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 Fics de Rélie

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Sam 2 Juin - 9:16

Un nouveau chapitre spécialement pour vous, celui ci n'est pas interdit aux petits enfants ! Bonne lecture !


Larbosa avait l’oreille tendue, écoutant les moindres bruits de pas ou de respiration d’Amélia. Il avait peur et malgré ses efforts, sa respiration se faisait bruyante, terrifiée. Astraelle était tout contre lui et il sentait son corps frémir. Peut être qu’elle avait peur, elle aussi. Elle posa sa main sur sa bouche et fit un signe qui voulait dire « chut ». Il avala sa salive et ferma les yeux pour se calmer. Il remarqua que la jeune fille le regardait fixement, mais elle ne lui faisait pas peur, il y avait une sorte de sourire sur ses lèvres. Il se demanda à quel point toutes les révélations avaient bien put la bouleverser pour qu’un changement si radical s’opère. Soudain il sentit sa main se poser sur sa nuque, un frisson parcourut son échine. Avant même qu’il s’en aperçoive, elle avait les lèvres contre son oreille. Elle lui glissa quelques mots : « Calme toi Larbosa, les autres vont venir… Elle ne peut rien contre nous. ». Elle s’éloigna un peu, mais si peu, et plongea son regard dans le sien. Malgré la pénombre, quelque chose dans les yeux de cette fille l’atteint en plein cœur. Il y avait une puissance fascinante, une magie peut être, qui brillait dans ses yeux. La sentir si proche de lui l’apeura un peu, mais pas longtemps. Elle n’avait pas comme sa mère ce phénomène de répulsion. Elle était belle, si belle que cela semblait impossible, et plus que tout, elle était fascinante, il ne pouvait la regarder sans être irrésistiblement attiré. Elle avait la main posée sur sa nuque, encore. Il passa le bras à sa taille et la serra contre lui très fort, comme si il avait peur qu’elle ne s’en aille. Il la sentait pressée contre son torse et il n’eut pas même une pensée pour Beryl, en l’embrassant.

A cet instant, la main d’Amélia écarta vivement les divers légumes qui les cachaient, et elle les tira tous les deux par la peau du cou. Astraëlle la regarda avec un mépris profond qui ne sembla pas atteindre sa mère, et Larbosa se débattit en geignant. Elle les jeta tous les deux au sol. « Désolée ma fille, mais cet idiot doit mourir. » Elle était glacée. Astraëlle semblait l’être redevenue aussi. Elle ne baissa pas les yeux, mais fixa sa mère qui semblait décidée à ne pas lui accorder un regard. La déesse tira son épée. Et la lumière envahit le cellier. Les deux phénomènes n’avaient aucuns rapports entre eux, cela se vit tout de suite au froncement de sourcils d’Amélia. Astraëlle profita de cet instant pour pousser Larbosa à l’écart en lui ordonnant avec les yeux de fuir en vitesse. Maël traversa la pièce, lame au clair, suivi de Beryl et d’Azurea. « Tu vas payer, Amélia. ». Une lueur d’incompréhension passa dans les yeux de la déesse, quand soudain les trois nouveaux arrivants se stoppèrent nets, figés dans leurs mouvements par quelque chose de plus puissant. « Amélia, ma fille, tu me déçois beaucoup… Tuer oui, mais ta propre famille, non ! J’étais venue te voir pour parler avec toi de la venue de ton père, de cette dernière tentative qu’il nous fallait rapidement planifié, et je te retrouve arme au poing, prête à tuer ton demi frère, les deux filles de ta demi sœur et de l’homme que tu aimais, ainsi que son neveu. Je te retrouve si énervée que tu tuerais ta propre fille, après avoir envoyé ton amant tuer sa propre sœur alors que tu n’ignorais pas leur lien de parenté. Je suis déçue, vraiment. ». Murmura la reine Adeyrid en entrant. Amélia écarquilla les yeux : « Mon demi frère ?
-Je suis la mère de ce petit Larbosa… Suis moi maintenant, il nous faut partir, et vite. Anathos reviendra bientôt.
-Quoi ?!
-Je t’expliquerais… » Adeyrid sortit et sa fille la suivie comme un automate.

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Rélie
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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Sam 9 Juin - 12:33

Voilà un nouveau chapitre ! Bonne lecture !


Une fois les deux femmes dans la cour, les héros retrouvèrent la maitrise de leurs mouvements. Maël courut vers Astraelle et la sera très fort contre lui. Beryl chercha le regard de Larbosa mais il détourna la tête et quitta la pièce. Les autres le suivirent. Le jeune elfe les arrêta dans le couloir. « Venez vite, Lulu a besoin de soin !
-Où est Ewendel ?
-Il vient de partir pour rejoindre Amélia. » Ils échangèrent un regard et s’élancèrent dehors, laissant seulement Azurea qui partit soigner Lulu. Amélia était à l’exterieur avec sa mère. Cinq jeunes gens étaient dans la cour, la tête haut. Deux filles et trois garçons. Ils portaient le symbole d’Orchidia sur leur poitrine. Adeyrid, Amélia et Ewendel qui venait de les rejoindre montèrent chacun sur une des montures que ces personnes leur proposait.

Maël courut vers eux. « Majesté, ne partez pas, expliquez nous tout cela ! Anathos est de retour ? » Il reçut pour toute réponse un regard glacé. Beryl courut vers eux. « Salut mamie. » Lâcha elle d’un ton froid. Elle avait très peu vue la reine à cause de violentes disputes entre elle et Jadina. Larbosa la rejoint. « Maman, explique moi ! » Il ne l’avait jamais vu, mais il avait toujours su être son fils. Elle soupira et fit un signe à un beau garçon aux yeux violets et au visage triangulaire.

« Raconte leur cette histoire, Ametyste.
-Je me présente, Ametyste, commandant des vrais condors. A ma droite, Angelita, ma seconde, puis Tchernobyl et Erakles, mes combattants et enfin Chloé, ma magicienne. Nous sommes les héros officiels d’Orchidia. Sur ordre de notre reine, nous allons aider la réincarnation d’Anathos. » Il leur raconta brièvement l’histoire. Saphi, un peu à l’écart l’écouta, tremblante. Il lui faisait un peu penser à Danaël, avec ses cheveux en pétard, mais il possédait une abondante chevelure châtain, pas blonde. Ses yeux lui perforaient le cœur comme ceux du chevalier, pourtant. Des yeux violets comme deux pierres précieuses. Il y avait une certaine innocence dans ses yeux. Mais sa voix presque métallique la faisait disparaitre. Il devait avoir trente ans.

Sa seconde était une jolie jeune fille qui devait avoir plus de dix ans de moins que lui. Elle avait des yeux bleu ciel et des longs cheveux caramel. Celui qui s’appelait Tchernobyl avait la particularité d’avoir trois yeux et une peau sombre. Ses cheveux crépus étaient plus court que ceux de son chef. Erakles était un colosse tout en muscle au visage pourtant relativement fin et aux grands yeux sombres. Un pli soucieux barrait son front. La magicienne, Chloé, était plutot ronde et avait les yeux vairons, un marron et un vert. Mais seule Saphi qui connaissait déjà l’histoire pouvait s’attarder à détailler les prétendus héros.

Les visages des héros se décomposèrent au long de l’histoire. Finalement Maël prit la parole d’une voix tremblante. « Mais… Comment un groupe de héros peut il faire ça ? » Pour toute réponse, Ametyste talonna sa monture et la petite troupe partit au galop.

« On doit mourir. » Expliqua Mouton. Rien n’y fit. Sun et Jadina refusaient toujours de les laisser partir. Soudain Mouton prise d’un soubresaut. Ses yeux devinrent brièvement dorés. Elle hurla. Un cri à glacer le sang. Puis ses yeux redevinrent normaux et elle se mit à gémir en sanglotant « Je ne veux pas, je ne veux pas, je ne veux pas devenir lui ! Laissez moi mourir ! ». A côté d’elle, Rélie, fragilisée par son retour du pays des morts s’était évanouie dès le premier assaut du dieu du mal. Sun et Jadina échangèrent un regard horrifié. Les crises étaient spectaculaires. « Tuez nous ! » Supplia Mouton. « Non… » Murmura Sun. « Pas encore. » Acheva Jadina. Les deux jours seraient écoulés dans dix heures. Beryl entra dans la pièce à cet instant. « Tue moi ! Avec l’épée de Neril, oh, j’aimerais tant mourir de sa… » Elle ne put achever sa phrase, prise dans un soubresaut qui la plia en deux malgré les cordes qui la retenait. Elle se mit à pleurer tandis qu’un rire d’outre tombe terrifiant s’échappait de ses lèvres. Beryl fit un pas en arrière, horrifiée par les yeux d’or qui la fixaient. « Pourquoi les garder en vie ?
-Je… Je ne peux pas me résoudre à les tuer, il y a forcement une autre solution… Forcement… Que vient tu faire ici, Beryl ?
-On a organisé les défenses du camp, il n’y a pas de mouvements du côté des vrais condors. Je pense qu’ils préparent quelque chose. Et… » Elle baissa les yeux et se mordit la lèvre. « On a retrouvé le cadavre d’une fille avec des ailes et des cheveux d’or, une flèche orchidienne dans le poitrine.
-Stella… » Balbutia Sun, les yeux écarquillés d’horreur. « Des nouvelles d’Eclipse ?
-Non, elle a disparu avec Eole.
-Au moins ces deux là sont heureux…
-Espérons le.
-Tuez moi ! » Les coupa Mouton. Rélie entrouvrit les yeux. Ils étaient dorés. « Moi aussi, tuez moi… » Gémit elle d’une voix déjà métamorphosée. Sun tira Beryl et Jadina dehors.

De l’autre côté, les vrais condors organisaient leur plan de bataille. Ils devaient simplement aller chercher deux filles dans la tente principale et les ramener. Pourtant Ametyste ne pouvait pas se concentrer. La femme rousse qu’il avait à peine vue hantait son esprit.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Sam 9 Juin - 18:29

Bon, j'ai décidé de boucler ma fic à la fin du week end, donc ça va aller vite ! Bonne lecture !

Après avoir compris que le retour d’Anathos approchait, les héros avaient fui vers Larbos pour protéger les futures réincarnation. Désormais ils attendaient dans un climat de terreur l’assaut de leurs ennemis. Amélia avait montré par le passé à quel point elle était dangereuse. Lulu était dans une situation très instable, elle se savait incapable de se battre contre son frère, mais elle ne pouvait pas laisser le mal l’emporter. Chacun se faisait des nœuds de cerveau, mais tous savaient qu’ils combattraient et mourraient peut être.

Soudain, un bruit retentit. Tous les regards se tournèrent vers lui. Juchés sur de fières montures volantes, les vrais condors se lançaient à l’assaut du camp. Les montures étaient des sortes de dragons aux ailes de chauve souris. Ils poussèrent un cri à glacer le sang avant de descendre en piqué sur la tente principale. Beryl, Larbosa et Maël filèrent sans se concerter vers la tente. Mais Astraelle les devança, escaladant avec sa souplesse et se grâce habituelle. Bientôt elle fut debout, d’un geste de la main, elle agrippa la pate d’un des dragons qui décrivait des cercles autour de la tente. Elle se hissa sur son dos, ses mouvements étaient presque une chorégraphie. Inconsciemment elle se mit à chanter. Elle se retrouva bien vite juste derrière la jeune seconde. La pauvre fille ne savait visiblement pas quoi faire, Astraelle tenta de la faire tomber, mais Angelita se tenait fermement sur le dragon qu’elle maitrisait à merveille. La danseuse se leva et tira son poignard. Angelita tira son épée, mais elle ne put se dresser, car elle perdrait le contrôle du dragon et tomberait surement. Astraelle, elle, était en parfait équilibre. Angelita dut se retourner, le dragon désorienté reprit de l’altitude. Un éclair de panique passa dans les yeux de la jeune fille. Astraelle s’agenouilla et réussit à la faire basculer dans le vide. Puis elle s’assit à califourchon sur le dragon et le fit descendre en piqué sur la monture d’Ametyste. Il eut juste le temps de pousser un cri en voyant l’ombre du monstre se déployer au dessus de lui et de sauter dans le vide.

En bas de la tente, les épées de Beryl, Maël et Larbosa attendaient les pauvres condors. Plus haut dans le ciel, la magicienne tentait vainement de lancer un sort. Elle s’emmêlait dans les ingrédient, et le vertige la prenait, l’empêchant de se concentrer. De plus elle avait assez peur de son dragon. Plus loin, Erakles semait la panique en descendant pour pourchasser les pauvres héros avec sa massue. Mais il finit par perdre l’équilibre et s’écraser au sol avec un grognement. De son côté, Tchernobyl (désolée pour le nom de très mauvais gout) tentait grâce à son don de voyance de prévoir le prochain mouvement de l’ennemi, mais pour cela il devait fermer les yeux quelques minutes et quand il les rouvrit, il se trouvait trop loin du camp pour agir.

Beryl planta bien vite son épée dans la jambe d’Angelita, mais elle ne l’acheva pas, répugnant à tuer une héroïne à terre. Maël se battait férocement contre Ametyste et Larbosa avait fait fuir Erakles avec de grands moulinets d’épée. Beryl entra en trombe dans la tente pour voir l’état de Rélie et Mouton.

Elle tomba à genoux devant elles. « Oh non… » Gémit elle, horrifiée. Les larmes lui montèrent aux yeux, la réalité de l’horreur qui s’annonçait la frappa de plein fouet. Soit Mouton qui avait tant été pour elle mourrait, soit Anathos revenait. Son cœur s’affola. Mouton était presque calme, mais sa peau avait pali et ses yeux étaient dorés. Beryl prit son visage entre ses mains. Elle aurait dut sortir combattre, mais ces vrais condors étaient passablement nuls et elle était certaine de la victoire de ses compagnons face à des ratés pareils.

Elle plongea ses yeux dans ceux de Mouton. La jeune femme murmura d’une voix brisée. « Quand je t’ai donné… Son épée, c’était parce que je savais qu’un jour tu serais une héroïne et que tu t’en servirais bien. Je vais bientôt le retrouver, maintenant. Tue moi, je t’en prie Beryl. Enfonce sa lame dans ma peau, laisse moi mourir maintenant. Laisse moi mourir en héroïne, comme j’aurais aimé vivre. ». Elle s’arrêta, un soubresaut agitait son corps. Les yeux de Beryl brillaient de larmes. Elle tira son épée et s’approcha doucement. « Es tu prête ? » Demanda elle d’une voix qui se voulait ferme. Mouton hocha faiblement la tête. Beryl écarta tendrement le pans de ses vêtements pour dégager la zone du cœur. Puis elle leva sa lame et frappa. Un seul coup qui fit jaillir un geyser de sang. Elle tomba à genoux, de grosses larmes roulant sur ses joues. La tête de Mouton tomba, une écume rosée se formant à la commissure de ses lèvres. Un seul mot s’échappa de sa bouche, un dernier murmure. « Neril… » Soupira elle dans un râle d’agonie. Puis son regard fut vide. Infiniment vide. « Non… » Sanglota Beryl. Rien ne répondit à sa plainte, à part la respiration encore régulière de Rélie. « Non ! » Hurla elle alors, son cri déchira le silence, déchira son cœur, déchira tout ce qui lui restait. Elle se recroquevilla sur le sol, l’épée encore plantée dans la chair de Mouton. Puis elle resta là, silencieuse, laissant juste ses larmes rouler sur ses joues. Sa détresse était infinie. Au délà des mots. Au bout d’une éternité, elle se leva sortit son épée de la chair de Mouton, puis avec une délicatesse extrême, elle clôt les yeux de la jeune femme.

Elle lui tourna brutalement le dos, sentant ses lèvres trembler et elle regarda Rélie, évanouie sur le sol après une énième crise. Elle tira sa lame et lui trancha net la gorge, avant de sortir en courant et de jeter son épée le plus loin possible. Elle courut longtemps puis se laissa tomber dans l’herbe, ne souhaitant plus que mourir. Elle avait sauvé le monde. Mais elle s’était détruite. Elle resta longtemps ainsi à écouter simplement les battements de son cœur.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Dim 10 Juin - 14:12

Mais constant l’échec des prétendus « héros », Amélia et Ewendel se lancèrent dans la bataille. Amélia chevauchant un dragon et Ewendel tentant de se faire discret. En traversant la plaine qui le séparait du campement, il croisa Beryl. Leur regards se croisèrent à peine et il leva immédiatement son épée au dessus d’elle. Elle n’avait plus d’épée et tenta de le repousser en le griffant, ses ongles agrippèrent le pendentif qu’il portait à son cou. Elle tomba en arrière, une sorte de talisman dans la main. « Rend moi ça ! » Ordonna il d’une voix dans laquelle une certaine peur perçait. Beryl tripota machinalement le pendentif, Ewendel avait lâché son arme pour tenter de lui arracher au corps à corps. Soudain une silhouette lumineuse jaillit du talisman. Bouda se matérialisa à leur côtés. Elle claqua des doigts et un fusil apparut dans ses mains, avant qu’il n’ai put réagir, elle tira un coup dans le crâne d’Ewendel. Beryl n’arrivait plus à fermer la bouche. « Ne me regarde pas comme si j’étais un extraterrestre ! » Ordonna elle d’un ton qui aurait été ferme sans le sourire qui était apparut aux coins de ses lèvres. « Tu… Tu étais morte…
-Mais non ! Une sorcière ça meurt pas, on peut détruire son corps, mais son âme est toujours là, prête à revenir ! Il m’a emprisonnée et gardée autour de son cou. Mais maintenant je suis là ! Allons y, nous avons une déesse meurtrière à éliminer ! ».

Le dragon d’Amélia arracha de la patte la toile de la tente, laissant apparaître les deux cadavres. La déesse poussa un hurlement affreux et son dragon l’imita, la rumeur de la pseudo bataille se tut pour faire place à un silence monstrueux. Puis Saphi se précipita dans les décombre en poussant un cri, immédiatement suivie de Jadina et de Sun. Elle coururent vers le cadavre de Mouton, leurs yeux écarquillés d’horreur. « Non… » Gémit quelqu’un, mais personne n’aurait put dire qui c’était. Le silence tombé brutalement fut déchiré par ce simple mot. Ametyste qui avait interompu son combat contre Maël lui enfonça déloyalement l’épée en dessous des côtes. Le jeune garçon tomba en arrière avec un cri rauque et la bataille recommença. Sun courut vers son fils, suivit de Jadina, Larbosa se jeta sur Ametyste et Saphi tira une feuille de papier et des crayons de sa poche. Tchernobyl qui venait de revenir sauta de son dragon alors qu’il survolait le champ de bataille et tomba pile sur les épaules de Larbosa. Lulu se précipita à son secours et l’elfe appela le dragon dans une langue étrange. Bouda et Beryl accoururent à ce moment là, la jeune fille venait de récupérer son épée et était montée derrière Bouda sur son balai. Elles filaient droit vers Amélia.

Dans la confusion de la bataille, au milieu du choc des épées, la jeune Angelita s’était mise à l’écart. Elle avait enroulé sa jambe dans un lambeau de tissu et trouvé un morceau de bois sur lequel s’appuyer, elle avait prévu de se ruer dans la bataille pour venir en aide à Ametyste, elle avait conscience de ne pas pouvoir survivre après ça, mais elle vouait une adoration totale à son chef et mourrait pour lui sans hésiter.

Il était d’ailleurs en fâcheuse position, il croisait le fer avec le jeune prince qui était très doué, tout en essayant d’échapper au dragon de Tchernobyl que le jeune elfe avait détourné. Tchernobyl, lui, était tombé en arrière dans les débris de tente et usait de ses dernières forces pour lutter contre une jeune furie qui semblait décider à l’achever. Angelita leva les yeux au ciel, priant pour le salut de l’âme de son compagnon. Mais dans le ciel, elle vit Chloé qui faisait tourner son dragon au dessus de la bataille, en projetant des éclairs sur le dragon de l’elfe. C’était inutile car elle n’arrivait pas à l’atteindre, mais cela mit du baume au cœur d’Angelita.

Amélia repoussait de plus en plus difficilement les assauts de Bouda et Beryl qui tournait autour de son dragon en balai. La jeune fille se tenait d’un bras à la taille de Bouda et avait les cuisses serrées autour du balai, de l’autre bras elle brandissait vaillamment son épée. La déesse voyait sa dernière heure arriver. Ses forces magiques arrivaient difficilement à refermer toutes ses coupures en temps voulut. Et sa monture était affolée par le manège du balai. Bientôt elle ne pourrait plus rester ici et elle devrait se poser et continuer ce combat. Un combat qui serrait peut être le dernier.

Sun était agenouillée à côté de son fils, tenant sa petite main dans la sienne. Ses yeux étaient pleins de larmes. Elle vit confusément Jadina et Azurea la rejoindre. Elle sentait la vie qui s’échappait du corps de l’enfant qu’elle avait conçus, elle se souvenait de tout ce qu’il signifiait pour elle. Elle revoyait par éclairs le sourire d’Ikael, sa demande en mariage, elle sentait encore sa main sur son ventre rond. Un vague sourire heureux jaillit sur son visage ravagé par les larmes. Elle voyait les deux magicienne s’acharner à le sauver, mais elle avait déjà compris que c’était fini. Son fils. Celui auquel elle avait tout donné, celui qu’elle avait tant aimé. Elle entendit un cri, Astraelle venait de faire se poser son dragon, il avait la bouche toute sanguinolente, mais Sun le remarqua à peine. Elle vit celle qu’elle considérait comme sa fille se jeter à genoux à côté de Maël agonisant. « Non, petit frère… Ne me laisse pas… » Gémit elle. Il leva le bras pour essuyer les larmes de sa sœur, mais c’était déjà trop dur pour lui. Il lui sourit tristement. Puis dans un souffle il lui murmura « Je meure en héros… » Il lui avait toujours dit qu’il voulait être un héros, mourir couvert de gloire. Elle comprenait maintenant ce que tout cela signifiait. C’était beaucoup trop pour elle. « Ne meure pas ! Je t’en supplie, accroche toi ! ». Hurla elle, horrifiée. Azurea, elle, restait muette. Les yeux exorbités. Aucune larme ne mouillait ses joues. Elle se contenta de se pencher pour déposer un ultime baiser sur ses lèvres. Il la regarda et la tendresse qu’elle lut dans ses yeux lui fit vaciller le cœur. Elle se retint de fondre en larme et caressa ses joues du bout des doigts. « Je t’aime. » Lui soupira elle tendrement. Un sourire éclot sur son visage et il mourut ainsi, entouré de ceux qu’il aimait.

Larbosa entendit le silence, puis les sanglots, il comprit l’horrible vérité et tourna ses yeux exorbités de rage et déjà pleins de larmes vers Ametyste. « Crève sale rat ! » Hurla il en redoublant d’ardeur, il imagina Maël à côté de lui, guidant ses mouvements. Maël qui avait toujours été là. Son ami, celui qui l’avait toujours soutenu. Maël… Quand certaines personnes meurent, on a l’impression que le monde vient de s’effondrer, on se souvient de tout ce qu’on faisait avec eux, de toutes leurs habitudes, on essaye d’imaginer ce qu’on pourra bien faire sans toutes ses petites choses qui font que le monde est monde, et on se dit que tout sera bien fade désormais. C’est exactement se que pensait Larbosa.

Plus loin, Saphi avait dessiné un mur un immense mur sombre. Elle sentait les larmes lui piquer les yeux, mais elle devait tenir. Elle agita les cheveux au dessus de la feuille, et le mur jaillit entre Larbosa et Ametyste. Le jeune garçon poussa un grognement de rage brute. Saphi, elle, se rua de l’autre côté du mur, partagée entre une haine extrême et l’attirance étrange qu’elle éprouvait pour Ametyste. Il la regarda arriver. « Je le devais, et j’en suis désolé. » Murmura il. Elle s’arrêta à une dizaine de centimètres de lui. Ce fut lui qui fit le dernier pas qui les séparaient. Il lui saisit la taille et l’attira à lui alors que le mur se dissolvait. Larbosa l’embrocha aussitôt sur le fil de son épée, transperçant Saphirina du même coup. Unis pour l’éternité, leurs deux corps tombèrent sur le sol dans un bruit mat. Angelita jaillit de l’ombre en boitant et se laissa tomber aux côtés de son maître. Larbosa la regarda avec haine. Elle lui jeta un regard dans lequel il lut une tristesse comparable à la sienne. Alors il lâcha son épée et se laissa tomber à côté du cadavre de Saphirina. « Saphi… Qu’est ce que j’ai fait ? » Gémit il douloureusement. Tandis qu’il prenait son visage entre ses mains, Angelita tira son épée et lui trancha net la tête. Puis elle saisit l’épée d’Ametyste et se l’enfonça dans la poitrine.

Autour du corps de Maël, les autres n’avaient rien remarqués, enfermés dans leur tristesse.

Lulu seule se rua vers les cadavres. Mais elle ne put que fermer leurs yeux et les séparer délicatement. Après cela, elle tourna son visage vers la plaine, et un autre corps attira son attention. Ewendel était étendu là, une balle logée dans le crâne. Un mélange trouble d’émotions l’envahit soudainement. Elle pensa au monstre qui avait failli la tuer il n’y avait pas si longtemps, à l’homme qui l’avait prise dans ses bras. Elle pensa à ce frère dont sa mère lui parlait, elle tenta de se souvenir de lui, mais son visage était flou, bien trop flou. Elle sentit tout de même sa gorge se serrer. « Adieu grand frère. » Murmura elle stoïquement, en pensant à tout ce qui aurait put être et qui n’avait pas été.

Amélia se posa dans l’herbe et sauta de sa monture, ses adversaires l’imitèrent et Bouda claqua des doigts pour récupérer son fusil. Elle le braqua contre son front. « Amélia fille d’Anathos, aujourd’hui est le jour de votre mort. » Amélia ne bougea pas. Elle sourit simplement. Elle aurait peut être put se défendre, tenter quelque chose. Elle ne fit rien. A part braquer son regard d’or dans les yeux de Bouda au moment où elle pressa la détente. Elle tomba en arrière, un balle dans la poitrine. Au moment où elle mourut, les yeux tournés vers le ciel d’un bleu d’éternité, elle songea que cette mort était bien trop belle, pour la vie qu’elle avait menée.

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MessageSujet: Re: Fics de Rélie   Dim 10 Juin - 19:42


Eclipse traversa la plaine pour poser son genou à terre. Le cadavre de sa mère était là, dans un cercueil de cristal. Elle sentit des larmes envahirent ses yeux. La main d’Eole était posée sur son épaule, comme une dernière attache. Elle battit des paupières pour chasser les larmes. A côté du cercueil de verre, il y avait une petite butte avec une simple pierre posée dessus. Un laconique « Ci git Ewendel » était la seule indication sur l’identité de l’homme qui reposait là. Eclipse caressa du bout des doigts les lettres gravées. Alors c’était tout ce qui restait de son passé… Comme si il avait lu dans ses pensées, Eole se pencha pour soupirer à son oreille « Oublions le passé, mon amour. L’avenir nous appartient. ».

Un cri troubla cet instant parfait d’émotion. Une jeune femme se jeta à genoux devant les tombes. « Papa » gémit elle. « Ewendel est… Ton père ? » Elle leva vers elle de grands yeux tristes, beaux à en mourir. « Oui… Je suis Anarchie, fille de Vermeille et d’Ewendel, recherché pour tentative de régicide et régicide dans… Beaucoup de royaumes… Mais cela n’a pas d’importance, n’est ce pas ? Ca n’en a jamais eu… J’ai appris qu’il était… ». Sa voix se brisa lamentablement, à l’image de son cœur. Eclipse posa une main timide sur son épaule et un sourire faible apparut à travers ses larmes. « Non, plus rien n’a d’importance… ». Elles se regardèrent, cherchant en l’autre un écho de leur tristesse. Puis Eole rompit le silence douloureux. « Oublions le passé. L’avenir nous appartient. ».

Et voilà ma fic est close, en postant ce dernier chapitre j'ai l'impression de sortir d'un rêve. J'espère que ce que j'ai écris vous a plu, et je souhaite que ce que j'écrirais ensuite vous plaira tout autant. Merci pour vos commentaires qui m'ont poussée à continuer jusqu'au bout.

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