regard surpris. A la fin du repas, les differents membres de la famille partirent se coucher. Une préadolescente aux cheveux châtain monta l’escalier avec Shimy. Un petit garçon et les parents partirent par un couloir. « Euh…. On entre dans la maison en cachette ou on escalade ? ». Demanda Saphirina, un peu embêtée. Sun ne répondit pas et récupéra un cailloux qu’elle jeta de toutes ses forces vers les fenêtre de l’étage. Elle manqua la fenêtre, mais la pierre fit un bruit infernal en atterrissant sur le toit. Sun et Saphirina coururent se cacher dans le jardin. La préadolescente ouvrit la fenêtre, Shimy apparut à coté d’elle. La fille commença à leur hurler des insultes imagées et originales, mais Saphirina sortit de sa cachette et fit signe à Shimy. L’elfe hocha la tête et échangea deux mots avec la fille avant de refermer la fenêtre. Quelques instants après, elle était dans le jardin.
« Saphirina ? Je savais bien qu’ils enverraient quelqu’un. C’est ton contact ? ». Demanda elle en désignant Sun d’un geste du doigt. « Oui, et elle, c’est la sœur de la « fille du sud » ?
-Oui, une gamine adorable, pas le genre à se laisser marcher sur les pieds, par contre. Mais vous aviez remarqué…
-On a ouvert une porte, chez ma contact, faut que tu nous accompagnes pour repasser à Alysia.
-Je voudrais bien , mais mon enquête n’est pas finie. La fille du sud s’est fait enlevée par Dark Gryf qui ne l’a pas tué, mais embarqué sur une « bestiole bizarre ». A tous les coups, c’est un monstre ce chez nous. Je dosi récuperer d’autres témoignages pour l’identifier. Je peux pas partir maintenant.
-La race du monstre est si importante ?
-Peut être que ce monstre est propre à un endroit, on doit l’identifier. Ensuite, je vous accompagnes. Je crois pas que vous trouverez de logements pour la nuit. Enfin, jolies comme vous êtes… Allez, bonne nuit ! » Leur lança elle en partant vers la maison.

Mouton regarda Dark Razzia, puis les requins. Encore Dark Razzia, et encore les requins. Elle prit une inspiration, Sentit une hache se rapprocher et plongea. Elle adorait nager, elle avait appris toute petite, c’était un véritable petit poisson. Le seul problème, c’est que les requins mangent les petits poissons. Quand elle sentit l’eau autour d’elle, quand sa vision se flouta et qu’elle sentit des corps autour d’elle, elle eut l’impression d’avoir signer son arrêt de mort. Elle ressortit la tête de l’eau et s’aperçut qu’elle avait pieds. Elle préféra quand même nager. Vite, le plus vite possible pour sortir de cet endroit infâme. « Gentils requins, gentils requins. ». Balbutia elle entre deux mouvements.

Mais elle sentit des dents s’approcher de sa jambe et elle poussa un cri de terreur, alors qu’elle sortait, de voir une marque de dents, à peine imprimé sur sa jambe. Elle se traîna sur la rive, la respiration haletante. Puis elle remarqua une autre étendue d’eau, plus calme. Elle s’en approcha. Y entra. Pou en ressortir aussitôt. L’eau était à moins de dix degrés. Elle aimait l’eau, d’accord, mais l’eau froide, c’était une autre affaire. Mais si elle y restait moins de dix secondes, peut être qu’elle supporterait. Aussitôt, elle se jeta dans l’eau et commença la traversé avec des mouvements d’une efficacité remarquable. Il fallait absolument sortir de l’eau ! Elle sentait un glaçon se refermer autour de son corps, comme un immense piège, elle se mit à trembler, les larmes qui sortaient de ses yeux glaçaient sur ses joues. Du moins elle en avait l’impression. Elle arriva au bout et se traîna jusqu’ un mur dégoulinant, espérant un peu de chaleur. Le froid lui faisait mal à la tête et elle tremblait comme une feuille. Elle se débarrassa de ses habits trempés. Et se rapprocha encore du mur.

C’est à ce moment là qu’un insidieux serpent s’approcha de son corps tremblant et glissa dans son cou. Elle poussa un hurlement strident. Elle n’aimait pas les serpents, non, elle détestait les serpents. Avant qu’il ne plante ses crochets dans sa chair, elle le saisit avec un réflexe parfait et l’éloigna d’elle, mais il se débattait si bien qu’elle le laissa tomber. Il s’approcha d’elle, elle se mit à sautiller en hurlant. Puis, d’un coup de pied, elle l’envoya contre le mur, en plein dans la lave. Il grilla comme une merguez. Encore tremblante de froid, le cœur retourné par cette attaque, elle approcha ses vêtements de la paroi pour qu’il sèchent et les enfila. Puis elle prit un couloir et sortit de la salle.

Stella recula. Dark Shimy s’approcha d’elle, sourire sadique aux lèvres, tel un serpent enjôleur. Stella écarquilla les yeux et voulut fondre en larmes. Il n’y avait personne dans la rue. Aucune aide disponible. « Aidez moi ! ». Hurla elle. « Il n’y a personne, Stella, personne d’autre que nous deux, et bientôt plus que moi, car je vais te tuer. » Susurra l’elfe. Stella recula, la gorge nouée d’angoisse. Elle ferma les yeux pour empêcher ses larmes de rouler sur ses joues. Son corps tout entier fut secouer d’un sanglot. Elle écarta brusquement les bras, mue par un instinct subit, un quelque chose qu’elle avait toujours su sans le savoir, une idée de son subcon,scient, un réflexe presque animal. De grandes ailes blanches se déployèrent sans son dos. « Je suis une étoile filante, je suis faite pour filer. ». Lança elle à Dark Shimy, en s’envolant dans les airs.

Elle vola au dessus de la ville, s’élevant plus haut dans le ciel, jusqu’à percer les nuages. Puis sans savoir pourquoi, comme si elle avait une carte implantée dans la tête, elle entreprit de traverser l’atlantique. C’était long, mais elle n’avait jamais volé, et les sensations qu’elle éprouvait dans le ciel était toutes nouvelles, pour elle. Elle ignorait d’où venaient ses ailes, ça avait peut être un rapport avec la prophétie. Elle ne le savait pas vraiment. Elle se contentait de voler, et c’était déjà beaucoup.

Elle vola longtemps, mais elle avait perdu la notion du temps. Le vent jouait avec ses plumes, elle descendait en piqu » vers la mer avant de remonter, elle montait très haut, frôlait le sol et coursait les avions, pleins de choses qu’elle n’avait pas l’habitude de faire et qui lui provoquait un réel plaisir. Elle n’avait plus le vertige, soudain, un instinct millénaire lui avait retiré. Elle vola des heures, ou peut être des jours, mais elle était heureuse. Enfin elle aperçut la France.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Mer 28 Déc - 13:10

Personne n'est mort, ça durera pas. Je suis désolée, mais je vais devoir choisir entre vous quatre (bah, oui, mois je survis !). Je voudrais tuer deux personnes. Des volontaires ? En tout cas, bonne lecture !

Rélie ferma les yeux, les rouvrit, les referma. Puis elle continua de ramper lamentablement dans des boyaux sans fin. Soudain, une petite main se posa sur son pied. « Bonjour, moi c’est Mouton, je suis là par hasard. ». Rélie trembla, mais elle avança. La présence derrière elle la rassurait, c’était étrange, mais elle se sentait mieux. Puis elle vit un croisement. « A droite ou à gauche ?
-Euh…. Gauche ! ». Rélie passa à gauche. Et puis il y eut un miracle, elle sortit du boyau et se retrouva à l’air libre, les yeux rivés sur le plafond. Une jeune fille aux cheveux blonds en bataille et aux grands yeux verts sorti à son tour et roula sur le sol, son joli visage tourné vers le plafond. Elle regarda Rélie un moment. « On vient du même monde, je crois. Je suis ici pour récupérer mon petit copain, et toi ?
-Pour essayer de garder ma vie. Et peut être me faire un petit ami.
-Tu es une fille de la prophétie ?
-Plutôt une fille du sud. Et toi, étoile filante ?
-Non, reine des mots !
-Pas mal. Je dois me contenter de « serpent venimeux »…
-Pas de chance. ». C’est à ce moment là que le sol se mit à trembler. Rélie resta allongée et protégea sa tête de ses mains. Mouton poussa un cri strident en l’imitant. Un grand trou se creusa dans le sol. Mouton et Rélie échangèrent un regard terrifié, puis Rélie poussa à son tour un cri. Des ombres sortaient du trou. Dans les choses qu’elle détestait le plus au monde, entre l’injustice et le collège, il y avait se battre. Ca la répugnait, elle ne supportait à peine cette idée. Elle regarda Mouton, espérant qu’elle tire une super épée et qu’elle détruise les ombres, mais rien ne se passa. Elle allait donc mourir de façon lamentable à la sixième épreuve.

Saphirina regarda Stella se poser sur le sol et refermer ses jolies ailes d’ange, avec un petit peu de jalousie. Ca devait être génial, de voler. Mais peut être qu’elle aurait un pouvoir bien mieux. En attendant, elle récupéra une feuille dans l’imprimante de la fille du sud, Rélie, et commença à dessiner Stella avec ses ailes blanches. Sun était allongée dans le canapé, en bas, avec un livre à la main. Shimy était allé recueillir ses témoignages. Leur nuit sous la pluie dehors n’avait pas fait de bien à Saphirina et Sun, mais la journée, la maison étaient à elles.
Stella entra dans la maison par une fenêtre et s’approcha des ordinateurs. « Qu’est ce que vous attendez ?
-Shimy.
-Ah, OK. Je peux utiliser l’ordinateur ?
-Fait comme chez toi. ». Stella s’installa à l’ordinateur, en face de Saphirina, toujours sur son dessin. Sun lâcha son livre pour venir écouter l’histoire de Stella. Puis elle alla récupérer du chocolat en bas parce qu’elle avait un petit creux et elle finit son livre.

« C’est elle ? » Demanda Stella, en regardant le fond d’écran. Saphirina y jeta un coup d’œil. « C’est la brune, à droite. ». Les deux filles la regardèrent un moment, elles n’étaient même pas sure que cette fille était vivante, mais sans elle, peut être que la prophétie ne se réaliserait pas. Saphirina récupéra son crayon et finit son dessin. Elle était un peu déprimé, d’un coup. Toute la maison respirait cette fille, sa sœur n’avait que son nom à la bouche, elle ne pouvait pas faire un pas sans sentir sa présence. Elle avait presque l’impression de la connaître. C’est tellement triste, d’entrer dans la chambre d’une morte... Sur sa table de chevet gisaient des livres qu’elle ne finirait jamais, dans son armoire il y avait des habits qu’elle ne remettrait jamais, sur son lit, un portable avec des messages qui resteraient sans réponses. Saphirina n’était pas très curieuse, mais elle avait un peu fouillée la chambre, et elle était triste, pour cette fille. Elle avait trouvé des lettres de ses amies, des cartes postales, des photos. Elle avait ouvert sa boite mail, lu ses textos, elle avait hésité à y répondre. C’était triste, tous ces gens qui attendait une réponse qui n’arriverait pas.

Elle pensait à ça, et à ses frères qui étaient peut être aussi tristes que la sœur de cette fille. Elle imagina leur visages baignés de larmes dans l’attente d’une nouvelle d’elle, et ça lui fit un peu mal au cœur. Elle les aimait beaucoup, malgré leurs disputes. Elle aurait tant aimé pouvoir les réconforter, leur dire que tout allait bien, de ne pas s’inquiéter.
« Saphirina ?
-Oui ?
-Tu avais l’air… Ailleurs… ». Elle ne répondit pas et continua son dessin.

Mouton recula, tétanisé. « Je vais mourir ! » Songea elle. Et elle sentit une force inconnue glisser le long de son corps, un picotement qui remontait de ses mains jusqu’à ses épaules, puis dans son cou avant d’arriver à ses lèvres. Qui s’ouvrirent brusquement. « Retournez d’où vous venez, ombres ! » Hurla elle, d’une voix écrasante. Les ombres reculèrent et disparurent dans le trou. « Referme toi, plaie de la terre. ». Le trou obéit. Alors une violente décharge parcourut son corps et elle tomba en arrière.

Quand elle ouvrit les yeux, Rélie n’était plus là. « Sympa… » Murmura elle . Elle cligna des yeux et se redressa avant de traverser la pièce en boitillant. Rélie était dans la salle d’à coté. En mauvais posture.

Elle tremblait, allongée sur le sol, une écume rosâtre à la commissure de ses lèvres. De la sueur parlait par grosse goutes de son front et son corps était agités de spasmes effrayants. Ses yeux roulaient dans ses orbites et elle gémissait. Mouton se précipita à son chevet. Elle était horrifiée, tétanisée. Elle avait l’impression de voir quelqu’un mourir sous ses yeux sans qu’elle ne puisse tenter quoi que se soit. Rélie fut agiter d’une violente secousse. Elle retomba en se cognant contre une pierre et arrêta de bouger. Mouton le secoua violement. Elle ne réagit pas. Elle la secoua encore, mais toujours pas de réaction. Elle se mit à pleurer comme une madeleine, quand elle s’aperçut que le cœur s’était arrêté. Elle écarta quelques mèches de cheveux du visage de cette fille, puis elle se souvint de son pouvoir. « Reflue, venin et abandonne le corps de cette fille innocente. ». Murmura elle avec l’énergie du désespoir. «Repart, cœur ! » Rélie crachota. Puis elle entrouvrit les yeux. « M…Mer… Merci… ». Murmura elle. Puis elle se redressa et porta la main à son front. « J’ai mal… ». Mouton était heureuse. Elle avait l’impression d’avoir enfin fait quelque chose d’important. Rélie s’assit péniblement. Sa respiration était fastidieuse, ses muscles engourdis, mais elle était en vie, c’était déjà ça. Elle se leva douloureusement.

Mouton poussa un cri strident. Les issues du lieu se fermèrent peu à peu. Rélie agitait la tête dans tous les sens en hurlant, elles essayèrent de se précipiter ensemble vers une issue, mais elle n’y parvinrent pas. Soudain, de l’eau se mit à couler de trous percés dans les murs, et la pièce commença à se remplir d’une eau tiède, presque agréable. Mais une eau qui annonçait leur mort.

Stella en avait marre d’attendre, elle avait entreprit d’écrire une lettre à Gryf.
« Salut Gryf ! Je voulais te dire… En fait, j’ai pas grands choses à te dire. A part peut être que je t’aime. Ou crosi t’aimer, c’est tellement flou… Gryf, réponds moi, s’il te plait. Dis moi ce que tu ressens, ne me laisse pas errer dans le noir. »
Elle froissa la feuille et la jeta dans la corbeille à papier. C’était son dixième brouillon. Elle avait peur de la réponse, peur de ce qu’il pouvait ressentir, peur qu’il dise « oui », peur qu’il dise « non ». Elle regarda Saphi. Elle était toujours à ses dessins. Cette fois ci, c’était Danael, épée en main. Beau, noble et courageux. Il était juché sur un cheval blanc, comme un preux chevalier qu’il était. Et il était incroyablement beau, ses cheveux semblaient d’or et ses yeux étaient deux éclats de ciel. Saphirina avait fait un tour dans un magasin pour récupérer la multitude de crayons de couleurs nécessaire à son travail. Elle était concentré, et Sun était assise à coté d’elle et la regardait travailler.

Soudain, une voix se fit entendre, en bas. Les trois filles échangèrent un regard apeuré. Le chien grogna. Dark Shimy apparut en haut de l’escalier. Stella recula et tomba sur ses fesses à coté de sa chaise. Saphirina attrapa son dessin et le colla contre son cœur, tandis que Sun attrapait la souris de l’ordinateur et la balançait au visage de l’elfe. « T’approche pas de Saphi !!! ». Hurla elle, en récupérant une règle métallique. Elle la balança aussi sur l’elfe. Puis elle se terra sous la table en verre, terrorisée par sa propre audace.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Jeu 29 Déc - 21:20

Voilà un nouveau chapitre ! Tu aimes les coups de foudre, Sun ? Bonne lecture !

Rélie faisait la planche en regardant le plafond qui s’approchait dangereusement. Elle attendait patiemment une mort qui ne saurait tarder. Perdue, comme d’habitude, sur la frontière fragile entre sa réalité et la réalité. Pour elle, la réalité avait des couleurs e rêves, les pays semblaient imaginaires et les elfes existaient. Enfin, cette réalité avait été sienne durant longtemps, avant qu’elle ne renforce la frontière entre l’imaginaire et le réel. Mais les récents événements avaient bouleversés sa perception du monde. Elle tachait en vain de démêler le réel du rêve et de savoir si elle allait réellement mourir, ou si elle se contentait de l’imaginer. Mouton, à coté d’elle, était plus ancré dans le réel. Donc, terrorisée. Rélie scruta le plafond, toujours perdue dans les méandres de son esprit. Mouton criait à l’eau de baisser, mais rien de changeait. Alors Rélie décida d’agir. Sans réflexion, simplement parce qu’elle pensait cela juste, elle chercha un trou s’où sortait l’eau. Elle retira son tee-shirt, mettant la pudeur de coté au profit de la survie. Le barrage improvisé ne tiendrait pas longtemps, mais il lui donnerait peut être une poignée de secondes de vie supplémentaire. Elle se dirigea vers l’autre trou et y plaça sa jupe, de toute façon, elle encombrait ses mouvements. Elle plongea ensuite vers le fond.

Elle avait une bonne vue. Elle n’avait jamais compris le besoin des gens de fermer les yeux avant de mettre la tête sous l’eau. Elle aimait se monde aux frontières aussi floues que celles de son esprit. Elle se boucha le nez et souffla jusqu’à entendre un petit bruit dans ses oreilles. Puis elle chercha des yeux un quelconque signe de sortie possible. Elle trouva la porte par laquelle elles avaient voulu sortir. Elle s’en approcha, tenta de la déplacer, mais déjà l’air manquait à ses poumons. Elle remonta vite. Arrivée en haut, elle reprit une profonde gorgée d’oxygène et elle redescendit. La porte avait une serrure. Gravé sur le mur, juste à coté, étaient notés quelques mots.
Avant que l’eau ne gagne les hauteurs
Trouve la clef ou meure
Au sein de ce qui va te tuer
Tu trouveras le moyen de te sauver

Après un très pénible déchiffrement sous marin, Rélie remonta. Elle se dirigea vers les trous, c’étaient eux qui allaient la tuer. Elle lança à Mouton. « Un taré sadique et rimailleurs dit qu’il faut chercher une clef dans les trous. Ce qui va nous tuer. ». Mouton sentait la haut de sa tête qui frolait le plafond, elle se précipita sur un trou. Elle sorti brutalement la jupe qui n’arrivait plus à absorber l’eau, et elle fouilla à la recherche d’une clef providentielle. Rélie fit de même de l’autre coté.

Mouton sentit un objet dur sous ses doigts, elle l’extirpa vivement du trou. Une petite clef. Elle et Rélie échangèrent un regard entendu, puis elles plongèrent vers le fond. Elles peinèrent un peu à retrouver la porte, puis elles s’acharnèrent sur la serrure, mais elles virent avec soulagement la porte s’entrouvrir pour laisser passer l’eau. Elles sortirent aussi, mais en reprenant leur souffle, elles surent que ce n’était pas fini.

Saphirina rampait sur le sol, terrifiée. Elle cherchait un abri autre que le dossier d sa chaise derrière lequel elle tentait vainement de disparaitre. Elle ne trouva pas et resta donc terrée là, tremblante. Elle déplia doucement son dessin qu’elle tenait froissé contre son cœur, puis le porta à ses lèvres. « Tu me manques, Dan. ». Murmura elle ne pleurant. Puis elle secoua la tête et des pointes de ses mèches de feu jaillirent un tourbillon glacé de neige hivernale qui tomba en pluie sur le dessin. Danaël sorti alors de la feuille, prenant consistance à coté d’elle.

« Tu ne la toucheras pas ! » Hurla-t-il en brandissant son épée d’or. La surprise de Dark Shimy lui donna quelques secondes pour agir. Il transperça l’elfe de sa lame dans un violent jaillissement écarlate. Puis il attrapa le bras de Saphi et la fit dévaler l’escalier. « Cours ! Cours le plus loin possible ! ». Elle lui jeta un regard terrifié, alors que Sun et Stella la rejoignait.

Ensemble, elels sortirent de la maison, bientôt suivie de Danaël. Ce dernier se délita alors, telle une écharpe de brumes, laissant un petit tat de neige colorée à l’endroit où il s’était tenu. Saphirina avait compris que c’était son pouvoir, faire jaillir des personnes et des choses en agitant une mèche de ses cheveux roux au dessus d’un dessin. Elle aimait bien.

Elles revinrent à la maison à la fin de l’après midi, pour se débarrasser du corps de Dark Shimy. Mais il n’était plus là. Des traces de pas ensanglantés allaient jusqu’à la porte d’entrée. Les trois filles se transformèrent en fées du ménage, pour éviter les questions de leurs hôtes. Puis elles fermèrent tout bien à clef et laissèrent les dites clef dans les portes. Puis elles se blottirent les unes contre les autres devant la télévision pour juguler leur peur. Saphirina traça à la va vite sur une feuille un attirail guerrier, puis elle dessina Aragorn et Legolas, du seigneur des anneaux, au cas où elle aurait besoin d’aide.

Mouton inspirait l’air à plein poumons au moment où le désastre se produisit. Dark Razzia entra dans la pièce. Près à leur faire passer la huitième épreuve. « J’ai pas réussi à t’avoir, tout à l’heure, tu va crever, espionne ! » Hurla-t-il, à l’intention de Mouton. Il se tourna ensuite vers Rélie et lui lança un regard cruel, plus éloquent qu’un discours. Puis il s’avança vers eux, la lourde hache qui remplaçait désormais le Léviathan balançait dans ses mains sur un rythme morbide. Un sourire sadique et un rictus dément ornait son visage. Il s’approcha encore et souleva sa hache au dessus de Mouton. « Crève ! » Cria il en l’abatant avec force sur le crane de la jeune fille. « Métal, fruit de l’union de la terre t des hommes, désintègre toi au dessus de la tête de l’innocente ! ». Improvisa Mouton. De la hache il ne resta qu’un bâton. Un bâton qu’il abattit de toutes ses force sur le crane de Mouton.

Quand elle ouvrit les yeux,, Rélie était agenouillée à coté d’elle et la couvait d’un regard attentif. « Allez, debout. Il y a une dernière épreuve. ». Rélie la souleva et la soutint le temps de quelques pas, le coup de bâton sur le crane avait sérieusement percuter ses neurones. Elle réussit tout de même a articuler : « Où es Dark Razzia ? ». Rélie ne répondit pas. Mouton se libera de son éteinte et esquissa quelques pas fragiles à l’équilibre incertain. Puis elles arrivèrent dans une autre pièce. Une pièce noire. Dès qu’elles eurent franchi la porte, un noir intense remplaça la lumière à leurs yeux.

Au milieu de ce noir s’ouvrirent deux grands yeux d’un vert hypnotique qui semblaient flotter dans l’air comme si ils n’étaient faits que de fumée. Ils brillaient dans l’ombre, ne les quittaient jamais du regard et furent bientôt rejoints par une voix envoutante.

« Arrêtez vous, enfant, et écoutez ma voix. La voix du regard de la terre, la voix de la magie et l a voix de ce monde. Asseyez-vous sur le sol. ». Au même instant, Rélie et Mouton s’assirent. « Toi à laquelle obéissent les puissances mais pas les éléments et toi qui charme et mords, écoutez ma voix. Il faudra maintenant vous allongez, et regardez ce que je peux vous offrir. ».

Le noir fut remplacé pour Mouton par une grande maison où Neril l’attendait, dans une petite ville ensoleillée. Autour les oiseaux chantait le bonheur semblait trouver un sens en ce lieux. Elle tendait la main vers Neril, qui souriait toujours. Mais sa main traversa son corps qui s’évanouissait d »jà. Le retour à la réalité fut dur, terrible. Brutalement le noir revint et elle ne put que crier. « Neril ! ». hurla-t-elle. Sa voix déchira le silence religieux de Rélie. La voix reprit, plus envoutante, plus proche, plus douce. « Alors, acceptez-vous mon offre ? Cessez cette quête insensée et gouttez au bonheur que je propose. ».

Shimy avait écouté patiemment le récit de Saphirina, puis elle avait soupiré. Les témoignages que lui avaient apportés les élèves prouvaient que l’animal était proche du Darkhelion. Elle avait entendu parler d’une espèce cousine de cet animal dans certaines forêts de Larbos. Maintenant, il fallait rentrer. Ouvrir une porte et passer.
Stella était inquiète. Elle avait peur du passage, peur de ne pas passer, plutôt. Elle devait servir de contact dans ce monde à Shimy, Gryf ferait son deuxième contact. Après un passage tout en douceur de Shimy, la magie ayant été dessinée par Saphirina. Ave beaucoup de peines, d’ailleurs. La pièce était inondée d’une lumière bleue et brillante, c’était sa magie. Après le passage de Shimy, Saphirina servit de contact à Stella. Elle prit aussi Gryf comme contact dans l’autre monde. Après le passage qui lui donna l’impression d’une douche froide plus que d’une chute, cette fois ci, elle se retrouva dans les bras du jaguarian. Le soleil était couchant et leurs yeux brillaient d’un même éclat. Leurs lèvres s’unirent et cela sembla dans l’ordre des choses, naturel. Comme le fait qu’ils tombèrent ensemble sur le sol de la prairie.

Saphirina arriva peu après. Un mince sourire amusé naquit sur ses lèvres, et elle s’éloigna à pas de loup. Puis Sun apparut. Et ça, ce n’était pas dans l’ordre des choses. Elle tendait une trousse de crayons de couleurs. « Saphi, heureusement que j’arrive à temps, t’allais oublier ça ! ». Lui lança-t-elle. Elles échangèrent un regard qui n’était pas dupes, puis se jetèrent l’une dans les bras de l’autre. A ce moment là, un beau garçon roux arriva, en armure, juché sur un culbutar. « Je suis le commandant Ikaël, des faucons d’argent. ». Commença-t-il. L’œil aiguisé de Stella repéra le trouble sur les joues de Sun. Cupidon avait encore frappé !

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Ven 30 Déc - 18:02

un chapitre tout neuf ! Sun et le rouquin sont trop mignons... Mais j'aime bien Gryf/Stella, aussi. Danaël et Saphi sont adorables, mas c'est dans l'ordre des choses. Bonne lecture !


Rélie avait devant les yeux une immense maison en Corse, au bord de la mer, avec Dark Gryf, dans un yacht, qui lui faisait signe de venir. Autour d’elle la nature chantait. C’était l’été. Elle se mit à trembler. Fiction ou réalité ? Le vent caressa sa joue. Réalité. Les cheveux de Dark Gryf, en pétard, volaient dans le vent. Réalité. Mais elle ne devait pas être là. Elle était ailleurs là… non, elle n’était pas à coté de cette maison sur son île. Brutalement, la voix la ramena à la réalité. « Alors, acceptez-vous mon offre ? Cessez cette quête insensée et gouttez au bonheur que je propose. ». Rélie sentait son cœur battre fort dans sa poitrine, elle voulait retourner là bas, y rester. Elle planta ses yeux dans ceux de fumée qui la regardait fixement. « Je construirais moi-même ma réalité. Et elle sera faite de mes rêves. ». Lança-t-elle, sans comprendre ce qui lui avait pris. Mais, après tout, elle pouvait très bien devenir très riche et avoir un yacht et une belle maison en Corse. Pour ce qui est de Dark Gryf, il lui suffirait de terminer les épreuves. Elle abandonna Mouton dans la pénombre et quitta la pièce. « Non merci. ». Articula péniblement mouton en la rejoignant. Les yeux se délitèrent dans le noir.

La pièce suivante était lumineuse. Dark Gryf, Dark Shimy et Dark Razzia les attendait. Dark Gryf lança un sourire rassuré à Rélie, comme pour la féliciter. Elle lui rendit son sourire. Mais Dark-Razzia et Dark-Shimy lui attrapèrent chacun un bras et la trainèrent à l’écart. « On s’occuper de Rélie, occupe toi de l’espionne ! ». Lança Dark Shimy en disparaissant.

Ils emmenèrent Rélie dans une pièce sombre. Ils lui donnèrent un poignard et lui présentèrent le cou d’un jeune garçon. Un garçon aux yeux d’un vert profond. Un garçon incroyablement beau. Une mèche de cheveux châtain tombait sur son visage aux proportions idéales. Il la regardait, apeuré. Mais le bâillon qu’il portait l’empêchait de parler. « Tue-le. ». Ordonna Dark Shimy. Rélie prit le poignard.

Saphirina observait Sun du coin de l’œil. Elle la connaissait trop bien pour ne pas remarquer la rougeur sur ses joues quand le bel Ikaël la regardait. Elle la connaissait trop bien pour ne pas s’apercevoir de ses sourires et de ses frémissements. Elle la connaissait trop bien pour ne pas s’apercevoir que Sun était sous le charme du commandant des faucons d’argent. Elle ne le quittait pas des yeux, elle rougissait, elle tremblait et un sourire idiot était sur son visage.

Saphirina trouvait la situation assez amusante. Mais elle ne le laissa pas paraitre par loyauté envers son amie.

Ikaël parlait avec Sun, il avait une voix grave très agréable à l’oreille. Elle était totalement incapable de réfléchir, juste de le regarder en souriant et en rougissant. Il semblait agacé. « Pour la énième fois, où est mon frère ?
-Euh… sais pas… ». Murmura-t-elle en le fixant intensément. Puis elle se reprit. Ce n’était pas possible, pas elle ! Elle devait se calmer et mettre ses idées au clair. Elle trouvait le commandant très beau. D’accord, il était craquant, musclé, l’armure lui allait bien, mais elle ne le connaissait même pas ! Il faudrait vraiment qu’elle se calme. Mais il était si… Beau, craquant adorable… Elle détourna la tête de son visage pour garder les idées claires.

Danaël et le reste de la bande arrivèrent à ce moment là. Au moment où Gryf et Stella se roulaient une pelle langoureuse. Shimy, qui s’était chargée d’allé chercher Danaël était sous le choc. Stella et Gryf se séparèrent. Ikaël lança à Danaël un regard qui signifiait à peu près : « C’est cette équipe de bras cassé qui doit changer le monde ? ». Danaël ne répondit pas, absorbé par la contemplation de Saphirina. « On va établir le camp ici. Les autres armées arriveront dans la journée. On leur à donné rendez vous dans cette prairie. Ikaël fit demi-tour et alla chercher ses troupes pour qu’elles montent les tentes.

Gryf et Stella s’éloignèrent pour continuer leurs activités. Saphirina se précipita dans les bras de Danaël en entreprit de lui raconter leur équipée et son pouvoir, avant de l’embrasser passionnément. Sous le regard meurtrier de Jadina. Sun courut pour rattraper Ikaël et se plaça au milieu de la route. « Stop ! Je suis désolée pour mon comportement. Mais j’arrive juste de mon monde en escorte de la princesse des neiges. Les événements me dépassent un peu, je suis fatiguée. Par contre, vous êtes marié ?
-Non, surement parce que je n’ai pas encore rencontré de fille comme toi. ». Lui répondit-il, avec un joli sourire amusé. Elle n’en revenait pas. Il lui attrapa la taille et la hissa derrière lui sur son culbutar. « Mais on parlera d’amour plus tard, Sun. Maintenant, il faut aller trouver mes hommes. ».

Mouton regardait Dark Gryf avec appréhension. Il sorti ses griffes et la regarda sans émotions. « Désolée Mlle, mais le voyage s’arrête ici pour vous. » Voix sans timbres, yeux vides. Comme une machine. « Et dire que Rélie est amoureuse d’un type comme toi…’. Un regain d’attention arriva dans son regard, comme si elel avait ptononcé un mot magique. Il entra ses griffes et posa la question qui lui brulait les lèvres. « Elle est amoureuse de moi ?
-Visiblement.
-Commen le sais tu ?
-je lui ai sauvé plusieurs fois la vie, dans les dernières heures. Alors je le sais. ». Il regarda tout autour de lui avant de lui attraper le bras pour l’amener jusqu’à la porte. « Tu as trompé ma vigilance. Dans deux minutes je m’en apercevrais. Bonne chance. ». Mouton regarda la porte, regarda Dark Gryf et partit dans l’autre sens. Il fallait trouver Neril. Elle ne partirait pas sans lui.

Elle ouvrit la porte du lieu où elle l’avait vu pour la dernière fois. Rélie allait lui porter un coup fatal ave un poignard. Dark Shimy et Dark Razzia attendaient le coup. Mouton sauta, s’interposa au dernier moment entre la lame et le cou de Neril. Le poignard lui déchira le bras avant que Rélie n’arrête son bras en jetant des regards terrifiés autour d’elle. Mouton arracha son bâillon à Neril et balança un coup de poing retentissant dans la mâchoire de Rélie avant de lui prendre son poignard pour libérer l’amour de sa vie. Il sauta sur ses pieds au moment ou Dark Razzia, baton en main s’approchait d’eux. Mouton hurla à la porte de s’ouvrir et poussa Neril dehors. Puis elle le suivit en courant à travers un dédale de couloir jusqu’à la porte. Dark Gryf fit mine de leur courir après, et ils fuirent dans l’escalier.

Arrivés à la lumière du jour, ils se jetèrent l’un dans les bras de l’autre et échangèrent un baiser passionné avant de courir à travers le bois. Ils trébuchèrent sur les corps enlacés de Stella et Gryf, en train de s’embrasser furieusement. Gryf se sépara brutalement de Stella. « Mouton ? Où étais tu passée ? Qui est ce ?
-Oui, c’st moi. Au QG des méchants. C’est Neril. Maintenant, excuse nous, mais on est suivis ! ». hurla-t-elle en se précipitant droit devant elle. Gryf et Stella les suivirent, interloqués.

Stella courait après eux, terrifiée, s main serré dans celle de Gryf. Un violent coup de bâton la fit tomber sur le sol. Gryf lâcha sa main et se retourna. Son regard croisa celui d clone de razzia un bref instant. Puis il se jeta sur lui, griffes sorties. Un combat acharné se livra alors entre ses deux là. Mais Ikaël arriva avec ses faucons d’argent et les darks prirent leurs jambes à leur cou. Gryf attrapa Stella. Elle le regarda en souriant faiblement. « Je t’aime ». Murmura-t-elle avant de s’évanouir. L’arrière de son crane saignait abondamment.

Elle rouvrit les yeux dans les bras de Gryf. « Bienvenue ans le royaume des vivants ! C’est notre tente, elle te plait ? » Lui demanda il, en désignant l’endroit où il se trouvait. C’était une tente militaire des faucons d’argent, avec deux couchettes et une petite table. Gryf prit la main de Stella l’emmena dehors. Les étoiles brillaient comme des diamants. Ils s’assirent tous els deux un peu à l’écart du campement et elle se blotti contre lui. Le cœur battant, elle essaya de capter son regard. Il plongea ses yeux dans les siens et toutes les étoiles s’étirent pour elle. Ils brillaient tous les deux de la même lumière. Leur lèvres se trouvèrent pour ne plus se quitter. Ils s’aimaient.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Dim 1 Jan - 12:12

bonne année, mes très chères lectrices et personnages ! Bonne année aussi à tous ceux qui lisent ma fic ! Ou plutôt, en tant que fille du sud qui se respecte : Feliz ano nuevo !

Et bonne lecture !


Rélie sentait encore l’empreinte du coup de poing sur sa peau. Elle revoyait la détresse de Mouton. Elle sentait encore la force et la violence qu’elle avait mises dans ce coup. Elle avait voulu la blesser. Elle glissa les doigts sur sa mâchoire meurtrie. Puis elle sentit une larme salée couler sur sa joue. Elle tremblait de haine. Pas de la haine pour Mouton, de la haine pour elle. Elle se haïssait d’être ce qu’elle était, une fille trop fragile une fille qui avait faillit devenir meurtrière pour sauver sa vie. Mais qu’est ce qu’il restait à sauver dans sa vie ? Elle était du coté des méchants, du coté des tueurs de sang froid. Elle frémit et sentit ses larmes redoubler. Et elle était d’un pathétique…

Dark Gryf entra. Il lui prit le bras et l’entraina à travers les couloirs. Il y avait quelque chose d’étrange dans son visage. Une sorte de folie dans le regard. Elle eut peur qu’il ai tué Mouton et son petit ami. Elle n’osa pas lui demander, elle se contenta de le suivre comme un automate. « Lave-toi. Changes toi. On discutera après. ». Lui murmura-t-il. Sa voix semblait inquiète. Avant de sortir, il lui attrapa la main. « Au fait, bravo. ». Il partit en courant.

Rélie entra avec délice dans le bai, ses membres douloureux aspiraient à un repos bien mérité. L’eau moussante et parfumée était à la bonne température et ne contenait aucun requin, elle ne risquait pas de ses noyer, il n’y avait ni yeux verts de fumée ni serpent dans la pièce. Elle ressortit près d’une heure après, pour enfiler un peignoir et tenter de choisir des vêtements parmi la multitude laissée par Dark Gryf. Elle se fit la réflexion que, pour un tueur de sang froid, il était vraiment gentil.

Alors qu’elle comparait deux robes, la porte de la salle de bain s’ouvrit. Dark gryf entra. Elle recula, un peu gênée d’être surprise en peignoir. Mais il n’y fit pas attention. Il l’attrapa par la taille et la plaqua contre un mur. Rélie se débattit et tenta d’échapper à son étreinte.

« Il parait… Que tu m’aimes. ». Lui soupira il dans le cou, beaucoup trop près d’elle. « Lâche-moi… ». Gémit-elle. Il ne le lâcha pas. Elle sentit un picotement dans ses yeux. « Lâche-moi. ». Murmura-t-elle d’une voix plus tendre, plus envoutante. Une voix ressemblant un peu trop à celle des yeux verts. Il frémit et resserra son étreinte. « Lâche-moi ! ». Ordonna elle, sa voix était devenue inflexible. Elle ajouta doucement, d’une voix faussement tendre : « Fais le pour moi… » Il la libera et la laissa s’éloigner de lui. Elle s’assit sur le rebord de la baignoire. Il y avait eu un quelque chose dans sa voix qui se répercutait dans les yeux de Dark Gryf. Un quelque chose qui ne lui plaisait pas. En se regardant dans le miroir, elle l’identifia. Ses yeux brillaient d’un éclat charmeur, insidieux, menteur et fourbe. Un éclat venimeux.

Elle prit sa tête entre ses mains. « Mais qu’est ce qui se passe ? Qu’est ce qui se passe ? Pourquoi tu m’obéis ? Qu’est ce qui se passe. » Gémit elle. Dark Gryf la regarda sans comprendre, dans un autre monde. « Mais réponds moi ! Ne fais pas comme… comme Dark Razzia ! ».

Elle se souvenait du moment même où le colosse avait levé son bâton pour porter un coup fatal à Mouton. Elle se souvenait de sa peur. Elle se souvenait de l’avoir regardé dans les yeux et d’avoir juste murmuré : « Ne fais pas ça… ». Sa voix était étrange, Dark Rzzia l’avait regardé à son tour, puis il avait lâché son bâton et était parti. Juste comme ça. Elle avait eu si peur. Si peur d’elle-même.

Dark gryf la regarda et sourit, semblant sortir de sa brume. « C’est ton pouvoir, Rélie. Tu charmes et tu envoutes. Comme un serpent. Un serpent venimeux. ». Il murmura ça en la rejoignant au bord de la baignoire. Là il attrapa son visage entre ses mains et plongea son regard dans le sien. « Je t’aime, Rélie. ». Murmura-t-il. Puis après une demi-seconde de silence, il l’embrassa passionnément. Elle commença par trembler, essaya de le repousser, puis lui rendit son baiser. Dark Shimy qui les espionnait par la serrure se mit à pleurer.

Une autre heure après, vêtue d’une robe bleue pale cintrée à la taille, Rélie fit son entrée au QG. Avec cette tenue, elle ne pouvait ni courir à cause des talons, nio se battre à cause de la fragilité de l’étoffe. Seul Dark Gryf lui adressa un sourire.

« Rélie, on va t’envoyer en mission d’infiltration. Tu les charmes comme tu veux, mais dans une semaine tu reviens et tu nous dis tout ce que tu dais. Ensuite tu y retournes en vitesse et tu t’arranges pour avoir un tour de garde que tu ne feras pas. On attaque le camp et on tue toutes les élues avant la réalisation de la prophétie. ». Lui expliqua Shun Day. Rélie hocha la tête consciente que de cette mission dépendait sa survie. Le fait de ne pas compter dans « toutes les élues ». Puis elle sortit de la pièce, monta l’escalier et arriva à l’air libre.

Les étoiles brillaient. Elle parti en souriant. Elle trouva le campement rapidement. Deux personnes étaient enlacées dans l’herbe. Juste devant elle.

Elle les rejoints en essayant quelqus pas de course et en gémissant sur son sort puis elle s’étala dans l’herbe d’une façon lamentable. Elle les regarda d’une façon suppliante. « Aidez-moi… Je m’appelle Rélie. Et je suis la fille du sud de la prophétie… ». Le garçon se leva. Jaguarian, portrait craché de Dark Gryf. Il la releva et appela quelqu’un qui montait la garde. « Danaël ! On a la fille du sud ! ».

Saphirina, qui espionnait Danaël depuis sa tente, entendit le cri. Elle sauta sur ses pieds et courut vers Gryf. La file du sud avait revêtu une importance particulière à ses yeux depuis son séjour dans sa maison. Elle la reconnut au premier coup d’œil. Elle portait une robe bleue pale et elle semblait au bord des larmes. Gryf et Danaël l’emmenait déjà dans une tente. Stella et Saphirina échangèrent un rapide regard. Puis elles les suivirent.

Sun se réveilla, s’apercevant de l’absence de Saphirina avec laquelle elle était censée partager sa tente, elle sortit. Elle la trouva dans une autre tente, avec beaucoup de personnes. Ikaël étant là, elle décida que l’événement devait être important. La fille du sud était au milieu de la tente, elle tremblait en racontant doucement d’une petite voix brisée comment elle s’était échappée après des souffrances terribles. Mouton confirma qu’elles avaient bien fait les épreuves ensemble, et que les darks lui avait demandé de tuer Neril. Tout le monde cru Rélie sur parole. Mouton ne jugea pas bon de préciser l’attirance de Dark Gryf pour elle. C’était un détail d’ordre personnel. Elle éclaircirait cela avec Rélie plus tard. Neril, réveiller aussi, précisa qu’elle avait beaucoup hésité le tuer et qu’il ne lui semblait pas qu’elle le fit de son plein gré. Puis tout le monde alla se coucher et on attribua une couchette à Rélie. Saphirina lui fit un joli sourire amical et partit aussi. Sun partit à son tour. Mais juste à la sortie de la tente, Ikaël l’attrapa par le bras. « Sun ? Il faut qu’on parle. ». Elle faillit dire quelque chose de débile, mais se retint par miracle. Après le « Vous êtes marié ? », elle ferait mieux de se taire pendant un moment.

Il l’emmena sur un sentier un peu à l’écart. Ses cheveux roux brillaient au clair de lune. Plus beau que jamais. « Sun, je pensais ce que je t’ai dit tout à l’heure. Je n’avais pas trouvé lde fille comme toi. Mais c’est du passé. Car aujourd’hui tu es là. ». Il lui attrapa la main et planta ses yeux dans les siens. « Tu es là et je t’aime. ». Murmura-t-il dans un souffle en l’embrassant. Un baiser passionné, le genre de baiser irréel qu’on en voit qu’au cinéma. Quand leurs lèvres se séparèrent, le même éclat exalté brillait sur leurs visages. « Sun, veux tu m’épouser ? ». Demanda-t-il tout de suite après.

Elle avait entendu parler des coups de foudre, mais pas à cette vitesse là. Et pas comme ça. Mais il la regardait tendrement, il venait de l’embrasser et elle avait le cœur à l’envers. Alors elle serra très fort sa main dans la sienne et lui murmura : « Oui, Ikaël. ».

Saphirina ne rentra pas dans sa tente. Elle se contenta de rejoindre Danaël. Ils restèrent un moment sans parler, simplement assis l’un à coté de l’autre, savourant le bonheur d’être ensemble. Puis elle attrapa sa main. « Danaël… J’ai peur… ». Il passa sa main au dessus de son épaule et déposa un baiser sur son front. « Ne t’inquiète pas, je suis à. ». Murmura-t-il doucement. « Et je serais toujours là. Si je te manque un jour, dessins moi et je viendrais.
- Tu seras là une minute. Juste une minute.
-De toute façon, je serais tellement là que je n’aurais jamais le temps de te manquer. ». Ces mots résonnèrent comme une promesse aux accents d’éternité. Les yeux dans les yeux. Puis il passa une main derrière la tête de Saphirina et il l’attira vers lui. Il déposa sur ses lèvres un baiser tendre, un baiser plein d’amour et chargé d’espoir. Un baiser qu’elle lui rendit avec la même tendresse. Une tendresse tachée de peur. Et si l’un d’eux mourrait ? Qu’arriverait-il à l’autre. Comme pour répondre à cette question silencieuse, Danaël lui chuchota quelques mots à l’oreille entre deux baisers. « Je ne mourrais pas. C’est promis. ».

Mouton et Neril étaient blottis l’un contre l’autre. Lui, reconnaissant qu’elle l’ai sauvé, et elle, ravie de le revoir. Ils formaient un très beau couple, enlacés sous les étoiles. Le ciel était si beau ce soir que tous les couples étaient venus s’embrasser sous les étoiles. Sur le chemin, ils avaient aperçu Sun et Ikaël, Stella et Gryf était dans les sous bois et Danaël et Saphirina montaient la garde ensemble. Rélie était esseulée, mais Mouton ne la plaignait pas. Elle avait failli tuer son petit ami. Elle revécu un instant l’horreur du moment et se serra plus fort contre Neril. Pour la rassurer, il l’embrassa. Puis il l’embrassa parce qu’il l’aimait et que ça le démangeait. Ils s’étendirent tous les deux sous les &étoiles et il passa son bras derrière ses épaules. Les yeux verts ne lui avait rien promis d’aussi beau que ce qu’elle vivait. Elle cessa de penser au monde, elle cessa de penser à tout. Elle se contenta de penser à Neril et aux mots doux qu’i lui chuchotait à l’oreille. Elle était si bien.

Mais soudain, une pensée vint perturber l’harmonie. Elle savait comment changer le monde. Comment le changer définitivement. C’était une idée idiote, une idée comme ça qui passa dans sa tête et cette idée la perturba. Une idée qui tenait en un mot. Un seul. Un mot ou des milliers. Une idée éternelle, venue de la nuit des temps. Une idée de 1789 ou de mai 68 une idée de liberté. Une idée… Etrange… Elle se concentra sur ce mot, cet unique mot. Révolution.

Renverser le pouvoir, détruire la royauté, instaurer un système juste et libre. Non, elle ne changerait pas le monde comme ça… Alysia n’en avait pas besoin… Mais… Mais l’idée faisait son chemin dans sa tête. Démocratie ? Ici ça n’existait pas. Droit de vote ? Encore moins. Le roi tout puissant avait une armée toute puissante, des héros tous puissants et dirigeait le monde d’une main de fer. Elle trembla de son idée.

« Ca ne va pas ? » Soupira Neril à son oreille. Lui, lui seul pouvait répondre à ses questions. Elle le regarda dans els yeux. « Ca peut te paraitre bizarre, mais il faudra que tu réponses à ma question. Tu ne trouves pas que devenir roi parce qu’on nait au bon endroit et diriger le pays pour cette même raison c’est injuste ?
-Je ne comprends pas.
-Dans mon monde, on choisit celui qui dirige, on vote pour l’élire. Ensuite il a tous plein de gens qui l’aide à gouverner et il ne peut pas faire ce qu’il veut. Tu comprends mieux ?
-Vous n’avez pas… Pas de roi ?
-Non, enfin si, mais que dans certains pays. Dans mon pays, on n’a pas de roi depuis très longtemps.
-Tu veux dire que, dans ton pays, si je voulais, je pourrais essayer devenir le chef ?
-Oui.
-Ca doit être… Génial !
-Ma prochaine question est dangereuse et très étrange. Réponds-moi quand même. Est-ce que tu penses que la population voudrait renverser… Renverser Larbosa ?
-Il n’est pas très compréhensif, il maltraite un peu la population, mais je ne crois pas qu’il voudrait le renverser.
-Il les maltraite ?
-Bah, il prend un peu trop de récoltes en impôts du coup les gens sont pas contents, c’est tout. ».

Mouton comprit comment elles allaient changer le monde. Avec des idées. Juste des idées. Elle trembla. Leurs pouvoirs n’étaient pas là pour faire la guerre contre les darks. Non, ils étaient là pour faire la guerre aux faucons d’argent et à l’armée de Larbos. Elle se serra très fort contre Neril.

Stella, dans les bras de Gryf, se posait la même question. Comment faire changer le monde ? Elle n’eut pas vraiment le temps de réfléchir. Soudain une épée lui traça une brulure ensanglantée dans le bras. La lame l’aurait transpercé, si Gryf n’avait pas attrapée Stella pour l’écarter. « Vole ! ». Lui hurla il et se dressant pour combattre une fille avec un palmier sur la tête. Ses ailes se déployèrent t elle s’élança dans le ciel. Mais au dernier moment, elle se pencha a et saisit le col de Gryf, l’écartant lui aussi de la bataille. Elle déposa au campement, exténuée. Elle le vit courir partout en criant : « Shun Day est là ! Ils attaquent ! ».

Les faucons d’argent sortirent à toute vitesse de leurs tentes. Ikaël arriva d’un peu plus lopin, épée tirée. Suivi de près par Sun. Danaël et Saphirina rejoignirent à leur tour le campement. Rélie sorti de sa tente, étonnée. Quand Stella passa à coté d’elle, elle crut entendre quelques mots répétés en boucle. « C’est pas le plan. C’est pas le plan. ». Mais tout le monde se fichait de ce que Rélie disait. Saphirina avait déjà feuilles et crayon en main, Stella avait gardé ses ailes ouvertes, Mouton s’éclaircissait la gorge et Sun tenait une épée dont elle ne savait surement pas se servir. Rélie rejoints leur rang et se concentra un peu. Rien qu’un peu, quelques secondes avec les yeux fermés. Puis, son regard changea.

Mais Stella ne s’en préoccupa pas. Les darks chargeaient. Et avec eux, Shun Day. Légendaires, auréolés, faucons d’argent et élues contre quatre personnes et un oiseau. Le combat semblait inégal. Mais il ne l’était pas. Derrière leurs ennemis apparut une armée. Une armée sombre, comme une armée de fantômes. Un frémissement glacé parcouru les rangs des légendaires. Le combat risquait d’être inégal. Mais pas en leur faveur. Même si le crayon de Saphirina courait déjà sur le papier et que Mouton hurlait des ordres pour dissoudre le métal et tenter de renvoyer l’armée. Stella, tremblante, était comme paralysée. Ils allaient perdre. C’était une évidence.


Dernière édition par Rélie le Sam 7 Jan - 19:19, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Mar 3 Jan - 18:32

Pas de volontaire pour mourir ? Vous allez le regretter ! J'ai fait un truc plus chaotique et moins rangé. Les points de vue ne sont pas dans l'ordre et on voit à travers les yeux de personnages à travers les yeux des quels on a jamais regardé (je suis pas sure que ma phrase veuille dire quelque chose). Bonne lecture !

Rélie chercha le regard de Dark Gryf, le trouva. Mais il baissa honteusement les yeux. Immédiatement. Honteusement ou pour se protéger de son pouvoir. Elle ne réussit pas à le déterminer avant le début de la bataille. Stella s’éleva dans les airs, tenant fermement les pieds de Gryf. Soudain trapéziste, ce dernier arracha quelques têtes dans l’armée ennemie. Les têtes de l’armée fantomatique. Mais quand il regarda l’une des têtes, c’était son frère qu’il regardait. Il hurla. L’armée ennemie était composée de jaguarian. Des jaguarians ensorcelés. Il regarda Stella qui faiblissait et décida de terminer sa moisson de mort.

Un frisson glacé traversa les rangs. Les faucons d’argent se jetèrent sur l’armée ennemie. Alors qu’un concert de cris et de cliquettements métalliques retentissait, les légendaires fondirent eux aussi dans la bataille.

TandiS que Danael se précipitait, comme il en avait l’habitude, au devants de la mort, la présence d’Alaïna lui manqua. Il s’était habitué a avoir un tourbillon de cheveux roses à ses cotés. Mais la jeune fille était encore à la recherche de Legolas. Et Smiley l’avait accompagnée. Malgré la présence des légendaires, il était un peu seul. Sa place n’était pas auprès de son frère ou de son ancienne équipe, mais auprès de sa famille. Sa nouvelle famille. Mais à ce moment là, une flèche transperça le cœur d’un jaguarian qui s’apprêtait à le tuer. Un bref regard permit à Danaël de comprendre. Un bel elfe blond encochait déjà al flèche suivante, ses cheveux lisses volant dans les vent. A coté de lui, Saphirina dessinait en agitant sa rousse chevelure. Il sut à cet instant qu’il ne devait pas être auprès e son frère, des légendaires ou d sa nouvelle famille. Seule comptait Saphirina et leur amour.

Saphirina laissait son crayon courir sur la feuille, tentant d’aller à l’essentiel, de dessiner Aragorn sans s’attarder sur les détails. Puis elle récupéra une autre feuille pour dessiner un autre Legolas car celui ci ne sait bientôt plus qu’un tas de neige de couleur. Alors qu’elle agitait ses cheveux au dessus d’Aragorn tout en traçant les contours de son Legolas, elle se dit qu’elle ferait bien d’arrêter avec le Seigneur des anneaux.

Elle réfléchissait à un nouvel héros à trouver tout en terminant à la va vite son Legolas. Il avait une jambe plus courte que l’autre et ses mains ne ressemblaient à rien, mais il tirait correctement à l’arc. Elle fatiguait vite, ses héros tenait à peine le temps de dessiner leur successeur. Alors pour réfléchir… Elle faillit dessiner Tobby Lolness, mais elle s’arrêta à temps, se souvenant de son inutilité totale au combat. Elle finit par dessiner un homme armé non identifié qui sauta du promontoire où elle se trouvait pour aller décimer l’armée adverse à l’aide de son fusil d’assaut. Alors une idée lumineuse arriva jusqu’à son esprit. Elle traça les contours de Butler, le fidèle garde du corps d’Artemis Fowl. Elle y travailla plus que pour les autres, consciente de l’intérêt d’un tel allié, si elle réussit à le faire prendre vie. Elle s’arrêta au dernier moment. Puis elle déposa les doigts sur le dessin et suivit doucement les contours. Elle tira fort sur un de ses cheveux et lui fit suivre doucement la même trajectoire. Une sorte d’instinct enfoui la poussant à le faire. Les Legolas n’étaient plus que neige, il en allait de même pour Aragorn. Mais quand Butler jaillit, elle sut qu’il était solide.

Dark Gryf était assis avec les autres darks et Shun Day en hauteur, plus. Skroa était posé sur l’épaule de sa fille et partait régulièrement faire le tour du champ de bataille. Dark Gryf était inquiet. Il avait croisé le regard plein de peur et d’incompréhension de Rélie au début de la bataille, et il avait ressenti un trouble. Trahir ne lui faisait pas peur. Mais trahir cette fille lui brisait le cœur. Il était triste de savoir qu’elle mourrait aujourd’hui comme toutes les élues. Il remarqua alors que Dark Shimy entrait dans la bataille . « Qu’est ce que tu fais ? ». Lui hurla il. Pour toute réponse il reçut un sourire sadique.

Rélie servait d’escorte à Shimy. Elle empêchait les jaguarians de l’attaquer. Soudain, Dark Shimy fut là. Sa main se posa sur le sol à une vitesse fulgurante et un pic sortit de terre pour empaler Shimy. Gryf lui attrapa les épaules au dernier moment. Shimy, lui et Stella s’envolèrent dans le ciel. Elle reposa l’elfe élémentaire un peu plus loin. Personne ne faisait attention à Rélie.

Personne sauf Dark Shimy. Pour prendre plsu de plaisir à tuer sa rivale, l’elfe avait tiré un poignard. Un éclat fou passa dans ses yeux au moement où elle le planta dans le ventre de la jeune fille. Elle le fit malgré les yeux hypnotique qui lui ordonnait de ne pas le faire, malgré la terreur du visage et malgré le cri de Dark gryf quand il compris. Elle le fit pour le plaisir de voir le corps de Rélie s’affaler sur le sol, pour le plaisir de voir la tache de sang progresser sur sa robe malgré les gestes forcenés que la jeune fille faisait pour arrêter l’hémorragie. Elle le fit aussi pour voir la bataille engloutir le corps et pour entendre à peine dans le fracas un râle d’agonie.



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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Mer 4 Jan - 17:00

J'ai poste deux chapitre trop rapproché, mais c'est promis, je recommences plus ! La prochaine fois, je posterais une fois tous les deux jours. Tout le monde meure dans ce chapitre ! Bonne lecture !

Le temps s’arrêta, comme son cœur. Sensation étrange, comme de plonger dans une mer sans fin. Elle coule. Non, elle tombe, c’est son sang qui coule. Pourquoi tout lui semble si ouaté, comme perçu, déjà, d’un autre monde. Son corps heurte le sol aussi violement qu’une plume tomberait sur un oreiller. Une image qui lui donne envie de fermer les yeux. Pur toujours. Oublier les pieds qui piétinent son corps ensanglanté, oublier les cris, le bruit et la fureur. Juste en fermant les yeux. Pour l’éternité. Elle ressassa l’idée dans sa tête. Sa tête était si lourde… Elle poussa un gémissement, un râle. Sans y penser, juste comme ça. Son corps décidait seul, maintenant. Elle n’était plus là. Son corps décida donc de clore ses yeux. Pour l’éternité ?

Personne n’y fit attention. Personne sauf deux personnes. Dark Shimy et Dark Gryf. Dark Shimy attrapa le bras du corps piétiné et traîna le cadavre vers l’extérieur du champ de bataille. Elle l’emmena au bord de la rivière et lui plongez la tête dans l’eau, pour s’assurer de sa mort. Puis elle tira son poignard et lui planta dans le dos. Dark Gryf arriva à ce moment là, d’un violent coup de griffes, il arracha le poignard des mains de l’elfe. Mais elle lâcha du même coup de corps. Le cadavre fut emporté par le courant telle l’Ophélie et Shakespeare. Laissant sur son passage un sillage de sang.

Saphirina suivait la progression de Butler d’un œil et dessinait de l’autre. Elle récupéra son cheveu arraché et suivit de nouveau les contour du dessin en songeant très fort à le garder en vie longtemps. Soudain, elle repéra un langue de feu qui carbonisait sur place des dizaines de légendaires. Elle s’approcha pour voir d’ »où elle venait, se penchant dans le vide. Avant de pouvoir s’apercevoir de quoi que se soit, elle tombait ,droit dans les flammes. Son promontoire s’était éclaté en deux. Non loin d’elle, Dark Shimy souriait, une main au sol. Alors que les premières mèches de sa chevelure s’enflammaient, une main l’attrapa vigoureusement par le pied. Sun, en équilibre incertain sur le promontoire, la soulevait. « Tu devrais arrêter le chocolat, chevelure de feu… » Bredouilla Sun.. Puis elle éteint entre ses doigts une mèche enflammée et Saphi se jeta dans ses bras en sanglotant de joie.

Sun avait été mise à l’écart, après un baiser passionné d’Ikael, pour l’excellente raison qu’il n’avait pas besoin d’une lanceuse de souris d’ordinateur. Elle avait longuement ruminé son, énervement. Puis elle avait jeté un coup d’œil inquiet à la bataille. Elle avait décidé de rejoindre Saphi pour l’aider, si elle le pouvait. Lui passer les feuilles et les crayons, par exemple. Mais quand elle était arrivée, Saphi tombait.

Après dix minutes de flottement pour cause choc émotionnel violent, Sun courut chercher des nouvelles feuilles et les crayons. Ses mains la brulait aux endroits qui avaient touché les cheveux enflammés, mais elle serrait quand même bien fort les crayons. Entre deux trajets, elle décida de mettre ses mains dans l’eau d’une rivière. Elle s’arrêta à coté du court d’eau et s’agenouilla innocemment. Elle posa ses mains dans l’eau au moment où un cadavre suivant lentement le courant passa devant elle. Elle poussa un petit cri suraigu. Puis elle retira brutalement ses mains de l’eau et regarda autour d’elle. Au moment où elle se retourna, un poignard traversa sa poitrine. Avec un gémissement de douleur agonisante, elle tomba à la renverse. Son crane heurta une pierre qui reposait au fond de l’eau et elle perdit connaissance. Dark Shimy poursuivait sa tache meurtrière.

Mouton hurlait des ordres à différences puissances, au ciel et aux nuages, aux arbres et aux trous. Elle demandait au métal des armes adverses de se dissoudre et au bois de se fendre. Tourbillonnant dans un aura électrique. A coté d’elle, Neril montait la garde. Il aurait préféré mourir que laisser quelqu’un l’approcher.
Mouton se concentrait intensément. Goutant au plaisir de modifier le monde au modifiant une phrase, d’agencer les mots et les choses, de se sentir obéie et puissante. Elle sentait le vent qui soufflait puissamment au tour d’elle et une magie violente et fragile entre ses mains. Elle savait qu’elle tournait, elle sentait les éclairs bleutés parcourir ses bras puissamment. Elle savait qu’elle faisait partie des atouts des légendaires dans cette bataille.

La présence rassurante de Neril à ses cotés l’apaisait. Il repoussait de multiples assauts, maladroitement. Mais il retardait suffisamment les ennemis pour qu’elle puisse ordonner à une puissance de lui venir en aide. Soudain, la terre se fendit. La fissure glissa jusque sous ses pieds. Et elle y tomba. Neril abandonna le combat pour sauter dans le trou avec elle. Il garda une main fermement contre le rebord et rattrapa sa main au moment où elle allait s’écraser au fond. Une grimace douloureuse traversa son visage tandis qu’il la remontait à coté de lu. Elle posa les pieds sur une fissure et appela Stella qui traversait le ciel au dessus d’elle. Neril lacha le rebord pour atterrir lui aussi les pieds dans la fissures. Il attrapa fermement une prise d’une main et attrapa la taille de Mouton de l’autre. Puis il la hissa vers le haut. Elle voyait les muscles de ses bras se tendre sous sa chemins tandis qu’il la rapprochait de la sortie. Mouton attrapa du bout des doigts le rebord qui la ramènerait à la surface et se hissa en tirant fort sur ses abdos. Puis elle roula sur le coté en demandant au brouillard de la protège de la vue du monde. Elle reprit son souffle ainsi, puis elle se redressa et s’entoura d’une aura électrique. Stella s’approchait du trou, ailes ouvertes. Elle descendit chercher Neril et le déposa à coté de Mouton. Puis elle attrapa Gryf et ils partirent à la recherche de Dark Shimy.

Stella l’avait aperçu auprès d’une rivière, pis pas loin de Saphirina, et encore à côté de la rivière. Elle avait passé son temps à la chercher, et elle l’avait enfin trouvé. Juste sur un promontoire à l’abri. Elle se posa à coté d’elle. Gryf sauta de ses bras et se jeta sur Dark Shimy. L’elfe sourit. Et son corps se fendit en deux sous les coups de Gryf, se révélant de terre. Gryf poussa un hurlement à ce moment là. « Stella ! Derrière toi ! » Stella n’eut pas le temps de se retourner. Juste de hurler. Et de tomber en avant. Un poignard planté dans le dos.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Sam 7 Jan - 0:44

Voici pour mes très chers fans un chapitre... Énigmatique... Bonne lecture aux lecteurs et aux personnages !


Rélie ouvrit les yeux. Une douce lumière envahit ses yeux, illuminant le monde autour d’elle. Elle les referma doucement, goutant à l’enivrante odeur de la mer et à la sensation du sable sous son dos. Elle rouvrit les yeux. Chercha un instant un lieu où les poser dans le ciel d’un bleu intense. Elle entendait les vagues toutes proches. Elle se leva doucement, une onde de douleur la traversa. Elle l’ignora. Elle voulait s’asseoir au bord de la mer, mettre les pieds dans l’eau, regarder l’horizon et les vagues qui revenaient sans cesse contre la côte. Elle tente quelques pas, s’approche. Ferme les yeux à nouveau en se laissant mollement retomber sur le sable humide. Puis elle laisse sa main glisser jusqu’au sol et elle attends que l’écume blanche des vagues mourantes vienne lécher sa main. La mer est comme un immense morceau de tissu agité doucement.

Rélie se retourne, histoire de savoir où elle est. Mais elle le sait déjà, cette certitude la envahit à l’instant où elle a ouvert les yeux. Elle est en Corse, évidement. Ce n’est pas une surprise d’apercevoir Bastia non loin d’elle. Pas plus surprenant de dévorer du regard les reliefs morcelés de son île. Elle n’est pas non plus surprise de sentir son cœur s’emballer en reconnaissant la longue et déserte plage de sable sur laquelle elle est assise. La plage de la Marana. Elle referme les yeux, pour savourer ce moment idéal. Puis un pic de douleur transperce son ventre et elle se met à trembler.

Les larmes lui viennent aux yeux tandis qu’elle commence à ne pas comprendre. Qu’est ce qu’elle fait là ?

Saphirina s’était bien aperçue que le papier n’arrivait pas. Elle avait crains le pire, s’était inquiétée. Mais la bataille faisait rage, on avait besoin d’elle. Elle était aller chercher ses feuilles elle-même, mettant de coté la peur qui lui froissait le cœur, tentant de se dire que Sun allait bien.

Tandis que les très vagues contour d’un personnage encore non identifiés apparaissaient sur sa feuille, elle chercha Danael du regard, dans la bataille. Elle eut la joie de le voir en pleine santé, tranchant la gorge de divers ennemis. Elle le suivit à peine du regard, finissant son dessin. C’est à ce moment là qu’elle sentit une présence dans son dos. « Sun ? » Murmura elle sans y croire. Elle se retourna juste assez pour voir Dark Shimy, couteau maculé de sang en main. Alors elle poussa un cri strident et s’évanouit.

Elle ouvrit les yeux assise sur un banc dans une tempête en Bretagne. Elle cligna un instant des yeux. Pusi elle s’accrocha au banc. En contrebas grondait l’océan, puissant et magnifique, ses vagues immenses venait éclater dans un vacarme tonitruant sur les rochers. Le ciel gris semblait colérique et le tout donnait une impression de bataille acharnée entre les forces de la nature. Malgré le vent qui emmêlait ses cheveux et soulevait sa lé »gère tenue, elle se sentait bien. Elle se retourna et vis un phare derrière elle. La pluie détrempait ses habits et dégoulinait le long de son visage. Elle décida de se mettre à l’abri. A peine à l’intérieur du phare alors qu’elle essorait ses cheveux, une douleur violente dans la poitrine la paralysa. Elle se laissa tomber sur le sol, portant les mains à son cœur.

Sun ouvrit les yeux devant une petite église de campagne. Elle était étendue dans un champ d’herbes hautes et de fleurs. Des papillons volaient tout autour d’elle et les oiseaux chantaient. Elle se releva à moitié, juste assez pour voir le soleil qui brillait dans un ciel traversé de rares nuages. Elle se leva doucement, s’étira et marcha jusqu’à l’église elle s’assit sur le perron et regarda autour d’elle. Des champs, des champs à l’infini. L’église était une petite chapelle, à coté d’une pente pierreuse et d’un restaurant. Des voitures étaient garés devant. Ces deux bâtiments étaient le seul signe de vie humaine à des kilomètres à la ronde. A part une petite route qui serpentait, quelques poteaux et un peu de grillage entre les champs. Une impression de liberté émanait de ce lieu. Elle ne se demanda même pas ce qu’elle faisait là. Elle se contenta de marcher jusqu’au restaurant. Au moment d’y entrer, son dos la fit souffrir abominablement. Elle tomba à genoux, les larmes aux yeux.

Mouton tournait sur elle-même vaguement lassée par cette bataille. Danaël et les légendaires étaient toujours en vie. Ikaël aussi. Son Neril était auprès d’elle. Mais les faucons d’argent avaient subis de grosses pertes. Du coté des adversaires, leur armée de jaguarians ensorcelés seraient bientôt détruite, si tout allait bien. Les darks avaient commencés un repli et Shun Day avait disparu. Mouton estimait que la bataille ne durerait plus longtemps. Peut être une demi heure. La moitié de l’armée de jaguarians était déjà partie, un quart était mort et l’autre quart le serait bientôt. Les ennemis n’avaient plus aucune chance.

Une demi heure après, son pronostic se révéla juste. Elle s’effondra sur le sol, morte de fatigue, au moment même où le dernier ennemi battit en retraite. Neril lui prit soucieusement la main et l’étendit sur le sol. Puis il la laissa s’endormir en la regardant amoureusement. Durant un instant, la vie était belle.

Quand elle ouvrit les yeux, se fut pour apprendre la disparition des trois autres élues et de Sun. Danaël lui annonça, les yeux rouges de larmes et la voix tremblante. Mais il ne pleurait plus. Sa voix ne tremblait que de haine. Saphirina ne pouvait pas être morte, et si oui il la vengerait. C’était ce que criaient ses yeux. Quand elle sortit, Mouton remarqua Gryf, accablé. Il pleurait, agenouillé dans sa tente. « Elle est morte… Je l’ai vu mourir et je n’ai rien put faire, rien… » Soupirait il sans fin.

Elle vit aussi Ikaël, qui la regarda avec de grands yeux tristes qui se retenaient de pleurer. Il lui jeta un regard éteint. « On devait se marier. ». Expliqua il simplement. Et elle comprit qu’il voulait être seul. Tout le monde les croyaient morte, avec un petit pincement au cœur, elle se rendit compte que personne ne pleurait Rélie.

Alors qu’elle errait dans le camp dévasté, la présence rassurante de Neril à ses cotés, elle se sentit de plus en plus mal. Comme si elle n’était pas à sa place, comme si elle avait dut être autre part. Elle s’assit contre un arbre et planta son regard dans celui de Neril. « Je ne me sens pas chez moi ». Remarqua elle d’une voix morne. Puis elle fondit en larmes.

Stella ouvrit les yeux au pied de la tour Eiffel. Personne ne semblait faire attention à elle. Une dizaine de pigeons trônaient sur son corps. Elle se redressa et les fit fuir. Une ou deux personnes semblèrent la voir et détournèrent le regard immédiatement. Elle s’éloigna un peu de la foule pour s’assoir sur un banc. Elle reconnaissait sans peine le monument. Une file interminable de personne faisait la queue pour avoir le privilège de monter dans un des ascenseurs. Pour elle se ne serait pas aujourd’hui, de toute façon, elle n’avait pas un sou. Elle resta tout de même assise sur le banc, cherchant une solution. Comment survivre à Paris sans un sou ?

Elle envisagea de mendier, mais cette idée même la révulsait. Elle se leva et partit errer le long de la Seine, se mêlant aux promeneurs. Elle tenta de se donner l’air normal et de se souvenir comment elle avait atterri ici.

Le problème était que sa mémoire était vide, totalement vide. Elle savait ce qu’était Paris, elle savait parler, compter. Elle savait même faire des équations. Mais il lui était totalement impossible de se souvenir de son nom. Elle s’aperçut aussi qu’elle était vêtue d’une façon étrange. Une tenue tirée d’un roman d’héroic fantasy. Elle ferma les yeux et s’accouda contre une rambarde d’un pont. Mais qu’est ce qu’elle faisait là ?

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Sam 7 Jan - 18:52

Voilà un nouveau chapitre pour vous. Sun, tu peux dire merci à ma soeur, Saphi à tes crayons, on va toutes devoir remercier Mouton et Stella est bien embêtée. Bonne lecture !

Rélie remonta la plage. Elle marcha des kilomètres et des kilomètres dans le sable, ne croisant personne. Fin Décembre, il y a personne sur les plages. Elle était totalement amnésique, ne se souvenait ni de son nom ni de son âge. Juste qu’elle connaissait cette plage, qu’elle connaissait la ville qu’elle approchait. Elle savait qu’elle était à Bastia, préfecture de la haute Corse, au bord de la Méditerranée. Elle savait qu’elle était presque chez elle ici, que bientôt elle arriverait à la fin de la plage, mais qu’elle ne serait pas trop loin d’un tunnel sous le vieux port. Elle savait beaucoup de choses. Mais pas son nom.

Elle marcha quelques heures avant de se retrouver sur le port Toga. Non loin d’une école de plongée et d’un magasin de pêche, face à quelques bateaux de plaisance. Elle regarda autour d’elle, cherchant un détail, quelque chose. Elle retrouva un bateau sur lequel elle était allé plonger, un bref sourire traversa son visage. L’école de plongée était vide, elle décida d’essayer autre chose.

Elle remonta jusqu’à le rue, sans faire attention aux regards des passants sur sa robe bleue déchirée. Son ventre la faisait souffrir, mais il n’y avait aucunes traces de blessures.

Elle fit le pouce au bord de la route. Plus joli sourire à l’appui. Un homme s’arrêta et la détailla un instant. « Rélie ? » Elle le détailla à son tour, elle l’avait déjà vu. « Oui. C’est moi.
-Tu te souviens de moi ?J’étais ton moniteur de plongée, l’an dernier.
-Oui, je m’en souviens. ». Elle ne s’en souvenais pas vraiment, vaguement.

« Je t’emmène où ? ». La question la prit au dépourvu. Elle chercha un nom dans le grand blanc qui avait remplacé sa mémoire. « Euh… Un village tout en haut, je me souviens plus du nom. Il y a un bon restaurant et un monastère.
-Je vois. San Martino di Lota ?
-Oui ,c’est ça !
- Alors, monte ! ».

Elle lui expliqua ce qu’elle faisait là, en brodant un superbe mensonge. Son père l’avait frappée, elle avait fui. Elle était arrivée dans la nuit à Bastia par le ferry. Mais la traversée lui avait couté très cher. Elle espérait que sa famille à San Martino di Lota pourrait l’aider. Il lui jeta un regard compatissant et lui passa son numéro de téléphone, en cas de problème. Puis il la déposa devant un ancien monastère.

Saphirina grelotait de froid dans le phare, alors que la tempête se calmait peu à peu. Elle sortit le bout de son nez quand le vent cessa de gronder et la pluie de tomber. A ce moment là, un rayon de soleil bienvenu déchira le ciel qui retrouvait une teinte plus bleue. C’était un spectacle superbe. Saphirina frémit de joie. Puis elle quitta le phare à la recherche d’une trace de civilisation autre qu’un phare abandonné.

Elle suivit un petit chemin qui menait au phare, un chemin qui arriva à une route. Au bout d’une heure de marche, elle arriva à une petite ville avec un nom finissant par « Ker ». Elle devint rouge jusqu’au oreilles quand elle croisa des habitants. Sa tenue, semblant venir d’un autre monde, était en lambeaux. Elle erra un moment dans le ville quasi déserte.

Elle chercha un peu d’argent, proposa, en rosissant à cause de sa timidité maladive, ses services à une crêperie. La tenancière du restaurant la renvoya dehors. Elle erra quelques temps, entra un peu partout. La boulangère lui proposa de lui donner un bout de papier pour qu’elle affiche une petite annonce. Saphirina attrapa un crayon qu’elle avait miraculeusement dans sa poche et nota de sa plus jolie écriture : « Jeune fille sérieuse et consciencieuse cherche travail. Baby sitting, ménage, aide aux devoirs… Pour me contacter, prévenez la boulangère. ». Elle énuméra d’autres petits travaux, puis sentant bien que son annonce manquait d’âme, elle dessina tout autour de ces mots des petites fées à ailes de papillons. Elle trouva d’autres crayons dans ses poches et colora le tout somptueusement. La boulangère, ébahie, lui proposa de lui donner cinq euros pour repeindre leur enseigne.

Saphirina hocha la tête et partit tout de suite décrocher l’enseigne qui représentait une baguette de pain. Elle la lava soigneusement et la repeint. Elle avait un véritable don avec les couleurs. Elle réussit à merveille à rendre à l’enseigne sa beauté d’antan. La boulangère la remercia bien, puis lui mit les cinq euros dans la main et accrocha son annonce. Puis elle lui tendit une baguette de pain et un sachet de friandises. Saphirina sortit toute contente. Elle s’assit à l’abri d’un auvent et mangea un morceau de pain et quelques confiseries. Puis elle prit le sachet de papier du pain et dessina dessus avec ses quelques crayons de couleurs. Elle replaça le reste de pain dans le sachet décoré et continua sa route. Elle chercha un autre endroit où placer une petite affiche.

Sun ouvrit péniblement les yeux. « Mademoiselle ? Mademoiselle ? » Répétait une voix au dessus d’elle. Le visage d’un serveur était penché au dessus d’elle. « Ca va mieux… ». Murmura elle en se redressant. Le serveur la soutint et l’amena à une table. Il la regarda soucieusement. « Vous voulez boire quelque chose ?
-Non… Non merci. J’attends quelqu’un… ». Mentit elle. Il hocha la tête et la laissa. Elle fouilla ses poches et s’aperçut qu’elle n’avait pas un sou. Elle resta un moment à sa table à réfléchir. Au bout d’un moment, elle se leva et quitta le restaurant. Le serveur l’intercepta et lui demanda aimablement « Vous n’attendiez pas quelqu’un ?
-Je crois qu’il ne viendra pas… ». Murmura elle tristement à mi voix. Le serveur la laissa. Alors qu’elle sortait, une dizaine de voiture arriva. Des personnes de tous les ages semblant faire partie de la même famille en sortirent et se dirigèrent en riant vers le restaurant. Le visage d’une pré adolescente lui sembla vaguement familier. La petite resta un instant interdite, puis elle s’approcha et lui murmura « Attends moi dans la chapelle ».

Une dizaine de minutes plus tard, la fille entra dans la chapelle, Sun commençait à s’impatienter. « Sun ? Qu’est ce que tu fais là ? Où est ce que tu as trouvé des habits pareils ? Tu as retrouvé ma sœur ?
-Pour être franche, je ne me souviens plus de rien. ». La fille lui jeta un regard un peu étonné et lui raconta une longue histoire, avec un enlèvement de sa sœur, un autre monde et une fille qui s’appelait Saphirina et qui dessinait tout le temps. Saphirina. Elle connaissait ce nom. Il libera en elle une foule micro souvenirs, de sensations oubliées. Un regard bleu, une chevelure rousse et des flammes y étaient associés. Sun raconta à son tour son histoire. La fille hocha la tête. « Si tu as faim, je crois que je peux faire quelque chose pour toi. Une autre dizaine de minutes plus tard, la fille revint avec une tranche de jambon cru dans un morceau de pain. Sun lui jeta un regard reconnaissant et mordit à pleines dents dans ce repas providentiel. La fille déposa aussi une bouteille d’eau à coté d’elle.

Mouton se sentait seule. Neril tenta bien de lui remonter le moral, elle était désespérément seule. Seule terrienne à Alysia, Elle était assise dans sa tente à ruminer sa tristesse sous le regard peiné de Neril qui ne savait pas quoi faire, quand la vision lui apparut. Soudain elle était devant une boulangerie, Saphirina repeignait une baguette de pain à grands coups de pinceau. L’instant d’après, elle était dans une chapelle, Sun parlait à une petite fille aux cheveux châtains. La vision changea encore et elle reconnut Rélie, assise dans une voiture en train de discuter avec le conducteur. Elle vit encore Stella, au pied de la tour Eiffel. Et tout disparu.

Elle se retrouva en train de tomber dans les bras de Neril. « Mouton ! Qu’est ce qui se passe ?
-Je crois que les autres élues et Sun sont en vie… Dans mon monde… ». Balbutia elle en se blottissant contre lui.

Une heure après, tout le monde était au courant. Alaïna qui venait de revenir, Danaël, dans un état lamentable depuis la mort de Saphirina, Ikaël, yeux rouges et cernés, et Jadina, en pleine forme, se réunirent pour discuter de la conduite à suivre. Mouton fut conviée à la réunion pour confirmer certains détails.

Mouton grâce à un énorme effort de mémoire réussit à se souvenir d’une partie du nom de la boulangerie dont Saphirina repeignait l’enseigne. « Boulangerie de » Etait marqué sur la vitrine. Cette inscription était suivie d’un nom de ville se terminant par « Ker ». Alaïna qui était la plus documentée sur la France décréta que les noms de ville finissant par « Ker » était très communs en Bretagne.

Pour se qui concernait Sun, aucune certitude ne fut émise. La chapelle ressemblait à n’importe qu’elle autre chapelle. Pour Rélie, à part qu’elle se trouvait au bord de la mer, rien n’était sur. Par contr,e s’était certain que Stella était à Paris. Mouton dut sortir pendant que les autres délibéraient.

Alors qu’elle regardait la Seine couler en se demandant que faire, Stella sentit une main se poser dans son dos. « Salut. ». Lui dit simplement un garçon un peu plus âgé qu’elle. Il assortit ce mot d’un sourire éblouissant. « Tu as l’air perdu, tu veux un coup de main ? ». Lui proposa il, regard charmeur à l’appui. « Euh… Oui. Je suis un peu perdue. ». Il lui adressa un sourire de vainqueur et s’accouda au pont avec elle. « En quoi je peux t’aider, poupée ?
-J’ai besoin d’un logement.
-Pas de problème, bébé, c’est comme si c’était fait ! Je t’offre un verre ? ». Lui demanda il, avec un clin d’œil. Stella avait la désagréable impression d’être tombée entre les griffes d’un prédateur.

Après lui avoir offert un Coca Cola, il l’emmena dans un appartement. Il lui expliqua qu’il le louait avec des amis à lui et lui proposa de dormir sur le canapé. Elle pouvait rester aussi longtemps qu’elle voudrait. Il n’arrêta pas de lui sourire. Elle commença à avoir très peur.

Elle passa la nuit en boule sur un canapé inconfortable, la télé allumée sur une émission sans intérêt. Elle n’arrivait pas à dormir, elle avait trop peur. Ce garçon était louche, sa façon de la détailler lui faisait peur. Elle se sentait mal ici. Elle étouffa un sanglot. Et si il ne la laissait pas partir ?


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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Lun 9 Jan - 20:53

Un tout nouveau chapitre ! Alors, j'ai une petite vie paisible dans un monastère/château. Saphirina va pas trop mal (enfin, c'est pas si sûr). Sun est dans un état presque correct. Mouton a des visions qui servent à quelques chose. J'allais oublier Stella qui est bien embêtée ! Bonne lecture !



Rélie descendit un petit chemin escarpé. Elle passa devant une terrasse nichée entre le bâtiment et une falaise. Elle descendit dans ne cour qui donnait sur la mer. Le monastère d’un blanc immaculé était splendide, et le bleu profond de l’eau attendrit son cœur et calma son esprit. Elle courut s’appuyer à la balustrade pour noyer son regard dans la splendeur de la mer. Elle perdit son âme quelque part entre les vagues de sa mer chérie et chercha à deviner à l’horizon les contours flous de Capri et d’Elbe. Elle sentait son cœur battre à tout rompre pour cette île, pour son île. Elle se sentait comme une princesse de retour dans son royaume après une longue absence.

Une voix douce et mure se fit entendre dans son dos, une voix qui sentait à la fois la Corse et l’aristocratie. « Mademoiselle ? ». Demanda simplement cette voix. Rélie se retourna doucement, offrant son visage au soleil et à cette voix. Un visage épanoui, heureux. La vieille dame qui lui faisait face lui sourit. « Je te reconnais. ». Murmura elle. Elle ne lui demanda pas ce qu’elle faisait ici, elle ne lui demanda rien. Elle la prit par le bras et l’amena à l’intérieur.

Elle avait passé du temps ici. C’était une certitude. Elle avait joué dans ce jardin, mangé sur la terrasse contre la falaise et contemplé la mer telle qu’on pouvait la voir d’ici. Le lieu sentait pour elle le sable, le sel et le soleil. Il sentait les sourires, les disputes. Elle pouvait presque voir une petite fille lui sourire et un enfant sur excité qui courrait partout. Tout lui semblait familier.

Saphirina dessinait un chevalier blond avec une épée d’or. Son visage lui revenait sans cesse, parfait et un peu enfantin. Ses cheveux en pétard et ses yeux bleus la hantaient. Le soir, elle rentra au phare, seul lieu où elle pourrait dormir. Elle mangea malgré son appareil dentaire quelques friandises. Puis elle dégusta un autre morceau de pain et s’endormit tandis que son ventre hurlait de faim.
Elle se réveilla tôt le lendemain, le sol du phare n’étant pas propice au repos. Elle sortit et regarda la mer, le ciel avait un bleu délavé, comme si la pluie de la nuit l’avait rincé. Mais le paysage était beau, comme lavé. Elle descendit au bord de l’eau et contempla l’océan. Les vagues sombre grondaient et leur puissance contenue était un spectacle de toute beauté. Elle mangea un morceau de pain en regardant l’océan et elle se dit que ce nouveau régime alimentaire aurait au moins le mérite de la faire mincir. Elle partit au village. Devant la boulangerie, elle croisa le chevalier blond. Il l’attendait en souriant. Il était vêtu d’un jean et d’un tee-shirt et était appuyé contre le mur. « Jolie enseigne, Saphirina. ». Lui lança il, sourire ému aux lèvres. « Je t’ai cru morte, tu sais… ». Elle ne comprenait pas, elle ne connaissait pas ce nom dont il l’affublait. Mais elle connaissait ce garçon. Un nom vint naturellement à ses lèvres. « Dan…Danaël ? ».

Il s’approcha d’elle, prit sa tête entre ses mains et y déposa un baiser passionné, un baiser comme au cinéma. Elle se libera de son éteinte et lui jeta un regard peiné. Elle n’arrivait pas à se souvenir de lui. Juste de son nom. « Dé…Désolée… Je ne me souviens pas… Pas de toi… ». Lui dit il, en baissant ses yeux qui se remplissaient de larmes. Il passa sa main sous son menton et tourna le visage triste de la jeune fille vers lui. Il plongea ses yeux dans les siens et murmura d’une belle voix grave : « Peu importe les souvenirs… Il suffit d’aimer. ».

Puis il déposa un autre baiser sur ses lèvres et Saphirina se dit qu’il serait facile de l’aimer. Et elle lui rendit son baiser.

Sun était cachée au fond du coffre de la voiture, derrière des sacs de voyage et une glacière. Elle entendait les conversations, à l’avant de la voiture. Le petit se plaignait, sa sœur le tapait, les parents grondaient la sœur. Puis elle pleurait qu’elle faisait ça parce qu’elle était traumatisée de l’enlèvement de sa sœur. Les parents lui ordonnaient de ne pas plaisanter avec ça. Elle prenait un livre. Et une minute après ça recommençait. Ballottée sur les route,s Sun sentait que la route serait longue. La petite lui avait expliqué qu’ils se rendaient chez ses grands parents, dans la drome. Le restaurant était dans le jura, sur le plateau du Retord.

Elle ouvrit les yeux sous une avalanche de coups de poings. La petite fille la fusillait du regard. Le ciel était illuminé d’une myriade d’étoiles. La petite la regardait, avec un sourire un peu méprisant. « Bienvenue chez moi. Ou plutôt chez mes grands parents. Allez, debout fainéante. ». Trop sonnée pour réagir, Sun sortit du coffre.

Elle était dans une cour pleine de petits cailloux pointus, derrière elle brillait la lune, les étoiles et un donjon qui semblait avoir perdu son château. La petite lui prit la main et lui jeta un regard un peu anxieux. « Ecoute moi bien, je me suis levé au milieu de la nuit, je me suis échappée de ma chambre par la fenêtre. Jusque là, ^pas de problèmes, je le faisais tout le temps avec Rélie. J’avais piqué la clef de la voiture à mes parents, je suis venue t’ouvrir, toujours pas de problèmes. Maintenant, je vais te loger. Et ça ,c’est une infraction grave. Une violation de domicile. C’est Rélie qui m’a expliqué ça. ».

Sun la regarda sans comprendre. La petite s’enfuit dans la nuit. Elle fut bien obligée de la suivre. Elle se retrouva devant une grande maison. « Ils sont en vacances. Suis moi. ». La petite ouvrit un portillon à l’arrière du jardon et se glissa dans le jardin. Elle se dirigea vers la porte et tira une clef de sa poche. « Mamie avait la clef pour pouvoir arroser les plantes à l’intérieur. ». Elle entra dans la maison, puis se dirigea vers la chambre. Elle grimpa rapidement l’escalier et ouvrit la porte d’une chambre d’enfant. « Ne laisse pas de traces de ton passage, en casse rien, ne mange rien. Fais gaffe à toujours faire le lit. ». La petite repartit sans un mot. Sun entendit ses pas dans les escaliers. Au milieu, les pas s’arrêtèrent. « Et n’allume pas la lumière ! ». Hurla une petite voix étouffée. Puis les pas recommencèrent. Ils s’évanouirent bientôt dans la nuit. Laissant la jeune fille seule.

Mouton réfléchissait, en boule dans son lit. Elle attendait le retour de l’expédition de Gryf et de Danael. Elle attendait aussi une nouvelle vision. Neril était parti expliquer aux habitants des villages des alentours ce que voulait dire révolution. Il leur parlait tout bas, sous cape, pour ne pas attirer l’attention des faucons d’argent.

Elle songeait à Neril avec affection, se demandant si il réussirait à être discret, se demandant ce qu’il adviendrait d’eux deux si ils ne mouraient pas, après cette prophétie. Elle songeait à lui, quand la vision arriva.

Elle vit Sun, qui scrutait l’horizon à travers une fenêtre, derrière elle une tour illuminée brillait. Puis la vision changea, et elle vit Rélie, assise à l’intérieure d’une maison, entrain de faire un superbe mensonge assortit de petites larmes, à une vieille dame qui la regardait avec compassion. Par la fenêtre, elle voyait la mer. « Ici, en Corse, je suis chez moi, c’est ici que je veux être, pour ce nouveau départ. ». Murmurait Rélie tristement. La vision changea et elle aperçut Saphirina et Danaël enlacés. Soudain, une flèche se planta dans le mur derrière eux. La vision changea. Stella pleurait tandis que deux garçons la forçait à grimper dans une voiture. Mouton ouvrit les yeux en hurlant.

Stella se réveilla le lendemain, le garçon qui l’avait abordé la veille était assis sur un fauteuil en face d’elle, jambes croisé et regard brûlant. Il lui adressa un sourire éclatant de blancheur. Puis il désigna d’un geste du menton une coupe sentant fortement l’alcool qui trônait sur la table. Une bouteille dégageant la même odeur était juste à coté. « Bois. ». Lui ordonna il d’une voix sans appel. Stella osa tout de même intervenir. « Euh… Je préférerais partir, maintenant.
-Sans payer le loyer ? ». Lui demanda il sur un ton mielleux en la dévisageant de manière gênante. Puis le sourire du garçon s’effaça et il ordonna. « Bois ! ». Elle tourna autour d’elle un regard apeuré. L’autre garçon jaillit de derrière le canapé et plaça sa main sur sa bouche. Il l’immobilisa. L’autre récupéra un entonnoir qui traînait sur la table.

A deux, ils enfoncèrent l’entonnoir dans la bouche de Stella et y versèrent la coupe. Elle hoqueta et déglutit péniblement. Ils prirent la bouteille et la renversèrent dans l’entonnoir.

Quelques minutes après, complètement sonnée, elle sentit leurs bras l’agripper et la jeter dans une voiture, elle se mit à hurler, à pleurer de rage. Ils la ligotèrent, la bâillonnèrent et la mirent dans le coffre. Elle sentit, impuissante, la voiture démarrer. Des larmes de rage brûlantes roulèrent sur ses joues. Et elle se jura de se venger.



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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Mar 10 Jan - 20:32

Et voilà ! Je fais de la manipulation de dame âgée, Saphirina et son prince charmant vont pas super bien, Sun va carrément mal, Mouton prépare bien son coup et Stella est vraiment mal ! Bonne lecture !

Rélie répéta son mensonge, ainsi elle ne parla pas de famille dans la région, elle expliqua qu’elle avait le sentiment qu’il n ‘y avait que d’ici qu’elle pourrait prendre un nouveau départ. La dame qui l’avait accueilli lui adressa un regard compatissant. Alors Rélie fondit en larmes et elle sut que c’était gagné.

Elle s’endormit le soir dans un lit connu. Elle avait eut droit à une chambre. Elle passa toute la nuit à regarder e plafond à la recherche de sa mémoire. Au matin elle s’endormit et une moue enfantine apparut sur son visage. Elle se réveilla vers midi, étira ses muscles reposés et se leva en douceur. Elle se doucha, s’habilla et se recoiffa devant un miroir. A ce moment là, quelqu’un toqua à la porte. Elle ouvrit paisiblement, sans se douter de quoi que se soit. Une main griffue se plaqua contre ses lèvres brutalement. Elle trébucha et tomba en arrière. Une sorte d’humano-félin était penché sur elle. Humano-félin. Ce mot lui semblait… Vaguement familier… Le visage qui la regardait aussi, lui était familier. Elle plissa les yeux. « Allez, debout Rélie. Suis moi. Et ne t’éloigne pas ! ». Lui ordonna il en la libérant. Il la surveilla du coin de l’œil tandis qu’elle quittait la pièce.

Ils sortirent dans la cour, puis il s’assit à une table et lui fit signe de s’asseoir en face de lui. Elle s’exécuta. « Rélie, je suppose que tu n’en as aucuns souvenirs, mais on se connaît pas mal. Je m’appelle Dark Gryf. Je suis ton ennemi. Maintenant je vais te tuer.
-Tu ne veux pas faire ça, je suis sure que tu ne le veux pas.
-Oh, non. Je ne le vaux pas du tout. Mais dans une vie on doit parfois faire des choses qui nous révulses. Tu ne peux mourir que dans ce monde, ce monde dont tu es originaire. Si je laisse quelqu’un d’autre te tuer à Alysia, tu revivras dans le dernier endroit auquel tu penseras. Mais il faut que tu meures.
-Tu dit qu’il le faut, mais ce qu’il faut c’est que tu t’ écoutes, que tu écoutes ton cœur. C’est ta liberté ! Si tu ne veux pas me tuer, tu ne me tues pas. C’est comme ça que devrait marcher le monde !
-Arrête les mots. Arrête deux secondes. Maintenant, laisse moi tu tuer.
-Non !
-Laisse moi le faire, si tu m’aimes. ».

Elle resta bloqué, ses yeux tristes regardaient la mer. « Alors détrompes toi. Je ne t’aimes pas. Je n’aimes pas les minables ! Et tu es un minable, incapable de choisir ton destin ! ». Elle le dévisagea, avec une haine nuancée de mépris tellement insoutenable pour lui qu’il baissa les yeux. Elle lui balança une claque retentissante et s’enfuit en courant.

Saphirina poussa un cri quand un flèche lui effleura l’épaule. Danaël pivota sur lui même en tirant son épée pour la protéger. Elle se sentit fondre. Puis une flèche transperça de part en pat son chevalier servant et elle poussa un grand cri de terreur. Il s’effondra dans une marre de sang, de l’écume rose aux lèvres. Elle se pencha sur lui, tentant de trouver un peu de vie dans son regard. Il tendit fébrilement la main et lui agrippa la manche il serra très fort le tissu dans sa main. « Sa…Saphirina. Quoi qu’il t’arrive, quoi qu’il t’arrive, je t’en pris… N’oublie jamais… ». Sa tête retomba, sa voix brisée termina dans un murmure à peine audible. « N’oublie jamais que je t’aime. ». Puis son regard devint vitreux et elle sut qu’il était parti. Elle libera sa manche avec douceur, lutant contre les larmes qui s’apprêtaient à inonder son visage.

Elle leva son visage éplorée vers l’archer qui la visait. Un archer aux oreilles pointues. Des mèches de cheveux bleus sortaient de son casque. Il la regarda d’un air morne. Saphirina souleva péniblement l’épée de Danaël. Elle se leva d’un bon, ses joues humides et la vision troublées par les larmes. Il était mort. Son esprit n’était explique part cette phrase. Cette phrase qui brisait ses rêves. Cette phrase qui lui brisait le cœur. Mais comment pouvait il avoir eu la lâcheté de la laisser seule ? Si seule…

Elle tenta d’enfoncer l’épée droit dans le cœur de l’archer, avec une moue suffisante, il se déplaça à peine et évita son coup. Puis il appuya sa flèche dans le dos de la jeune fille. Elle trembla. Terrifiée.

Avant de mourir ,elle voulait le revoir, apercevoir son visage. Si seulement elle en avait le temps. Elle le chercha un instant, le reconnut. Son visage pale aux yeux vitreux et aux lèvres entrouvertes était tourné vers le ciel. Elle se dit qu’elle le reverrait peut être, et ça lui réchauffa le cœur. Ce cœur qui cesserait bientôt de battre dans sa poitrine. Elle s’aperçut qu’elle pleurait.

Sun regardait la tour par la fenêtre, elle attendait que passe cette journée effroyablement longue. Elle ne voulait pas désobéir à la petite, son aide lui était précieuse et elle n’aurait pas aimer la mettre dans l’embarras. Elle s’était douchée, espérant que personne ne s’en apercevrait, puis elle était resté assise devant la télévision à regarder des inepties. Quelqu’un toqua à la porte. Trois coups faibles à la porte fenêtre. Leur code avec la petite. Elle parti ouvrir.

C’était bien sa sauveuse, sourire aux lèvres. Elle lui tendit un sac de nourriture. « Ils s’apercevront même pas que ça manque. Et si ils s’en aperçoivent, ils accuseront quelqu’un d’autre. Je suis un ange ! J’ai eu du mal à me libérer de mes cousines pour venir, je dois y retourner, je t’ai amener deux ou trois livres. J’espère que ça t’aidera à passer le temps. Il y a aussi des DVD et des CD. Tu crois qu’il s’apercevront que quelqu’un a utilisé leur télé en leur absence ? » Demanda elle. Mais une petite voix suraigu l’appela dans le jardin d’à coté. « Je dois y aller ! ». S’empressa elle de murmurer avant de sortir en courant.

Sun fouilla dans le sac et mit un DVD. Le seigneur des anneaux. A ce moment là, un choc retentit à l’étage. Sun se précipita vers la porte fenêtre. Puis elle batailla contre les volets qu’elle avait refermé sur le passage de la petite. Des pas descendaient l’escalier. Elle n’arrivait pas à ouvrir ! Avec un petit cri de terreur, elle renonça à cette idée et descendit le petit escalier qui menait au garage. Les pas avaient fini de descendre et ils fouillaient le salon. S’attardaient devant la télévision encore allumée. Sun se cacha dans un coin, les larmes aux yeux.

Les pas descendaient aux garages. La lumière s’alluma ,lui piquant les yeux, elle se colla contre le mur, entre deux cartons. Ils y avaient quelques araignées, mais elle n’avait pas le temps d’y penser. « Allons… Ne fais pas l’enfant… Sors de ta cachette. Je sais que tu es là… Je te trouverais… Je te trouverais toujours. Où que tu ailles, sors, Sun ! ». Soupirais une voix mielleuse. Une voix de femme. Une bref retour en arrière dans sa mémoire effacée la fit frémir. Une lame qui s’enfonce dans son dos. Le métal glacé qui la transperce et fiat gicler autour d’elle des gerbes de sang rouge. Du sang chaud qui retombe sur son corps bientôt froid. Elle frémit encore.

« Tu es là. ». Murmure la voix. Un visage se penche sur elle. Un visage aux oreilles pointues. Elle gémit de peur. Se met à pleurer comme une petite fille. Elle sent que cette fille est dangereuse, et ça ne se résume pas à une paire d’oreilles pointues. Elle sent qu’elle ne va pas s’en sortir. La fille sort un poignard. « Tu le reconnaît ? Et bien, meurs pour la seconde fois sous ma lame ! ». Hurle elle. Une lueur de folie dans les yeux.

Mouton complotait avec Neril quand Ikaël entra. « Sun est dans une ville de la Drome ,en France. Crest. Notable pour son donjon repérable de loin. J’y vais. Rélie est en Corse, mais tant qu’on n’en sait pas plus, on y va pas.
-Euh… Pour Saphirina on savait juste qu’elle était en Bretagne…
-Non, on avait la fin du nom du village. Et Danaël voulait absolument y aller. En revoir, je vais y aller. ». Il quitta la tente brutalement.

Mouton était désolée pour Rélie. Malgré pleins de choses qu’elle aurait dut éclaircir avec elle, elle avait de la sympathie pour cette fille, et voir que personne ne bougeait pour elle la révulsait. Neril s’en aperçut. Il posa une main douce sur son bras. Son regard semblait lui dire de ne pas s’en faire. Elle lui sourit et ils reprirent les préparatifs de leur révolution.

Mouton écrivait des tracts et Neril les distribuaient. Il parlait aux gens de comment ils pourraient vivre et de pleins d’autre choses. Il était charismatique, il séduisait et convainquait. Peu à peu, les rangs de leurs révolutionnaires grossirent. ILs se réunissaient dans les granges, discutaient de leur révolution, cherchaient à se procurer des armes et des moyens de transports. Ils avaient décidé de profiter du fait que les faucons d’argent étaient amassés ici pour gagner Oroban.

Ils devaient partir le lendemain. Le plan était simple, gagner la capitale en faisant grossir leurs rangs, puis provoquer un tumulte incroyable et prendre le palais. Mouton supervisait le tout du camp. Neril servait d’intermédiaire, sur le culbutar que lui avaient donné les faucons d’argent.

Stella fut emmenée dans un lieu sombre, glauque. Une lumière verdâtre emplissait un hall lugubre. Les garçons la traînèrent à travers les couloirs. Elle n’arrivait plus à penser. Ils la firent entrer dans une autre pièce. De tous cotés, des filles blafardes à force de ne pas voir la lumière du soleil la regardait. Elles semblaient dans un état second, sans doute sous l’emprise de divers substances plus ou moins illicites. Elles étaient peu vêtues, enchaînées à des piliers plantés dans le sol. Un des garçons la força à s’agenouiller. L’autre lui passa un bracelet de fer au poignet. Elle s’aperçut qu’ils l’enchaînait et qu’ils détachaient son bâillon. Mais c’était si trouble, à travers les brumes de son esprit.

Elle attendit longtemps avachie sur le sol au milieu des autres. Soudain un homme entra. Grand, bien coiffé, bien vêtu. Les filles baissèrent toutes la tête. Stella ne pensa même pas à les imiter. Des hommes les suivaient, dont les deux qui l’avait amené ici. Ils scandaient des paroles en l’honneur de celui qui devait être leur chef. « O, notre sauveur et notre chef, guide notre main pour que notre jugement ne soit pas faussé, protège nous de la misère et punit les impurs. Ainsi soit il fait… ». Répétaient ils inlassablement. Les filles répétaient aussi, à voix basse. Stella se contentait de les regarder avec curiosité.

Un homme de l’escorte se dirigea vers elle et la força à baisser la tête. « Prie avec nous ! ». Lui ordonna il en cinglant son dos d’un coup de martinet. Elle cria. Tout le monde se tourna vers elle et l’homme lui mit un autre coup. Elle serra les dents et retint ses larmes. Elle se vengerait.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Mer 11 Jan - 21:31

Voilà mon pavé du jour ! Alors... Qu'est ce que je peux vous dire sur ce chapitre ? Hummm... Je préfère vous laissez la surprise !

Bonne lecture !

Rélie courut quelques secondes. Un coup violent la projeta au sol, laissant une trace ensanglantée dans son dos. Sa mâchoire qui avait heurté brutalement la terre lui faisait mal, son dos aussi. Des larmes coulaient de ses yeux. Elle sentit qu’il s’agenouillait à coté d’elle, elle sentit sa main, ou sa patte, elle ne savait pas comment l’appeler, qui effleurait son dos et les griffures qu’elle venait d’y laisser. Il souleva son visage et y déposa ses griffes. Il s’apprêtait à trancher une artère. Et il la regardait droit dans les yeux. Rélie sut alors comment s’en sortir. Elle pensa très fort à la dame qui l’hébergeait, puis à un visage vague et flou qui lui revenait en mémoire. Le visage d’un autre humano-félin. Un visage jumeau. Elle ferma les yeux. Alors elle sentit les griffes pénétrer dans sa peau et elle ouvrit les yeux, brutalement. Et elle se mit à tomber dans un trou sans fond qu’elle venait d’ouvrir. Un contact dans chaque monde, et de la magie. Si elle avait put voir ses yeux, elle aurait remarquer leur lueur serpentine.

Elle atterrit dans une tente. L’humano-félin qui y était la regarda, étonné. Il avait espérer un instant qu’elle soit une autre. « Rélie ? ». Demanda il au moment où l’autre humano-félin atterrissait. Elle se débattit ,mais il la retint et sauta avec elle par la porte vers l’autre monde qui commençait à se refermer.

Alors qu’elle tombait ,elle perçut autour d’elle des milliers de fréquences différentes et contraires. Des milliers de monde qui se croisaient dans une porte. Un porte qu’elle avait ouvert pour passer d’Alysia à son monde .Et si… Et si elle pouvait bifurquer ?

Elle se concentra très fort sur un autre monde. Un monde qui comme sa mémoire lui revenait au fur et à mesure par petits éclats. Un monde imaginaire. Inventé par ses soins. Un monde qu’elle connaissait mieux que quiconque. Elle se concentra à en faire exploser son crane. Juste sur le nom. Un nom qui remplit toutes ses pensées et toute cette prote qu’elle avait crée. Bakalié.

L’humano-félin sentit que quelque chose n’allait pas. Les vibrations autour d’eux changeaient, leur chute était trop longue. Et Rélie avait les yeux fermés, le front plissé et les lèvres entrouvertes qui prononçait toujours le même mot. Il frémit. Son frémissement se mua en cri quand ils atterrirent.

Il était sur un toit, un toit d’une blancheur éclatante. Sous un ciel d’un bleu incroyable. Au milieu d’un combat dévastateur. Rélie s’enfuyait. Il la poursuivit, mais une main s’accrocha à son épaule et le retint. Une magnifique jeune fille lui faisait face. Cheveux en bataille, yeux noirs et regard insolent. Elle tenait un sabre d’une main habile. « Qu’est ce que tu fais là ? ». Cracha elle. Derrière eux le combat faisait toujours rage. La fille portait une tenue de sport manche courte, sur le haut de son bras était une sorte de pentacle marqué au fer rouge. Elle remarqua qu’il le regardait. « Regarde ailleurs, maintenant, je vais te laisser le choix, sois tu pars et tu ne reviens jamais, sois je te tue maintenant. ». Il hocha la tête et sauta du toit pour partir à la recherche de Rélie. Tout en se demandant où il pouvait bien être.

Saphirina allait mourir. La flèche avait transpercé sa cage thoracique dans un grand giclement de sang. Ce n’était plus maintenant qu’une question de seconde. Sa main était agrippée à l’épée, son visage était à quelques centimètres de celui de Danaël. Soudain une épée connue fendit l’air.

Un bras la saisit et la tira à l’écart, puis elle se sentit tomber. Sa blessure se referma doucement sous une douce magie verte. Elle perdit connaissance.

Quand elle ouvrit les yeux, le visage de la princesse d’Orchidia était penché sur elle. Ikaël la regardait aussi. « Qu’est ce qui se passe ?
-Saphirina ? Tu te souviens de nous ?
-Oui. ». En prononçant les mots, elle sut que c’était bizarre. Jadina passa sa main sur le front enfiévré de la jeune fille. « Tu dois te reposer, endors toi maintenant. Quand tu te réveille, appelle moi, je serais pas loin. ».

Saphirina s’endormit vite, son sommeil fut lourd et sans rêves. Quand elle se réveilla, elle appela faiblement sa garde malade qui apparut à l’instant. Elle s’assit au bout de son lit et lui posa des questions sur son état de santé et sur ce qui lui était arrivé. Elle répondit avec sincérité et le plus clairement que possible, passant simplement les paroles romantiques de Danaël. Jadina hocha la tête et lui expliqua que le sorcier Gondolf leur avait expliqué deux ou trois choses au sujet du voyage entre les mondes.

Les personnes originaires d’un monde y meure et y vive. Elles ne peuvent pas mourir ailleurs. Saphirina sentit son cœur faire des bons dans sa poitrine à ses mots. « Ca veux dire que Danaël est en vie !
-Oui, c’est ça. Ikaël est partit à sa recherche. ». Jadina lui sourit. Et là Saphirina s’aperçut de l’incongruité du fait que la princesse soit gentille avec elle. « Pourquoi tu es…
-Gentille ? C’est juste parce qu’après tout, tu n’es qu’une petite fille. Je vais pas maltraité une petite fille. De toute façon, dès l’accident Jovenia passé, Danaël t’oubliera. ».

Les mots que Jadina prononçait firent du mal à Saphirina. Elle baissa les yeux. « Pourquoi je me souviens ? » Demanda elle en voulant changer de sujet. « Ca ? Simple opération magique de débutants.
-Et comment ça se fait que vouis ayez été là au bon moment ?
-Mouton a eu une vision, Ikaël a volé au secours de son frère. La situation de Sun n’a rien d’urgent, nous avons envoyé Razzia et Tenebris la chercher. Ikaël les rejoindra une fois Danaël retrouvé et en sûreté.
-Et… Entre nous c’est la guerre ?
-Mais non ma petite ! ». Lui lança la princesse en quittant la tente.

Sun sentit le poignard déchirer sa chair, elle sentit le métal éclabousser de son sang toute la pièce. Au moment où elle crut mourir, une lame transperça l’elfe. Une fille à la peau blanche et aux yeux rouge apparut derrière. Un garçon la suivait de près. Grassouillet. Ce couple rappelait quelque chose à Sun.

Le garçon la jeta sur son épaule, remonta les escaliers jusqu’à la chambre et sauta dans un trou. La fille le suivait de près. Sun perdit connaissance.

Elle ouvrit les yeux à quelques mètres de Saphirina. Avec tous ses souvenirs. Son amie était penchée sur elle, soucieuse. « Je vais bien Saphi, pas de problèmes. ». Murmura elle. « Tu en es sûre ? Comment tu as fait pour débarquer dans cette maison ? ». Sun sourit faiblement. « Oui, j’en suis sure. Pour la maison ,c’est une longue histoire. ». Elle raconta le plus fidèlement possible ses péripéties. « Comme quoi, cette petite peste nous a été utile. Sa sœur est dans le coin ?
-Non, elle est morte en même temps que toi, elle est quelque part en Corse et personne ne semble décidé à se bouger pour la retrouver.
-Et Ikaël ?
-Ton futur époux ? Il devrait arriver bientôt avec Dana… ». Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, la porte de la tente s’ouvrit en grand et Ikaël se précipita au chevet de sa belle. « Oh, Sun ! Si tu savais comme tu m’as manqué… ». Soupira il en plongeant ses yeux dans les siens.

Il lui saisit alors la main et, agenouillé au pied du lit, passa une somptueuse bague d’or et de diamant à son annulaire. « Sun, accepte tu de m’épouser demain ? ». Si elle avait été Saphirina, elle se serait évanouie. Elle se contenta de sauter dans les bras d’Ikaël. Il se redressa et l’embrassa passionnément sous le regard attendri de Danaël et Saphirina.

Il la hissa sur son culbutar et l’emmena en ville. Ils s’arrêtèrent dans un magasin de robe de mariée et les essayèrent toutes avant de choisir la plus belle. Puis ils parlèrent des heures de la cérémonie, il lui dit des mots d’amour, ils écrivirent des lettres pour annoncer leur union et s’embrassèrent.

Ils passèrent la nuit à contempler les étoiles serrés l’un contre l’autre, attendant l’aube. Et plus que jamais, ils surent qu’ils s’aimaient. Ils parlèrent, tout bas pour ne pas gâcher ce moment magique, de la vie qu’ils auraient. Ils idéalisèrent leur futur. Ils oublièrent les problèmes et la guerre, oublièrent les faucons d’argent et ceux qui attendait Sun dans un autre monde. Ils ne pensèrent qu’à eux. Et c’était déjà beaucoup. Ce moment leur appartenait. A eux et à leurs rêves. Ephémères.

Quand Mouton ouvrit les yeux ce matin là, une lettre était déposée sur sa couchette. Elle s’assit sur le lit doucement pour ne pas réveiller Neril endormit à ses cotés, et déplia la feuille de papier.

« Chère Mouton,
J’écris cette lettre pour vous dire que je vous aime. C’est un peu brutal annoncé comme ça, mais comment décrire autrement ce sentiment qui ronge mon âme ? Dès l’instant où j’ai aperçu votre visage, j’ai su que je vous aimerais, vous et personne d’autre. Mais vous êtes à Neril. Alors je me retire, je vivrai seul et je vous attendrai jusqu’à ce que vous veniez me trouvez .Et si vous ne venez pas je mourrais seul.

Ce n’est pas un caprice, je vous aimes de l’amour le plus fou et le plus passionné du monde. Je vous aimes à en perdre la tête. Je ne peux plus vivre sans vous. Chaque instant où vous n’êtes pas là est un instant perdu. La vie n’a plus ni gout ni couleur sans votre présence.

Cette lettre est un appel, un appel sans espoir. Une bouteille à la mer. Je vous aimes, aimez moi.

Si Neril vous déplait, si vous cessez de l’aimer, si vous voulez bien de moi, rendez vous à la lisière de la forêt à minuit. J’y serais tous les soirs. Tous les soirs de la vie en vous attendant.

Je vous aimes. ».

La lettre n’était pas signée, juste posée là. Elle resta un instant abasourdie, puis elle remarqua une rose déposée à coté de sa couchette et un petit sourire ému apparu sur ses lèvres. Elle relu la lettre doucement.

« Mouton ? Qu’est ce que tu fais ? ». Demanda Neril qui se réveillait à peine. Elle prit la lettre et la cacha sous le matelas. Puis elle fit glisser du bout du pied la rose sous le lit. « Rien, rien du tout.
-Ah… ». Puis il se mit à bailler, se retourna et s’endormit. Son attitude contrastait fortement avec le romantisme de la lettre. Elle était toute troublée par ce qu’elle avait lu, bouleversée par les sentiments réels qu’elle y avait perçus. Elle essaya de se persuader que ce n’était qu’une lettre, mais cette lettre la transcendait.

Elle l’oublia tout de même pour revêtir ses plus beaux atours. Malgré l’absence de Gryf, partit à Paris chercher Stella, le mariage d’Ikaël et de Sun aurait lieu. Elle songea au bonheur de ses deux là en enfilant une jolie robe blanche.

Stela, les larmes aux yeux et la tête bissée entendit encore des prières qu’elle répéta pour ne pas être frappée. Au bout d’un moment, un homme s’approcha d’elle et leva son visage vers le chef. Deux garçons portant des torches s’approchèrent. La lumière mouvante mettait en valeur ses mèches dorées. On aurait dit les vagues d’un océan de blés. « Elle vous plait, gourou ? ». Demanda l’homme. Le « gourou » hocha la tête silencieusement et fit un signe vers les chaînes. « Libérez cette impure et conduisez la au harem. ».

Stella était sonnée, mais pas au point de ne pas s’inquiéter des paroles qu’elle venait d’entendre. Elle se débattis, mais un coup derrière la tête la vit vaciller dans l’inconscience.

Elle se réveilla allongée sur un divan, attachée au pied. Une dizaines d »autre filles, toutes superbes, étaient attachées à d’autre divans. Elle ne semblaient pas pleinement conscientes. Stella se débattit avec ses chaînes jusqu’à l’arrivée d’un tout jeune garçon aux yeux bandé qui portait un plateau. Il s’arrêta devant chaque fille, semblant connaître par cœur son itinéraire. Puis il déposa sur la petite table à côté du divan une coupe d’alcool et une petite assiette de nourriture.

Quand il arriva vers Stella, elle remarqua que la nourriture était de la semoule avec des morceaux de viande crue et non identifiée dedans. Elle la mangea du bout des doigts avec un peu de dégoût. Puis la soif se faisant sentir, elle but dans la coupe. Immédiatement, sa tête tourna. Elle avait encore soif. Elle reprit un peu de la boisson. Sa soif s’accentua. Incapable de réfléchir, elle vida la coupe. Le verre tomba de ses doigts tremblants. Elle s’allongea sur le divan et porta la main à son front dégoulinant de sueur. Elle ferma les yeux.

La douleur de son crane, son malaise et sa tristesse s’accentuèrent. Elle se mit à sangloter. Alors le chef entra, il caressa du bout des doigts les corps des jeunes filles qui se trouvaient dans le même état que Stella. Puis il se plaça à coté d’elle et posa sa main sur son flanc.

« Bonjour, être impur, à partir de maintenant et pour toute ta vie, je serais ton maître. Accepte ta situation et que Dieu fasse qu’elle devienne pour toi source de réjouissance. ». Soupira d’il d’une voix mielleuse à son oreille. Il détacha ses poignets et la tira derrière lui à travers la pièce.

Il l’emmena jusqu’à une chambre et la fit se placer au balcon. Devant elle s’étendait Paris. Il passa une main dans ses cheveux d’or. « Impure, c royaume peut devenir tien. Suis moi dans le juste chemin. ». Soupira il encore. Stella avait de la peine à tenir debout, la voix lui semblait infernale. Elle hocha stupidement la tête. Alors il tira en arrière et referma le balcon.

« A partir de maintenant, tu es mienne. ». Susurra il encore.


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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Sam 14 Jan - 17:09

Un court petit chapitre pour vous faire patienter ! Hum...Stella, je devrais m'excuser, mais je m'éclates trop à écrire tes souffrances, alors je le ferais pas, se serait hypocrite. Bonne lecture !

Rélie fut essoufflée un bout de moins d’une minute de course à travers des petites ruelles familières. Elle réfléchissait. Elle cherchait un plan, un plan qu’elle devait trouver dans sa mémoire. Une mémoire perdue quelques part dans les odeurs épicées de cette ville. Tout lui disait quelque chose. Mais de ce monde elle ne connaissait réellement que le nom. Et elle avait la vague impression de traverser un endroit construit de toute pièce. Quand elle fermait les yeux, elle se voyait penchée sur un clavier à trois heures du matin à taper frénétiquement sur un clavier. C’était son monde, celui qu’elle avait crée, celui qu’elle avait écrit.

Elle s’arrêta un moment dans un coin à l’ombre douce comme un rêve. Puis elle regarda passer les gens. Au bout d’une demi-heure dans cette position, elle repéra un groupe. Quelques personnes qui avançaient sans un mot. Deux jeunes filles qui se ressemblaient beaucoup, un bel adolescent, un garçon plus jeune qui avait l’air dangereux et une jeune fille aux yeux vert et or. Ils remarquèrent instantanément qu’elle les regardait. Le garçon à l’air dangereux la désigna d’un signe de tête et le bel adolescent s’approcha d’elle.

« Je vous prie de regarder dans une autre direction. Mon « ami » ici présent et paranoïaque. ». Il avait prononcé le mot « ami » avec tant d’ironie que Rélie comprit immédiatement qu’ils ne s’appréciaient pas. Elle adressa un petit sourire au groupe. « D’accord Matthews, je regarde ailleurs. ». Répondit-elle simplement. Elle avait prononcé le mot naturellement. Trop naturellement. Sa mémoire apparaissait peu à peu par petit bouts, comme libérée par le couloir et par ce monde. Matthews sursauta. « On se connait ?
-Je te connais comme si je t’avais fait. ». C’était le cas. Il la regarda sans comprendre. Alors elle lui sourit. Et elle murmura juste quelques mots. « Je viens d’ailleurs. ». Juste ça, quatre mots qui filèrent comme des flèches droit dans le cœur de Matthews. Quatre mots bien ajustés. Qui n’avaient put être ajusté que par quelqu’un qui le connaissait. C’était comme ça qu’il répondait à la question de ses origines, toujours. Comment pouvait-elle savoir ça ? « Mon ailleurs est plus lointain que tes montagnes. ». Ajouta-t-elle. C’état trop pour lui. Il y avait peu de personnes qui connaissaient son histoire. Les membres de leur alliance, c’était tout. Mais elle, elle venait de l’extérieur, « d’ailleurs ». Et elle était potentiellement dangereuse. Il l’attrapa par le bras et l’amena au groupe.

Saphirina suivait Sun dont elle était à la fois le témoin et la petite fille d’honneur. Elle tenait la traine avec un sourire enfantin. Au bras de son Ikaël, son amie semblait si heureuse. Un homme à l’air grave devait les marier. « Ikaël, commandant des faucons d’argent, voulez vous épouser Sun ici présente ? ». L’instant était solennel, les futurs époux se regardaient dans les yeux avec tant d’amour que même les plus endurci sortirent des petits mouchoirs. Danaël souriait. Il serra Saphirina contre lui. C’est à ce moment là qu’un messager entra dans l’église à toute vitesse. « Commandant Ikaël ! On a retrouvé le corps de Gryf !
-Quoi ?
-Il est entre la vie et la mort ! On a besoin de vous ! ». Il jeta un regard désolé à Sun. « Plus tard mon amour. ». Lui chuchota-t-il en déposant un baiser sur son front avant de quitter la cérémonie. Sun fondit en larmes. Saphirina se précipita à son secours tandis que Danaël et tous les invités suivaient Ikaël. L’homme à l’air grave soupira d’énervement.

Le monde de Sun venait de s’effondrer. Un peu comme si elle venait de se faire larguer le jour de son mariage. Malgré ses tentatives pour se persuader que le mariage n’était que repousser, il était très pénible pour elle qu’il n’ait même pas pris le temps de dire « oui » et de l’embrasser avant de partir. Elle avait l’impression qu’après avoir brûler toutes les étapes, ils continuaient en divorçant à la vitesse de l’éclair. Elle avait envie de disparaitre. Saphi tentait de lui redonner le sourire, d’excuser Ikaël. C’était son devoir après tout. Il l’avait demandé en mariage avant de savoir qu’ils auraient des problèmes à ce moment là. Il l’épouserait plus tard. Au bout d’un moment, Saphirina prit Sun par le bras et l’amena dehors. « Viens, on va aller voir Gryf. Ensuite je t’emmène en ville pour te changer les idées. ». Les deux filles partirent rejoindre les autres.

Mouton avait tout de suite compris que la découverte du corps inconscient de Gryf signifiait que Stella n’avait pas été secourue. Elle avait donc insisté pour que quelqu’un parte à Paris dans l’instant. Ikaël s’était proposé, mais après avoir vu la détresse de Sun quand il l’avait laissé à leur mariage, elle demanda à Razzia et Tenebris de s’en charger. Juste après leur départ, elle avait jeté un coup d’œil au presque cadavre de Gryf. Jadina s’efforçait de le réanimer. Il ouvrit faiblement les yeux. Puis il murmura un nom. « Rélie… ». Puis il ouvrit en grand les yeux et hurla. « Stella ! ».

Stella tremblait. L’homme l’avait laissé seul dans la chambre. Elle était mal, triste. Elle avait vomi. Puis elle s’était mise à la fenêtre et elle avait regardé la ville. Il fallait une clef pour pouvoir passer sur le balcon, alors elle se contentait de regarder à travers le double vitrage.

Soudain une main se posa entre ses deux omoplates et glissa dans le creux de son dos. Une seconde main se posa sur elle, une main qui épousa sa taille. Elle voulut crier. Elle ne put que pousser un petit gémissement de peur. Des lèvres se posèrent dans son cou. Alors elle réussit à hurler. La main qui avait glissé dans le creux de son dos remonta pour se placer devant sa bouche. « Personne ne t’entendra. Et de toute façon, tu es mienne. ». Soupira l’homme dans son cou.



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